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26’595 habitantes et habitants contre les tirs inutiles de castors!
Aujourd'hui, 26’595 personnes demandent par le biais d’une pétition aux cantons de ne pas procéder à des tirs inutiles de castors, mais de miser sur des solutions qui ont fait leurs preuves dans la gestion de ce fascinant rongeur. Huit organisations de protection de la nature et des animaux ont lancé cette pétition, afin de protester contre un signal totalement erroné du Conseil fédéral et de conforter les cantons dans leur pratique actuelle. Par son ordonnance et ses explications, le Conseil fédéral suggère que le tir de castors est une solution et une nécessité pour prévenir les dégâts, ce qui est faux. L’effectif des castors en Suisse est en augmentation. Lorsqu’un territoire se libère, un castor s’y installe très rapidement pour l’occuper. Les tirs ne peuvent donc pas empêcher les dégâts et ne constituent pas une solution.
Certains castors peuvent effectivement causer des dégâts. Pour prévenir et réduire ces dommages, il existe depuis des années des solutions éprouvées. Des grillages métalliques protègent les arbres ou les talus, un barrage de castor peut être partiellement démonté avec l’autorisation du canton et la hauteur d’endiguement peut ainsi être réduite. Dans certains cas, le barrage entier peut même être déplacé ou enlevé. Il existe différentes solutions éprouvées pour les diverses situations problématiques.
La biodiversité de la Suisse est fortement menacée: un tiers des espèces indigènes et la moitié des habitats naturels figurent sur la liste rouge. Ces listes rouges montrent que la situation de la biodiversité en Suisse est bien pire que dans les pays voisins, car leurs listes rouges sont moins longues.
Le castor fait partie des espèces qui connaissent une évolution positive en Suisse. Il joue un rôle extrêmement important dans l’écosystème. Il construit ses barrages élaborés sur toujours plus de rivières et de ruisseaux. Il en résulte des eaux stagnantes ou à courant lent de grande valeur. Le castor crée ainsi des habitats pour de nombreuses autres espèces, qu’il s'agisse de libellules, d’amphibiens ou de poissons – et même pour le martin-pêcheur, qui se nourrit de ces derniers. En tant qu’auxiliaire de la renaturation des cours d'eau, le castor aide à retenir l’eau plus longtemps dans le paysage. Dans la perspective du changement climatique, son rôle écologique sera donc encore plus important à l’avenir qu’il ne l’est déjà aujourd'hui.
C’est pourquoi nous devrions nous réjouir de la présence du castor, laisser aux cours d’eau leur espace et, en cas de dommages, miser sur des solutions éprouvées sans tuer les castors!
Pétition «Pas de tirs inutiles de castors!»
La pétition a été lancée par BirdLife Suisse avec le soutien des organisations suivantes: Arbeitskreis Kirche und Tiere AKUT, Groupe Loup Suisse GLS, Pro Natura, Protection Suisse des Animaux PSA, Stiftung für das Tier im Recht, WWF et Zürcher Tierschutz. Ces organisations ont lancé la pétition quelques jours après la décision incompréhensible du Conseil fédéral juste avant les fêtes de fin d’année. Elle sera remise aux cantons exactement deux mois après la décision du Conseil fédéral, car il s’agit maintenant de veiller à une mise en œuvre raisonnable des dispositions légales par les cantons.
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Communiqué commun de BirdLife Suisse, Groupe Loup Suisse, Zürcher Tierschutz et Pro Natura
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Photos pour les médias «Prix Elisabeth et Oscar Beugger 2024»
Il n'existe pas de photos du célèbre castor bâtisseur du Lobsigenseem mais vous trouverez des images d'illustration du castor ici.
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Le dico castor de Pro Natura
Nous vous présentons ici quelques-unes de ses particularités.
Le castor est un véritable artisan polyvalent dans l’eau et sur terre – à la fois plongeur émérite, maître d’ouvrage, architecte paysagiste et bûcheron. La nature l’a idéalement équipé pour ces multiples emplois.
Essentiel à la vie dans l’eau: un épais pelage
12’000 poils poussent par centimètre carré sur le dos du castor, presque le double sur son ventre avec 23’000 poils. En comparaison, notre tête arbore seulement quelque 300 cheveux par centimètre carré.
Ce pelage est composé de deux types de poils: les jarres et les poils de bourre. Ils sont disposés de telle sorte qu’une fine couche d’air se glisse entre eux en plongée. Cette couche d’air assure que la peau reste bien sèche. En sus, elle sert d’isolant thermique. Le castor prend grand soin d’imperméabiliser parfaitement sa fourrure et consacre ainsi beaucoup de temps à sa toilette.
Cette «toilette du castor» approfondie s’opère grâce à la griffe double du deuxième orteil des pattes postérieures. Celle-ci l’aide à peigner une à une les mèches plus longues des jarres. Il imprègne sa fourrure abdominale et celle de sa tête avec les pattes antérieures.
À pied sec
Hors de l’eau, le castor se révèle presque pataud. Ses pattes avant, plus courtes que ses pattes arrière, lui confèrent sa silhouette typique. Il se dresse sur ses pattes arrière afin de mieux voir dans une végétation dense ou pour ronger un arbre. Tous ses doigts et orteils sont équipés de griffes puissantes, de parfaits outils pour creuser.
Le castor utilise ses pattes aussi adroitement que l’être humain ses mains. Le «petit doigt» du castor prend souvent la fonction d’un «pouce» peu développé. En revanche, ses pattes arrière sont grandes et puissantes. Muni de palmures entre ses longs orteils, il est à même de nager et de plonger rapidement.
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Patrick Zysset
- Un castor au bord de l’eau.
Une palette à toutes fins utiles
La grande queue aplatie du castor se nomme la palette. Elle est recouverte d’une peau cornée d’aspect écaillé et remplit plusieurs fonctions. Telle une nageoire de poisson, la palette s’utilise pour une propulsion rapide et comme gouvernail. Lorsque le castor se nourrit sous l’eau, elle fait usage de balancier. Sur terre, il s’en sert comme point d’appui. Il l’utilise également pour communiquer: en cas de danger, il avertit les membres de sa famille en frappant l’eau bruyamment de sa queue.
Quand les arbres trahissent la présence du maître d’œuvre
Des traces de rongements sur des troncs d’arbres ou des branches le long de nos ruisseaux et rivières témoignent de la présence du castor, même si on ne le voit pas en personne. Les grandes incisives en forme de ciseau poussent durant toute sa vie. Elles sont recouvertes d’un émail orange-rouge extrêmement dur. La dentine en-dessous est plutôt tendre.
Avec cette texture, les dents s’usent par rongement tout en s’aiguisant d’elles-mêmes. Combinées aux muscles de la mâchoire, elles font du castor un bûcheron exceptionnel. Celui-ci abat facilement un arbre de 30 à 40 cm de diamètre en une nuit. Le tronc rongé tout autour ressemble à un sablier avant de s’abattre.
Le castor peut également se nourrir et ronger sous l’eau. Un pli de peau à l’arrière des incisives ferme automatiquement la gorge afin qu’il n’avale pas d’eau.
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Matthias Sorg
- Des traces de rongement le long du ruisseau trahissent la présence des castors.
À chaque famille de castors son tronçon de cours d’eau
L’habitation du castor constitue la pièce maîtresse de son territoire. Une entrée sous la surface de l’eau le protège des prédateurs. Si nécessaire, le castor aménage un barrage pour la garder immergée.
Chaque famille de castors revendique, autour de son terrier, une zone qu’elle défend énergiquement contre toute intrusion étrangère au clan familial. Cette zone est appelée «territoire». Le «castoréum», produit par ses glandes anales, sert à marquer son territoire. Si un autre castor s’y aventure malgré tout, il en est immédiatement chassé. Il n’est pas rare qu’il en ramène quelques morsures. Celles-ci se révèlent parfois fatales en cas d’infection.
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Matthias Sorg
- Un terrier de castor.
Le terrier du castor – My home is my castle
Les territoires varient en taille selon les ressources alimentaires. Avec une grande quantité de bois tendre à disposition, une bande de 700 mètres le long des rives peut suffire pour un territoire. En général, il s’étend cependant sur plus d’un kilomètre. Si les disponibilités alimentaires sont mauvaises, une famille de castors peut parfois prétendre à un tronçon de trois kilomètres.
Le terrier du castor fournit protection à la famille contre les prédateurs, la chaleur et le froid. Toute la famille y dort et les jeunes castors y grandissent. En Europe centrale, le castor construit et vit habituellement dans un terrier. Pour ce faire, il commence par creuser un tunnel ascendant dans une berge raide et limoneuse.
L’entrée se situe toujours sous l'eau. En cas de danger, le castor peut directement fuir dans l’eau et se mettre en sûreté dans son terrier. L’entrée sous la surface de l’eau le préserve de la visite d’indésirables tels que le renard ou le blaireau. À l’extrémité de la galerie, bien en sécurité au-dessus du niveau de l’eau, le couloir s’élargit en une chambre qui deviendra plus tard l’espace d’habitation de la famille. De l’extérieur, un terrier n’est généralement pas repérable.
Maître d’œuvre infatigable
Un castor ne se satisfait jamais de son habitation. Il la remanie constamment, rajoute de nouvelles branches et rameaux, l’agrandit ou la modifie. L’expression anglaise en dit long à ce sujet: work like beavers (travailler comme des castors).
Un terrier bondé
Toute la famille du castor vit dans une aire d’habitation d'environ un mètre de diamètre: les parents et deux générations de jeunes. Si le printemps voit la naissance d’une nouvelle génération, les castors âgés de deux ans doivent alors quitter le domicile parental pour se mettre en quête de leur propre territoire. S’ils ne le font pas volontairement, les parents les chassent sans ménagement. Un couple de castors reste cependant uni toute sa vie, le plus souvent sur le même territoire.
Après une gestation d’environ 3,5 mois, la femelle met au monde, entre avril et juin, une portée de un à quatre petits. Les petits castors sont nidifuges et naissent les yeux ouverts, avec un pelage et munis de petites dents de rongeurs. Ils sont allaités les deux premiers mois. Ils restent d’abord quatre à cinq semaines à l’intérieur et nagent déjà dans l’aire d’entrée du terrier. Ils ne sont pas encore aptes à plonger. Ils sont trop légers et ils flottent comme un morceau de liège sur l'eau. Ils ne maîtrisent pas encore la technique d’immersion.
À l’âge d’environ quatre semaines, les petits quittent pour la première fois le terrier avec leurs parents. Ils ne s’éloignent guère d’eux et se mettent fréquemment en sécurité sur leur dos. Pendant environ un an, ils sont encadrés par leurs parents et leur fratrie plus âgée. Des plantes viennent s’ajouter à leur menu après deux à trois mois. Au bout d’une année, les jeunes castors parviennent à ronger des branches plus épaisses et à abattre leurs premiers arbres.
Menu du castor: plantes herbacées, fruits des vergers et autres écorces de saule
Le castor est exclusivement végétarien. En été, il adapte sa nourriture à l’offre du moment. En hiver, il devient le spécialiste de l’écorce de saules.
Sur le menu du castor figurent environ 300 espèces herbacées ou ligneuses. Il se délecte de reines-des-prés, pattes d’ours, solidages du Canada, mélilots blancs, renouées à feuille de patience, dents-de-lion ou orties. Le castor apprécie tout particulièrement les tubercules riches en amidon et les rhizomes d’iris, de massettes et de nénuphars.
Comme les terres agricoles s’étendent souvent, de nos jours, jusqu’au plus près des cours d’eau, telles les cultures de betterave sucrière ou de maïs, les castors s’y approvisionnent. Les dommages sont en règle générale assez limités, car ils ne parcourent que les zones en lisière de ces champs. En automne, le castor complète son menu par des fruits tombés.
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Maurice Robadey
- Un castor en train de manger.
Tout juste un kilo d’écorce par jour
En hiver, lorsque l’offre alimentaire se raréfie, le castor devient un grand mangeur d’écorce. Il s’alimente alors de préférence d’écorce et de bourgeons de saule ou d’autres essences de bois tendre. C’est pourquoi les traces de rongement sur les arbres sont nettement plus nombreuses en automne et en hiver. Les saules présentent l’avantage de former rapidement, après leur abattage, des rejets de souche et de constituer ainsi une nouvelle source de nourriture – en quelque sorte, un fast-food pour castors. À la saison froide, cet animal mange environ 900 g d’écorce par jour; en été, il consomme 1,5 à 2 kg de graminées et d’herbes.
Énergie et nutriments grâce à de petites astuces
Le menu hivernal fait d’écorces n’est pas particulièrement nutritif. En outre, elles contiennent diverses substances protectrices. Le castor s’est adapté afin de digérer les fibres végétales et l’écorce: la poche de son caecum est énorme et contient différentes souches de bactéries. La nourriture pénètre en un premier cycle dans ce diverticule et est prédigérée par les bactéries. Le castor excrète ensuite une pulpe végétale blanche riche en protéines et vitamines, puis la ré-ingurgite. Lors du deuxième passage dans le système digestif, il peut enfin en retirer les éléments vitaux.
Des provisions providentielles!
Les castors n’hibernent pas. Ils se prémunissent de l’hiver en constituant des réserves. Ils stockent sous l’eau, à l’entrée de leur terrier, une provision de branches. Ils les fichent solidement dans le sol afin qu’elles ne soient pas emportées. Lors des journées particulièrement froides, la famille n’aura pas besoin de gaspiller de l’énergie dans la recherche de nourriture. Ces animaux pourront confortablement nager, parfois même dans des conditions hivernales extrêmes, sous une couche de glace vers leur «économat», et ramener les branches dans leur terrier.
Le castor: un paysagiste qui crée son propre paradis
Le castor est le seul animal qui façonne son habitat lui-même. Il peut transformer un canal monotone en un paysage alluvial paradisiaque – si nous le laissons faire.
Le niveau d’eau des lacs et des rivières est rarement constant, il varie au cours de l'année. Si le niveau baisse, les entrées du terrier du castor se retrouvent soudainement hors de l’eau. Le castor n’a plus de lien direct avec l’eau et l’entrée s’offre dès lors aux visites des prédateurs (renard et martre).
Sur un cours d’eau à débit très fluctuant, pour y pallier, le castor construit un barrage afin de créer une sorte de retenue avec un niveau d’eau plus ou moins stable. De telles constructions s’observent également sur de petits cours d’eau peu profonds que les castors peuvent ainsi utiliser. Par la même occasion, de nouveaux habitats humides sont créés pour de nombreuses autres espèces animales.
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Matthias Sorg
- Le lac de Lobsigen (BE) façonné par le castor.
Barrages de castors: des modèles sophistiqués avec régulation intégrée de l'eau
Le castor est un maître d’œuvre extraordinaire. Pour ses barrages, il fixe verticalement sur le fond du ruisseau des branches et des troncs coupés, puis les stabilise avec des pierres, de la boue, des roseaux et tout ce qui lui passe entre les pattes.
Le castor met souvent à profit un arbre tombé ou échoué dans la rivière comme ancrage pour édifier un barrage. Des branches plus petites sont ensuite scellées avec de la boue. Il la transporte avec ses pattes antérieures qu’il utilise comme des mains, tandis qu’il traîne les branches et troncs avec ses dents.
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Matthias Sorg
- Le barrage de castor s’intègre parfaitement dans le cours d’eau.
Avec de telles constructions, les castors sont plus ou moins en mesure de réguler un cours d’eau. En cas de crues et de risques d’inondation de leur pièce d'habitation, ils retirent des branches sur la partie supérieure du barrage afin qu’une plus grande quantité d’eau puisse s’écouler. Par manque d’eau, ils surélèvent le barrage pour réduire l’écoulement.
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Info
Photo: Castor © Beat Hauenstein
Il existe aussi un dépliant sur ce sujet avec le titre «Le castor revient!». Sur demande, nous vous en enverrons volontiers plusieurs exemplaires. Merci de prendre contact par e-mail:
Contatto
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Projet «Action Castor & Cie» pour des eaux vivantesPourquoi les castors abattent-ils les arbres?
Les castors sont à 100% végétariens. Alors que d’autres animaux hibernent ou cherchent de l’herbe sèche, ils restent près de la rivière et se nourrissent d’écorces de saules et d'arbustes en grandes quantités. Mais les fines branches et bourgeons dans les couronnes des arbres sont bien plus appétissants.
Mais comment cet animal de 20 à 30 kilos est-il censé atteindre ces sommets? Ce multi-talent sous l’eau ne peut y grimper. Alors le castor abat tout simplement les arbres et savoure son pique-nique confortablement au sol ou dans l’eau. En été, toutes sortes d’herbes, épis de maïs et fruits composent également son menu, selon ce qui pousse à proximité de l’eau.
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Susanna Meyer
- Un tronc rongé par un castor.
Les barrages, une rareté en Suisse
La construction de barrages a rendu le castor célèbre d’une part, mais craint d’autre part. L’eau inonde les zones riveraines peu profondes. En conséquence, les arbres qui ne supportent pas un séjour prolongé dans l’eau meurent, tels la plupart des conifères, mais aussi les chênes et les hêtres. Par contre, les arbres à bois tendre comme les saules et les peupliers se spécialisent sur ces zones périodiquement inondées. Leurs racines peuvent rester dans l’eau durant un laps de temps prolongé. De cette manière, le castor modifie complètement les paysages de rivières et de ruisseaux.
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Susanna Meyer
- Salle à manger du castor.
Animal de l’année 2016: la musaraigne aquatique
Le terrain de chasse de la musaraigne aquatique est bien particulier: cette petite boule de poils plonge au fond des ruisseaux et des étangs à la recherche de microcrustacés, de larves d’insectes et d’autres organismes aquatiques. Un mode de vie étonnant pour l’Animal de l’année 2016, qui sera l’ambassadeur des cours d’eau propres et naturels.
Un gros appétit
La musaraigne aquatique trouve la plus grande partie de sa nourriture dans l’eau. Inlassablement, elle plonge tête en avant, fouille le fond des cours d’eau de son museau pointu et retourne les cailloux jusqu’à trouver quelque proie à manger. Son régime alimentaire se compose de cloportes d’eau douce, de microcrustacés, de larves d’insectes, d’escargots et parfois même de plus gros animaux, comme des grenouilles, des tritons et de petits poissons. Les vers de terre, les escargots et les insectes attrapés sur la terre ferme complètent son menu. La musaraigne aquatique paralyse ses proies avec une neurotoxine contenue dans sa salive, sans danger pour l’être humain.
Ce petit animal est extrêmement vorace: il mange tous les jours son propre poids. Comme tous les petits mammifères, la musaraigne aquatique a une grande surface corporelle par rapport au volume de son corps. Cela entraîne une importante déperdition de chaleur. Pour compenser cette perte constante d’énergie, elle n’a pas d’autre choix que de s’alimenter régulièrement, de jour comme de nuit, l’été comme l’hiver.
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Martin Fischer - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Trichopteralarve1.jpg#/media/File:Trichopteralarve1.jpg
- Les larves de trichoptères font partie du régime alimentaire de la musaraigne aquatique.
Super-équipement de plongée
L’Animal de l’année est remarquablement équipé pour chasser sous l’eau: les franges de poils raides ornant ses pattes font office de palmes tandis qu’une rangée de poils natatoires disposés sur sa queue l’aide à garder le cap. Les jarres de son pelage épais ont une section transversale en forme de H. Ils sont disposés de façon à retenir des bulles d’air dans le pelage lorsque l’animal est sous l’eau. Ni l’humidité ni le froid ne pénètrent ainsi jusqu’à la peau. Ce film d’air protecteur a un inconvénient: il entraîne une forte flottabilité, contre laquelle la musaraigne doit lutter de toute la force de ses petites pattes.
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Prisma / Zwerver
- Une couche de bulles d’air protège la musaraigne aquatique du froid et de l’humidité.
La plus grande de nos musaraignes
Avec une taille atteignant 10 centimètres et un poids de 10 à 20 grammes, la musaraigne aquatique est la plus grande des onze espèces de musaraignes vivant en Suisse. Son pelage est bicolore: un ventre clair et un dos gris ardoise à noir. Pour s’orienter, elle se fie surtout à son flair et aux poils tactiles de son museau.
Extérieurement, la musaraigne aquatique est difficile à distinguer de la musaraigne de Miller, probablement plus rare. Celle-ci vit également à proximité des cours d’eau, mais elle est un peu moins bien adaptée à la vie aquatique.
C’est à tort qu’on les appelle parfois des souris d’eau. La musaraigne n’est pas plus parente de la souris que ne l’est un cerf d’un renard. Alors que les souris font partie de l’ordre des rongeurs et sont essentiellement végétariennes, les musaraignes appartiennent à l’ordre des insectivores. Ses plus proches parents sont les taupes et les hérissons.
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Shutterstock / Erni
- Des franges de poils sur ses pattes lui servent de palmes.
Bébés d’un gramme
Les musaraignes aquatiques sont des solitaires qui ne se rapprochent que pour se reproduire. Au terme d’une vingtaine de jours de gestation, deux ou trois fois par an la femelle donne naissance à quatre à huit petits. Les bébés musaraignes, nus et aveugles, ne pèsent qu’un gramme. La mère allaite ses petits dans un nid rembourré de mousse et d’herbe et s’en s’occupe avec sollicitude. Elle sort régulièrement du nid pour chasser et manger. Si un jeune téméraire se risque à partir à l’aventure un peu trop tôt, il est saisi au museau par sa mère et ramené au nid. Après environ cinq semaines, les petits sont prêts à quitter le nid et le noyau familial se disperse peu à peu. La vie des musaraignes aquatiques est courte: dans la nature, elles ne vivent guère plus de 18 mois.
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Dieter Köhler
- Petites musaraignes aquatiques âgées de six jours, dans leur nid.
Un logis au bord d’un cours d’eau préservé
La musaraigne aquatique peut se rencontrer au bord des cours d’eau et des plans d’eau petits à moyens, dans toute la Suisse. Elle a besoin d’une eau propre et bien oxygénée où elle trouve une nourriture diversifiée. Les rives à l’état naturel recouvertes d’une végétation dense, les zones affouillées, les racines d’arbres ou les blocs de pierre offrent un abri à cet animal discret. La musaraigne aquatique creuse elle-même son nid ou s’installe dans les constructions abandonnées par d’autres micromammifères.
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Benoit Renevey
- La musaraigne aquatique vit au bord des cours d’eau caractérisés par des lits non aménagés et une eau propre.
Des ennemis, des menaces
Parmi les ennemis naturels de la musaraigne aquatique, on compte les chouettes effraies, les hérons, les couleuvres à collier, mais aussi les brochets et les truites. Des mammifères comme les belettes, les renards et les chats s’attaquent également aux individus de l’espèce, mais ils ne les mangent que rarement, apparemment rebutés par leur odeur musquée.
Les activités humaines forment la principale menace pesant sur les musaraignes aquatiques. Nous détruisons son habitat naturel en aménageant et corrigeant le lit des cours d’eau et en privant les rivières de leur débit résiduel en aval des prises d’eau. Les zones riveraines sont souvent entretenues jusqu’au bord de l’eau. Les ourlets herbeux sont complètement fauchés. Des produits toxiques, comme des pesticides et des métaux lourds, polluent les eaux, compromettent l’offre en nourriture et s’accumulent dans le corps de la musaraigne aquatique au travers de la chaîne alimentaire.
La musaraigne aquatique est classée comme «menacée» sur la Liste rouge des espèces menacées de Suisse. Elle fait partie des espèces animales protégées.
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Imagepoint / Dieter Möbus
- Les effraies des clochers se nourrissent entre autres de musaraignes d’eau.
Que fait Pro Natura?
- Pro Natura s’engage pour des eaux propres, dépourvues de pesticides et de résidus d’engrais. Elle appelle de ses vœux une agriculture respectueuse de l’environnement et une protection rigoureuse des cours d’eau.
- Pro Natura milite pour un plan d’action pour la réduction des pesticides en Suisse.
- Pro Natura s’engage pour davantage de rivières et de fleuves proches de l’état naturel. Elle lance, accompagne et réalise des projets de revitalisation et s’investit pour une exploitation hydroélectrique respectueuse de l’environnement.
- Pro Natura s’occupe de plus de 600 réserves naturelles dans toute la Suisse. De nombreuses espèces animales et végétales y trouvent un habitat précieux le long de cours d’eau et de plans d’eau plus ou moins grands.
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Matthias Sorg
- Pro Natura s’engage pour des eaux propres et naturelles.
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L’«Action Castor & Cie» promeut des eaux vivantes
Protection des espèces
Les excavatrices sont parties et le castor prend le relais
Tout a commencé en novembre 2009, quand, créant des barrages sur un ruisseau de Ferenbalm (BE), un castor a inondé des terres agricoles: l’ancienne zone alluviale revenait lentement à la vie. Fin 2012, Pro Natura a acquis les terres gorgées d’eau du «Mühlematt», d’une superficie d’environ trois hectares, afin de créer une zone humide que le castor allait pouvoir modeler à sa guise. Les travaux nécessaires sur place ont été achevés cet automne. Outre la préparation du terrain pour le castor, ce projet, devisé à 1,7 million de francs, a permis de restaurer la connectivité longitudinale de la rivière Bibera.
Un coup de pouce pour notre ingénieur paysagiste
Plus qu’aucun autre animal, le castor est capable d’aménager des habitats et des structures variées et naturelles. Il sera donc le principal paysagiste et maître d’œuvre sur près de la moitié de la zone du projet. Afin de lui faciliter un peu le travail, les prairies de certaines zones du «Mühlematt» ont été délibérément inondées. La plantation de plusieurs centaines de saules devrait attirer les rongeurs sur le site. En construisant des barrages et des terriers, ces animaux feront en sorte que le «Mühlematt» devienne un paradis naturel vivant et dynamique, dont profiteront des animaux tels que la grenouille rousse, la rousserolle effarvatte ou le caloptéryx éclatant.
Plus d’entraves aux chabots et aux truites
Dans le cadre de la valorisation structurelle de la zone du projet, la connectivité de la Bibera a également été rétablie en remplaçant le déversoir par une passe à poissons. L’installation d’une grande quantité de bois mort a fait de ce cours d’eau un habitat structurellement riche dans lequel la truite, le chabot et d’autres organismes aquatiques peuvent se déplacer à nouveau sans entraves. Le succès de la valorisation de la zone alluviale à castors de Ferenbalm est notamment dû à la bonne coopération entre les deux cantons de Berne et de Fribourg, la commune de Ferenbalm et Pro Natura.
Action Castor & Cie - Un engagement envers nos eaux
Avec «A l’eau castor!», Pro Natura s’est engagée de 2000 à 2017 en faveur des cours d’eau et du castor. En janvier 2018, cet engagement a été étendu à de nouveaux habitats aquatiques avec l’«Action Castor & Cie». Avec toujours pour ambassadeur ce sympathique rongeur, cette nouvelle action veut obtenir une vaste mosaïque de zones humides riches en espèces, grâce à la préservation des sites existants et à la création de nouveaux habitats. À cet effet, Pro Natura souhaite attirer l’attention sur les menaces pesant sur les sources, aménager des étangs et des mares, créer des plaines inondables et remettre à l’air libre ou valoriser nos petits cours d’eau. L’«Action Castor & Cie» est active dans les cantons de Berne, Soleure, Argovie, Lucerne, Thurgovie, Zurich, Zoug et des Grisons. Les actions régionales constituent la première source d’information pour la population et les autorités locales. Elles diffusent des informations sur le castor, le cincle plongeur, les libellules, l’anguille et la rainette, au moyen d’excursions et de conférences. De nombreuses espèces animales et végétales rares et menacées d’extinction bénéficient de projets concrets de valorisation comme celui de Ferenbalm. Ces biotopes constituent également des espaces de découverte et de délassement attractifs pour la population.
Informations complémentaires
Renseignements
- Peter Lakerveld, chef de projet de l’action, tél. 079 708 04 90, @email
- Urs Leugger-Eggimann, secrétaire central de Pro Natura, tél. 079 509 35 49, [email protected]
- Nicolas Wüthrich, responsable de l’information de Pro Natura, tél. 079 212 52 54, @email
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L’«Action Castor & Cie» promeut des eaux vivantesDocumenti scaricabili
Fiche descriptive «Rétablissement de la libre…La Suisse était autrefois recouverte d’un réseau de cours d’eau et de zones humides. Ruisseaux, rivières, fleuves, prairies humides et marais émaillaient le paysage. Un paradis pour un grand nombre d’animaux et de plantes.
Les zones humides sont devenues rares
Durant les 200 dernières années, l’homme a asséché la majeure partie des milieux humides. Les cours d’eau ont été bétonnés et affectés à la production d’énergie. Aujourd’hui, les zones humides ne sont généralement plus que des sites isolés, perdus au milieu de zones intensément exploitées. Des cours d’eau canalisés ou rectifiés se retrouvent coincés au milieu d’agglomérations, de champs ou de prés. Beaucoup de petits ruisseaux circulent aujourd’hui dans des tuyaux souterrains, inaccessibles pour les animaux et les plantes hydrophiles. Les aménagements en dur sur les rivières empêchent la migration des poissons jusqu’à leurs zones de frai. Des milieux aquatiques vivants, que ce soit sur les rives ou dans l’eau, font défaut presque partout.
Un changement de cap s’est amorcé au cours de ces dernières années. On redonne à nouveau plus de place aux eaux dans nos paysages. Toutefois, le réseau suisse des zones humides et des cours d’eau est encore très lacunaire. Le castor, l’anguille ou le cincle plongeur manquent de milieux naturels appropriés tels que des rives riches en structures variées, des zones alluviales dynamiques ou des portions de rivières et de ruisseaux où l’eau peut s’écouler naturellement.
Des cours d’eau «sous tension»
Pro Natura s’engage pour des cours d’eau proches de la nature, qui abritent les plantes et les animaux les plus divers. Mais les fleuves, rivières et ruisseaux n’ont pas cessé de susciter les convoitises et leurs écosystèmes sont toujours menacés par de nouveaux projets de construction, en particulier par les projets d’installations hydroélectriques. Aujourd’hui, pratiquement chaque goutte d’eau qui coule en Suisse passe plusieurs fois dans une turbine. Les derniers cours d’eau intacts seront-ils épargnés?
Les eaux ont besoin de notre aide
Pro Natura s’engage pour que les eaux reçoivent la place dont elles ont besoin. Nous réalisons des projets de revalorisation et nous agissons sur le plan politique en faveur des différents organismes vivant dans les milieux humides et aquatiques. Donner plus d’espace aux rivières et aux fleuves sert aussi à la protection contre les crues. Plus de place pour les eaux, cela signifie également réduire les pics de crues et donc les dommages potentiels dans les secteurs situés en aval.
Les sources, des milieux naturels uniques
Avez-vous déjà bu de l’eau jaillissant librement d’une source? L’eau de source est fraîche, pauvre en oxygène et en nutriments et désaltérante. Des animaux très spécialisés vivent dans les eaux de source. Outre des trichoptères, des escargots, des turbellariés et d’autres petits animaux, on y trouve souvent des larves de salamandre tachetée. En exploitant et en captant l’eau des sources, on détruit un habitat naturel précieux.
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Projets pour des eaux vivantes
La CEATE-E se refuse à rechercher une solution à la crise de la biodiversité
Selon le communiqué de presse de la CEATE-E, la majorité de la commission a surtout réfléchi à la manière d’appliquer en Suisse l’un des 23 objectifs de Montréal, à savoir la désignation de 30 pour cent du territoire comme surfaces protégées. Elle a en revanche estimé qu’il n’était pas nécessaire de discuter des répercussions du déclin de la biodiversité sur l’économie et la société ni de déterminer les mesures indispensables pour y parer. Bien que la perte de la biodiversité constitue depuis des années l’une des principales préoccupations de la population suisse, une poignée de membres de la commission ont donc décidé d’ignorer la crise de la biodiversité. Une large minorité réclame tout de même une entrée en matière afin de travailler rapidement et de manière ciblée sur des solutions.
« Si l’on ne protège pas mieux nos écosystèmes, notre sécurité alimentaire et notre prospérité sont menacées. Les quelque 10 % de surfaces protégées actuelles ne suffisent pas à promouvoir la biodiversité de manière efficace et aucun compte d’apothicaire ne saurait changer cette réalité du jour au lendemain. La Suisse fait face à une crise aiguë de la biodiversité, illustrée par des listes rouges parmi les plus longues de tous les pays industrialisés. Nous n’avons donc pas besoin d’un exercice statistique, mais de mesures ambitieuses pour préserver le fondement de notre existence », déclare Raffael Ayé, directeur de BirdLife Suisse.
« En l’absence d’une action déterminée, la crise de la biodiversité s’aggravera d’année en année. La Suisse est la lanterne rouge de l’Europe en matière de surfaces protégées, et elle est l’une des grandes économies possédant le pourcentage le plus élevé d’espèces menacées. Il est donc urgent d’agir. La large alliance d’organisations de soutien à l’Initiative biodiversité demande au Conseil des États d’entrer en matière sur le contre-projet et d’améliorer la version intéressante du Conseil national », déclare Sarah Pearson Perret, secrétaire romande de Pro Natura.
« Le Conseil fédéral a repris les exigences formulées par les villes et les communes lors de la consultation de 2021 et demandé une révision de la LPN. Le Conseil national a réduit ces propositions à un compromis intéressant. Le Conseil des États doit désormais veiller à ce que sa commission de l’environnement fasse son travail et délibère sur la révision de la LPN », souligne Franziska Grossenbacher, directrice suppléante de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage.
Communiqué de presse de la CEATE-E
Contacts :
- Pro Natura : Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande, @email, 079 688 72 24
- BirdLife Suisse : Raffael Ayé, Directeur, @email, 076 308 66 84
- Patrimoine Suisse : Stefan Kunz, Secrétaire général, @email, 079 631 34 67
- Fondation Suisse pour le Paysage : Franziska Grossenbacher, Directrice adjointe, @email, 076 304 43 58
- Initiative biodiversité : Natalie Favre, service médias, @email, 076 491 25 26
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Communiqué de l’association de soutien de l’Initiative biodiversité sur la décision de la CEATE-E
Photo © Matthias Sorg
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Initiative biodiversitéExkursion
Fledermäuse: geschickte Jäger in der Nacht
Bei der Abendführung gehen wir mit Fledermausdetektoren entlang der Aare auf die Pirsch nach verschiedenen Fledermäusen. Dabei lernen wir die einzigen fliegenden Säugetiere auf erlebnisreiche Art und Weise näher kennen. Mit etwas Glück können wir die Zwerg- oder Wasserfledermaus am Abendhimmel entdecken und ihre Ultraschall-Rufe hören.
Leitung: Rob van der Es, Fledermausdetektiv
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Pro Natura BEDettagli dell'evento
Data
Luogo
Pro Natura Zentrum Eichholz
Dettagli
Preparazione
Costo
15 CHF
Aménagements aux Sagnes de Boudry
Schoggitaler 2023 – «Naturvielfalt vor der Haustür»
Auch in Städten und Dörfern gibt es Natur. Wir brauchen sie, nehmen sie aber oft kaum wahr. Nicht nur Gärten, Parks und Strassenbäume, sondern auch begrünte Dächer, Fassaden und Parkplätze sind wertvoll für die Biodiversität und für saubere, kühle Luft. Erstaunlich viele Tier- und Pflanzenarten finden hier Unterschlupf und Nahrung. Wo viel Natur ist, fühlen auch wir Menschen uns wohl. Mit dem Schoggitaler 2023 helfen Sie uns dabei, die Naturvielfalt vor der Haustür zu erhalten, aufzuwerten und zu vernetzen. Zudem unterstützen Sie zahlreiche Tätigkeiten von Pro Natura und dem Schweizer Heimatschutz.
Schulkinder profitieren
Die Schoggitaler-Aktion dient nicht allein den Anliegen des Natur- und Heimatschutzes in der Schweiz. Auch die teilnehmenden Schulklassen profitieren: Einerseits erhalten sie didaktisch aufbereitete Unterrichtsmaterialien zum Thema, aus denen sie Spannendes lernen. Andererseits fliessen pro verkauftem Taler 50 Rappen in die Klassenkasse.
Verkauf im September
Der Verkauf der traditionsreichen Schoggitaler aus Schweizer Biovollmilch und Kakao aus fairem Handel startet im September. Schulkinder werden die süssen Taler vom 28. August bis 25. September 2023 verkaufen (im Tessin ab 4. September). Ab Mitte September sind die Schoggitaler für den guten Zweck zudem schweizweit in den Verkaufsstellen der Post erhältlich.
Der Schoggitaler ist eine geschützte und zertifizierte Marke für Natur- und Heimatschutzprojekte. Seit 1946 setzen sich Pro Natura und der Schweizer Heimatschutz mit dem Talerverkauf gemeinsam für die Erhaltung unseres Natur- und Kulturerbes ein. Die beiden Trägerorganisationen sind Nichtregierungsorganisationen (NGO) und handeln nicht gewinnorientiert zu Gunsten der Allgemeinheit. Pro Natura wurde 1909 gegründet und zählt über 170'000 Mitglieder. Ihr Engagement gilt der Förderung und dem Erhalt der einheimischen Tier- und Pflanzenwelt. Der Schweizer Heimatschutz setzt sich seit 1905 für die Erhaltung von Baudenkmälern und Kulturlandschaften ein. Er vereinigt rund 27'000 Mitglieder und Gönner.
Kontakt:
- Loredana Ventre, Geschäftsleiterin Schoggitaler, 044 262 30 86, @email
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Ausgewählte Fotos zum HerunterladenÉcu d’or 2023 – Diversité naturelle à notre porte
La nature est présente également dans les villes et villages. Nous avons besoin d’elle, mais souvent nous la remarquons à peine. Les jardins, parcs et arbres, mais aussi les toits, façades et parkings végétalisés sont précieux pour la biodiversité et contribuent à garder un air propre et frais. De nombreuses espèces animales et végétales y trouvent refuge et nourriture. Nous aussi, les humains, apprécions une nature abondante. Avec l’Écu d’or 2023, vous nous aidez à préserver, valoriser et mettre en réseau la biodiversité à notre porte. Vous soutenez aussi les nombreuses activités de Pro Natura et de Patrimoine suisse.
Les élèves en bénéficient aussi
L’action de l’Écu d’or n’est pas seulement utile à la protection de la nature et du patrimoine. Les classes participantes en profitent également. Elles reçoivent du matériel pédagogique qui leur propose des informations pédagogiques. En outre, 50 centimes vont à la caisse de classe pour chaque Écu d’or vendu.
La vente aura lieu en septembre
La traditionnelle vente des Écus d’or produits avec du lait suisse bio et du cacao issu du commerce équitable démarre en septembre. Les élèves les vendront entre le 28 août et le 25 septembre (au Tessin dès le 4 septembre). À partir de mi-septembre les Écus d’or pourront également être achetés, dans toute la suisse, pour cette bonne cause, aux guichets de la Poste.
L’Écu d’or est une marque protégée pour des projets de protection de la nature et du patrimoine. Depuis 1946, Pro Natura et Patrimoine suisse unissent leurs efforts au travers de la vente de l’Écu d’or pour préserver notre patrimoine naturel et culturel. Les deux associations sont des organisations non gouvernementales (ONG), sans but lucratif et d’utilité publique. Pro Natura a été fondée en 1909 et compte plus de 170'000 membres. Elle s’engage pour la protection de la faune et de la flore indigènes. Patrimoine suisse se mobilise depuis 1905 pour la sauvegarde des monuments historiques et des sites et totalise environ 27'000 membres et donateurs.
Contact
- Loredana Ventre, directrice de l’Écu d’or, 044 262 30 86, @email
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Photos à télécharger iciTallero d’oro 2023 – «Diversità naturale sulla porta di casa»
Anche in città e paesi c’è la natura. Ne abbiamo bisogno, anche se spesso non la notiamo. Non solo giardini, parchi e viali alberati, anche tetti, facciate e posteggi inverditi sono preziosi per la biodiversità e contribuiscono a un’aria fresca e pulita. È incredibile il numero di specie animali e vegetali che trovano rifugio e cibo in questi piccoli spazi verdi. Dove c’è molta natura, anche l’essere umano si sente bene. Acquistando il tallero d’oro 2023, ci aiutate a proteggere, valorizzare e mettere in rete la diversità naturale che abbiamo sulla porta di casa, e sostenete numerose altre
attività di Pro Natura e di Patrimonio svizzero.
Vantaggi anche per gli allievi
Della vendita del tallero non beneficia solo il patrimonio naturale e culturale svizzero, bensì anche gli allievi partecipanti: oltre a ricevere il sussidio didattico, possono trattenere 50 centesimi per la cassa scolastica per ogni tallero venduto.
Vendita in settembre
La vendita dei talleri tradizionali d’oro prodotti con latte intero biologico svizzero e cacao del commercio equo avrà inizio nel mese di settembre. L’iniziativa si terrà dal 4 settembre al 2 ottobre in Ticino, e da fine agosto a fine settembre nel resto della Svizzera. Da metà settembre i talleri saranno disponibili anche in tutta la Svizzera presso gli uffici postali.
La Vendita del Tallero è un marchio protetto per progetti di tutela della natura e del paesaggio. Dal 1946, Pro Natura e il Patrimonio Svizzero, due organizzazioni non governative (ONG) di pubblica utilità, si impegnano con la vendita del tallero a favore della conservazione del nostro patrimonio naturale e culturale. Pro Natura è stata fondata nel 1909 e vanta oltre 170'000 membri. Il suo operato è volto alla promozione e alla salvaguardia della flora e della fauna indigene. Il Patrimonio svizzero, che può contare su circa 27'000 membri e sostenitori, si occupa dal 1905 della conservazione di edifici storici e del paesaggio culturale.
Contatto:
- Loredana Ventre, Direttrice della Vendita del Tallero, 044 262 30 86 loredana.ventre@schoggitaler
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Le foto possono essere scaricatiDie Landschaftsinitiative begrüsst den Entwurf der UREK-N mehrheitlich
Der Vorschlag der Kommission sieht vor, die Zahl der Gebäude im Nichtbaugebiet zu stabilisieren. Das Stabilisierungsziel bedeutet, dass die Anzahl Gebäude ausserhalb der Bauzonen nicht mehr unbegrenzt steigen darf und auch die Bodenversiegelung abgesehen von gewissen Ausnahmen nicht mehr zunimmt. Damit nimmt die UREK-N eines der wichtigsten Anliegen der Landschaftsinitiative in abgeschwächter Form auf. Noch zu behandeln ist die Umsetzung, die entscheidend für die Zielerreichung sein wird.
«Gegenüber der Version des Ständerats sind die bisherigen Entscheide der Nationalratskommission – soweit bekannt – eine klare Verbesserung. Wenn die Vorschläge der Kommissionsmehrheit bis zur Schlussabstimmung Bestand haben und weitere Entscheide im Sinne des Stabilisierungsziels fallen, besteht eine echte Chance für eine effektive Verbesserung der gesetzlichen Grundlage für die Landschaft, den Kulturlandschutz, die Baukultur und die Biodiversität. Das Stabilisierungsziel würde jedoch unterlaufen, wenn mit den Minderheitsanträgen im Plenum zusätzliche Ausnahmen vom Grundsatz der Trennung von Bau- und Nichtbauzonen in jenem Ausmass erlaubt würden, wie sie der Ständerat im Juni 2022 beschlossen hatte», sagt Elena Strozzi, Geschäftsleiterin des Trägervereins Landschaftsinitiative.
Das Stabilisierungsziel ist entscheidend für Landschaftsschutz und Biodiversität; jede Schwächung des Ziels bedeutet auch mehr Verkehr und mehr Zerschneidungseffekte, welche zum Beispiel Wildtiere bedrohen.
Stabilisierungsziel nicht durch Ausnahmeregelungen gefährden
Im Gegensatz zum Ständerat hat die UREK-N die unklare Bestimmung Art. 8c 1bis gestrichen und damit der Umnutzung von Landwirtschaftsbauten Grenzen gesetzt. In der Vernehmlassung forderte dies nur ein einziger Kanton, und die Idee widerspricht zudem diametral den Zielen der 2012 angenommenen Zweitwohnungsinitiative.
Trotz dieser Verbesserung erlaubt der Gebietsansatz, den Kantone ausserhalb des Baugebiets Spezialzonen für Nutzungen zu bewilligen, die eigentlich in reguläre Bauzonen gehören. Immerhin will die Kommission ihn zum Beispiel auf Berggebiete beschränken. Die Landschaftsinitiative fordert den Nationalrat auf, Anträgen zu zusätzlichen gesetzlichen Schlupflöchern nicht stattzugeben. Dazu gehören insbesondere Anträge, die generell die Umnutzung nicht mehr benötigter landwirtschaftlicher Gebäuden in Wohnungen erlauben wollen.
Die Initiantinnen und Initianten der Landschaftsinitiative sind deshalb skeptisch gegenüber der knapp beschlossenen Ausnahme für Umnutzungen und Umbauten landwirtschaftlicher Gebäude in Art. 24c ohne Kompensationsvorschläge, und werden die genaue Formulierung des Artikels deshalb kritisch überprüfen.
Erfreulich ist der Entscheid bei Ersatzneubauten auf Abbruchprämien zu verzichten.
Valabler Kompromiss der UREK-N
«Das Parlament muss Landschaft, Biodiversität und Baukultur besser schützen. Der Verlust des Schweizer Kulturlands und die Verbauung durch die Hintertür müssen gestoppt werden», so Strozzi. Die Landschaftsinitiative trage diesem Ziel Rechnung. Die Initianten werden deshalb die Debatte im Nationalrat genau mitverfolgen, bevor sie über einen allfälligen Rückzug der Initiative entscheiden. «Klare Richtlinien aus der Politik sind gefragt. Der Schutz der natürlichen Ressourcen geht uns alle an und ist eine Frage der Schweizer Identität: Er ist nicht nur wichtig für die Natur, sondern auch für unser Wohlbefinden. Wir müssen jetzt reagieren, um unseren Erholungsraum auch für künftige Generationen zu bewahren», ergänzt Strozzi.
Wenn der Nationalrat den Entwurf seiner Kommission – soweit er heute bekannt ist – ohne wesentliche Abstriche übernimmt, geht dieser Kompromiss zur Erreichung der Ziele der Landschaftsinitiative in die richtige Richtung.
Kontakt:
- Pro Natura: Stella Jegher, Abteilungsleiterin Politik und Internationales, @email, 079 509 35 49
- BirdLife Schweiz: Jan Schudel, Projektleiter Politik, @email, 076 479 98 78
- Stiftung Landschaftsschutz Schweiz: Raimund Rodewald, Geschäftsleiter, @email, 079 133 16 39
- Kampagnenverantwortliche Landschaftsinitiative: Elena Strozzi, @email, 079 555 33 79
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Gemeinsame Medienmitteilung des Trägervereins Landschaftsinitiative
Titelbild © Nicolas Wüthrich
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L’Initiative paysage salue majoritairement le projet de la CEATE-N
La proposition de la Commission prévoit de stabiliser le nombre de bâtiments dans les zones non constructibles. L’objectif de stabilisation signifie que le nombre de bâtiments hors zone à bâtir ne doit plus augmenter indéfiniment et que l’imperméabilisation des sols ne doit plus non plus augmenter, sauf dans certains cas exceptionnels. La CEATE-N reprend ainsi l’une des principales revendications de l’Initiative paysage sous une forme atténuée. Il reste à traiter la mise en œuvre de cet objectif au moyen des plans directeurs cantonaux, qui sera décisive pour la réalisation de l’objectif.
« Par rapport à la version du Conseil des Etats, la proposition de la commission du Conseil national constitue – pour autant que l’on sache – une nette amélioration. Si les propositions de la majorité de la commission sont maintenues jusqu’au vote final, il existe une réelle chance d’améliorer efficacement la base légale pour le paysage, la protection des terres cultivables, la culture du bâti et la biodiversité. L’objectif de stabilisation serait toutefois contourné si des propositions de la minorité au plénum permettaient des exceptions supplémentaires au principe de séparation des zones constructibles et non constructibles dans la même mesure que celle décidée par le Conseil des Etats en juin 2022 », déclare Elena Strozzi, directrice de l’association de soutien de l’Initiative paysage.
L’objectif de stabilisation est décisif pour la protection des paysages et de la biodiversité ; tout affaiblissement de cet objectif signifie également plus de trafic et plus d’effets de coupure qui menacent par exemple la faune sauvage.
Ne pas compromettre l’objectif de stabilisation par des dérogations
Contrairement au Conseil des Etats, la CEATE-N a supprimé la disposition peu claire de l’art. 8c 1bis et a ainsi fixé des limites au changement d’affectation des bâtiments agricoles. Lors de la consultation, un seul canton l’a demandé, et l’idée est en outre diamétralement opposée aux objectifs de l’initiative sur les résidences secondaires adoptée en 2012.
Malgré cette amélioration, l’approche territoriale permet aux cantons d’autoriser, en dehors de la zone à bâtir, des zones spéciales pour des utilisations qui devraient en fait se trouver dans des zones à bâtir régulières. La commission veut tout de même la limiter aux régions de montagne, par exemple. L’Initiative paysage demande au Conseil national de ne pas donner suite aux propositions visant à créer des lacunes légales supplémentaires. Il s’agit notamment de propositions visant à autoriser de manière générale la transformation de bâtiments agricoles devenus inutiles en logements.
La décision de formuler de manière plus restrictive la proposition de primes de démolition pour les nouvelles constructions de remplacement est elle aussi réjouissante. Les initiantes et initiants de l’Initiative paysage sont donc sceptiques quant à l’exception décidée de justesse pour les changements d’affectation et les transformations de bâtiments agricoles à l’art. 24c, sans proposition de compensation, et examineront donc d’un œil critique la formulation exacte de l’article. La décision de renoncer à des primes de démolition pour les nouvelles constructions de remplacement est réjouissante.
Compromis valable de la CEATE-N
« Le Parlement doit mieux protéger le paysage, la biodiversité et le patrimoine bâti. Il faut mettre un terme à la perte des terres cultivables suisses et au bétonnage par la petite porte », a déclaré Strozzi. Selon elle, l’Initiative paysage tient compte de cet objectif. Le comité d’initiative suivra donc de près les débats au Conseil national avant de décider d’un éventuel retrait de l’initiative. « Des directives claires de la part des politiques sont nécessaires. La protection des ressources naturelles nous concerne tous et est une question d’identité suisse : elle est importante non seulement pour la nature, mais aussi pour notre bien-être. Nous devons réagir maintenant afin de préserver notre espace de détente pour les générations futures », ajoute Strozzi.
Si le Conseil national reprend le projet de sa commission – pour autant qu’il soit connu aujourd’hui – sans faire de concessions importantes, ce compromis pour atteindre les objectifs de l’Initiative paysage va dans la bonne direction.
Contact:
- Pro Natura : Stella Jegher, responsable Politique, @email, 079 411 35 49
- BirdLife Suisse : Jan Schudel, chef de projet Politique, @email, 076 479 98 78
- Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage : Raimund Rodewald, @email, directeur, 079 133 16 39
- Responsable de la campagne Initiative paysage : Elena Strozzi, @email,079 555 33 79
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Communiqué aux médias de l’association de soutien à l’Initiative paysage
Photo © Nicolas Wüthrich
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Wildpflanzen- und Kräutermarkt Breitenbach (SO)
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Breitenbach (SO), Eugen Saner Platz
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