A la fin des années 70, les engins de chantier qui extraient le matériau nécessaire à l’infrastructure de la N9, quittent curieusement le site. Sans le savoir, cet arrêt des travaux est une aubaine fantastique pour la nature qui a tôt fait de recouvrer ses droits au Verney. Une formidable activité ornithologique règne depuis lors en ces lieux. Cette richesse ornithologique s’explique de deux façons. Premièrement, le Verney est situé au carrefour d’axes de migration transalpine renommés comme les cols du Gd-St-Bernard, de Balme, de la Forclaz... Deuxièmement, la fluctuation du niveau des eaux, en rapport avec le débit du Rhône, recrée un type de biotope lié aux zones inondables des grands fleuves sauvages, aujourd’hui presque tous domestiqués.
Paradis pour libellules et refuge pour la faune, le Verney est un admirable laboratoire à ciel ouvert pour les classes de toute la région octodurienne ; l’étude du milieu humide fait partie intégrante des programmes scolaires. De plus, l’enseignement des sciences naturelles s’y dispense en toute sécurité puisque le niveau des eaux ne dépasse pas 80 à 90 cm.



Bibliographie

LVPN, Info-Nature n° 23, bulletin trim. Novembre 1989, Les Gravières du Verney, 15 pages