Progetti

Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Vaud

Réserve naturelle «Marais des Monod près de Pampigny»

© Benoît Renevey

Une grande variété de milieux se rencontre dans le Marais de Monod: des aulnaies inondées, des roselières en partie colonisée par des saules et des buissons, prairies humides, le cours du Veyron avec ses rives, ses méandres et ses bras mort.

La réserve d’ En Muraz – Praz Mentaux se situe sur la commune de Montricher, dans la zone alluviale des Monod. Elle a été créée grâce à la fondation Pierre Bataillard. En collaboration avec le Service des forêts, des étangs en forme de méandres ont été creusés pour y favoriser les batraciens et les insectes aquatiques. Date de création: 1963, agrandie en 2008.

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Dettagli sulla riserva naturale

Accesso

De la gare de Morges, se rendre en train à Ballens ou en car postal à Mollens. Des parcours balisés traversent le Marais des Monod et se poursuivent jusqu'à Apples.

Vue sur le glacier d'Aletsch
Réserve naturelle

Offres de nos centres nature pour les écoles

Vous planifiez une excursion, une sortie ou un camp avec votre classe? Les Centres Nature Pro Natura proposent un large éventail d’activités didactiques, de visites guidées et d’expositions. Partout en Suisse, vos élèves auront un aperçu unique sur la nature.

Les rencontres et les possibilités d’apprentissage extrascolaire font l’objet d’une attention particulière dans les programmes et les plans d’études actuels. Pro Natura facilite un contact direct entre la nature, les enseignant·e·s et leurs classes, que ce soit à proximité de l’école, au bord d’un ruisseau ou dans un centre nature d’une région.

Les lieux d’apprentissage extrascolaires tels que les réserves naturelles ou les centres Pro Natura proposent des expériences directes dans la nature, des apprentissages et des découvertes authentiques. Ils offrent des activités didactiques telles que des visites guidées, des sentiers didactiques ou des expositions, et dispensent tout une gamme de matériel pédagogique.

Centre Pro Natura de Champ-Pittet

La Grande Cariçaie est le plus grand marais lacustre de Suisse. La région est particulièrement bien adaptée à une sortie de classe, que cela soit sous forme d’une visite guidée ou d’une balade le long d’un de nos sentiers didactiques.

L’équipe d’animatrices et d’animateurs de Champ-Pittet vous propose un panel de visites guidées adaptées à l’âge et au niveau de vos élèves. Deux sentiers didactiques n’attendent plus que d’être découverts par les plus jeunes.

En cas de mauvais temps, notre exposition interactive offre une excellente alternative aux activités d’extérieur. 

Vous trouverez de plus amples informations sur notre site

Blick auf das Pro Natura Zentrum Champ-Pittet Pro Natura
Vue sur le Centre Pro Natura de Champ-Pittet.

Centre Pro Natura d’Aletsch

Le plus long glacier des Alpes et les plus vieux arbres de Suisse: deux points forts du patrimoine naturel mondial de l’UNESCO Alpes suisses Jungfrau-Aletsch.

Dans cette nature unique en son genre, notre but est de vous offrir une journée découverte inoubliable. Vous pourrez observer la nature, la toucher et apprendre à la connaître. 

Nous proposons aux classes et autres groupes un programme passionnant de randonnées guidées.

Vous trouverez de plus amples informations sur notre site

Blick auf das Pro Natura Zentrum Aletsch Matthias Sorg
Vue sur le Centre Pro Natura d’Aletsch.
Plan d'eau et végétation des marais de Guin
Friburgo

Réserve naturelle des marais de Guin

Cet ensemble marécageux, constitué de 6 sites et dont la formation a débuté il y a près de 15'000 ans, a risqué de disparaître durant le XXe siècle.

Les marais de Guin ont subi d’importantes perturbations au cours du XXe siècle. La tourbe de ces marais, qui a mis plusieurs milliers d’années à se former, fut exploitée de manière intensive pendant la Deuxième Guerre mondiale pour pallier le manque de charbon. Il en a résulté l’apparition de plusieurs plans d'eau et la colonisation du milieu par des arbres et arbustes. Dans les années 70, l’utilisation d’une partie des marais comme décharge et pour l’élevage de poissons, ainsi que la construction de l’autoroute A12 eurent également de gros impacts sur ce milieu naturel.

Afin d'assurer la conservation de ce milieu humide exceptionnel et des nombreuses espèces végétales et animales qui en dépendent, les marais de Guin sont protégés depuis 1975. La commission de gestion des marais, dans laquelle siège Pro Natura, planifie en collaboration avec le Service de la nature et du paysage des mesures d'entretien ciblées et les aménagements nécessaires. Ces mesures visent à garantir la préservation du milieu naturel tout en maintenant l'attrait du site pour le public.

Ulteriori informazioni

Info

Hauts et bas- marais, prairies humides, forêt. Habitat de nombreuses plantes et insectes des milieux humides, ainsi que de 7 espèces d'amphibiens.

Tenir les chiens en laisse, ne pas quitter les chemins, ne pas faire de feu.

Dettagli sulla riserva naturale

Accesso

A pied depuis Fribourg en passant par le viaduc de Grandfey ou à pied depuis Guin/Düdingen.

Servizi sul luogo

Un sentier botanique traverse les marais et en présente 60 espèces végétales typiques.

Les plans d'eau des Overesses vus du ciel
Friburgo

Réserve naturelle des Overesses

La végétation et les plans d’eau de la réserve des Overesses cachent une grande diversité. Pour la préserver, d'importants travaux ont été réalisés en 2016.

L’atmosphère paisible de cette ancienne gravière située à Villarepos attire un grand nombre d'espèces animales. Les boisements sont appréciés par de nombreux oiseaux et le Chevreuil ou encore l’Hermine peuvent être aperçus dans les prairies bordant la réserve. En tant que milieu humide, le site revêt une grande importance pour les amphibiens. Le Sonneur à ventre jaune, mais aussi le Triton alpestre, le Triton palmé, le Crapaud calamite et d‘autres espèces viennent s‘y reproduire chaque printemps, tout comme l'inoffensive Couleuvre à collier.

Un boisement alluvial rare

Les infiltrations du ruisseau parcourant le terrain rendent le sol particulièrement humide à l'est de la réserve. Le sol spongieux et gorgé d'eau a favorisé la croissance de nombreux Aulnes noirs, caractéristiques de ce type de milieu. Bien que devenues rares en Suisse, les aulnaies noires recèlent cependant une richesse biologique exceptionnelle.

Une revitalisation nécessaire

Le sol plus sec du reste de la réserve est parsemé de plusieurs plans d'eau de tailles variées. Ceux-ci sont cependant menacés par la croissance de la végétation aquatique et le dépôt de sédiments qui conduisent progressivement à leur comblement. Sans intervention, ces petits étangs disparaîtraient, et avec eux l’habitat des espèces venant se reproduire sur le site.

D’importants travaux de valorisation ont été réalisés dès l'automne 2016. Ils ont consisté notamment à revitaliser les plans d'eau existants et à créer de nouveaux étangs qui peuvent être mis en eau de façon temporaire, ce qui facilite leur entretien. L’embuissonnement menaçait également l’aulnaie noire qui a bénéficié d’un éclaircissement. L’opération de revitalisation peut être considérée comme réussie; plusieurs espèces rares - Loriot d'Europe, Chevalier cul-blanc et Sonneur à ventre jaune - sont de retour!

Ulteriori informazioni

Info

Ancienne gravière, avec étangs permanents et temporaires, prairie à grande laîche, haie, prairies fleuries et aulnaie noire (boisement humide). Zone de reproduction d'amphibiens et habitat de divers oiseaux, mammifères et de l'inoffensive Couleuvre à collier.

Merci de ne jamais lâcher des poissons dans ces étangs, afin de protéger les amphibiens. Il est en effet interdit de lâcher toute espèce de poissons ou autres animaux dans la nature.

La réserve naturelle est le sujet de la série d'été du quotidien La Liberté du 18 juillet 2017. L'article et la vidéo réalisés à cette occasion sont visibles ci-dessous:

Documenti scaricabili

Article
Les Overesses nach der Revitalisierung
Les Overesses vor des Revitalisierung
La revitalisation a notamment permis de recreuser les plans d'eau atterris, afin de favoriser la reproduction de certaines espèces d'amphibiens (image de droite).

Dettagli sulla riserva naturale

Accesso

Cette réserve naturelle n’est malheureusement pas aménagée pour l’accueil des visiteurs (pas de parking, ni de chemins).

Roselière Pointe à la Bise
Ginevra

La Pointe à la Bise

La réserve naturelle de la Pointe à la Bise abrite la dernière roselière lacustre d'importance du canton de Genève et représente un des rares rivages naturels du Petit Lac. Pour donner un ordre d'idée de la richesse de ce lieu, près d'une quarantaine d'espèces d'oiseaux nichent sur seulement 2ha.
En ajoutant les migrateurs et les oiseaux de passage, le nombre d'espèces observées peut doubler.

La Pointe à la Bise en histoire

1888
Construction du barrage de la Coulouvrenière qui régularise le niveau du lac, ce qui permet l'exploitation du gravier et du sable et transforme progressivement le site en prairies à laîches (litière pour le bétail).

1917
1ère action de protection du site, une convention est signée entre la commune de Collonge-Bellerive et le Conseil d'Etat.

1932
L'Association pour la création et l'entretien de réserves naturelles (aujourd'hui Pro Natura Genève) pose la première clôture délimitant la réserve naturelle de la Pointe à la Bise.

1933
Un arrêté du Conseil d'Etat classe le site, assurant ainsi la protection du lieu-dit "Pointe-à-la-Bise".

1954
Création du camping de la Pointe à la Bise, destruction de la plage et remblayage du marais historique.

1971
Construction du hangar du Club d'Aviron de Vésenaz et agrandissement de la réserve naturelle.

1973
Création d'un premier étang (partie sud de l'étang principal actuel).

1992
Aménagement de l'étang actuel (550m2)

1998
D'importants travaux de revitalisation sont réalisés (déplacement de la plage publique, agrandissement de la roselière, ouverture des étangs, canaux de lagune, etc.). Le site acquiert alors la valeur qu'on lui connaît aujourd'hui, véritable berceau de biodiversité et outil privilégié pour la sensibilisation du public.

1999
Ouverture au public du Centre Nature de la Pointe à la Bise

2009
Installation du radeau à Sternes

2014
Inauguration d'un nouvel étang pédagogique.

2019
Pour les 20 ans du Centre, nouvelle renaturation de la roselière et modification des étangs nord

2020
Inauguration du nouveau bâtiment du Centre Nature de la Pointe à la Bise

2025
Installation d'un deuxième radeau à Sternes

Les caractéristiques de la réserve

La réserve naturelle se trouve sur la commune de Collonge-Bellerive et est propriété de la commune. Pro Natura Genève en assume la gestion.

La surface de ce milieu est de 8,8ha dont 2,7ha sur terre et le reste sur le lac. La partie lacustre est interdite à la navigation et limitée par des bouées flottantes jaunes.

La réserve abrite la dernière roselière lacustre de valeur du canton de Genève et représente un des rares rivages naturels dans le Petit-Lac.

Depuis 1998, la réserve est ouverte à des horaires fixes au public qui accède à un sentier didactique et à une tour d'observation.

La réserve de la Pointe à la Bise est classée comme "Site de reproduction de batraciens d'importance national" selon l'ordonnance fédérale sur les batraciens.

Elle est également située dans une zone de réserve d'oiseaux d'eau et de migrateurs d'importance nationale et répertoriée depuis 2001 dans l'OROEM (Ordonnance sur les réserves d'oiseaux d'eau et de migrateurs).

La flore de la réserve

Les caractéristiques botaniques de la réserve ont été étudiées en fonction des milieux biologiques présents. Les principales valeurs à retenir sont les suivantes :

Eau avec végétation flottante libre
Ces milieux à fort taux de recouvrement (lentilles d'eau en surface et utriculaires sur le fond) sont importants comme source de biodiversité, refuge et lieu de reproduction pour la faune aquatique.

Roselière lacustre
Comme type de végétation, la roselière est naturellement peu diversifiée car le roseau est une espèce très compétitive qui forme des herbiers presque monospécifiques. Pour la faune, l'importance de la roselière est primordial (nidification et abri pour les oiseaux, frai, nourrissage et grossissement des poissons, zone de chasse pour les couleuvres, abri des odonates, etc.).

Végétation à grands Carex
Ce groupement botanique représente une transition naturelle entre la roselière et la forêt. L'intérêt principal de ce milieu est représenté par la présence de Carex des rives (Carex riparia).

Chênaie à charme
Ce groupe écologique, outre son intérêt paysager, assure un isolement aux milieux plus humides. De plus il recèle 2 orchidées rares : Epipactis à fleurs pendantes (Epipactis phyllanthes) et Epipactis du Rhône (Epipactis rhodanensis).

La faune de la réserve

Il est difficile de tirer un bilan faunistique global et unique pour la roselière, tant le milieu est complexe et les groupes qu'on y trouve variés. Les caractéristiques faunistiques doivent donc se traduire par groupes, afin de mieux cerner la valeur de ce site.

Les oiseaux
164 espèces différentes ont été observées dans les différents milieux de la réserve depuis 1998.
Pour la reproduction de certaines espèces, le site représente un intérêt particulier, voire très important au niveau cantonal, surtout pour le Grèbe huppé (Podiceps cristatus) ou le Blongios nain (Ixobrychus minutus).
Lors des périodes de migration, la réserve joue un rôle primordial pour les limicoles, dont 21 espèces se sont arrêtées sur le site.
Enfin, le site est un lieu primordial de repos hivernal pour beaucoup de canards, comme le Fuligule morillon (Aythya fuligula).

Les amphibiens
5 espèces ont été observées sur le site, avec des populations de tailles très satisfaisantes. Les nouveaux étangs et les milieux actuellement entretenus sont les principaux intérêts batrachologiques du site. Les espèces les plus intéressantes observées sont : Crapaud commun (Bufo bufo), Triton alpestre (Triturus alpestris), Triton crêté (Triturus cristatus).

Les odonates
La réserve possède 18 espèces de libellules. La réserve possède un potentiel intéressant au niveau cantonal, mais reste cependant assez isolée des autres réservoirs éventuels.
Les espèces les plus intéressantes sont : Sympétrum à nervures rouges (Sympetrum fonscolombii), Aeschne printanière (Brachytron pratense), Grande aeschne (Aeshna grandis).

Les araignées
57 espèces ont été déterminées lors des études au sein de la réserve naturelle. Ces espèces sont principalement ubiquistes, montrant un potentiel limité de la réserve et un milieu très homogène. L'isolement du site empêchera des échanges avec d'autres zones humides pour ce groupe.

Les poissons
La réserve possède 8 espèces différentes de poissons lacustres. Certaines utilisent la lagune pour se reproduire et le site est considéré comme important pour le canton. Les espèces les plus intéressantes à mentionner sont le brochet (Esox lucius) et la tanche (Tinca tinca). 

Les mesures de gestion

Les mesures de gestion envisagées dans la réserve ont pour objectif de favoriser les différentes espèces cibles, ainsi que répondre aux différentes vocations sélectionnées.

Les mesures de gestions se divisent en mesures ponctuelles, mesures qui ne seront réalisées qu'une fois durant les prochaines années, et les mesures de routine, qui elles sont effectuées régulièrement, seul moyen de maintenir le biotope dans son état actuel.

Les principaux choix de gestion peuvent être résumés ainsi :

- Entretien des étangs pour le maintien de leur biodiversité.
- Maintenir, voir augmenter les surfaces de roselière.
- Entretien de la lagune et de ses qualités écologiques.
- Maintien d'une faible couverture forestière.
- Maintien de la valeur paysagère du site.

Les Faverges
Ginevra

Les Faverges

En 1971, dans le rapport "Rapport proposant la création de zones protégées et de réserves naturelles dans le canton de Genève", Pro Natura Genève mit en évidence la valeur du site des Faverges et des Prés de l'Ecu tout proche.

Un départ chaotique

Malgré ces informations, en 1976 la parcelle fut fauchée en pleine floraison des glaïeuls et ceci durant 3 ans. En 1979, malgré les tentatives d'arrangement faites par notre association, la mise en place d'un drainage et le creusage de fossés détruisirent une grande partie des richesses du site.

Après quelques vives discussions sur l'avenir de la parcelle, un arrangement fut trouvé pour conserver les valeurs floristiques restantes. Enfin, en 1983, le comité de Pro Natura Genève décida d'acquérir les parcelles, depuis protégées.

Remise en valeur du site

Pendant près de 10 ans après l'acquisition des Faverges par Pro Natura Genève, le champ cultivé a été laissé en friche dans l'immense (mais vain) espoir de voir le sol s'appauvrir suffisamment pour permettre à la végétation des prairies maigres de recoloniser le champ à partir de la parcelle attenante ou du stock grainier contenu dans le sol.

Constatant l'inefficacité de cette mesure, Pro Natura Genève entrepris une tentative de renaturation comportant deux volets: un décapage afin d'enlever l'excédent en matière nutritive et une étude scientifique sur la dynamique de recolonisation de la végétation.

La flore de la réserve

Compte tenu de l'écologie du site des Faverges et des différents biotopes représentés, il n'est pas étonnant d'y rencontrer de nombreuses espèces rares et menacées en Suisse. Il n'existe encore aucun inventaire précis de la situation, mais plusieurs éléments peuvent déjà être relevés :

  • Glaïeuls des marais (Gladiolus palustris) Plante d'une hauteur d'environ 30-60cm, fleurissant entre juin et juillet, avec des fleurs pourpres et parfois blanches en entonnoir, poussant dans les clairières ou prés humides, de préférence sur sol calcaire. Rare et protégée en Suisse

  • Spirée à six pétales (Filipendula vulgaris) Plante de la famille des roses, elle se caractérise par de petites fleurs blanches et des feuilles longues et très découpées. Plante considérée comme menacée de disparition en Suisse, on la rencontre dans la partie intacte des Faverges.

  • Séneçon aquatique (Senecio aquaticus) Grande plante pouvant atteindre 1m20 de haut, elle ressemble à une grande "marguerite" à petites fleurs jaunes. Ses feuilles sont de plus en plus découpées du bas vers le haut de la tige. Apparue dans la partie décapée, elle est une nouvelle espèce pour les Faverges après sa revitalisation.

  • Scorsonère humble (Scorzonera humilis) Sorte de salsifis découvert dans la prairie intacte. Elle fleurit entre mai et juillet, dans un milieu humide, avec des fleurs jaunes ressemblant un peu au pissenlit. La population des Faverges est la plus grande connue sur le canton de Genève.

Les lisières, un biotope à part entière

La lisière constitue une zone de transition entre la forêt et les terrains ouverts, composée de jeunes arbres et arbustes entourés d'une zone herbeuse. Cette végétation dense est un biotope idéal pour de nombreuses espèces et remplit de multiples fonctions écologiques : site de ressources alimentaires, de nidification, de reproduction, aire de repos, refuge contre les prédateurs, le vent, etc.

Les lisières sont donc un milieu essentiel qui mérite d'être préservé. Mais pour que les lisières offrent toutes ces possibilités écologiques, elles doivent avoir une structure étagée se rapprochant de leur état naturel. Malheureusement, malgré leur importance, la quasi-totalité des lisières naturelles ont disparu du canton de Genève. Pour pouvoir les préserver, il faut y pratiquer régulièrement des coupes permettant de conserver cette structure étagée.

Mategnin les Fontaines
Ginevra

Mategnin Les Fontaines

Longeant la frontière du Pays de Gex, les marais de Mategnin sont dans les années vingt l'un des derniers sites marécageux du canton de Genève. Drainage et correction de cours d'eau font payer un lourd tribut aux milieux naturels.

Première réserve naturelle

Les naturalistes de l'époque créent alors en 1928 "l'Association pour la création et l'entretien des réserves naturelles dans le canton de Genève". L'association a pour but de recenser les milieux naturels dignes d'intérêt afin de les préserver de manière durable. Les zones pouvant être constituées en réserves naturelles sont recherchées.

Dès le 1er janvier 1930, l'association conclut la location des marais de Mategnin avec la commune de Meyrin pour une période de 20 ans. Le 18 avril 1951, ces terrains sont achetés par la Ligue Suisse pour la protection de la Nature (aujourd'hui Pro Natura) pour Frs. 12'000.- et c'est la section genevoise qui en assure depuis la gestion.

Le marais menacé

Comme tous les milieux ouverts et humides, le marais de Mategnin les Fontaines est envahi peu à peu par la végétation arborée, principalement composée de saules. Cette lente évolution vers un milieu plus fermé condamne le marais à moyen terme.

Cette évolution naturelle n'est pas la vocation de ce marais, puisqu'il possède actuellement les valeurs écologiques d'un site d'importance nationale pour la reproduction des batraciens.
Des interventions sont donc nécessaires pour contenir ce comblement et conserver les richesses actuelles.

La flore du marais

Le marais des Fontaines présente les milieux typiques d'un marais en voie d'atterrissement naturel avec une végétation à grands carex mélangée, à la saulaie cendrée et à la roselière terrestre.

Cette réserve possède également des milieux rares en Suisse, dont le plus représentatif d'un bas-marais, le Magnocaricion. Cet élément est très encourageant pour une éventuelle inscription de ces marais dans l'inventaire fédéral des bas-marais d'importance.

9 espèces sur les 136 recensées à Mategnin les Fontaines figurent sur la liste rouge des espèces menacées. Parmi celles-ci, on trouve par exemple :

Renoncule scélérate (Ranunculus sceleratus)
Cette espèce pionnière des sols à humidité variable ne possède que 2 à 3 plants à Mategnin les Fontaines. Certaines mesures envisagées ont pour but d'augmenter cette population.

Peucédan des marais (Peucedanum palustre)
Espèce caractéristique des cariçaies marécageuses, elle n'est pas abondante en Suisse. Elle est cependant en augmentation dans le marais des Fontaines.

Renouée amphibie (Polygonum amphibium)
C'est surtout la forme aquatique que l'on rencontre dans la réserve, dans les parties où l'eau est stagnante ou le courant faible. Les populations sont pour l'instant petites.

La faune du marais

Le marais de Mategnin les Fontaines est d'importance nationale pour les batraciens, mais il possède également un rôle de relais dans la région qui est primordial pour beaucoup d'autres groupes dont voici les principales caractéristiques:

Les araignées
Le nombre total d'araignées dans les marais de Mategnin est de 80, avec 32 espèces déterminées pour Mategnin les Fontaines. La valeur des Fontaines reste élevée et caractéristique d'un marais. La rare Allomengea vidua (photo) y a été trouvée pour la première fois dans le canton.

Les orthoptères
11 espèces ont été recensées dans la réserve. Les espèces hygrophiles représentent les plus intéressantes et les plus menacées, même si certaines espèces de lisière sont également intéressantes, comme la Leptophye ponctuée (Leptophyes punctatissima, photo).

Les papillons diurnes
15 espèces de papillons ont été observées dans la réserve. Cette diversité est jugée moyenne pour ce milieu et les espèces rencontrées ne sont pas menacées sur Genève. A noter la découverte du cuivré des marais (Lycaena dispar, photo) hautement prioritaire sur le plan national.

Les libellules
Le marais présente une configuration favorable pour les odonates par sa taille et la diversité des milieux. 20 espèces ont été observées dans ce marais, diversité moyenne pour ce genre de biotope. L'Aeschne isocèle (Aeshna isoceles, photo) est peu fréquente à Genève et trouve ici son biotope préféré.

Les amphibiens
La réserve est un site d'importance nationale pour la reproduction des batraciens. 7 espèces y ont été observées, mais les investigations et les mesures de gestion continuent pour en favoriser d'autres. Le crapaud commun (Bufo bufo) en fait partie.

Les oiseaux
56 espèces nicheuses et 25 espèces utilisant la réserve comme refuge ont été recensées. Beaucoup de ces espèces sont de valeur au niveau régional et suisse. Le rôle que Mategnin joue dans cette partie du canton pour la reproduction et la migration est primordial et doit être conservé. Le râle d'eau (Rallus aquaticus, photo) est l'une des espèces rares profitant de ces 2 aspects à Mategnin.

Les vocations de la réserve

Les vocations d'une réserve naturelle sont ses "raisons d'être", les arguments qui justifient le soutien que lui portent ses gestionnaires. Toute la gestion de la réserve naturelle va s'orienter en fonction de ces vocations.

Au niveau cantonal, la réserve de Mategnin les Fontaines a comme principale vocation de préserver un marais en relation avec une mosaïque de milieux forestiers, ainsi que la faune et la flore qui en dépendent.

Les mesures de gestion

Les mesures de gestion envisagées dans la réserve ont pour objectif de favoriser les différentes espèces cibles et les milieux mis en évidence, ainsi que de répondre aux différentes vocations sélectionnées.

Les mesures de gestion se divisent en mesures ponctuelles, mesures qui ne seront réalisées qu'une fois durant les prochaines années, et les mesures de routine, qui elles sont effectuées régulièrement, seul moyen de maintenir le biotope dans son état actuel.

Laconnex
Ginevra

Laconnex

En 1960, une autorisation d'exploitation de l'or gris (graviers) fut donnée pour la parcelle actuelle. Durant cette période, ce site bouleversé fut colonisé par de nombreuses espèces pionnières, souvent très rares en Suisse, qui attirèrent l'attention des naturalistes.

De gravière à réserve naturelle

A la fin de l'exploitation en 1968, le terrain servit de décharge sauvage où des ferrailles, du béton et autres matériaux de rebut s'accumulèrent. Après 7 années d'abandon, le propriétaire fut contraint de se défaire de la parcelle et fit une offre de vente à l'Etat de Genève.

Consultée, Pro Natura Genève (alors AGPN) participe avec l'Etat à l'achat de la parcelle; la réserve naturelle de Laconnex est alors créée.

Une évolution permanente

Lors de sa création, la réserve offrait de vastes surfaces dénudées, plus communément appelées zones pionnières. Ces zones ont très rapidement été envahies par la végétation et les espèces qui s'y trouvaient ont disparues.

Cette évolution naturelle n'est pas souhaitée à Laconnex, car le milieu se transformerait lentement en forêt, entrainant la disparition d'espèces liées aux milieux marécageux, très rares en Suisse.

Aujourd'hui, la réserve a un aspect très ouvert, dans le but de remplir une fonction refuge pour de nombreuses espèces au cœur de la Champagne genevoise. Notre action permanente et nécessaire permet de conserver les richesses que nous vous invitons à découvrir.

La flore de la réserve

La diversité des espèces végétales que l'on peut rencontrer à Laconnex illustre la variété des conditions écologiques. Les récentes études ont indiqué la présence d'au moins 117 espèces de plantes uniquement sur la surface de la réserve. Voici un aperçu de cette diversité :

Utriculaire vulgaire (Utricularia vulgaris)
Plante carnivore dont les feuilles minuscules découpées en lanières flottent entre deux eaux.
Ses rameaux portent des petits utricules (outres) qui fonctionnent comme des pièges pour les petits insectes aquatiques.

Ophrys abeille (Ophrys apifera)
Une orchidée considérée comme très menacée en Suisse, présente en petit nombre à Laconnex. Sa particularité est d'attirer les abeilles solitaires mâles par ses couleurs caractéristiques pour permettre la pollinisation.

La faune de la réserve

Les récentes études effectuées dans le cadre du plan de gestion ont montré une diversité importante dans la réserve. Cette diversité est représentée par les groupes indicateurs expliqués ci-dessous.

Les papillons de jour
24 espèces de papillons ont été identifiées ce qui représente un richesse assez remarquable pour le site. Parmi ces espèces, certaines sont ubiquistes (la Belle-Dame), sylvicoles (le Tircis) ou occupent les prairies (Mélitée du plantain).

Les Orthoptères
11 espèces différentes ont déjà été observées, dont 3 menacées et 1 en danger d'extinction (selon la liste rouge). Comme pour les papillons, cette diversité est remarquable pour la région. On les rencontre principalement dans les prairies, comme pour le Grillon d'Italie (Oecanthus pellucens) ou la végétation arbustive pour le tétrix des vasières (Tetrix ceperoi).

Les libellules
19 espèces de libellules ont été vues à Laconnex, dont 4 menacées en Suisse, comme l'aeschne printanière (Aeschna pratense) et 3 considérées comme rares à Genève, comme l'aeschne isocèle (Aeschna isosceles). La réserve est considérée comme riche pour ce groupe et importante pour les espèces rares en Suisse, en comparaison avec des milieux similaires.

Les batraciens
La réserve compte actuellement 6 espèces d'amphibiens: 3 grenouilles, 1 crapaud et 2 tritons.
La réserve est classée comme site d'importance nationale pour les batraciens, avec des espèces comme le crapaud commun (Bufo bufo), la grenouille verte (Rana esculenta) ou le triton alpestre (Triturus alpestris). 

L'évaluation qui a été effectuée dans le plan de gestion pour les valeurs de la flore, de la faune et des types de milieux actuellement présents dans la réserve de Laconnex, permet de proposer un certain nombre de vocations avec des objectifs adaptés.

Les vocations de la réserve

Les vocations pour la réserve de Laconnex sont:

- Favoriser les espèces indicatrices végétales et animales de grande valeur

- Recréer et conserver des milieux ouverts qui sont d'une part rares à Genève et sur le plateau suisse occidental et, d'autre part, potentiellement aménageables à Laconnex.

- Limitation du dérangement dans la réserve.

- Favoriser les liaisons biologiques aux alentours de la réserve.

- Agrandir le périmètre de la réserve en intégrant des milieux de grande valeur actuelle ou potentielle.

L'évaluation des valeurs biologiques actuelles et les différentes vocations définies dans le plan de gestion conduisent à des choix de gestion, se rapportant à des objectifs concrets, concernant les différents types de milieux où des interventions sont nécessaires.
Ces différents choix se concrétisent par plusieurs mesures de gestion, classées selon 5 types de milieux:

Plans d'eau ouverts avec végétation aquatique

Recréer une zone pionnière, terrestre et aquatique, au niveau de l'Etang Nord (redynamisation).

Créer un milieu temporaire, rare à Genève, avec l'étang sud (diversification des milieux).

Eclaircir la végétation arborée et buissonnante autour des étangs Est et Sud

Formations herbacées non marécageuses

Etendre les surfaces de prairies mi-sèches (diversité floristique et de l'entomofaune).

Lutter contre l'expansion du solidage géant, espèce invasive (diversité floristique).

Maintenir, voire étendre les formations à végétation éparse (sèche et humide).

Marais du château -
Ginevra

Marais du château

A l'époque féodale, lorsque les marais de la Seymaz se trouvaient aux frontières des terres des Sires de Faucigny, des comtes de Genève et des princes évêques, plusieurs châteaux et maisons fortes furent édifiées.

Pourquoi "Marais du Château" ?

C'est en 1318 qu'Humbert de Cholay, mandataire des Sires de Faucigny, fit construire le château de Rouelbeau (ou Roillebot). Cet édifice, immédiatement attaqué et détruit par le comte Edouard de Savoie, est en ruine depuis le XVIIème siècle.

Le "château" le plus proche de notre marais est la maison forte, sise à l'angle des routes de Choulex et de Miolan; encore habitée aujourd'hui, elle fut construite par les seigneurs Cholay entre le XVème et le XVIème siècle, afin de surveiller la plaine marécageuse de Sionnet.

Le 10 janvier 1958, le conseil d'Etat classait le site en réserve naturelle (Loi sur la Protection des Monuments et des Sites) et le 5 avril 1974, une convention de gestion était signée entre la commune et Pro Natura, alors AGPN.

Un marais entretenu mais en danger

Comme beaucoup de marais, cette réserve se développe naturellement vers un milieu plus fermé, laissant disparaître les plans d'eau au profit d'une saulaie, puis d'un milieu terrestre.
De plus, ce processus naturel est accéléré par d'autres problèmes liés aux activités humaines de la région.

Pour ces raisons, Pro Natura Genève intervient chaque année pour minimiser cette évolution et conserver les richesses marécageuses du site. Sans ces interventions, beaucoup d'espèces ne vivant que dans le marais disparaîtraient.

Cet effort ne doit pas être interrompu et de nombreuses mesures viendront encore améliorer ces caractéristiques ces prochaines années.

La flore de la réserve

La fermeture des plans d'eau, l'atterrissement du marais dans sa globalité et l'eutrophisation du marais ces dernières années ont eu des conséquences négatives sur lui, comme relevé dans le plan de gestion.

Flore des plans d'eau libre
La diversité des plans d'eau libres est malheureusement assez faible et seules 4 espèces ont été relevées (Phragmites australis, Polygonum amphibium, Sparganium erectum, Utricularia australis). Cette situation doit être corrigée.

Flore de la roselière
La roselière est composée principalement de deux unités de végétation, le Phragmition et le Phalaridion. Quelques reliques marécageuses perdurent mais la roselière est assez banale quant à sa composition floristique.

La faune de la réserve

A nouveau, l'atterrissement du marais et la fermeture des plans d'eau a un effet négatif sur plusieurs groupes faunistiques du milieu. Cependant, cette réserve possède une faune très spécifique qui dépend de la conservation de ce milieu.

Les amphibiens
Le Marais du Château est inscrit à l'inventaire fédéral des sites de reproduction de batraciens d'importance nationale. Le crapaud commun (Bufo bufo) et la grenouille agile (Rana dalmatina) sont les espèces les plus intéressantes.

Les oiseaux
Le nombre d'espèces d'oiseaux nicheurs s'élève à 29. La réserve joue un rôle important pour le maintien sur le canton du râle d'eau (Rallus aquaticus), de la poule d'eau (Gallinula chloropus) et du Loriot d'Europe (Oriolus oriolus), tous présentés comme en régression dans la région.

Les odonates
La réserve abrite actuellement 19 espèces d'odonates, toutes assez répandues dans le canton. L'æschne isocèle (Aeshna isoceles) est l'espèce la plus intéressante et affectionne le grand plan d'eau de la réserve. Il reste cependant beaucoup de travail de revitalisation à accomplir afin d'offrir les meilleures conditions à ce groupe.

Les coléoptères xylophages
Il est intéressant de mentionner la présence de l'aegosome scabricorne (Megopis scabricornis), qui affectionne les forêts chaudes de plaine où il trouve les arbres vieux ou morts nécessaires à son cycle biologique.

Les lépidoptères diurnes
23 espèces ont jusqu'à maintenant été recensées dans la réserve naturelle. Abondance moyenne, ce groupe pourra être mieux conservé lors de l'application des mesures de gestion sur les prairies de la réserve, fauchée trop tôt jusqu'à maintenant.

Les araignées
Un groupe extrêmement intéressant de part ses qualités d'indicateur de la qualité du milieu. 68 espèces ont été déterminées dans la réserve, indiquant une surexploitation des alentours et un potentiel pas totalement exploité. Les prochaines mesures devraient améliorer ce statut.

Les vocations de la réserve

Les vocations de cette réserve naturelle ont été définies grâce aux résultats obtenus dans l'évaluation de ce milieu. Il n'est malheureusement pas possible de tenir compte de toutes les caractéristiques écologiques du sites. Des choix doivent être opérés en fonction de l'importance des différents groupes pour l'ensemble des milieux naturels, ainsi que leur présence potentielle sur le reste du territoire.

Les indications précédentes sur les différents groupes biologiques, leur potentiel et leurs besoins ont engendré les vocations prioritaires suivantes pour le milieu:

Conservation et restauration des communautés floristiques et faunistiques des plans d'eau ouverts.

Conservation du cycle écologique de dégradation des arbres dans la chênaie.

Extensification de l'exploitation des prairies de fauche entourant le marais.

Conservation et restauration des communautés faunistiques et floristiques des zones les plus humides de la roselière.

Conservation et renforcement de la taille et de la valeur du Caricion.

Mise en valeur et entretien de la frange de saules blancs taillés en têtards.

Conservation et amélioration des plans d'eau favorables à la reproduction de la grenouille agile et des oiseaux d'eau.

Maintien de la mosaïque de milieux existants jouant un rôle de refuge pour les espèces à grand territoire ou les espèces migratrices.

Conservation du caractère discret de la réserve, sans favoriser l'accueil du public.

Les vocations secondaires se répartissent ainsi :

Maintien des néophytes à un bas niveau de densité.

Conservation et amélioration de la valeur faunistique des lisières buissonnantes mésophiles.

Conservation et restauration du verger présent en bordure est de la réserve.

Lebensraum Wiese
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