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Jardiner sans tourbe: pour la biodiversité et le climat
Qu’est-ce que la tourbe?
Dans les marais et les étangs, pour autant que l’apport en eau soit suffisant, les restes de plantes ne se décomposent pas complètement. Lorsque la production de matière végétale dépasse le taux de décomposition, il se forme de la tourbe. La tourbe peut également être constituée de sphaignes mortes, les plantes caractéristiques du haut-marais. Alors que les sphaignes poussent vers le haut, le bas de la plante meurt et se transforme en tourbe. Cette tourbe est très riche en fibres et peu décomposée. Elle est particulièrement adaptée à l’horticulture.
La couche de tourbe ne croît que d’un millimètre par an. Il faut donc au moins 1000 ans pour que se forme une tourbière d’un mètre d’épaisseur. La tourbe de jardin a en moyenne près de 3000 ans et n’est pas renouvelable dans des délais réalistes. L’exploitation de la tourbe entraîne un drainage de la tourbière, de sorte que celle-ci continue de souffrir longtemps après la fin de son exploitation. Sans eau, pas de sphaignes, sans sphaignes, pas de tourbière. Quand une tourbière est détruite, on n’en verra pas apparaître une nouvelle de sitôt. Animaux et plantes perdent alors leur habitat, et il s’agit souvent d’espèces qui ne peuvent vivre ailleurs que dans une tourbière.
Pourquoi utilise-t-on de la tourbe au jardin?
En Suisse, la tourbe est souvent utilisée par les particuliers et les professionnels pour des produits tels que les jeunes plants, les cultures en godets et le terreau de jardinage. Aujourd’hui encore, certains substrats disponibles dans le commerce spécialisé et de détail contiennent de la tourbe. Cette dernière est très prisée pour ses qualités particulières: elle possède une bonne capacité de rétention d’eau grâce à sa structure fibreuse. En outre, la tourbe est stable et offre une bonne tenue aux plantes. Sa grande perméabilité à l’air réduit le risque de pourriture des racines quand il y a trop d’eau. Toutefois, la tourbe se décompose au bout d’un à deux ans. La moitié de la tourbe est alors libérée sous forme de CO2, et l’autre moitié reste sous forme d’engrais pour les plantes.
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Sage Ross
- Couche de tourbe
Pourquoi l’exploitation de la tourbe est-elle dommageable?
Pour accéder à la tourbe, il faut d’abord assécher la tourbière. Cela entraîne la mort de toute la végétation située à la surface: un désastre pour la biodiversité et pour le climat.
L’extraction de la tourbe cause de gros dégâts aux tourbières. Au total, 60 millions de mètres cubes de tourbe sont extraits chaque année dans l’UE. Chaque année, l’industrie de la tourbe laisse ainsi derrière elle 1200 kilomètres carrés de tourbières dévastées. La destruction de ces tourbières signe la perte de milieux naturels précieux pour des espèces hautement spécialisées. En effet, les tourbières apportent une contribution importante à la biodiversité.
En outre, le drainage des tourbières libère du dioxyde de carbone. Chaque tonne de tourbe importée en Suisse génère au total 1,88 tonne de gaz à effet de serre nuisible pour le climat. Il est impossible d’extraire de la tourbe de manière durable, car la couche de tourbe dans une tourbière intacte croît en moyenne d’un millimètre par an. L’extraction de la tourbe détruit en peu de temps ce qui a mis des siècles, voire des millénaires, à se former.
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Pro Natura Solothurn
- La tourbière «Chlepfibeerimoos» (SO)
150’000 tonnes de tourbe importées
En Suisse, les marais sont strictement protégés au titre de milieux naturels rares et précieux. L’extraction de la tourbe est interdite depuis les années 1980. Or, la Suisse importe chaque année près de 150’000 tonnes de tourbe et détruit ainsi des marais à l’étranger. Une grande partie de la tourbe destinée au marché européen est extraite dans les pays baltes et d’autres pays d’Europe de l’Est.
Comment jardiner sans tourbe?
Afin de continuer à approvisionner l’Europe occidentale en tourbe bon marché, le lobby de la tourbe souhaite s’étendre jusqu’en Sibérie. Cela aurait de graves conséquences pour la biodiversité et le climat. Les produits sans tourbe produisent trois fois moins d’émissions de gaz à effet de serre que ceux contenant de la tourbe. Il est donc grand temps de renoncer à la tourbe et de passer aux succédanés existants. En effet, la tourbe n’est pas du tout indispensable en horticulture.
Acheter des produits sans tourbe
De nombreux fabricants de terreau proposent des produits sans tourbe équivalents. Dans ces produits, la tourbe est remplacée par du compost (déchets verts et compost d’écorces), de l’humus d’écorces, des fibres de bois de conifères, de la terre végétale (déchets de la production de sucre), des glumes de riz et/ou des fibres de chanvre. Parfois, de la pierre ponce, de l’argile et de la perlite sont également ajoutées.
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Autres conseils de jardinage pour de belles fleurs sans tourbe:
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Andrea Haslinger
- Parterre de plantes vivaces riche en espèces
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Renoncez aux terres de bruyère et donc aux rhododendrons, azalées et autres espèces qui nécessitent une terre acide et tourbeuse. Plantez plutôt des arbres et des arbustes indigènes tels que le sureau, le sorbier des oiseleurs, la viorne ou le troène.
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Optez pour les plantes vivaces sauvages, indigènes et adaptées au site, comme:
- la campanule des haies (Campanula rapunculus)
- le silène fleur de coucou (Silene flos-cuculi)
- le géranium sanguin (Geranium sanguineum)
- la marguerite (Leucanthemum vulgare)
- la centaurée scabieuse (Centaurea scabiosa)
- la sauge des prés (Salvia pratensis)
- le lamier tacheté (Lamium maculatum)
- la molène noire (Verbascum nigrum)
Les papillons vous en seront reconnaissants!
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Avant d’acheter des plantes de jardin et des plants de légumes, vérifiez s’ils ont été cultivés dans un terreau sans tourbe – cela vaut également pour les plantes issues de la production biologique. Vous pouvez cultiver vous-même de nombreux plants de légumes dans un terreau sans tourbe.
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Pour vos semences et vos plants, vous trouverez des mélanges de fleurs de prairie indigènes sur les marchés de plantes sauvages et dans diverses pépinières de plantes sauvages. Veillez à ce qu’il s’agisse de plantes indigènes et, pour les semences, d’écotypes suisses d’origine régionale. Vous trouverez sur le site internet suivant des offres près de chez vous: professionnels du jardin | Bioterra
Vous trouverez ici d’autres inspirations pour des arbustes indigènes.
Aller aux toilettes dans la nature
Que vous vous lanciez dans une randonnée, un tour en camping-car ou une excursion en famille dans une réserve naturelle, les expéditions dans la nature sont bonnes pour le moral et renforcent notre lien avec l’environnement. Le soleil brille, vous respirez le bon air de la forêt et vous vous promenez d’un point A à un point B. Après quelques kilomètres, vous avez besoin d’aller aux toilettes. Dans tous les cas, la meilleure solution reste de se rendre dans de vraies toilettes. Mais parfois, il est impossible d’attendre plus longtemps et il faut se soulager dans la nature. Qu’est-ce que cela implique pour l’environnement et comment faire ses besoins en ayant le moins d’impact possible?
Scène de crime: urine, excréments et tas de papier toilette
Bien que le fait de se soulager soit un processus naturel, les excréments humains polluent la nature. L’urine peut contenir des traces de médicaments, d’hormones et d’additifs alimentaires. En outre, elle présente une forte teneur en azote et perturbe donc l’équilibre des plantes. Les excréments contiennent également des substances nocives. Pour simplifier, on trouve dans les excréments toutes les substances que le corps humain ne peut pas digérer. Ils peuvent donc contenir des virus, des bactéries et des parasites.
Cela devient problématique surtout lorsque des germes pathogènes pénètrent dans des secteurs où ils sont normalement absents. Les excréments ne laissent pas seulement des traces visibles, ils contaminent également le sol et l’eau. Si les germes pathogènes parviennent dans un cours d’eau, ils peuvent se propager très rapidement et continuer à prospérer. C’est dangereux et cela peut rendre les animaux malades.
L’urine s’infiltre dans le sol. Ce qui reste, c’est le mouchoir ou le papier toilette qui a été utilisé pour s’essuyer. Les tas de papier toilette ne sont pas très jolis à voir et, malheureusement, ils ne disparaissent pas si rapidement. Il faut environ un an pour qu’un mouchoir en papier se décompose complètement. Le tableau suivant donne un aperçu de la durée de décomposition de différents déchets.
Comparaison des temps de décomposition:
Remarques
- Mouchoir en papier: le papier toilette se décompose plus rapidement.
- Peau de banane ou d’orange: entraîne souvent la dissémination de pesticides.
- Mégot de cigarette: dissémination de produits chimiques et de matériaux lourds.
- Bouteille en PET/Plastique: ne se dégrade pratiquement pas, se désintègre en microparticules de plus en plus fines et reste donc dans l’environnement.
Le papier toilette est certes plus adapté que les mouchoirs en papier, mais il reste visible pendant un certain temps, ce qui est particulièrement problématique quand un site est visité par de nombreux randonneurs et que tous laissent leurs papiers par terre.
Protégez les animaux et les milieux naturels. Respectez quelques règles simples quand vous allez aux toilettes dans la nature.
Besoin d’aller aux toilettes dans la nature: comment faire?
Trouvez les toilettes les plus proches:
Évitez d’aller aux toilettes dans la nature. Utilisez les toilettes publiques dans les gares et les stations de bus, dans les restaurants et les refuges de montagne ou dans les centres nature. Des applications comme «The Toilet Map» ou «Bathroom Scout» vous aident à trouver des toilettes à proximité. Le mieux est de vous renseigner à l’avance sur l’emplacement des toilettes sur l’itinéraire prévu.
Faire pipi et caca dans la nature:
1. Préparatifs:
Avec le bon matériel, vous serez bien équipé·e pour aller aux toilettes dans la nature.
Pour faire pipi:
- Sachets en plastique refermables
- Papier toilette ou pee rag
- Produit désinfectant
Pour la grosse commission:
- même principe que ci-dessus
- petite pelle
- bidet de voyage pour les longues randonnées
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Nathalie Leutenegger
Infobox: Pee rag
Comme alternative au papier toilette, vous pouvez utiliser un pee rag, en français un «chiffon à pipi». Attention, celui-ci ne convient que pour s’essuyer après avoir fait pipi. Après utilisation, laissez sécher le chiffon au soleil. Lavez le pee rag chez vous dans la machine à laver.
2. Choisir un emplacement:
Pour protéger l’environnement: éloignez-vous d’au moins 70 mètres des ruisseaux, des rives des lacs et des sentiers de randonnée. Respectez toutefois l’interdiction de circuler dans les zones protégées. Lorsque vous allez aux toilettes, évitez de pénétrer dans des milieux naturels sensibles comme les marais.
Pour votre protection personnelle: faites attention aux nids de bourdons, aux fourmilières et aux feuilles d’orties.
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Nathalie Leutenegger
3. Pipi «sauvage»:
Si vous utilisez du papier toilette, emportez le papier usagé dans un sac refermable et jetez-le chez vous. Mais vous pouvez aussi remplacer le papier toilette:
- Utilisez un pee rag.
- Utilisez de grandes feuilles douces.
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Nathalie Leutenegger
4. Si vous devez faire caca:
- Creusez un petit trou d’environ 10 à 15 cm de profondeur. Pour ce faire, utilisez une petite pelle ou bêche pliante. Si vous n’avez pas ces outils sur vous, vous pouvez aussi vous servir d’une branche.
- Faites vos besoins dans le trou.
- Si vous utilisez du papier toilette pour vous essuyer, emportez-le dans le sac en plastique que vous aurez apporté. Vous pouvez également utiliser un bidet mobile. Vous pourrez ainsi vous laver les mains après avoir fait vos besoins.
- Recouvrez le trou avec de la terre, des pierres ou de la neige.
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Nathalie Leutenegger
Ces conseils simples vous permettront de limiter un peu la pollution de la nature. Nous maintenons néanmoins notre recommandation: il vaut mieux se rendre dans les toilettes les plus proches. Nous avons encore un dernier conseil à vous donner. Si vous partez plusieurs jours et que vous souhaitez compléter votre équipement, nous vous recommandons un bidet de voyage. Vous pourrez l’utiliser pour vous laver après avoir fait vos besoins. Vous pouvez bricoler vous-même votre bidet de voyage en suivant les instructions suivantes:
Bidet de voyage:
Il vous faut:
- Une bouteille en PET usagée
- Un couteau tranchant
- Une petite lime
- Enlevez les bandelettes de fixation qui dépassent et la rondelle souple à l’intérieur du bouchon.
- Taillez une petite ouverture sur la partie supérieure du bouchon. L’ouverture ne doit pas être trop grande, car il faut pouvoir produire un jet ciblé même avec une faible pression. Il est préférable de tester l’ouverture progressivement à mesure qu’on effectue la découpe.
- Polissez les bords saillants avec la petite lime.
- Dans l’idéal, emportez toujours un deuxième couvercle intact. Vous pourrez ainsi fermer la bouteille et continuer à transporter l’eau restante.
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Nathalie Leutenegger
Pour que votre balcon soit une oasis de biodiversité
Bien qu’elle revête une grande importance, la nature en milieu urbain est soumise à une pression croissante. Les espèces indigènes souffrent de l’accroissement des surfaces imperméabilisées, du morcellement de leurs micro-habitats, de la monotonie des espaces verts et de la concurrence des néophytes envahissantes. Face à la perte quantitative d’espaces ouverts, il est crucial de revaloriser les espaces verts restants d’un point de vue écologique et de mieux les relier entre eux. Il existe un important potentiel dans ce domaine.
En agrémentant votre balcon d’une végétation riche en espèces, vous pouvez offrir de la nourriture à tout un petit monde ailé et créer un biotope-relais dans l’espace urbain. Aucune surface n’est trop petite pour offrir de la nourriture et un abri à la microfaune. Les oiseaux, les papillons, les coléoptères et les abeilles sauvages, en particulier, profitent d’un balcon végétalisé. Car la nature ne s’arrête pas aux limites des agglomérations.
Nous vous prodiguons des conseils pour le choix des plantes, la préparation et l’entretien de votre balcon-jardin. Vous trouverez également des instructions pour aménager un mini-étang et une mini-dune pour les abeilles sauvages.
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iStock, HeikeKampe
1. Que planter sur un balcon?
- Le plus grand nombre possible de plantes sauvages indigènes. De nombreuses espèces animales dépendent de la présence de certaines plantes sauvages indigènes. Les insectes, notamment, sont très spécialisés mais les oiseaux aussi sont tributaires de baies indigènes, par exemple. Procurez-vous des graines ou des plants indigènes appropriés, par exemple sur un marché de plantes sauvages ou dans une pépinière de plantes sauvages.
- Veillez à faire se succéder les périodes de floraison. Avec la bonne variété d’espèces végétales, votre balcon fleurira du printemps à la fin de l’automne. Vous prolongerez ainsi l’offre en nourriture. Pour tirer le meilleur profit de vos plantes, vous pouvez les tailler après la floraison, ce qui permet souvent d’obtenir une deuxième floraison.
- Les plantes grimpantes conviennent pour faire écran ou pour végétaliser les murs. Elles créent une ambiance particulière. Leur feuillage sert d’abri et leur floraison offre une nourriture abondante. La végétalisation des façades avec des plantes grimpantes agrandit la surface végétalisée et assure une connexion écologique entre le balcon et le toit et/ou le sol.
- Plantez le plus possible de végétaux. Plus il y a de verdure, mieux c’est. Les légumes, les fines herbes et les fleurs d’ornement ont aussi quelque chose à offrir aux insectes et aux oiseaux. Assurez la plus grande diversité possible d’espèces. Privilégiez les espèces à fleurs non doubles, sans quoi les insectes resteront sur leur faim. Mais votre plante préférée doit aussi avoir sa place!
- Renoncez aux pesticides, au terreau contenant de la tourbe ainsi qu’aux arbres en bacs, qui deviennent grands et lourds. Plus d'informations.
Un plaisir pour tout le monde: avec les capucines et les soucis, vous favorisez la biodiversité, mais pas seulement: leurs fleurs comestibles décoreront vos salades d’été. Le romarin et le thym sont également considérés comme des herbes de balcon favorables aux insectes, et constituent une source de nectar bienvenue si vous laissez fleurir les plantes.
2. Planifier son balcon naturel
Planification
- Espace disponible: quel est l’espace dont vous disposez pour les plantes, quelle surface vous faut-il pour le mobilier? Intégrez la verticalité, vous gagnerez en surface disponible (plantes suspendues et grimpantes). Les bacs à plantes peuvent être placés ou suspendus à différents niveaux – sur le sol, surélevés sur des caisses, sur les façades, sur les rebords de fenêtres et sur les balustrades.
- Charge admissible: si vous souhaitez installer de grands bacs à plantes, vous devez vous renseigner sur les charges admissibles pour le balcon ou la terrasse. Les grands pots lourds doivent être placés près du mur du bâtiment.
- Sécurité: les caisses, les pots et les plantes grimpantes qui sont fixés à l’extérieur du bâtiment doivent avoir de bons supports. Les pots placés sur les rebords de fenêtres et les balustrades doivent toujours être sécurisés.
- Accord: avant d’installer des fixations sur les façades ou les balustrades de balcon, vous devez obtenir l’accord du propriétaire.
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Nathalie Leutenegger
Choix des pots
Quelques critères à prendre en compte pour le choix des pots:
- Taille: choisissez les pots les plus grands possibles. Plus le pot est grand, plus il peut contenir d’eau. La plante s’asséchera moins vite.
- Évacuation de l’eau: utilisez uniquement des pots avec un trou d’évacuation pour l’eau.
- Soucoupes: utilisez des soucoupes pour tous les pots. Vous récupérerez ainsi le trop-plein d’eau d’arrosage et de pluie et protégerez le balcon ou la façade situés en dessous.
- Matériau: choisissez des pots résistants au gel. Les plantes sauvages peuvent rester dehors tout l’hiver.
- Bois: les récipients en bois offrent aux racines une bonne protection contre le froid et la chaleur. Les récipients en bois résistants sont en chêne, en mélèze ou en robinier.
- Pots en terre cuite non émaillés: la terre reste fraîche plus longtemps car l’eau s’évapore à travers les pores. Cependant, ils résistent rarement au gel et sont assez chers.
- Pots émaillés: ils durent plus longtemps. Cependant, les gros pots en terre cuite sont très lourds.
- Métal: on peut utiliser de vieilles marmites, des poêles, etc. Le métal chauffe beaucoup au soleil, c’est pourquoi les récipients en métal conviennent surtout aux endroits ombragés.
- Fibrociment (Eternit): le fibrociment est relativement léger, solide et résistant au gel. Ce matériau convient surtout aux grands récipients.
- Plastique: les récipients en plastique sont légers et généralement bon marché, mais ils ne sont pas très durables. Il y a un risque d’accumulation de chaleur au niveau des racines. Choisissez plutôt des récipients de couleur claire en plastique recyclé.
- Pierre et béton: les récipients en pierre et en béton sont très lourds et ne conviennent donc pas aux balcons.
Terreau
Vous construisez un écosystème artificiel sur votre balcon. Cela signifie que les plantes ne peuvent y développer un système racinaire en profondeur. Elles ne peuvent pas puiser de nutriments et d’eau dans les couches profondes du sol. Vous devez donc leur fournir un substrat riche en nutriments.
Il existe des terreaux spéciaux pour plantes en pot et pour balcons. Les plantes sauvages ont besoin d’un terreau moins riche en nutriments que les plantes d’ornement. Pour les plantes sauvages, vous pouvez donc mélanger la terre avec un peu de sable ou de gravier pour l’appauvrir.
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Nathalie Leutenegger
4. Parterre de plantes palustres/étang miniature
Sur votre balcon également, vous pouvez créer un milieu proche de la nature avec un petit parterre de plantes palustres ou un étang miniature. Une soucoupe recouverte de pierres et de mousse et remplie d’eau constitue déjà un réservoir apprécié par différents insectes.
- Choisir un bac étanche ou habiller un pot d’un film.
- Remplir le récipient de terre de jardin. Les plantes des marais ont besoin de 15 cm de substrat, les plantes aquatiques de 25 cm.
- Opter pour des plantes appropriées. Parterre de plantes palustres: iris des marais, cardamine amère, laîche à angles aigus, scutellaire à casque. Plantes aquatiques: lysimaque à fleurs en épis, trèfle d’eau, renoncule langue, sagittaire à feuilles en flèche.
- Recouvrir d’une couche de gravier.
- Verser de l’eau: 0 à 10 cm d’eau pour les plantes palustres, au moins 10 cm pour les plantes aquatiques.
Attention: un étang miniature sur le balcon ne constitue pas un habitat pour les amphibiens, mais un habitat pour les insectes aquatiques prédateurs. Les mini-étangs de balcon peuvent donc devenir des lieux de reproduction pour les moustiques. Dans les secteurs où des moustiques tigres ont été observés, il vaut mieux renoncer à un étang miniature.
6. Entretenir son jardin sur balcon
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Markus Spiske
Au printemps:
- Taillez les vieilles tiges des plantes, enlevez le feuillage.
- Donnez chaque année aux plantes grimpantes et aux plantes situées à l’ombre environ 3 cm de compost exempt de mauvaises herbes. Pour ce faire, retirez au préalable la couche supérieure de terre. Pour les plantes placées au soleil, il suffit d’ajouter environ 1 cm de compost chaque année ou tous les 2 ans au printemps.
- Si les racines remplissent tout le pot, rempotez la plante dans un récipient plus grand ou réduisez la motte en enlevant une couche de racines tout autour avec un couteau ou une bêche. Vous devez également tailler les parties aériennes. Vous pouvez aussi diviser la plante et la rempoter avec du nouveau terreau.
En été:
- Taillez les plantes fanées entre mi-juin et fin juin. Cela permet une deuxième floraison.
- Après la taille, fertilisez les plantes avec de l’engrais liquide comme du purin d’ortie.
- Arrosez régulièrement vos pots le matin ou le soir. N’aspergez pas les plantes avec de l’eau froide en plein soleil, cela peut les brûler.
- Attachez régulièrement les plantes hautes et grimpantes ou soutenez-les avec des tuteurs ou des supports supplémentaires.
- Éliminez régulièrement les néophytes venues par la voie des airs, comme la vergerette annuelle. Vous trouverez ici une aide pour l’identification des néophytes.
En automne:
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Placez les grands récipients sur des lattes de bois de 3 cm d’épaisseur. Cela évite que la motte de racines ne gèle et prolonge la durée de vie des récipients. Les plantes gélives passent l’hiver à l’intérieur, dans un endroit clair et frais (5-10 °C).
En hiver:
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Les plantes vivaces sauvages ne doivent pas être protégées du gel, mais d’une trop grande évaporation. Vous empêcherez le dessèchement de la terre en appliquant une couche de paillis de feuilles de 2 à 3 cm d’épaisseur. S’il fait très froid, vous pouvez envelopper les plantes délicates (p. ex. les herbes aromatiques méditerranéennes) et les pots avec de la toile de jute ou un vieux drap de lit. N’oubliez pas que les plantes à feuilles persistantes comme le romarin ont également besoin de lumière et d’un peu d’eau en hiver.
Agir pour la nature, maintenant plus que jamais!
Nous n’avons malheureusement pas pu ancrer une meilleure protection de la biodiversité dans la Constitution cet automne. Maintenant plus que jamais, nous nous mobilisons concrètement pour lutter contre les conséquences de la crise de la biodiversité. Vous joindrez-vous à nous? L’union fait la force!
Photos pour les médias «Écotopia»
«Les oiseaux m’ont tout de suite fasciné»
Magazine Pro Natura: pourquoi avez-vous créé en 1994 le groupe J+N Toggenburg?
Peter Dörig: je guidais des excursions et j’avais remarqué que les adultes masquaient souvent la vue aux enfants quand je montrais des illustrations. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose pour les enfants et j’ai alors fondé le groupe J+N.
Et vous l’avez dirigé jusqu’en 2010?
Oui. Cela a été une très belle période, marquée par de nombreuses expériences dans la nature avec les enfants et les adolescents. Mais le plus formidable, c’est que le groupe fonctionne aussi très bien avec les nouveaux responsables.
Quels sont vos meilleurs souvenirs?
Notre excursion consacrée aux chauves-souris a rencontré un grand succès. Près de 34 enfants y ont participé et nous avons même bricolé un grenier à chauves-souris dans une cabane en bois. Par ailleurs, notre abri à hérissons a reçu le «Grünen Zweig» (prix décerné par le WWF en Suisse orientale, qui récompense des projets environnementaux menés par des enfants et des jeunes, ndlr). Ce qui m’a aussi beaucoup plu, c’est que mes deux enfants ont souvent participé aux excursions que j’ai organisées.
Vous-même, étiez-vous déjà passionné par la nature quand vous étiez petit?
Non, j’avais peur de tous les animaux, sauf des lapins. Ce n’est qu’à 27 ans qu’est née ma passion pour les oiseaux.
De quelle manière?
Une connaissance m’a proposé une excursion matinale dans un marais. À l’époque, je pouvais à peine distinguer un moineau d’un merle. Ce matin-là, j’ai eu un déclic. Les oiseaux m’ont tout de suite fasciné. Je me suis inscrit à une formation en ornithologie de terrain dans l’optique de guider des excursions et plus tard, j’ai aussi suivi des cours sur les reptiles, les chauves-souris, les papillons et la botanique. Avec mon travail d’ajusteur-mécanicien, ma famille, notre chien et mon autre hobby, le volley-ball, cela faisait un peu trop. Aujourd’hui je m’organiserais peut-être différemment.
Avez-vous transmis votre passion pour les oiseaux à vos petits-enfants?
Je leur montre bien sûr beaucoup de choses quand nous allons nous promener. L’aîné, qui a 7 ans, me dit parfois: «Oh toi, avec tes oiseaux et tes fleurs!» Mais il arrive déjà à en reconnaître beaucoup sur des images.
Continuez-vous à vous engager?
Oui. Par exemple, lorsque des échafaudages ont été posés sur la tour de la ruine d’Iberg en Argovie, je me suis battu pour que l’on installe des nichoirs pour les faucons crécerelles et les martinets noirs. J’ai informé la Migros de mon village qu’elle devrait faucher son petit pré moins souvent et plus tard dans l’année pour que les insectes puissent profiter plus longtemps des fleurs. Je partage volontiers mes connaissances sur la faune et la flore quand je remarque quelque chose qui ne va pas.
BETTINA EPPER, rédactrice pour le magazine Pro Natura.
Ulteriori informazioni
Info
Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.
Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.
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Comment préparer mon jardin naturel pour la saison froide
Alors que beaucoup d’entre nous passent davantage de temps à l’intérieur, nos jardins naturels, eux, restent plein de vie même en hiver. Plus ils sont diversifiés et proches de la nature, plus ils attirent d’animaux qui y font halte ou choisissent d’y élire domicile.
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La grande question au jardin: faut-il intervenir… ou laisser faire?
Pour profiter pleinement de l’hiver et de toutes les belles observations qu’il réserve, il suffit d’apporter un peu de soin à son jardin à l’automne. Mais il est tout aussi important de ne pas intervenir dans certaines zones avant la saison froide. Laissez une part généreuse de votre jardin naturel à la nature elle-même: ne tondez pas, ne taillez pas, n’enlevez ni les feuilles mortes ni les tiges desséchées. Les chardonnerets élégants se régalent des capsules de graines, les aurores et les machaons passent l’hiver sous forme de chrysalides sur les tiges sèches tandis que les araignées trouvent refuge dans la litière, pour ne citer que quelques espèces. Ayez le courage de préserver ces recoins tels quels et découvrez au printemps la vie qui y renaît.
Nous avons rassemblé pour vous les réponses essentielles afin de savoir comment entretenir votre jardin naturel à l’automne et le préparer au mieux pour l’hivernage.
La dernière fauche intervient en octobre. Fauchez par temps sec et veillez à régler la hauteur de coupe à au moins 10 cm. Répartissez uniformément l’herbe coupée sur la surface pour la faire sécher, retournez-la régulièrement et enlevez-la le soir du troisième jour.
À savoir: ne fauchez jamais l’intégralité de la prairie. Laissez au moins 10% de bandes herbeuses intactes. Les insectes trouvent volontiers refuge dans ces tiges sèches pour passer l’hiver.
Veillez également à alterner les surfaces non fauchées. À noter: n’utilisez pas de tondeuses robotisées ni de tondeuses à fil. Elles ne s’arrêtent pas devant les animaux et sont mortelles pour les hérissons, les amphibiens et les insectes.
Que faire du foin ou des déchets de tonte?
Les déchets de tonte peuvent être valorisés de différentes manières:
- Utilisez-les comme nourriture pour les petits animaux ou les chevaux
- Construisez un tas d’herbe
- Compostez-les dans votre jardin
- Apportez-les à une installation de biogaz
Tout dépend de l’endroit où elles se trouvent:
- Chemins et places non imperméabilisés: retirez les feuilles mortes avant l’hiver. Si elles s’y décomposent, l’entretien de ces surfaces devient vite plus compliqué.
- Sous les arbres: si l’espace situé au pied de l’arbre n’est pas utilisé comme passage ou n’accueille pas de coin assis en hiver, laissez les feuilles mortes sur place. Elles offrent un habitat à la microfaune et servent de protection et d’engrais pour l’arbre.
Utilisez les feuilles mortes pour constituer un tas, couvrez-en les parterres de plantes vivaces ou compostez-les.
L’automne est la période idéale pour planter un arbre ou un arbuste.
Les arbustes peuvent être plantés fin avril ou en septembre. Plantez les arbustes en groupes, de préférence une seule espèce par mètre carré. Vous pouvez ensuite combler les espaces vides en avril avec un mélange de prairie.
Les arbres fruitiers se taillent en hiver. Tous les autres arbres se taillent en été.
Arbres fruitiers jusqu’à 5 ans:
- Taillez-les chaque année en hiver.
- Protégez les jeunes arbres en hiver avec un protège-tronc: en effet, lorsqu’un côté du tronc est réchauffé par le soleil tandis que l’autre reste gelé, de fines fissures dues au gel peuvent apparaître. Ces fissures constituent une porte d’entrée pour les parasites et les champignons. Un protège-tronc peut consister en un sac de jute enroulé autour du tronc ou en une couche de chaux blanche.
Arbres fruitiers de plus de 5 ans:
Les arbres fruitiers plus âgés ne doivent être taillés que tous les deux à trois ans, toujours en hiver. La taille correcte d’un arbre fruitier nécessite des connaissances spécialisées. Suivez un cours ou faites appel à un professionnel pour intervenir sur vos arbres.
- Quand: de novembre à début mars
- Comment: prenez soin des haies sauvages relativement grandes et disposées sur plusieurs rangées en les entretenant par sections et de manière sélective. Ne taillez pas plus d’un quart de la haie à la fois. Les haies composées d’une seule rangée peuvent être éclaircies de manière sélective sur toute leur longueur tous les 3 à 5 ans.
- Eclaircir: veillez à ce que les espèces à croissance basse aient suffisamment d’espace, taillez les espèces à croissance rapide et créez ainsi de meilleures conditions pour le développement des espèces plus lentes.
- Conseil: procédez avec prudence lors de la taille. Taillez uniquement lorsque c’est réellement nécessaire, par exemple si la haie empiète sur le terrain du voisin ou déborde sur le trottoir.
Le saviez-vous? De nombreux œufs d’insectes, chenilles et chrysalides passent l’hiver dans les branches des haies.
À savoir:
- Laissez quelques arbustes morts dans la haie, ils peuvent servir de support naturel aux plantes grimpantes.
- Ne broyez pas les déchets de taille. Utilisez-les pour édifier un tas de branches
- Laissez les feuilles mortes au sol en hiver ou rassemblez-les en tas
À noter: de la mi-mars à la mi-août, il convient de renoncer à toute intervention (p. ex. la taille des haies). Durant cette période, la reproduction de tous les oiseaux est protégée par la loi et ne doit en aucun cas être perturbée.
- Les espèces annuelles et les plantes vivaces dont les parties aériennes meurent en hiver peuvent être coupées au ras du sol à la fin de l’hiver.
- Les plantes grimpantes et les arbres fruitiers en espalier doivent être taillés et attachés en hiver, car ils ne peuvent pas s’accrocher seuls à leur support.
Remarque: la taille des arbres fruitiers en espalier demande beaucoup d’attention et de travail durant les premières années. Consultez un spécialiste des arbres fruitiers. - Pendant l’hiver, laissez autant que possible les feuilles au sol, sous les plantes.
- Vous pouvez planter les plantes grimpantes aussi bien en automne qu’au printemps.
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Hanna Schreiber
Vous pouvez laisser les tas de feuilles mortes, de bois et de pierres en place de novembre à mars. Ils constituent un refuge naturel et un abri d’hibernation pour de nombreux animaux, comme les hérissons.
Avant toute chose, sachez qu’il n’est pas nécessaire de vider les pots chaque automne.
- Laissez les graines en place pendant l’hiver. Elles fourniront à la fois nourriture et abri aux oiseaux et aux insectes.
- Si le pot n’est pas exposé à la pluie, arrosez-le une fois par mois en hiver, lors des journées sans gel.
- Protégez les plantes vivaces sauvages d’une évaporation excessive en recouvrant la terre d’une couche de feuilles mortes de 2 à 3 cm d’épaisseur.
- Lors des périodes de grands froids, vous pouvez envelopper les plantes fragiles (p. ex. les herbes aromatiques méditerranéennes) et les pots dans de la jute ou de vieux draps.
- En octobre, placez les grands pots sur des lattes de bois de 3 cm d’épaisseur. Cela empêche le gel de la motte et prolonge la durée de vie des pots.
- Rentrez à l’intérieur les plantes non résistantes, dans un endroit lumineux et frais (5-10 °C).
Les nichoirs que l’on trouve couramment chez nous servent d’abris pour la nidification des oiseaux cavernicoles.
La période idéale pour installer un nichoir est la fin de l’été ou l’automne. Veuillez tenir compte des points suivants:
- Installez le nichoir à l’ombre ou à la mi-ombre et à l’abri des prédateurs.
- L’ouverture doit rester librement accessible et être idéalement orientée au sud-est.
- Dans votre jardin, installez au maximum un nichoir tous les deux arbres, sinon des conflits territoriaux peuvent survenir. Pour les nichoirs destinés à une même espèce, respectez une distance d’environ 10 m.
- Assurez-vous que le nichoir soit accessible à l’aide d’une échelle, car vous devrez généralement le nettoyer une fois par année.
- Le nichoir doit être solidement fixé et ne pas se balancer sous l’effet du vent.
- Lors de l’installation, veillez à ne pas abîmer l’arbre.
Entretien: la période idéale pour l’entretien s’étend d’octobre à fin février. Mais attention, gardez-vous bien de nettoyer le nichoir si vous remarquez qu’un animal y a trouvé refuge pour l’hiver.
- Retirez l’ancien nid et brossez l’intérieur du nichoir. En cas de forte infestation de parasites, vous pouvez brûler le nichoir à l’aide d’un bec Bunsen ou d’un chalumeau.
- N’effectuez aucun contrôle pendant la période de reproduction, de mi-mars à août, afin de ne pas déranger les oiseaux.
Abris de nidification pour les abeilles sauvages: non. En automne et en hiver, les abeilles sauvages de la nouvelle génération se développent à l’intérieur des nids bien fermés. Évitez donc toute intervention à cette période.
Abris de nidification pour les bourdons: les bourdons meurent à la fin de l’automne et les jeunes reines passent l’hiver dans un lieu protégé à l’extérieur de l’abri. Vous pouvez donc remplacer le matériau de nidification des abris à bourdons durant l’hiver. Pour ce faire, suivez les mêmes instructions que lors de la construction initiale.
Les interventions dans un étang ne doivent être effectuées qu’en automne.
- En cas de prolifération excessive d’algues, vous pouvez retirer les algues filamenteuses de l’étang à l’aide d’un filet ou d’un râteau.
- Coupez une partie des plantes dans l’eau et sur la rive aussi près du sol que possible. Retirez les déchets de coupe de l’étang à l’aide d’un râteau. Saviez-vous que les parties de plantes en décomposition sous la glace peuvent produire des gaz de putréfaction dangereux pour les animaux vivant dans l’étang?
- Vous pouvez laisser les plantes de roselière en place pendant l’hiver et ne les couper qu’au printemps. En hiver, elles assurent un échange gazeux minimal à travers la glace.
- Enlevez régulièrement les feuilles mortes à la surface de l’eau. Si vous installez un filet, veillez à ce qu’il ne touche pas l’eau.
- Videz complètement les petits étangs tous les 2 à 4 ans et les grands étangs tous les 4 à 10 ans (vidange de fond ou pompage). Enlevez la vase du fond et une grande partie des plantes, y compris leurs racines. Une couche de boue trop épaisse nuit à la qualité de l’eau en favorisant la formation de gaz de putréfaction. Conservez une partie des plantes afin de fournir un refuge aux animaux aquatiques et de permettre à la végétation de se régénérer.
Prévenir la formation de glace: si votre étang ne contient pas de roselière, vous pouvez rassembler quelques tiges de roseaux ou enrouler une natte de roseaux et les placer dans l’eau. Les roseaux doivent dépasser d’au moins 20 cm hors de l’eau.
Remarque: placez les végétaux pêchés ou coupés à côté de l’étang pendant quelques jours afin que les animaux capturés par inadvertance puissent retourner dans l’eau.
Mini-étangs: les mini-étangs aménagés dans des pots en argile doivent être vidés à l’automne, car les pots ne résistent pas au gel.
N’utilisez pas de sel de déneigement pour dégager les chemins et les surfaces non imperméabilisés. Le sel peut endommager les pierres naturelles et les arbres, tout en nuisant à la faune.
Ne déblayez pas complètement la neige sur les chemins et places non imperméabilisés. Cela risquerait de rayer et d’endommager la couche de surface.
Vous avez d’autres questions? Consultez notre offre de service conseils. Nous répondons volontiers à vos questions par courriel.
Connaissez-vous notre projet BONJOUR NATURE? Pro Natura vous aide à créer votre jardin naturel grâce à des conseils gratuits ou à une super certification valorisant vos efforts.
Pro Natura – agir pour la nature, partout!
La création du Parc national suisse fait partie des réalisations pionnières de l’organisation fondée en 1909. Aujourd’hui, Pro Natura gère environ 800 réserves naturelles et une douzaine de centres nature dans toute la Suisse. Nous sommes actifs au niveau régional dans tous les cantons avec nos sections, et au niveau national avec l’Association centrale. Au niveau international, Pro Natura est le membre suisse des Amis de la Terre (Friends of the Earth International).
Avec environ 170 000 membres et 25 000 bienfaitrices et bienfaiteurs, nous disposons d’une base solide. Nos donatrices et donateurs constituent la colonne vertébrale financière de notre organisation. Pro Natura est certifiée Zewo.
Notre vision
La biodiversité augmente à nouveau, les êtres humains vivent en harmonie avec la nature – agir pour la nature, partout!
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Statuts Pro NaturaPortrait de Pro NaturaRapport d'activités 2024Finances 2024Rapport d'activités Pro Natura 2020-2024
Nos priorités stratégiques 2025-2028
Préserver le plus grand nombre possible de surfaces pour la nature
Nous veillons à ce que des surfaces appropriées en termes de localisation et de qualité soient préservées à long terme pour la nature, que ce soit par le biais de lois, par des contrats de droit public ou de droit privé, ou par l’acquisition de propriétés foncières. Nous nous engageons pour que les surfaces soient gérées de manière appropriée et qu’elles contribuent à l’infrastructure écologique. Pro Natura s’engage pour une limitation des zones à bâtir. Comment faisons-nous pour protéger des réserves naturelles?
Exercer une influence prépondérante pour davantage de biodiversité en Suisse
Nous sommes la voix la plus influente pour la promotion et la protection de la biodiversité. Nous pesons sur les débats de manière décisive et sommes fortement représentés dans les discussions relatives à la biodiversité. Nous nous engageons pour la biodiversité.
Renforcer le lien entre les gens et la nature
Nous générons l’enthousiasme d’un plus grand nombre d’enfants, de jeunes et d’adultes pour la nature. Ensemble avec beaucoup d’autres, nous développons des compétences pour nous engager de manière experte, responsable et motivée en faveur d’une plus grande biodiversité. Sortir avec nous dans la nature.
Contribuer de manière importante à la transformation de la société et de l’économie vers plus de sobriété
Nous montrons comment la société et l’économie doivent évoluer pour assurer le maintien des bases naturelles essentielles à la vie. Nous convainquons davantage de personnes à passer à un mode de vie plus sobre et nous en soulignons les bénéfices pour l’être humain, la nature et la société. Nous nous concentrons en particulier sur les liens entre économie de croissance, modes de vie et destruction de la nature. Nous devons rechercher, en tant que société, des alternatives à la croissance illimitée.
Renforcer la collaboration à l’interne de l’association
Nous renforçons la collaboration au sein de l’Association centrale, avec les sections et entre les sections. Nous nous efforçons, en tant qu’organisation, d’obtenir toujours plus de succès pour la nature grâce à un apprentissage permanent.
Pour atteindre ses objectifs, Pro Natura agit à différents niveaux:
- Protection de la nature au niveau politique, afin que les lois pour la protection de la nature soient respectées.
- Protection de la nature sur le terrain, en encourageant les espèces menacées de façon ciblée.
- Éducation à l’environnement, pour gagner les enfants et les adultes à la cause de la nature.
- Communication, pour inciter les humains à une réflexion sur la nature.
- Nous protégeons et promouvons la biodiversité et des paysages diversifiés.
- Nous créons et gérons nos propres réserves naturelles et assurons leur mise en réseau.
- Nous prêtons notre voix à la nature pour que ses intérêts soient entendus par la société, la politique et l’économie.
- Nous mettons en évidence les besoins et les possibilités d’action, et incitons les êtres humains à s’engager en faveur de la nature.
- Nous apprenons de la nature, transmettons des connaissances sur elle et encourageons un lien fort entre les êtres humains, la diversité du vivant et les paysages.
- Nous nous appuyons sur les connaissances scientifiques et sur notre attachement à la nature.
- Nous défendons avec détermination la nature, le paysage et l’environnement, en particulier lorsqu’ils sont menacés ou risquent d’être détruits.
- Nous œuvrons en faveur d’un changement vers un mode de vie et une économie socialement équitables et compatibles avec l’environnement.
- En tant que partie d’un mouvement mondial, nous sommes solidaires des personnes qui s’engagent pour la nature dans d’autres pays, et nous nous engageons pour une Suisse qui assume sa responsabilité à l’échelle internationale envers la nature.
Nous aimons la nature
- Nous aimons et respectons la nature, nous nous réjouissons de sa beauté et de sa diversité, et nous y sommes profondément attachés. Notre action en faveur de la nature allie compétence thématique, attachement et engagement personnels.
Nous cherchons des solutions
- Nous proposons des solutions constructives.
- Nous recourons aux instruments démocratiques et prônons les valeurs de tolérance, de justice et de non-violence.
Nous décidons et agissons
- Nous agissons avec anticipation, prenons des décisions claires à tous les niveaux et à temps. Nous veillons systématiquement à leur mise en œuvre.
- Nous défendons les intérêts de la nature là où sont prises des décisions qui ont une influence sur elle.
Nous sommes transparents et ouverts
- Nous partageons nos informations et nos analyses au sein de l’organisation, mais également avec l’extérieur. Nous nous confrontons aux opinions divergentes. Nous veillons à ne pas mélanger les niveaux relationnels et factuels.
Nous nous traitons d’égal à égal
- Nous sommes organisés de manière démocratique et fédérale. Collaboratrices, collaborateurs et bénévoles sont traités d’égal à égal, quelle que soit leur fonction. Nous sommes attachés à la diversité culturelle et respectons la diversité des genres.
Nous favorisons les conditions pour créer la confiance
- La confiance est un pilier essentiel de notre management, de nos relations avec nos membres, nos partenaires et nos collaboratrices et collaborateurs. Nous encourageons la coopération et le partage d'expertise pour renforcer notre confiance mutuelle et favoriser l'atteinte de notre mission.
Nous montrons l’exemple
- En tant qu’organisation agissant pour le bien commun, nous incarnons le changement que nous voulons voir dans la société. Les principes de sobriété et de durabilité nous guident dans nos activités.
Nous évoluons de manière continue
- Nous apprenons de nos succès comme de nos échecs. En tant qu’organisation, nous continuons à nous développer et pérennisons ce qui a fait ses preuves.
Engagement international
Les problèmes environnementaux n’ont pas de frontières et la destruction de la biodiversité et les changements climatiques concernent la planète entière. Pour cela, Pro Natura a été l’un des membres fondateurs de l'UICN en 1948 et héberge le secrétariat du Comité suisse de l'UICN. Depuis 1995, nous sommes membres des Amis de la Terre, avec plus de 75 autres organisations engagées sur tous les continents pour des sociétés en harmonie avec la nature.
Concrètement, nous
- agissons pour un engagement international plus fort de la Suisse au niveau environnemental et pour une responsabilité environnementale et sociale des entreprises suisses au niveau international.
- participons aux négociations internationales (notamment sur la biodiversité et le climat).
- prenons part à la campagne pour la nature de notre réseau européen Amis de la Terre Europe.
- soutenons des organisations partenaires en permettant la mise en œuvre de projets dans l’est de l'Europe et dans les pays du Sud.
Plus d’informations sur Friends of the Earth International
Plus d’informations sur la campagne nature des Amis de la Terre Europe
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«Je sais que l’on peut lutter contre le démon»
Cette Argentine de 50 ans (au milieu sur la photo), employée administrative dans un dispensaire municipal de Cordoba, la deuxième ville du pays, a vu son existence chamboulée à la naissance de sa fille Nandy: la petite décède trois jours seulement après être venue au monde en raison d’un dysfonctionnement grave des reins. Sofía Gatica est vite convaincue que l’exposition aux pesticides en est la cause. Depuis, sa vie est un combat acharné contre le géant agroalimentaire Monsanto, qui recourt à ces produits chimiques dans sa région notamment, mais aussi ailleurs dans le pays.
Pro Natura: en 2013 et en 2015, vous avez été victime d’agressions physiques et de menaces graves. Pour quelles raisons?
Sofía Gatica: en 2012, dans la localité de Malvinas Argentinas, j’ai décidé de bloquer l’accès au terrain sur lequel Monsanto prévoyait de construire la plus grande fabrique du monde de semences transgéniques. La multinationale avait causé la mort de ma fille, et par leur faute, mes fils avaient des résidus chimiques dans le sang. Avec d’autres militants, nous avons empêché Monsanto de construire sa fabrique de la mort en prenant possession des lieux. Alors j’ai été menacée avec des armes à feu. Depuis, je suis accompagnée, comme mes enfants, par des gardes du corps. Malgré cela, des hommes de main de la multinationale m’ont frappée, et j’ai été hospitalisée à plusieurs reprises. Une plainte a été déposée contre moi pour les dommages que j’aurais soi-disant causés. Mais ce sont eux qui empoisonnent et tuent des gens!
Vous affirmez que le glyphosate est responsable de multiples maladies et de la mort de centaines de personnes. Sur quelles bases vous appuyez-vous?
Autour de chez moi, dans le Barrio Ituzaingo, j’ai personnellement pu vérifier, en faisant du porte à porte et en menant une véritable enquête épidémiologique, que la plupart des personnes avaient le cancer, en raison de la proximité des plantations de soja transgénique aspergées par des millions de litres de glyphosate. On ne savait pas que le soja pouvait être mauvais pour la santé: on en mangeait en salade, les petits jouaient dans les champs après ou pendant les pulvérisations. Se basant sur une étude officielle, le gouvernement régional de Cordoba a établi que 33 % de la population locale avait le cancer, et que le sang de 80 % des enfants était contaminé par des produits phytosanitaires.
En 2012, vous avez reçu le Prix Goldman, le «Nobel» de l’environnement. Cela vous a-t-il aidée dans votre combat?
Je me suis sentie reconnue, protégée et cela m’a donné la force de continuer à lutter. J’ai aussi le soutien inconditionnel de l’association «Madres de Ituzaingo» qui parcourt le monde pour dénoncer les méfaits de Monsanto. Grâce à notre ONG, des responsables locaux de Monsanto ont été en prison, mais la multinationale en tant que telle n’a pas été condamnée. A un niveau plus global, nous avons freiné l’expansion de Monsanto dans plusieurs pays. Je sais désormais que l’on peut lutter contre le démon.
François Musseau
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Cet article a été publié dans le Pro Natura Magazine.
Le Pro Natura Magazine vous plonge dans la nature. Il vous dévoile de petites merveilles, de grands projets et des personnalités captivantes. Des images superbes et des offres exclusives complètent le plaisir de la lecture. Tous les membres Pro Natura le reçoivent en exclusivité cinq fois par an. Le Pro Natura Magazine éclaire sur 48 pages les coulisses des décisions politiques, présente des recherches, explique la nature et il révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature.