Progetti

Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Une Fôret
28.03.2023 Forêt

Simplement une forêt

En Thurgovie, une forêt exploitée devrait redevenir sauvage, mais cela ne va pas sans certaines mesures.

La forêt de Burstel est une forêt thurgovienne typique. Beaucoup de résineux, quelques feuillus, plusieurs sources. Et, en cette journée humide et froide de janvier, beaucoup de boue sous l’épaisse couche de feuilles mortes. Rien d’extraordinaire, semble-t-il, si ce n’est que l’on commence déjà à voir çà et là ce que Markus Bürgisser escompte. Le chargé d’affaires de la section Pro Natura Thurgovie indique un endroit particulièrement escarpé dans le haut de la forêt, où des troncs sont couchés sur le sol, là où ils sont tombés. Recouverts de mousse, ils se décomposent lentement. «Voilà comment toute la forêt devrait devenir.»

Faire d’une forêt exploitée une forêt à l’état naturel n’était pas un projet que le biologiste avait prévu de longue date. «En 2019, j’ai lu dans la Feuille des avis officiels qu’une forêt était à vendre, presque 20 hectares. Pro Natura devait l’acheter. Et c’est ce qui s’est passé», raconte Markus Bürgisser.

Mais que fait-on avec 20 hectares? «Pour moi, le projet devait favoriser les espaces sauvages. J’avais en tête le Parc national et le principe de la dynamique naturelle.» Son enthousiasme transparaît, alors qu’il descend prudemment une pente glissante pour nous montrer une source intacte, l’un des joyaux de la forêt. 

Protéger les processus naturels, c’est laisser faire la nature. Cela signifie qu’un arbre n’est pas abattu, mais qu’il vieillit, qu’il meurt et que son bois mort sert de nouvel habitat aux champignons, aux insectes et aux oiseaux. Ou qu’un vieil arbre déraciné par le vent emporte d’autres arbres dans sa chute, ce qui crée une ouverture dans le couvert du peuplement par laquelle la lumière peut atteindre le sol où vont pousser de nouvelles plantes, tandis que des coléoptères et des champignons colonisent le bois mort ensoleillé. Et ainsi de suite.

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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Schutzgebiet Burstel
«Je dois aussi m’habituer au fait qu’il ne faut plus rien faire ici.»

Markus Bürgisser, chargé d’affaires de la section Pro Natura Thurgovie

Maintenant, patience ...

Un certain nombre d’interventions sont encore nécessaires avant que la forêt retrouve sa dynamique naturelle. «Nous voulons fermer certains chemins à travers la forêt pour qu’elle puisse reprendre ses droits. » Des panneaux informent les usagers – cavaliers, cyclistes et promeneurs – que ces chemins ne doivent plus être utilisés pour permettre à la forêt de s’y développer naturellement. Il est aussi prévu de favoriser certaines essences et d’abattre des épicéas et des douglas étrangers au site pour faire de la place aux arbres naturellement présents.

Pro Natura n’a pas décidé seule des mesures à prendre – ou à ne pas prendre. Un questionnaire en ligne a permis aux personnes intéressées de donner leur avis. Depuis, un plan de gestion a été établi pour la forêt de Burstel. Maintenant, patience: les résultats des mesures ne seront visibles que dans quelques années. «Je dois aussi m’habituer au fait qu’il ne faut plus rien faire ici», conclut Markus Bürgisser, en désignant une grande branche tombée sur le chemin que nous suivons.

Bettina Epper, rédactrice alémanique du Magazine Pro Natura.

Schutzgebiet Burstel
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Souhaitez-vous agir concrètement pour la nature? Informez-vous au sujet des prochaines missions nature. Vous en trouverez peut-être une faite pour vous.

Aletschwald
03.08.2023 Forêt

Les incendies de forêt, un défi vital pour l’être humain, plus que pour la nature

En juillet 2023, le feu a de nouveau ravagé une forêt en Valais. Alors que les incendies de forêt peuvent constituer une opportunité pour la biodiversité, ils présentent des dangers et de grands défis pour nous, les êtres humains. La fonction protectrice de la forêt est compromise. Pro Natura fait le point.

En juillet 2023, un incendie de forêt s’est déclaré à Bitsch, à l’est de Brigue, non loin de notre Centre Pro Natura d’Aletsch et de la réserve naturelle de la forêt d’Aletsch. L’incendie a détruit environ 100 hectares de forêt protectrice. Nos hôtes et le personnel de la Villa Cassel ont été évacués très tôt tout comme d’autres habitant·e·s. Il n’y a heureusement aucun blessé à déplorer, mais quelles sont les conséquences d’un tel incendie de forêt sur la nature?

Quel est le comportement de la faune et de la flore avant et durant l’incendie de forêt ?

Villa Cassel Jan Gürke
Centre Pro Natura d’Aletsch - La Villa Cassel

Les incendies de forêt entraînent des changements brusques et massifs des habitats. Les animaux de grande taille comme les cerfs ou les oiseaux sont mobiles et s’enfuient. Les amphibiens et certains animaux de petite taille s’enfoncent dans le sol ou se cachent sous des pierres ou dans des souches d’arbres. Quelques espèces d’insectes sentent déjà le feu à plusieurs kilomètres de distance et s’échappent à temps. D’autres petits animaux et insectes, ainsi que les arbres, lichens, mousses et champignons ne peuvent toutefois éviter l’événement.  

Après l’incendie

La forêt a complètement changé d’aspect. C’est une vision effrayante, mais ce n’est pas la fin de la forêt. Des études, réalisées par exemple après l’incendie de Loèche en 2003, ont démontré que la force de régénération de la forêt est considérable. De nombreuses espèces, comme certaines mousses, plantes herbacées, insectes et oiseaux, profitent de la surface temporairement plus ouverte et de l’importante offre en nutriments à court terme due aux cendres. Le bois mort offre un habitat essentiel à de nombreux insectes. Les espèces spécialisées qui aiment la lumière et la chaleur bénéficient alors de conditions optimales après un incendie. Avec le temps, un reboisement naturel s’opère avec l’arrivée d’abord d’espèces pionnières telles que le bouleau ou le saule. 

La fonction protectrice de la forêt mise à mal

Alors que la nature se remet rapidement d’un incendie, la fonction de protection qu’assurait la forêt fermée est temporairement perdue. Le versant peut devenir instable. Les avalanches ou les chutes de pierres ne sont plus retenues par les arbres, un grave danger pèse donc sur la population et le tourisme de la région. Il est encore impossible de cerner les conséquences de l’incendie de Bitsch sur le Centre Pro Natura d’Aletsch, situé à proximité et sur la réserve naturelle Pro Natura de la forêt d’Aletsch.

Chaleur, sécheresse et incendies de forêt en Suisse 

En raison de la crise climatique, les événements météorologiques extrêmes se multiplient. La sécheresse estivale toujours plus fréquente crée les conditions favorables aux incendies de forêt. Chaleur et sécheresse s’allient de plus en plus souvent. Cela ne va pas sans répercussions sur nos forêts. Les arbres adaptés à des conditions plus fraîches et humides ne peuvent plus faire face à la sécheresse et aux canicules. La croissance des arbres ralentit et ils s’affaiblissent. Lors de tempêtes, ils sont donc plus facilement arrachés et meurent plus tôt que la normale. Cette évolution est déjà perceptible dans certaines forêts. Les jeunes arbres, quant à eux, parviennent partiellement à s’adapter et les espèces xérophiles à en profiter.  

Incendies de forêt en Californie et dans le sud de l’Australie

Dans d'autres régions du monde, comme la Californie et le sud de l’Australie, certains écosystèmes dépendent du feu. Ils en ont besoin pour se développer. Les espèces qui y vivent ont adapté leurs stratégies à ces conditions extrêmes. Par exemple, quelques espèces d'arbres ont une écorce particulièrement épaisse ou se distinguent par une forte capacité à se remettre à bourgeonner depuis le tronc et les racines. Certaines plantes nécessitent la chaleur du feu pour ouvrir leurs cônes et permettre à leurs graines de germer sur les cendres riches en nutriments. En revanche, les forêts en Suisse ne sont que peu adaptées aux incendies de forêt. L'impact d'un incendie sur la nature en Suisse n’est pas comparable à celui des incendies de forêt aux États-Unis ou en Australie. 

Notre gestion du risque d’incendie de forêt

Un incendie est un événement grave pour la forêt et entraîne des changements pour la nature. Mais les conséquences pour l’être humain sont souvent plus dramatiques. Nous toutes et tous pouvons réduire le risque d’incendie de forêt. La majorité de ces incendies en Suisse est d’origine humaine et provoquée accidentellement. Tenez compte des messages d’alertes et des recommandations de comportement de la Confédération et des cantons.

Une mise en œuvre cohérente de mesures sur le plan de la politique climatique s’avère également nécessaire. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons lutter à long terme contre l’augmentation de la sécheresse et des phénomènes météorologiques extrêmes.

Aletschgletscher im Sommer 2020
Centre Pro Natura d’Aletsch

La Villa Cassel se trouve à 2000 mètres d’altitude, tout près de la réserve naturelle de la forêt d’Aletsch. Découvrez les arbres centenaires, avec vue sur l’impressionnant glacier d’Aletsch au cours d’une randonnée dans la forêt d’Aletsch. Si vous souhaitez obtenir davantage d’informations concernant la nature et la culture autour de la Villa Cassel, vous trouverez l’inspiration dans notre programme de la saison.

Chouette hulotte, Morges VD
21.05.2024 Protection des espèces

«J’apprécie l’interaction avec la faune sauvage»

Martine Rhyn travaille depuis cinq ans comme bénévole au Centre ornithologique de réadaptation de Genthod (GE), une structure qui prend soin des rapaces blessés, malades ou tombés du nid.

Martine Rhyn Tania Araman

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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Magazine Pro Natura: qu’est-ce qui vous a amenée à vous engager pour les oiseaux sauvages ?

Martine Rhyn: j’ai pris ma retraite assez tôt et j’avais envie de me rendre utile. Tant qu’on a la santé, cela me paraît essentiel. Et la nature a toujours fait partie de ma vie: j’ai notamment travaillé comme laborantine à Agroscope, dans l’équipe d’entomologie, je m’occupais de l’élevage d’insectes. Quant à l’ornithologie, ça m’a toujours intéressée. Le choix de Genthod me semblait naturel.

Et vous avez embrigadé votre mari dans l’aventure…

Oui, lui aussi aime être au contact de la nature. Et c’est agréable de partager une activité en couple. Sans compter que ça nous maintient en forme physiquement. Aujourd’hui, nous faisons partie des plus anciens bénévoles et nous travaillons au centre trois jours par semaine. On s’est pris au jeu et on ne s’en lasse pas !

Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans votre travail à Genthod?

J’apprécie beaucoup l’interaction avec la faune sauvage et je suis contente de pouvoir agir pour elle, à mon niveau. C’est toujours un sentiment très particulier de s’occuper d’oisillons, par exemple. Aussi, on en apprend toujours davantage sur les différentes espèces. Et le contact avec les autres bénévoles, qui viennent d’horizons très différents, est aussi enrichissant. Mais attention, il ne faut pas idéaliser le travail non plus.

Oiseau de proie Susi Schlatter
Y a-t-il des tâches plus rébarbatives ?

Pendant l’hiver, on reçoit moins de nouveaux oiseaux. On passe beaucoup de temps à nettoyer les nichoirs, ranger le matériel, etc. Ce qui peut d’ailleurs être aussi très satisfaisant: j’aime bien réfléchir à la meilleure manière d’aménager une volière.

Racontez-nous l’un de vos souvenirs les plus marquants au centre?

Il y en a tellement! Je me souviens par exemple de la première chouette que j’ai tenue entre mes mains, peu de temps après mes débuts ici. À l’époque, on pouvait parrainer les oiseaux et mon mari et moi avions baptisé celui-ci Charlotte. Nous avons eu le plaisir de la relâcher dans les bois de Jussy, ça aussi c’était une première pour nous. Malheureusement, l’histoire s’est mal terminée…

Comment cela?

Quinze jours après le lâcher, on nous a ramené Charlotte, elle s’était prise dans des fils barbelés. Nous avons dû l’euthanasier. Il faut savoir que la plupart des oiseaux qui arrivent au centre ont été blessés à cause de l’humain, essentiellement par des voitures ou des baies vitrées. D’autres ont été empoisonnés par des produits phytosanitaires. Nous avons quand même la satisfaction de pouvoir en sauver la majorité. L’an dernier, environ 60% de nos rapaces ont été relâchés.

Assurez-vous ensuite un suivi?

Non, aujourd’hui, les oiseaux dont nous nous occupons ne sont plus bagués. C’est un peu frustrant de les envoyer dans l’inconnu. On peut juste espérer que tout se passe bien pour eux!

TANIA ARAMAN, rédactrice pour le magazine Pro Natura.

Forêt mixte du Plateau suisse
04.01.2024 Forêt

«Le problème, c’est la rapidité du changement climatique»

Harald Bugmann, professeur d’écologie forestière à l’EPFZ, observe les premiers signes du réchauffement climatique dans la forêt. L’écosystème forestier peut s’adapter, mais risque de ne plus remplir des fonctions qui nous sont vitales.
Magazine Pro Natura: comment se porte la forêt suisse?

Harald Bugmann: dans l’ensemble, assez bien. Car nous la gérons de façon durable, en utilisant des méthodes plutôt douces. Mais les effets du changement climatique sont déjà visibles, on perçoit plusieurs signaux d’alarme.

Lesquels?

La phénologie se modifie, avec par exemple un allongement de la période de végétation. La germination commence plus tôt, la chute des feuilles survient plus tard. Depuis 2018, les événements clima- tiques extrêmes se succèdent à une fré- quence accrue, notamment les sécheresses. C’est très probablement une conséquence du changement climatique. Si cela devient la norme, ça n’est pas très réjouissant.

Que voulez-vous dire par là?

Le changement climatique induit par l’être humain est extrêmement rapide et d’une ampleur considérable. La forêt peut s’y habituer, mais elle aura de plus en plus de mal à remplir des fonctions qui nous sont pourtant vitales, comme le stockage du carbone, la production de bois, la bio- énergie, la protection contre les dangers naturels en montagne. Par ailleurs, nous ne pourrons plus l’utiliser pour les loisirs.

Que pouvons-nous faire par rapport à cette évolution?

Nous pouvons couper plus tôt les essences menacées, comme les épicéas du Plateau suisse, et créer ainsi des trouées de lumière qui permettront à la forêt de se régénérer. Toutefois, en de nombreux endroits, les énormes effectifs de gibier compliquent cette tâche qui devient très coûteuse. Nous devons aussi nous demander si les jeunes arbres qui apparaissent naturellement sont ceux que nous souhaitons voir atteindre leur maturité dans cinquante ans. Dans le cas contraire, il faut réfléchir aux essences à planter.

Quelles sont ces essences?

Sur le Plateau, il s’agit par exemple du tilleul à petites feuilles, de l’érable plane et du chêne. Ils supportent bien la sécheresse. Mais le hêtre garde de bonnes perspectives de survie sur les sols les plus propices.

Et qu’en est-il des résineux?

L’épicéa ne résiste pas à la sécheresse et il est très vulnérable aux scolytes. On ne peut plus sérieusement envisager de le cultiver en moyenne et basse altitude. Plus haut, à l’étage subalpin, il pourra conti- nuer encore longtemps à jouer un rôle. Concernant le sapin, les avis sont partagés. Je suis moi-même convaincu qu’il a un grand potentiel pour l’avenir. Quant au douglas, même si n’est pas une essence in- digène, sa présence à 10–20% dans une forêt mixte peut être pertinente. Toutefois, il ne s’agit en aucun cas d’importer et de planter sans réfléchir des arbres exotiques sur de vastes surfaces. Cela peut s’avérer catastrophique.

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Buchenmischwald Naturschutzgebiet Horngraben BS
Comment aider la forêt
  • Favoriser la dynamique naturelle.
  • Conserver et favoriser la biodiversité.
  • Procéder à un rajeunissement naturel avec des essences indigènes aussi diversifiées que possible et adaptées à la station.
  • Pratiquer une sylviculture proche de la nature.
  • Développer, garantir et indemniser les réserves forestières ainsi que les sites forestiers rares tels que les forêts humides et sèches, les forêts alluviales et les forêts de feuillus clairsemées.
  • Relier les forêts entre elles dans un réseau écologique.
  • Créer suffisamment de zones de tranquillité pour le gibier.
  • Là où le gibier cause des dommages du point de vue humain, autoriser la régulation, de préférence dans le cadre de processus naturels.
  • Se détendre en forêt en respectant la faune et la flore.
Le changement climatique a-t-il déjà un impact notable sur les différents étages de la végétation?

Il y a vingt-cinq ans, lorsque j’ai commencé à travailler en forêt, peu de gens se préoccupaient du changement climatique. Il allait de soi qu’en montagne, à l’étage des sapins et des épicéas, on ne trouvait pas de hêtres. D’ailleurs, on ne prenait même pas la peine de vérifier. À présent, nous en observons. Les remarquons-nous uniquement parce que nous nous attendons désormais à les trouver à ces altitudes? Leur présence à cet étage est-elle vraiment une nouveauté? Ou étaient-ils déjà là avant, sans que nous n’y prêtions attention? À mon sens, ces phénomènes indiquent quand même que la limite de propagation des essences se déplace vers le haut et beaucoup d’études scientifiques confirment cette hypothèse.

Le risque d’incendies de forêt va-t-il augmenter?

Oui, les feux de forêt vont devenir un sujet de préoccupation également au nord des Alpes. Après le canton de Glaris, ils ont frappé le Jura soleurois cette année. Nous n’y sommes pas habitués. Pour la forêt, ce n’est pas vraiment un problème. Effectivement, ces feux profitent à la biodiversité. Ils créent des niches pour des organismes qui n’auraient aucune chance de survie dans une forêt trop sombre.

Pouvez-vous décrire la forêt du futur?

Impossible, car cela dépendra de nous. Si nous réussissons à réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre, les dégâts seront limités. Dans le cas contraire, nous nous trouverons dans une situation inédite. Nous devrons faire face à des changements d’un ordre de grandeur jamais vus auparavant en un temps si court.

En d’autres termes, l’avenir de la forêt est entre nos mains?

Oui, c’est à nous de jouer. Jusqu’en février 2022, j’étais très optimiste, je pensais que nous avions la capacité de changer de cap. Mais avec les bouleversements géopolitiques récents, je constate que tous les pays se focalisent sur leurs intérêts à court terme. La réduction des émissions n’est plus une priorité à l’agenda politique.

BETTINA EPPER est rédactrice du Magazine Pro Natura.

Comment Pro Natura aide la forêt
Les réserves forestières permettent un développement naturel de la forêt. Grâce à une forte proportion de vieux bois et de bois mort, elles offrent un habitat à une grande diversité d’espèces. Pro Natura protège depuis plus de cent ans des sites naturels en Suisse, dont de nombreuses forêts comme la Combe Grède (BE), le Val Onsernone (TI), le Burstel (TG) ou la forêt d’Aletsch (VS).

La forêt, c'est plus que des arbres - beaucoup plus!

«Je filtre, tu bois»

Face aux enjeux liés à l’eau potable, la protection des eaux souterraines est une nécessité. Les forêts jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau potable: les eaux souterraines issues des bassins versants forestiers présentent le plus souvent une qualité telle qu’elles peuvent être consommées sans traitement préalable.
Dans ce contexte, la Chambre des Bois de l’Ouest Vaudois, en collaboration avec le Groupement forestier de la Serine AGFORS et le soutien de l’État de Vaud et de la Confédération, a élaboré des outils pratiques permettant de concrétiser un partenariat entre les propriétaires forestiers et les distributeurs d’eau potable visant à garantir la qualité des eaux et à renforcer le cadre légal.

La boîte à outils mise à disposition (www.jefiltretubois.ch) est constituée de plusieurs documents permettant d’établir un partenariat. Elle propose un catalogue de mesures préventives de gestion à appliquer dans les zones de protection des eaux souterraines en forêt, la méthode de calcul de la perte de rendement ou des surcoûts engendrés, un contrat type, des propositions de supports de communication et des textes, à intégrer dans la planification forestière, sur les mesures particulières de gestion des zones de protection des captages.

Les conventions établies sur une base volontaire permettent au monde forestier d’être reconnu comme un acteur à part entière du cycle de l’eau et de valoriser un service écosystémique de la forêt.
François Godi

L’air frais de la forêt pour lutter contre la canicule

La forêt est un climatiseur naturel. La ville de Baden veut en faire bénéficier ses habitants avec son projet «Kühlwald» (forêt rafraîchissante), le premier de ce type en Suisse. Pour échapper aux trop fortes chaleurs estivales, il suffit de se réfugier en forêt: la canopée y offre un ombrage bienvenu. La sensation de fraîcheur est due à la transpiration des plantes, qui diffusent une humidité constante et refroidissent l’atmosphère.

La ville de Baden (AG) souhaite mettre à profit cette propriété rafraîchis- sante en redirigeant, la nuit, les courants froids de la forêt vers la ville par le biais de corridors. «L’idée nous a été donnée par un de nos garde forestiers, qui a constaté que même pendant les nuits de canicule, une brise agréablement fraîche souffle dans certaines zones de la forêt», explique Georg von Graefe, forestier en chef de Baden. En étudiant les courants d’air froid sur les relevés climatiques du canton, Georg von Graefe s’est demandé s’il était possible de les guider dans une direction précise. «Il s’agit simplement de profiter du phénomène physique qui veut que l’air frais descende et s’écoule au ras du sol, en canalisant ce flux à travers des corridors. Nous ne produisons rien, nous n’ajoutons rien, nous ne faisons que donner une orientation.»

En guise d’expérience, quatre corridors de 30 à 100 mètres de longueur sur 20 à 30 de largeur ont été ouverts, dans le cadre de l’exploitation normale de la forêt, en direction de la résidence pour seniors de Kehl. Vingt-deux capteurs ont mesuré la température sur une année, avant et après les coupes. Un effet rafraîchissant réel a été constaté par les résidents et les habitants des alentours. Georg von Graefe attend avec impatience les résultats de l’analyse des mesures, prévus pour début 2024.
Bettina Epper

Im Wald
04.01.2024 Forêt

Comment la forêt influence le climat

Depuis des décennies, la forêt suisse absorbe plus de CO2 qu’elle n’en émet. Cet effet de puits de carbone ne compense que 5% de nos émissions annuelles. On s’interroge dès lors sur les moyens d’augmenter ce potentiel. Mais une chose est sûre : seule, la forêt ne peut pas sauver le climat.

L’été dernier, La Poste a créé la surprise en annonçant l’achat d’une forêt de 2 400 hectares dans le Land allemand de Thuringe, pour la coquette somme de 70 millions d’euros. Le but du géant jaune? Atteindre la neutralité climatique d’ici à 2040, un objectif inatteignable sans stockage de carbone. En effet, en dépit des toits solaires, des nouvelles enveloppes de bâtiments, des véhicules électriques, etc., 1% des émissions sont inévitables (124 000 t CO2/an). Grâce à la forêt de Thuringe, La Poste veut compenser près de 9 000 tonnes de CO2 par an. 

Les médias et les politiques ont fustigé le projet, le qualifiant de greenwashing. Le principal reproche: la capacité de stockage en CO2 de cette forêt est déjà prise en compte dans le bilan climatique de l’Allemagne. Harald Bugmann, professeur d’écologie forestière à l’EPFZ et coauteur de plusieurs rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), conteste cette appréciation sans nuances: «Ce qui est déterminant, c’est la manière dont cette forêt est gérée et dont le bois récolté est utilisé.»  

Les forêts stockent du carbone dans le bois et dans le sol. Sur l’ensemble de leur processus de vie, elles sont neutres pour le climat, car le carbone stocké est libéré dans l’atmosphère sous forme de CO2 quand le bois se décompose. Sur une période plus courte, les forêts peuvent toutefois servir de puits de carbone, lorsqu’elles absorbent plus de CO2 qu’elles n’en libèrent. C’est le cas de la forêt suisse depuis le 19e siècle, époque à laquelle on a commencé à reboiser après une longue période de surexploitation. Depuis, le volume de bois augmente et la surface forestière s’agrandit. Au cours des deux dernières décennies, elle s’est accrue chaque année d’une surface équivalente à celle du lac de Bienne. 

La forêt suisse: un puits de carbone 

Wald Combegrede Raphael Weber
Réserve naturelle de Combe-Grède

Compte tenu de son âge, il faudra encore de nombreuses décennies pour que la forêt suisse devienne finalement une source de CO2, lorsque les vieux arbres mourront – à condition bien sûr que les graves sécheresses, les ouragans, les incendies et les parasites ne la ravagent pas prématurément. Mais la manière dont la forêt évolue dépend également de sa gestion. Dans la plupart des régions (à l’exception du Plateau), on coupe depuis longtemps moins de bois qu’il n’en pousse. Ainsi, le stock augmente chaque année d’environ 1,5 million de mètres cubes. De même, la litière au sol et le sol forestier lui-même stockent depuis des années plus de carbone qu’ils n’en libèrent. 

De fait, la forêt suisse réduit la teneur en CO2 de l’atmosphère d’environ 2,5 millions de tonnes par an. À première vue, ce chiffre peut sembler considérable. Mais en réalité, ce puits de carbone ne représente que 5% de nos émissions annuelles de gaz à effet de serre, sans même compter les importations et le trafic aérien. 

Libre développement ou exploitation accrue?

Dem Wald freien Lauf lassen Raphael Weber

Les milieux politiques et économiques cherchent actuellement des solutions pour augmenter la capacité de la forêt à protéger le climat. L’idée de laisser la forêt se développer le plus librement possible et de maximiser les réserves de bois fait son chemin. Cependant, Harald Bugmann n’y croit pas trop: «Pour le climat, il serait préférable de réduire les réserves, de maintenir durablement la forêt à un taux d’accroissement très élevé et d’introduire le bois dans le circuit économique. Il devrait y rester le plus longtemps possible et être utilisé à plusieurs niveaux, par exemple sous la forme de poutres de charpente, puis de panneaux agglomérés, puis de panneaux agglomérés recyclés et enfin de bois de chauffage.» C’est d’ailleurs la stratégie poursuivie par La Poste suisse avec sa forêt de Thuringe. 

En effet, le carbone reste fixé dans une poutre de charpente pendant une longue période. Mais surtout, le bois peut remplacer différents matériaux de construction et combustibles dont la production et le transport émettent nettement plus de CO2 (effet de substitution). En règle générale, 1 mètre cube de bois permet d’économiser environ 700 kilos d’émissions de CO2 lorsqu’il est utilisé comme matériau de construction et environ 600 kilos de CO2 lorsqu’il est utilisé pour produire de la chaleur ou de l’électricité (à la place du pétrole ou du gaz). «La performance du bois en matière de protection du climat est d’autant plus élevée qu’il permet de nombreuses substitutions», explique Harald Bugmann. Il est donc nécessaire de développer l’économie circulaire.

Responsable du groupe Analyse des ressources à l’Institut fédéral de recherche WSL, Esther Thürig estime elle aussi que cette stratégie est plus prometteuse et moins risquée qu’un développement libre des forêts. «Les vieilles forêts étant moins résistantes aux maladies et aux tempêtes, de vastes territoires forestiers pourraient être mis à mal», écrit-elle dans un article de la revue Zürcher Wald (4/2022), en rappelant qu’en 1999, l’ouragan Lothar avait brièvement transformé la forêt suisse en source de CO2. Avec le changement climatique, les tempêtes de cette amplitude mais aussi les longues périodes de sécheresse, les feux de forêt et les attaques d’organismes nuisibles se répéteront plus souvent. Selon Esther Thürig, la forêt suisse «peut aussi mieux s’adapter aux futures conditions climatiques grâce à une exploitation accrue du bois et à la plantation ciblée de nouvelles essences». À cet égard, il est important, ajoute Elena Strozzi, responsable de la politique forestière chez Pro Natura, que «le rajeunissement naturel puisse être obtenu avec des essences indigènes aussi diversifiées que possible et adaptées au site».

Une chance pour la faune et la flore thermophiles

Wald im Val Marcri Raphael Weber

Toutefois, réduire les réserves de bois pourrait avoir des conséquences néfastes sur la biodiversité. De nombreuses espèces d’animaux, de lichens, de mousses et de champignons sont tributaires des vieux arbres et du bois mort. «Certes, fixer le CO2 dans le bois de construction et de chauffage est positif», estime Elena Strozzi. «Mais cela ne doit pas primer sur la préservation de la biodiver­sité en forêt.» Harald Bugmann rechigne également à opposer la protection du climat à celle de la biodiversité. «Les réserves forestières, les arbres-habitats et les îlots de vieux bois restent indispensables, il ne faut pas y renoncer.» Il estime toutefois qu’une réduction des stocks de bois pourrait avantager d’autres espèces forestières rares: «Les plantes thermophiles et les papillons dépendant de forêts ouvertes et clairsemées pourraient profiter d’une réduction des réserves forestières. La Suisse manque de forêts clairsemées. Nous devrions en créer davantage.»

NICOLAS GATTLEN est reporter pour le Magazine Pro Natura.

Un forêt
La forêt: un milieu naturel très sollicité

La forêt est un paradis pour les plantes et les animaux. Parallèlement, les surfaces forestières doivent remplir de multiples fonctions: de la production de bois au filtrage de l’air et à la fixation du CO2, en passant par la fonction de détente. Pro Natura milite pour que les besoins des animaux et des plantes vivant en forêt ne soient pas oubliés.

Waldreservat Matthias Sorg
12.12.2025 Forêt

Préserver les forêts pour sauvegarder la biodiversité

Les organisations de protection de l’environnement saluent la nouvelle stratégie pour la forêt et le bois 2050, qui préserve la diversité naturelle de la forêt et la renforce dans ses multiples fonctions: espaces de loisirs et de détente, purification de l’air et de l’eau, protection contre l’érosion et les crues. Les projets politiques qui menacent le maintien des surfaces forestières doivent être catégoriquement rejetés. Une forêt à Neuchâtel ne peut pas être compensée dans le Val Maggia.

Du point de vue des organisations de protection de la nature Pro Natura, BirdLife Suisse et WWF Suisse, la stratégie intégrale pour la forêt et le bois 2050 adoptée aujourd’hui par le Conseil fédéral constitue une bonne base pour continuer à préserver la forêt en tant que milieu naturel et secteur économique. Elles saluent en particulier le fait que la préservation de la surface forestière et la promotion de la biodiversité en forêt aient été inscrites comme des aspects centraux et que l’économie forestière et du bois soutienne également cette stratégie. 

Les forêts du Plateau sont déjà en recul

La forêt héberge près de 40% des espèces indigènes. Elle purifie l’eau et l’air, stabilise le sol, atténue les effets du changement climatique et offre des espaces de loisirs et de détente. Compte tenu de la forte pression politique, climatique et sociétale qu’elle subit aujourd’hui, il est urgent de promouvoir sa biodiversité ainsi que ses nombreux bienfaits pour les humains.

Pour cela, il est essentiel de préserver la superficie forestière, comme le préconise la nouvelle stratégie. Les forêts reculent déjà dans le Jura et sur le Plateau, alors même que leur présence y est cruciale, en tant que milieu naturel et zones de loisir à proximité des villes. La plupart des cantons du Plateau ont des limites forestières statiques. Cela signifie que leurs forêts ne peuvent plus s’étendre, mais seulement diminuer sous l’effet des déboisements. Or ce phénomène a tendance à augmenter, car ces surfaces sont toujours plus convoitées. Contrairement à ce que prétendent certains projets politiques, l’expansion des forêts dans les Alpes ou leur revitalisation à d’autres endroits ne compenseront jamais leur disparition sur le Plateau. Après un déboisement à Neuchâtel ou à Baden, la population locale, la faune et la flore ne peuvent pas être transportées dans une forêt du Val Maggia. La forêt est physiquement liée à un site et ne peut pas être compensée ailleurs.

Menaces de coupes budgétaires

La conservation des surfaces forestières doit s’accompagner de mesures pour promouvoir leur qualité. Or le programme de coupes budgétaires de la Confédération fait redouter des pertes dans les fonds alloués à la biodiversité en forêt. Ces montants servent concrètement à favoriser le vieux bois et le bois mort, les essences rares, les forêts de chênes ou les forêts claires.

Tous les acteurs concernés doivent se hâter de mettre en œuvre la nouvelle stratégie et combattre avec détermination les tentatives pour l’affaiblir, afin de sauvegarder la biodiversité et l’étendue des surfaces forestières, en particulier sur le Plateau et dans le Jura.

Informations complémentaires

Contacts :

  • Pro Natura: Elena Strozzi, cheffe de projet Politique forestière et aménagement du territoire, tél. 079 555 33 79, @email

  • WWF Suisse: Pierrette Rey, porte-parole, tél. 079 662 47 45, @email 

 

Ulteriori informazioni

Info

Communiqué commun de WWF Suisse, BirdLife Suisse et Pro Natura

Bords de routes forestières

Bor­ds de routes forestières

Auenwald an der Birs
12.06.2025 Forêt

Un changement inutile de système met en péril les forêts suisses

Le Conseil national a décidé aujourd'hui d’un changement de système hasardeux en adoptant la motion Würth. Périlleuse et superflue, celle-ci vise à assouplir la compensation de défrichement et abandonner 150 ans de préservation de la couverture forestière, rendant inéluctable une réduction de sa superficie sur le Plateau suisse.

Depuis près d’un siècle et demi, la loi sur les forêts assure leur conservation et leur surface. Après un défrichement, la même surface doit donc être reboisée. Selon un sondage de la Confédération, ce principe reflète clairement la volonté de la population suisse (78% en faveur du reboisement systématique). Avec l’adoption de la motion «Compensation du défrichement. Pour plus de flexibilité», la préservation de la forêt est fondamentalement affaiblie.

Défricher sans reboiser deviendra-t-il la norme?

Selon la motion du conseiller aux États saint-gallois Benedikt Würth, au moins 50% de la surface forestière défrichée devrait désormais être compensée par la valorisation de la forêt existante plutôt que par un reboisement. Du point de vue de la sylviculture et de la protection de la nature, ce changement de système s’avère dangereux, car il néglige la préservation de la forêt suisse et laisse le champ libre à sa destruction. «Après 150 ans d'engagement fructueux en faveur de la protection et de la promotion de la forêt, cela ouvrirait la voie au défrichement de surfaces forestières sans obligation de les remplacer», s’indigne Elena Strozzi, responsable de la politique forestière chez Pro Natura.

Le moment est particulièrement mal choisi. Les forêts suisses sont sous pression en raison du dérèglement climatique et de l’utilisation des sols, comme le souligne le dernier Rapport forestier 2025 de l’OFEV. La superficie forestière est en recul sur le Plateau et dans le Jura. De nombreux cantons du Plateau ont déjà défini des limites forestières autour de leurs forêts. Dans ces zones, la couverture boisée ne peut plus s’étendre, mais seulement reculer. «C'est précisément dans ces cantons qu’auront lieu la plupart des défrichements», relève Elena Strozzi. «Sans compensation, une nouvelle diminution de la superficie forestière est inévitable.»

Des exceptions au reboisement existent déjà

La loi actuelle sur les forêts prévoit déjà des exceptions en matière de compensation de défrichement. Pour les représentants de l’économie forestière, cette réglementation a fait ses preuves. L’assouplissement de la loi sur les forêts sert donc unilatéralement les intérêts de la construction et de l’agriculture – au détriment de la forêt et des forestiers. En revanche, les défis urgents auxquels sont confrontées nos forêts, tels que l’adaptation au changement climatique, leur régénération, les populations de gibier, les coupes budgétaires et la capacité de stockage du CO2, sont ignorés. Afin de garantir à l’avenir les fonctions importantes que remplit la forêt en tant qu’habitat, lieu de détente, source de bois, régulation du climat et des précipitations, il est impératif de préserver sa superficie et sa répartition géographique.

Informations complémentaires:

Contacts :

  • Elena Strozzi, cheffe de projet Politique forestière et aménagement du territoire, tél. 079 555 33 79, @email
  • Leo Richard, chef de projet campagnes et communication, tél. 079 378 37 11, @email
     
Ballenberg, Freilichtmuseum der Schweiz
09.07.2025 Agir

Coopération: Museum der Kulturen et Ballenberg

Les membres Pro Natura en profitent

Nos membres peuvent bénéficier de deux nouvelles coopérations avec le Museum der Kulturen Basel et le musée en plein air de Ballenberg.

Museum der Kulturen Basel

L’exposition «Vivant – bien plus que des mondes humains» du Museum der Kulturen Basel montre comment les relations entre les hommes et leur environnement peuvent être repensées et nouées. En coopération avec Pro Natura, la Journée pour les familles du 24 août sera consacrée aux arbres.

Pro Natura sera présente avec un stand qui fournira des informations sur la protection de la nature et la biodiversité en Suisse. L’entrée est gratuite pour les familles.

Réduction: En tant que membre Pro Natura, profitez de prix d’entrée réduits jusqu’à fin 2026: deux personnes ne paient ensemble qu’une seule entrée, et seule l’une des deux personnes a besoin d’une carte de membre Pro Natura.

Familientag Leben der Bäume
24 août 2025: Journée pour les familles – «Vivant – bien plus que des mondes humains»

En savoir plus sur la Journée pour les familles: «Vivant – bien plus que des mondes humains».

Musée Suisse en plein air Ballenberg

Si vous souhaitez vous imprégner davantage de l’atmosphère des musées tout en restant à l’extérieur, nous vous recommandons le musée en plein air de Ballenberg, qui se concentrera cette année et l’année prochaine sur le thème de la biodiversité.

Réduction: Réduction de 25% sur le prix d'entrée normal au Musée suisse en plein air Ballenberg pendant la durée du thème annuel «La biodiversité – Le Ballenberg en fleurs» (saisons 2025 et 26)

Ballenberg Ziege und Schafe
Musée Suisse en plein air Ballenberg

En savoir plus sur l’exposition annuelle consacrée à la biodiversité

Lebensraum Wiese
laufende Projekte

Aktuell fördern wir mit über 250 Projekten die Natur und die Artenvielfalt in allen Regionen der Schweiz. Dies ist nur dank Spenden und Mitgliederbeiträgen möglich. Herzlichen Dank für Ihre Unterstützung.

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