Progetti

Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
Vengono visualizzate le voci 109-117 di 164
Zone alluviale de la Schwarzwasser
11.03.2025 Crise de la biodiversité

Un ministre de l’Environnement qui ne défend guère la nature

Voilà un peu plus de deux ans qu’Albert Rösti a accédé au Conseil fédéral. L’heure est au bilan, qui est loin d’être positif, notamment en ce qui concerne la gestion du loup et la crise de la biodiversité.

L’ancien président de Swissoil et d’auto-suisse à la tête du Département de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication? L’accession d’Albert Rösti à la tête du DETEC début 2023 avait de quoi susciter de nombreuses peurs chez les défenseurs de la nature et du climat. Craignant que le lobby du pétrole et de l’automobile trouve ainsi une oreille attentive au gouvernement fédéral, les Vert·e·s suisses ont même lancé la plateforme en ligne DETEC Watch, pour documenter le travail du nouveau conseiller fédéral.

Quel bilan tirer après plus de deux ans du régime Rösti? Fin 2024, un sondage Sotomo montrait que les électrices et électeurs suisses plaçaient le Bernois en tête de classement des sept sages en termes de popularité et d’influence: «C’est vrai qu’il est très présent et très accessible, et qu’il est doué pour le contact individuel», estime Christina Bachmann-Roth, présidente des femmes du Centre. Si elle s’est engagée pour l’Initiative biodiversité, elle estime qu’il faut encore laisser un peu de temps au conseiller fédéral avant de dresser son bilan.

Toutefois, force est de constater qu’à plus d’un titre, Albert Rösti n’a guère défendu les intérêts de l’environnement depuis son accession au Conseil fédéral, comme le laissent entendre les différents intervenants que nous avons interviewés dans le cadre de cet article, certains ne mâchant pas leurs mots pour évaluer le travail du conseiller fédéral.

Le loup dans le viseur

Fin 2023, Albert Rösti a introduit une nouvelle ordonnance sur la chasse, rendant possible la régulation proactive des meutes et des individus, avant même que ceux-ci n’aient causé de dégâts sur les troupeaux. Même si les organisations environnementales ont pu mettre un frein au processus en usant de leur droit de recours et de son effet suspensif, une cinquantaine de loups ont été abattus et au moins deux meutes entières ont été décimées entre décembre 2023 et janvier 2024.

«Le plus triste dans l’histoire, c’est que cette solution ne contribue pas à elle seule à diminuer la pression sur les élevages», se désole Isabelle Germanier, directrice romande du Groupe Loup Suisse. «Albert Rösti le saurait s’il avait lu la moindre étude sur le sujet. Mais il n’écoute pas les scientifiques, il préfère vendre du rêve aux éleveurs, il leur dit ce qu’ils ont envie d’entendre. Il passe même outre les décisions de son propre département: quand les biologistes de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) se basent sur des faits scientifiques pour refuser une autorisation de tir, il intervient personnellement pour renverser la vapeur.» En effet, en octobre 2024, le Tages-Anzeiger s’était fait l’écho d’une rencontre informelle entre Albert Rösti, le conseiller d’État valaisan Frédéric Favre et la directrice de l’OFEV Katrin Schneeberger, à la suite de laquelle l’office avait revu à la hausse le nombre de meutes que le canton du Valais pouvait abattre.

Isabelle Germanier déplore cette attitude, d’autant, rappelle- t-elle, que tout en faisant plaisir aux éleveurs en rendant possible la régulation proactive du loup, Albert Rösti «scie la branche sur laquelle ils sont assis en abandonnant le programme national pour les chiens de protection, alors qu’il était admiré par de nombreux autres pays. Or, s’il y a bien un domaine où l’on devrait être proactif, c’est celui-là.»

Isabelle Germanier reproche également au conseiller fédéral d’aller contre la volonté du peuple. «En rejetant la révision de la Loi sur la chasse en 2020, la population suisse s’est exprimée contre la régulation proactive. Et trois quatre ans plus tard, la question revient en douce sur le devant de la scène.» De son côté, Christina Bachmann-Roth rappelle que depuis le rejet de la Loi fédérale sur la chasse, les populations de loups ont augmenté: «Si le loup doit rester, il est quand même nécessaire de réguler ses effectifs. M. Rösti avait de bonnes raisons d’agir, mais la mise en œuvre doit être ensuite bien négociée au niveau des cantons.»

La biodiversité à l’épreuve du populisme

En septembre dernier, les organisations environnementales subissaient un revers avec l’échec de l’Initiative biodiversité en votation. «La campagne de désinformation menée par Albert Rösti a contribué au rejet du texte», souligne Raphaël Arlettaz, professeur de biologie à l’Université de Berne. «À l’instar des mouvances populistes que l’on voit apparaître dans le monde entier, M. Rösti fait fi de l’évidence scientifique, en particulier lorsque ce savoir va à l’encontre de ses intérêts politiques.»

Ulteriori informazioni

Info

Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Et de citer comme exemple la déclaration du conseiller fédéral qui, de retour de l’Oberland bernois, assurait n’avoir vu aucune évolution négative dans les populations de papillons. «Lorsqu’au plus haut du pouvoir, un ministre recourt à une simple anecdote personnelle pour démontrer sa thèse, c’est l’ensemble du système de connaissances, patiemment construit, qu’il contribue à détruire.»

Photo de couverture de la campagne sur la biodiversité Biodiversitätsinitiative

Le biologiste évoque la loi dite de Brandolini, selon laquelle il faut beaucoup plus de temps et d’énergie pour réfuter une contre-vérité que pour la proférer. «On aurait pu espérer que M. Rösti, en tant que ministre de l’Environnement, nous expose les faits objectifs, soit qu’il nous explique que la crise de la biodiversité est une affaire sérieuse, en Suisse comme ailleurs. Au contraire, il n’a eu de cesse de la minimiser, comme il a minimisé par le passé – et minimise encore – la crise climatique.»

Raphaël Arlettaz met également en avant l’insatisfaction qu’il perçoit au sein de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) depuis l’accession d’Albert Rösti au Conseil fédéral. «Quasiment tout ce qui a été patiemment construit au cours des dernières décennies pour ménager notre environnement est en train d’être démantelé, particulièrement au niveau de la protection des espèces.» Il regrette que la Suisse, longtemps considérée comme pionnière en matière de protection de l’environnement, se retrouve maintenant à la traîne sur le plan international, notamment en ce qui concerne la biodiversité.

«Bien sûr, M. Rösti n’est pas le seul responsable: la politique menée par le Parlement, pour qui les intérêts économiques priment avant tout, est également en cause. Le fait est qu’on est en pleine régression.»

Et ce n’est pas le nouveau Plan d’action biodiversité adopté par le Conseil fédéral en novembre 2024 qui devrait changer la donne. «Il ne va pas assez loin», juge Christina Bachmann-Roth. «Pendant la campagne sur l’Initiative biodiversité, M. Rösti a souvent mis en avant ce futur plan d’action pour justifier le non. Or, il faut clairement en faire davantage pour préserver notre source de vie. Mais peut-être faut-il encore lui laisser le temps d’agir.»

Autoroutes versus rail

Refusé, le projet d’élargissement des autoroutes soutenu par Albert Rösti! Pour la conseillère nationale Brenda Tuosto (PS/VD), le résultat de la votation du 24 novembre 2024 est significatif: «Il montre un réel décalage entre les besoins de la population et la solution défendue par le Conseil fédéral. Même si, dans un contexte de coupes budgétaires, l’argument financier a aussi joué un rôle – on demandait quand même au peuple de libérer 5 milliards de francs –, les pendulaires se sont rendu compte que la solution proposée par M. Rösti n’allait pas améliorer leur quotidien.» Même son de cloche chez Christina Bachmann-Roth, qui estime que le Conseil fédéral a trop peu impliqué les femmes dans sa communication lors de la campagne et dans l’élaboration du projet et proposé «une solution qui ne pouvait pas convaincre la majorité».

Brenda Tuosto, également en charge de la mobilité à la municipalité d’Yverdon-les-Bains, prône plutôt un développement des réseaux des transports publics, notamment des aménagements ferroviaires. Or, coup de tonnerre en septembre 2024, lorsque dans le cadre de son programme d’allégement des finances fédérales, le Conseil fédéral annonce le gel du financement des trains de nuit. «Ce subventionnement est pourtant inscrit dans la nouvelle loi sur le CO2, votée en juin 2023», précise l’Yverdonnoise, qui a déposé un recours contre cette décision auprès des commissions de gestion du Parlement. «Rappelons que les trains de nuit sont une alternative écologique au trafic aérien.» Depuis, la pétition lancée par les Vert-e-s et une lettre ouverte de l’association actif-trafiC ont porté leurs fruits, en partie du moins: le Conseil fédéral a levé le blocage des crédits de dix millions de francs pour la promotion des lignes de trains de nuit prévues vers Rome et Barcelone. En revanche, le soutien à ce mode de transport fait toujours partie du paquet d’économies et le financement à partir de 2027 est donc incertain.

Brenda Tuosto reconnaît qu’Albert Rösti semble être conscient de l’importance de développer le rail, surtout en Suisse romande, qui s’avère le parent pauvre du nouvel horaire CFF. «Mais à cette prise de conscience doivent s’ajouter des actions concrètes.» Pour elle, c’est là où le bât blesse, également dans le domaine de la mobilité multimodale, permettant de connecter villes et campagnes par le biais de différents moyens de transport, «les plus durables possibles, bien sûr! Malheureusement, ce développement est trop souvent abandonné au bon vouloir des communes et des cantons. Il manque de la part de la Confédération, et donc du département de M. Rösti, des incitations financières ou d’appui technique pour ce genre de projets, qui auront un réel impact sur la qualité de vie des citoyennes et citoyens, mais aussi sur la nature et sur la biodiversité.»

Le grand retour du nucléaire

«Albert Rösti est nettement moins actif pour accélérer la transition énergétique que pour gérer la question du loup», assène le conseiller national Christophe Clivaz (Verts/VS). Et de citer comme exemple l’absence de feuille de route pour la réalisation d’économies d’énergie, alors que des rapports d’administration montrent des potentiels assez conséquents, ainsi que le retard dans la mise en œuvre de la Loi climat. «On a pu observer, durant les discussions budgétaires, que contrairement à d’autres conseillers fédéraux qui se battaient pour leur département, cela n’avait pas l’air de poser de problème à M. Rösti que l’on ampute une partie des moyens prévus pour la réalisation de cette loi avant même son entrée en vigueur, notamment en ce qui concerne le remplacement des chauffages à énergie fossile.» Christophe Clivaz déplore également que le conseiller fédéral préfère investir dans la construction de centrales à gaz de réserve qui seraient très nuisibles pour le climat si elles venaient à être mises en route. Peut-on lui imputer, en partie du moins, le recul de la Suisse de 12 places au classement climatique 2025? «Certes, M. Rösti n’y va pas à marche forcée pour prendre les mesures nécessaires. Mais il n’est pas le seul, le Parlement aussi freine sur cette thématique.» Christophe Clivaz s’étonne par ailleurs de la réaction d’Albert Rösti, ainsi que du reste du Conseil fédéral et de certains conseillers aux États, face à la condamnation de la Suisse par la Cour européenne des droits de l’homme pour inaction climatique. «Il y a une sorte d’aveuglement, de déni, par rapport au simple fait que notre pays ne prend pas de mesures suffisantes pour atteindre les objectifs qu’il s’est lui-même fixés.»

Mais le plus gros changement de paradigme imposé par Albert Rösti, c’est bien sûr le retour du nucléaire. Rappelons qu’en 2017, le peuple avait voté en faveur d’une sortie progressive de l’énergie atomique. «En proposant un contre-projet à l’initiative du Club Énergie Suisse ‹Stop au black-out›, il entend bien lever l’interdiction de construire des nouvelles centrales. Sur cette thématique-là, on sent clairement sa patte.»

Un avis que partage Christina Bachmann-Roth: «On observe chez M. Rösti un effet d’annonce. Avant de se prononcer, il ferait mieux de sonder le peuple, et même les entreprises, pour s’assurer qu’elles veulent bien investir dans le nucléaire.»

TANIA ARAMAN, rédactrice du Magazine Pro Natura

Biodiversität auf der Alp Flix
24.02.2025 Crise de la biodiversité

La Suisse, lanterne rouge des actions contre la crise de la biodiversité

À l’occasion de la reprise de la conférence des Nations Unies sur la biodiversité à Rome, une étude comparative des plans d’action nationaux contre la crise de la biodiversité a été publiée. Celui de la Suisse, qu’il serait plus juste de qualifier de «plan d’inaction», se classe dernier.

La Conférence de l’ONU sur la biodiversité (COP 16) reprend du 25 au 27 février à Rome. À cette occasion, une étude comparative qui évalue à l’aune de différents critères 22 des 46 plans d’action nationaux soumis à ce jour pour combattre la disparition des espèces a été publiée par le WWF international.

Manque d’ambitions, de mesures et d’indicateurs

Le «plan d’inaction» de la Suisse arrive piteusement en dernière position, distancé par des pays avec beaucoup moins de moyens qui occupent les premières places, comme le Surinam ou la Colombie. Dans les cinq domaines évalués, la Suisse recueille partout des notes inférieures à la moyenne. En matière d’efforts pour mettre un terme au déclin de la biodiversité, de moyens à disposition et de monitorage des projets accomplis, le plan helvétique est même jugé franchement mauvais, avec des scores de 25%, 17% et 10%. Principales critiques: alors qu’il faudrait des mesures concrètes en faveur des espèces et des paysages, le plan se contente de prévoir des études et des rapports. Pour de nombreux objectifs globaux, il ne contient ni mesures ni indicateurs. Et les objectifs sont peu clairs, impossibles à mesurer et insuffisamment financés. Le résultat de cette étude comparative confirme ce que les organisations suisses de protection de la nature reprochaient au plan d’action lors de son adoption en novembre dernier: ainsi, la Suisse n’atteindra pas ses objectifs pour la biodiversité, tant à l’échelle mondiale que nationale. Ce plan est totalement insuffisant pour sauvegarder la diversité des espèces fortement menacées et les bases naturelles de la vie en Suisse afin de les transmettre intactes aux générations futures.

Citations:

Friedrich Wulf, responsable Politique internationale de la biodiversité Pro Natura: «Le plan suisse ne mentionne nulle part l’objectif numéro un, qui est de stopper l’effondrement de la biodiversité. Ses mesures dénotent un coupable manque d’ambition.»
 
Thomas Wirth, expert de la biodiversité auprès du WWF Suisse: «Un tiers de toutes les espèces de Suisse sont menacées. Les études et les analyses prévues dans le plan d’action suisse et les faibles montants affectés n’en sauveront aucune.»

Raffael Ayé, directeur BirdLife Suisse: «L’absence d’indicateurs dans le dernier plan d’action suisse permet à l’administration suisse de donner le change face aux sévères critiques des analyses d’efficacité externes. Il est incompréhensible que les résultats de ces analyses n’aient pas conduit à un meilleur plan d’action et à des indicateurs plus clairs.»

Informations complémentaires:

Contacts:

  • Pro Natura: Sarah Pearson Perret, directrice romande, tél. 024 423 35 66, @email 
  • BirdLife Suisse: Raffael Ayé, Directeur, tél. 076 308 66 84, @email 
  • WWF Suisse: Sophie Sandoz, Chargée de communication pour la Suisse romande, tél. 021 966 73 71, @email 
  • WWF International: Lin Li, Senior Director of Global Policy & Advocacy, @email

 

La Conférence de l’ONU sur la biodiversité 
La Suisse est l’un des 196 États signataires de la Convention sur la diversité biologique, dont l’objectif commun est de stopper le déclin mondial des espèces d’ici à 2030. À cette fin, les États devaient soumettre des plans d’action nationaux jusqu’à la COP 16 en décembre 2024 à Cali. Comme celle-ci n’a pas atteint tous ses objectifs en matière de résolutions, elle se poursuit du 25 au 27 février à Rome. Des décisions importantes sont attendues concernant le financement et le mécanisme de mise en œuvre des plans d’action.

Ulteriori informazioni

Info

Communiqué commun de WWF Suisse/International, BirdLife Suisse et Pro Natura

Champignons sur bois mort
12.03.2025 Sol

Un univers bien caché

Nous foulons le sol tous les jours, sans prêter attention au fait qu’il existe sous terre un monde à part pour le moins singulier.

Les chiffres ont de quoi impressionner: deux tiers des espèces connues vivent dans le sol. Un gramme de terre rassemble entre 2’000 et 18’000 espèces, des micro-organismes unicellulaires, comme les bactéries ou les amibes, aux organismes un peu plus grands comme les nématodes ou les mille-pattes, et jusqu’aux animaux plus grands et bien connus de tous comme les vers de terre ou les escargots. Laissez-vous embarquer pour un voyage vers un autre monde.

Les bactéries et les archées: petites, mais costaudes

Le nombre de micro-organismes vivant dans le sol est considérable, les deux principaux groupes étant les bactéries et les archées.

Un gramme de terre peut abriter plus de 100 millions de bactéries. Elles jouent un rôle essentiel dans le cycle des éléments nutritifs présents dans le sol. En décomposant la matière organique, elles libèrent des nutriments indispensables aux plantes tels que l’azote, le phosphore et le soufre.

Les archées ressemblent aux bactéries tout en présentant des caractéristiques d’organismes plus complexes et des propriétés tout à fait uniques. Voilà pourquoi elles peuvent prospérer dans des milieux extrêmes – jusque dans les geysers. Elles participent notamment à la transformation de l’ammonium en nitrate.

Mikroskopische Aufnahme von Pyrococcus furiosus archaea Keystone
Pyrococcus furiosus archaea

Les amibes: une cellule pour une multitude de formes

Les organismes unicellulaires sont les plus petits organismes vivant dans le sol. On les trouve surtout dans la couche d’humus humide, à l’image des amibes. Elles mesurent entre 0,005 et 0,5 mm, sont de forme changeante et se nourrissent de bactéries, de champignons, d’algues et de matière organique. Elles jouent un rôle important dans le sol en tant que milieu naturel puisqu’elles libèrent l’azote présent dans leurs proies, qui sert alors de fertilisant pour les plantes, et qu’elles régulent la quantité d’organismes dans le sol. En outre, leurs déjections servent de nourriture à d’autres organismes.

Les thécamibiens, ou amibes à thèque, se construisent une coquille individuelle à partir de particules minérales, siliceuses ou d’autres matériaux comme des restes de diatomées, afin de se protéger des prédateurs ou d’autres agressions extérieures. Elles sont dotées d’une ouverture, par laquelle passent des sortes de pattes pour attraper la nourriture.

Voici trois variétés d’amibes parmi la centaine qui vivent dans les tourbières:

Les acariens: à l’attaque des feuilles

Les acariens ont huit pattes et font partie des arachnides. Ils mesurent entre 0,1 et 0,7 mm et se présentent sous différentes formes. Plus ils vivent en profondeur, plus ils sont petits et plats.

Il existe des milliers d’espèces d’acariens, notamment les mésostigmates et les oribatides. Ces derniers (photo) sont plus petits et se nourrissent de feuilles mortes, de charognes, de champignons ou d’algues, et jouent ainsi un rôle important dans la transformation de la matière organique en humus. Leurs excréments permettent en outre de répartir les nutriments dans le sol. Les oribatides sont particulièrement importants en forêt, car ils sont redoutables dans la décomposition de feuilles mortes.

Les mésostigmates, dont le corps est recouvert d’une carapace molle, mangent des nématodes, des collemboles et d’autres acariens. Puisqu’ils ne vivent que dans les sols où ils trouvent suffisamment de nourriture, ils sont un bon indicateur du fonctionnement du sol. Ils sont nettement moins présents dans les sols compactés ou pollués par des pesticides.

Les oribatides Hakan Soderholm

Les nématodes: des prédateurs sous nos pieds

Les nématodes sont des vers ronds de couleur blanchâtre, avec un corps effilé d’environ 50 μm de diamètre et mesurant entre 1 et 50 mm. On les trouve en abondance dans le sol: jusqu’à 1000 individus dans 1 gramme. Certains se nourrissent de plantes et d’algues, d’autres de bactéries et de champignons, d’autres encore préfèrent les protozoaires, voire leurs congénères nématodes. Ceux qui plébiscitent les bactéries et les champignons jouent un rôle central dans le cycle des nutriments, car ils libèrent de l’azote.

En horticulture et en agriculture, des nématodes d'élevage, qui parasitent exclusivement les insectes ou les escargots, sont utilisés de manière ciblée dans la protection biologique des plantes.

Photo d'un nématode Andy Murray

Les champignons et les arbres: une biocénose sous nos pieds

En règle générale, nous ne voyons des champignons que le corps fructifère, c’est-à-dire la partie développée à la surface du sol. Mais la plus grosse partie se situe souvent sous terre: il s’agit du mycélium, un énorme réseau de filaments par lequel certains champignons entrent en contact avec des plantes. Ces champignons dits mycorhiziens entrent en symbiose avec des racines d’arbres. Cette relation est bénéfique aux deux parties : l’arbre donne de la nourriture au champignon – sous forme de sucre –, tandis que le mycélium fournit de l’eau riche en sels minéraux aux racines. 

Les vers de terre: d’infatigables tunneliers

Sans vers de terre, rien ne va plus dans les sols. Dans un sol normalement colonisé, 1 million de vers produisent jusqu’à 100 tonnes de déjections par hectare et par an. Cet humus contient jusqu’à cinq fois plus d’azote, sept fois plus de phosphore et onze fois plus de potassium que la terre environnante. Les vers de terre jouent un rôle crucial dans l’apport de nutriments aux plantes. Infatigables tunneliers, ils aèrent les sols, augmentent sa capacité d’absorption et facilitent la croissance des racines

Les mille-pattes: des aérateurs hors pair

Les diplopodes et les centipèdes sont deux groupes de myriapodes, plus communément appelés les mille-pattes. Les diplopodes se cachent sous les feuilles mortes ou dans le sol, où ils jouent un rôle important : en effet, ils mangent les feuilles mortes, qui se transforment en humus dans leur appareil digestif. Leurs déjections permettent d’améliorer la structure du sol et nourrissent d’autres organismes qui y vivent.

Les centipèdes (ou chilopodes) sont des prédateurs qui s’attaquent aux collemboles, aux vers de terre et à d’autres petits animaux. Leur façon de creuser des galeries, similaire à celle des vers de terre, participe à la bonne aération et au drainage des sols.

BETTINA EPPER, corédactrice en cheffe du Magazine Pro Natura

Ulteriori informazioni

Info

Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Hinteres Lauterbrunnental Matthias Sorg
Protection des espèces

Découvrir la diversité de la nature dans nos réserves naturelles

Pro Natura s’engage pour davantage de nature

Un pic creuse une cavité dans un tronc d’arbre mort, des grenouilles coassent dans un étang, des plantes carnivores attendent leur prochaine proie dans un marais: des scènes auxquelles vous pourriez assister dans l’une des centaines de réserves naturelles que Pro Natura gère dans toute la Suisse – pour que la nature puisse continuer de se développer à l’avenir et qu’elle ne soit pas mise davantage sous pression.

Pour éviter que les milieux naturels ainsi que les espèces animales et végétales en danger ne disparaissent, Pro Natura protège et gère plus de 1´000 réserves naturelles d’une superficie totale de 742 kilomètres carrés. 

Avec ses plus de 1'000 réserves, Pro Natura s’engage pour davantage de nature 

Les réserves naturelles sont gérées par nos soins ou en collaboration avec d’autres intervenants. Des objectifs de protection sont définis pour chaque site. Pour certains sites, il s’agit de ne rien faire dans un premier temps et de laisser la nature se développer librement. Pour d’autres, il s’agit d’améliorer les conditions de vie de la faune et de la flore grâce à des projets de revitalisation. Il est dans la plupart des cas nécessaire de procéder à des interventions d’entretien régulières, parfois à l’aide de machines, parfois avec des animaux de rente robustes, ou encore avec le soutien de bénévoles. 

C’est avec plaisir que nous dévoilons nos petits paradis naturels au public

La carte de la Suisse ci-dessous présente une sélection de réserves naturelles particulièrement belles.

  • Nous avons préparé une proposition de randonnée pour chacune des réserves marquées par une épingle verte. Avant de visiter une réserve naturelle, prenez le temps de vous informer sur les règles qui s’y appliquent.
  • Les épingles grises indiquent d’autres réserves naturelles Pro Natura qui sont précieuses pour la biodiversité en Suisse et que nous souhaitons par conséquent vous présenter sur cette page. La plupart de ces sites ne sont pas accessibles au public. Vous trouverez des informations à ce sujet sur les pages des différentes réserves naturelles.

Ulteriori informazioni

Info

Source: Office fédéral de topographie, Pro Natura

Marais

Les marais: l’eau y est rare et précieuse

Les marais jouent un rôle important: protégeons-les!

Siterenmoos
Les marais sont en déclin, leur protection est donc indispensable. Le constat est sans appel: à elle seule, la protection légale des marais dans la Constitution suisse ne suffit pas à sauver ces précieux milieux naturels. Le maintien d’une exploitation agricole adaptée et la mise en œuvre de mesures de régénération sont indispensables pour enrayer ce déclin.

Les marais sont issus de l’eau et ne peuvent survivre sans elle. On pourrait les décrire comme une sorte d’éponge de tourbe couverte de plantes et d’animaux, rares et étonnants. Lorsque le sol est engorgé d’eau et donc pauvre en oxygène, les feuilles et racines mortes des plantes ne sont pas complètement dégradées. Elles s’accumulent année après année et forment un coussin de tourbe atteignant plusieurs mètres d’épaisseur au fil des millénaires. Les marais sont ainsi de véritables puits à carbone, favorables à la régulation du climat. Alors qu’ils n’occupent que 3% des terres émergées, ils stockent 1/3 du carbone piégé sur la planète, soit plus que toutes les forêts!

Une biodiversité rare et précieuse

Outre leur faculté à stocker le carbone, les marais sont de fascinants milieux naturels caractérisés par des extrêmes sur les plans hydrique et thermique. Ils abritent des plantes et des animaux uniques qui ne peuvent survivre ailleurs. En Suisse par exemple, 1/4 de la flore menacée trouve refuge dans les marais. Ces milieux humides sont également d’irremplaçables archives de l’histoire régionale dont les traces sont conservées dans leur tourbe. Ils participent aussi à la protection contre les crues et à l’épuration des eaux.

Au chevet des rescapés

Malgré leurs nombreux atouts, les marais ont longtemps été considérés comme des lieux malsains ou improductifs qu’il fallait assainir. Ils ont été drainés et leur tourbe exploitée comme combustible. Plus de 90% des marais ont ainsi disparu.

Les biotopes restants portent encore souvent de profondes traces d’exploitation et les drainages les assèchent encore à l’heure actuelle. Il en résulte une dégradation de la tourbe – libérant des tonnes de gaz à effet de serre – et une disparition de la précieuse flore marécageuse.

En plus de leur protection légale, il est impératif d’entreprendre des mesures de régénération pour sauver les marais. Le rétablissement d’un fonctionnement hydrique favorable, dans les marais mais aussi dans leurs zones d’approvisionnement en eau, est indispensable pour la conservation des biotopes et de leurs habitants. Pro Natura s’engage en faveur des marais et conduit différents projets de régénération à travers la Suisse. Notre association travaille également main dans la main avec ses fermiers pour une exploitation adaptée des bas-marais.

Ulteriori informazioni

Projets pour des marais sains

Vengono visualizzate le voci 109-117 di 3104
Glyphosateinsatz auf Feld
26.03.2024 Agricoltura

Revisione dell’ordinanza sui prodotti fitosanitari: la Svizzera diventerà un ricettacolo di pesticidi problematici?

L’Ufficio federale della sicurezza alimentare e di veterinaria (USAV) intende rivedere l'ordinanza sui prodotti fitosanitari (OPF) dietro pressione della maggioranza parlamentare. Ecco per quale motivo la bozza presentata è pericolosa.
  • Non include una valutazione dei rischi per l'uomo e la natura, che sarebbe invece obbligatoria per un progetto di tale portata.
  • Invece di proteggere adeguatamente l'acqua potabile dai residui persistenti di pesticidi, la proposta non riconosce il pericolo rappresentato dai pesticidi altamente tossici.

Manca una valutazione d’impatto del rischio 

Con una revisione così radicale dell'ordinanza sui prodotti fitosanitari, ci aspettiamo assolutamente un’analisi d'impatto della regolamentazione (AIR) sulle possibili ricadute negative sulla salute umana, sulle risorse di acqua potabile, ma anche sull'ambiente nel suo complesso, così come invocato dalle direttive AIR della Confederazione. Si tratta di prassi comune, eppure nella bozza così come è stata presentata l’USAV non l’ha inclusa. È imperativo farvi fronte ora, a posteriori. Qualsiasi altro atteggiamento sarebbe irresponsabile. Per questo motivo le associazioni sanitarie, ambientaliste e dell'acqua potabile richiedono all’USAV di respingere la bozza e di redigerla ex novo, congiuntamente a una valutazione del rischio.

In Svizzera verranno abrogati l’esame sanitario e ambientale

Ad oggi, in Svizzera prima di essere autorizzati i pesticidi devono superare un esame ambientale e sanitario. Le organizzazioni ambientaliste criticano da anni proprio l'inadeguatezza della valutazione ambientale, perché, ad esempio, non si considera il rischio per gli anfibi (79% delle specie sulla Lista Rossa), gli insetti impollinatori (ad eccezione delle api mellifere) o i funghi acquatici (essenziali per gli ecosistemi delle acque). Inoltre, gli enti preposti all’approvvigionamento idrico pubblico lamentano e documentano da anni l’inadeguatezza della tutela delle risorse di acqua potabile contro i residui dei pesticidi persistenti. Ci si poteva pertanto ben aspettare che questi problemi venissero affrontati dalla nuova OPF. Niente di più sbagliato! Addirittura, adottando le decisioni di autorizzazione dei Paesi dell'UE, si prevede l’abrogazione della valutazione su salute e ambiente. La ricezione delle autorizzazioni provenienti dagli Stati UE è una richiesta della lobby agricola e dell'industria agrochimica, che ha incontrato la maggioranza in Parlamento. Nella bozza della nuova OPF (art. 45) questo iter viene definito “omologazione semplificata” e sarebbe utilizzabile dagli Stati membri dell’UE in cui predominano condizioni agronomiche, climatiche e ambientali “comparabili” a quelle elvetiche. La bozza non specifica però cosa si intenda per “comparabili”.  

Si temono massicce pressioni sull'ente di omologazione

I pesticidi attivi in modo intensivo e prolungato contro i "parassiti" uccidono anche e soprattutto anfibi, insetti impollinatori e organismi acquatici, mettendo sovente a repentaglio la salute umana. Tuttavia, quelli più intensivi sono anche i più venduti: è pertanto probabile che i rivenditori di pesticidi registrino in Svizzera in primis quelli più dannosi provenienti dai Paesi dell'UE, per ottenere una “omologazione semplificata”. Poiché ogni Paese dell'UE autorizza solo parte dei pesticidi particolarmente dannosi per l'ambiente, tramite l’omologazione semplificata la Svizzera potrebbe diventare il ricettacolo di tutti i pesticidi problematici europei. Ad oggi, solo nei Paesi limitrofi alla Confederazione risultano autorizzati 50 principi attivi, alcuni dei quali altamente problematici, e centinaia di prodotti fitosanitari contenenti principi attivi attualmente vietati in Svizzera. Le associazioni sanitarie, ambientaliste e dell'acqua potabile temono che si eserciti una massiccia pressione sull'ente di omologazione per autorizzare questi prodotti in territorio elvetico a mezzo di un'omologazione semplificata.

Contatti media:

  • Pro Natura: Marcel Liner, responsabile politica agricola, tel. 061 317 92 40, @email
  • Medici per l‘Ambiente (MpA): Martin Forter, direttore, tel. 061 691 55 83, @email
  • WWF Svizzera: Jonas Schmid, consulente per la comunicazione sulla biodiversità, tel. 079 241 60 57, @email

Ulteriori informazioni

Info

Comunicato stampa congiunto delle associazioni per la salute, l'ambiente e l'acqua potabile

Wolf im bayrischen Wald iStock
27.03.2024 Artenschutz

Ordentliche Vernehmlassung JSV - Kommentar der Naturschutzorganisationen

Pro Natura, WWF Schweiz, BirdLife Schweiz und Gruppe Wolf Schweiz begrüssen den heutigen Start einer – wenn auch nachträglichen – Vernehmlassung zur neuen Jagdverordnung (JSV).

Die Änderungen im Jagdgesetz (JSG) von 2022 ermöglichen eine gezielte, proaktive Regulierung der geschützten Tierart Wolf zur Verhinderung grosser Schäden. Das tragen die Naturschutzorganisationen mit. Doch die vom UVEK 2023 vorgeschlagene, teils bereits in Kraft gesetzte, Verordnung (JSV) ist einseitig auf Abschüsse gemünzt und hat zu einer unverhältnismässigen Verfolgung der Wölfe geführt. Jetzt sind Nachbesserungen nötig. Abschüsse ganzer Rudel müssen die Ausnahme bleiben und der Herdenschutz muss flächig umgesetzt sein. Nur so können die aktuellen Diskrepanzen zwischen Gesetz und Jagdverordnung korrigiert werden. 

Mit der überstürzten Aufgabe des bewährten, nationalen Schutzhundeprogramms droht ein kantonaler Flickenteppich und Versorgungslücken. Ein Abbau beim Herdenschutz aber wäre inakzeptabel. Die Naturschutzorganisationen fordern, dass sowohl Herdenschutzhunde als auch die Zumutbarkeit von Schutzmassnahmen weiterhin nach einheitlichen Kriterien beurteilt werden und bei Rissen die Schutzsituation vor Ort kontrolliert wird. Die Naturschutzorganisationen werden sich im Rahmen der Vernehmlassung dafür einsetzen, dass die Balance zwischen Arten- und Herdenschutz sowie Wolfsregulierung in der Jagdverordnung wiederhergestellt wird. 

Unverständlich, befremdend und unnötig ist die Absicht des Bundesrates, mit einem eigenen Abschussartikel den Biber ins Visier zu nehmen. Die Ablehnung des Jagdgesetzes durch das Volk und der Entscheid des Parlaments im Jahr 2022, den Schutz des Bibers vollumfänglich beizubehalten, widerspricht der Absicht des Bundesrates diametral.   

Kontakt:

  • Pro Natura: Sara Wehrli, Verantwortliche Grosse Beutegreifer und Jagdpolitik, Tel. 061 317 92 08, @email 
  • Gruppe Wolf Schweiz: David Gerke, Geschäftsführer, Tel. 079 305 46 57, @email
  • WWF Schweiz: Jonas Schmid, Mediensprecher Biodiversität, Tel. 079 241 60 57, @email 
  • BirdLife Schweiz: Jan Schudel, Projektleiter Politik, Tel. 044 457 70 42, @email

Ulteriori informazioni

Info

Gemeinsamer Medienkommentar von WWF Schweiz, BirdLife Schweiz, Gruppe Wolf Schweiz und Pro Natura

Le loup dans la forêt bavaroise iStock
27.03.2024 Protection des espèces

Commentaire sur le début de la procédure de consultation concernant la révision de l’ordonnance sur la chasse

Pro Natura, le WWF Suisse, BirdLife Suisse et le Groupe Loup Suisse saluent le lancement aujourd'hui d'une consultation - même si elle a lieu après coup - sur la nouvelle ordonnance sur la chasse (OChP).

Les modifications apportées à la loi sur la chasse (LChP) de 2022 permettent une régulation ciblée et proactive de l'espèce protégée qu'est le loup afin d'éviter des dégâts importants. Les organisations de protection de l’environnement soutiennent cette démarche. Mais l'ordonnance (OChP) proposée par le DETEC en 2023, déjà partiellement entrée en vigueur, est axée unilatéralement sur les tirs et a conduit à une régulation disproportionnée des loups. Des améliorations sont désormais nécessaires. Les tirs de meutes entières doivent rester l'exception et la protection des troupeaux doit être mise en œuvre sur l'ensemble du territoire. Ce n'est qu'ainsi que les divergences actuelles entre la loi et l'ordonnance sur la chasse pourront être corrigées. 

L'abandon précipité du programme national pour les chiens de protection, qui a fait ses preuves, risque d'entraîner un éparpillement cantonal et des lacunes dans la mise à disposition. Un démantèlement de la protection des troupeaux serait inacceptable. Les organisations écologistes demandent que les chiens de protection et la mise en œuvre des mesures de protection continuent d'être évalués selon des critères uniformes et que la situation de protection soit contrôlée sur place en cas d'attaques. Dans le cadre de la consultation, les organisations environnementales s'engageront pour que l'équilibre entre la protection des espèces et des troupeaux et la régulation du loup soit rétabli dans l'ordonnance sur la chasse. 

L'intention du Conseil fédéral de cibler le castor avec un article spécifique sur le tir est incompréhensible, déconcertante et inutile. Le rejet de la loi sur la chasse par le peuple, et la décision du Parlement en 2022, de maintenir intégralement la protection du castor contredisent diamétralement l'intention du Conseil fédéral.

Contacts:

  • Pro Natura: Nicolas Wüthrich, responsable de l’information, tél. 079 212 52 54, @email      
  • Groupe Loup Suisse: Isabelle Germanier, responsable romande, tél. 079 652 28 49, @email 
  • WWF Suisse: Pierrette Rey, porte-parole, tél. 021 966 73 75, @email 
  • BirdLife Suisse: François Turrian, directeur romand, tél. 079 318 77 75, @email 

Ulteriori informazioni

Info

Commentaire commun de Pro Natura, le WWF Suisse, BirdLife Suisse et le Groupe Loup Suisse

Schutzgebiet Grueb in Triengen

Neue Wan­nen für Pionierarten

Natur im Siedlungsraum
10.04.2024 Siedlungsraum

Schoggitaler 2024 – «Lebensräume für Mensch und Natur»

In alten Mauern, Dächern und Gärten ist die Artenvielfalt besonders gross. Der Schoggitaler 2024 ist deshalb dem Erhalt unserer Baukultur gewidmet – als Lebensraum für Mensch und Natur.

Städte und Dörfern werden nicht nur von Menschen bewohnt. Hier leben auch unterschiedlichste, oft bedrohte Tiere und Pflanzen. In alten Mauern, Dächern und Gärten ist die Artenvielfalt besonders gross. Plätze, Parks und Alleen sind wichtige Lebensräume. Ein weitsichtiger Umgang mit Baukultur in Einklang mit der Natur bringt Mehrwert für alle. Mit dem Schoggitaler 2024 helfen Sie uns, Lebensräume zu schaffen und zu erhalten, in denen sich Menschen, Tiere und Pflanzen entfalten können. Zudem unterstützen Sie zahlreiche Tätigkeiten von Pro Natura und dem Schweizer Heimatschutz.

Schulkinder profitieren

Die Schoggitaler-Aktion dient nicht allein den Anliegen des Natur- und Heimatschutzes in der Schweiz. Auch die teilnehmenden Schulklassen profitieren: Einerseits erhalten sie didaktisch aufbereitete Unterrichtsmaterialien zum Thema, aus denen sie Spannendes lernen. Andererseits fliessen pro verkauftem Taler 50 Rappen in die Klassenkasse. 

Verkauf im September

Der Verkauf der traditionsreichen Schoggitaler aus Schweizer Biovollmilch und Kakao aus fairem Handel startet im September. Schulkinder werden die süssen Taler vom 26. August bis 23. September 2024 verkaufen (im Tessin ab 2. September). Ab Mitte September sind die Schoggitaler für den guten Zweck zudem schweizweit in den Verkaufsstellen der Post erhältlich.

Kontakt:

Loredana Ventre, Geschäftsleiterin Schoggitaler, Tel. 044 262 30 86, @email

Der Schoggitaler ist eine geschützte und zertifizierte Marke für Natur- und Heimatschutzprojekte. Seit 1946 setzen sich Pro Natura und der Schweizer Heimatschutz mit dem Talerverkauf gemeinsam für die Erhaltung unseres Natur- und Kulturerbes ein. Die beiden Trägerorganisationen sind Nichtregierungsorganisationen (NGO) und handeln nicht gewinnorientiert zu Gunsten der Allgemeinheit. Pro Natura wurde 1909 gegründet und zählt über 170'000 Mitglieder. Ihr Engagement gilt der Förderung und dem Erhalt der einheimischen Tier- und Pflanzenwelt. Der Schweizer Heimatschutz setzt sich seit 1905 für die Erhaltung von Baudenkmälern und Kulturlandschaften ein. Er vereinigt rund 27'000 Mitglieder und Gönner.

 

Ulteriori informazioni

Info

Headerfoto © Angela Peter

Natur im Siedlungsraum
10.04.2024 Espace urbain

Écu d’or 2024: «Des habitats pour l’homme et la nature»

Dans les vieux murs, les toits et les jardins, la biodiversité est particulièrement riche. L'Écu d'or 2024 est donc consacré à la préservation de notre patrimoine bâti - en tant qu'espace de vie pour l'homme et la nature.

Les humains ne sont pas les seuls habitants des villes et villages : une multitude d’espèces animales et végétales souvent menacées y vit aussi. Les vieux murs, les toits et les jardins accueillent une biodiversité riche. Les places, les parcs et les allées constituent de précieux habitats. Une approche réfléchie de la culture du bâti en accord avec la nature est bénéfique à tous. Avec l’Écu d’or 2024, vous nous aidez à créer et préserver des espaces de vie où les hommes, les animaux et les plantes peuvent s’épanouir. Vous soutenez aussi les nombreuses activités de Pro Natura et de Patrimoine suisse.

Les élèves en bénéficient aussi

L’action de l’Écu d’or n’est pas seulement utile à la protection de la nature et du patrimoine. Les classes participantes en profitent également. Elles reçoivent du matériel pédagogique qui leur propose des informations pédagogiques. En outre, 50 centimes vont à la caisse de classe pour chaque Écu d’or vendu.

La vente aura lieu en septembre

La traditionnelle vente des Écus d’or produits avec du lait suisse bio et du cacao issu du commerce équitable démarre en septembre. Les élèves les vendront entre le 26 août et le 23 septembre (au Tessin dès le 3 septembre). À partir de mi-septembre les Écus d’or pourront également être achetés, dans toute la suisse, pour cette bonne cause, aux guichets de la Poste.

Contact:

Loredana Ventre, directrice de l’Écu d’or, tél. 044 262 30 86, @email

L’Écu d’or est une marque protégée pour des projets de protection de la nature et du patrimoine. Depuis 1946, Pro Natura et Patrimoine suisse unissent leurs efforts au travers de la vente de l’Écu d’or pour préserver notre patrimoine naturel et culturel. Les deux associations sont des organisations non gouvernementales (ONG), sans but lucratif et d’utilité publique. Pro Natura a été fondée en 1909 et compte plus de 170'000 membres. Elle s’engage pour la protection de la faune et de la flore indigènes. Patrimoine suisse se mobilise depuis 1905 pour la sauvegarde des monuments historiques et des sites et totalise environ 27'000 membres et donateurs.

Ulteriori informazioni

Info

Photo © Angela Peter

Natur im Siedlungsraum
10.04.2024 Zone urbane

Tallero d’oro 2024 – «Ambienti per l’essere umano e la natura»

I vecchi muri, i tetti e i giardini sono particolarmente ricchi di biodiversità. Il tallero d’oro 2024 è quindi dedicato alla conservazione della nostra cultura della costruzione, come habitat per l’essere umano e la natura.

Città e paesini non sono abitati solo dall’essere umano, bensì anche da molte specie animali e vegetali, spesso minacciate. Vecchi muri, tetti e giardini presentano una ricca biodiversità, e piazze, parchi e viali costituiscono habitat importanti. Un approccio lungimirante alla cultura architettonica in armonia con la natura genera valore aggiunto per tutti. Acquistando il tallero d’oro 2024, ci aiutate a creare e a salvaguardare ambienti in cui possano convivere essere umano, animali e piante, e sostenete numerose altre attività di Pro Natura e di Patrimonio svizzero.

Vantaggi anche per gli allievi

Della vendita del tallero non beneficia solo il patrimonio naturale e culturale svizzero, bensì anche gli allievi partecipanti: oltre a ricevere il sussidio didattico, possono trattenere 50 centesimi per la cassa scolastica per ogni tallero venduto.

Vendita in settembre

La vendita dei talleri tradizionali d’oro prodotti con latte intero biologico svizzero e cacao del commercio equo avrà inizio nel mese di settembre. L’iniziativa si terrà dal 2 al 30 settembre in Ticino, e da fine agosto a fine settembre nel resto della Svizzera. Da metà settembre i talleri saranno disponibili anche in tutta la Svizzera presso gli uffici postali.

Contatto:

Loredana Ventre, Direttrice della Vendita del Tallero, tel. 044 262 30 86, @email

La Vendita del Tallero è un marchio protetto per progetti di tutela della natura e del paesaggio. Dal 1946, Pro Natura e il Patrimonio Svizzero, due organizzazioni non governative (ONG) di pubblica utilità, si impegnano con la vendita del tallero a favore della conservazione del nostro patrimonio naturale e culturale. Pro Natura è stata fondata nel 1909 e vanta oltre 170'000 membri. Il suo operato è volto alla promozione e alla salvaguardia della flora e della fauna indigene. Il Patrimonio svizzero, che può contare su circa 27'000 membri e sostenitori, si occupa dal 1905 della conservazione di edifici storici e del paesaggio culturale.

Ulteriori informazioni

Artenreiche Wiesen sind wichtig für die Biodiversität in der Schweiz. Egal ob in Siedlungen oder auf dem Land.
21.06.2023 Biodiversitätskrise

Wirkung des Aktionsplans Biodiversität klar ungenügend

Die Wirkung des „Aktionsplans Biodiversität“ ist klar ungenügend und erfüllt die Ziele nicht, die der Bundesrat 2012 in der Strategie Biodiversität Schweiz (SBS) beschlossen hat. Die bisherigen Massnahmen sind unzureichend, um der Biodiversitätskrise wirksam entgegenzutreten. Es herrscht dringender Handlungsbedarf, um unsere Lebensgrundlagen für uns und zukünftige Generationen zu erhalten.

Der Bundesrat hat heute den Bericht zur Wirkung des Aktionsplans Biodiversität 2017-2023 veröffentlicht und beschlossen, die Laufzeit der ersten Phase des Aktionsplans um ein Jahr bis 2024 zu verlängern. Im heute veröffentlichten Bericht wird festgehalten: «Die Zwischenevaluation der SBS zeigt, dass die meisten ihrer Ziele bis Ende 2021 nicht erreicht werden konnten. Sie macht weiter deutlich, dass der Aktionsplan (AP) SBS zwar eines der relevanten Instrumente zur Umsetzung der SBS darstellt, jedoch nicht das einzige Instrument sein kann, um die in der SBS formulierten Ziele zu erreichen.» Im Klartext: Die Massnahmen sind unzureichend, um die Biodiversität zu erhalten. Der Bundesrat muss nun dringend handeln, wenn er unsere Lebensgrundlagen nicht weiter gefährden will – der Aktionsplan war ein kleiner Schritt in die richtige Richtung, aber seine Wirkung bisher klar ungenügend!

Aufhorchen lassen die im Bericht zitierten Empfehlungen der Geschäftsprüfungskommission des Ständerates: «Der Bundesrat wird ersucht, sich im Rahmen der Analyse zur Wirkung des Aktionsplans SBS kritisch mit den in der ersten Umsetzungsphase festgestellten Schwächen auseinanderzusetzen und auf dieser Grundlage zu bestimmen, in welchen Bereichen die Massnahmen zum Schutz der Biodiversität verstärkt werden müssen.» Und weiter: «Der Bundesrat wird zudem ersucht, dafür zu sorgen, dass in der zweiten Umsetzungsphase ausreichend Personalressourcen für die Verwirklichung der Ziele der SBS zur Verfügung stehen. »

Die Naturschutzorganisationen werden den Bericht nun im Detail analysieren und weitere notwendige Schritte und Massnahmen daraus ableiten. Schon aus einer kurzen Analyse des Berichts jedoch wird klar, dass die Massnahmen zum Erhalt der Biodiversität der Schweiz bisher unzureichend sind. Damit sehen sich die Naturschutzorganisationen in ihrer Einschätzung von 2017 bestätigt, als der Aktionsplan publiziert wurde.

Zitate

«Die Biodiversität der Schweiz, unsere Lebensgrundlage, ist in einem sehr schlechten Zustand. Unser Land braucht einen griffigen Aktionsplan Biodiversität und die erforderlichen Mittel zur Umsetzung. Weiterfahren wie bisher würde noch mehr Schäden an der biologischen Vielfalt auf kommende Generationen überwälzen und die bereits herrschende Biodiversitätskrise weiter verstärken. So weit darf es nicht kommen.» Raffael Ayé, Geschäftsführer BirdLife Schweiz

«Der Wirkungsbericht zeigt auf: Es herrscht dringender Handlungsbedarf. Die bisherigen Massnahmen sind unzureichend, die Politik muss nun handeln und die Massnahmen intensivieren, nur so können wir der Biodiversitätskrise wirksam entgegentreten und unsere Lebensgrundlagen für uns und zukünftige Generationen erhalten.» Hasan Candan, Projektleiter Biodiversitätspolitik, Pro Natura 

Kontakt:

  • Pro Natura: Hasan Candan, Projektleiter Nationale Biodiversitätspolitik, 079 631 64 81, @email 
  • BirdLife Schweiz: Raffael Ayé, Geschäftsführer, 076 308 66 84, @email

Ulteriori informazioni

Info

Gemeinsame Medienmitteilung von BirdLife Schweiz und Pro Natura zum Bericht zur Wirkung des Aktionsplans Biodiversität 2017-2023

Wolf mit Jungtier
17.04.2024 Wolf, Luchs, Bär

Berner Konvention tritt auf Klage zum Umgang der Schweiz mit dem Wolf ein

Heute hat das Büro der Berner Konvention bekannt gegeben, dass es auf die Klage einer Drittpartei gegen die Schweiz bezüglich des Umgangs mit dem Wolf eintritt. Die Schweiz muss bis im Herbst zu den massiven Eingriffen in den Schweizer Wolfsbestand diverse Fragen bezüglich der Einhaltung dieses internationalen Artenschutzübereinkommens beantworten. Dann wird die Konvention die nächsten Schritte beschliessen. 

Die Rückkehr des Wolfs ist eine Erfolgsgeschichte und umfasst weite Teile Europas. Allein im Alpenraum finden momentan rund 1'900 Wölfe einen Lebensraum und spielen eine wichtige Rolle im Ökosystem. Die Wölfe halten sich nicht an Landesgrenzen, der Umgang mit ihnen ist daher eine grenzüberschreitende Aufgabe. Die Berner Konvention und die Rechtsgrundlagen der Alpenstaaten garantieren dabei das langfristige Überleben des Wolfes.

In einer ersten Reaktion beurteilt die Berner Konvention den Umgang der Schweiz mit dem Wolf als “sehr besorgniserregend”. Den mit der Revision der Jagd- und Schutzverordnung (JSV) Ende 2023 eingeführten Mindestbestand von 12 Rudeln bezeichnet sie als „willkürlich“ und stellt klar, dass die Wolfspopulation nicht auf einen Minimalbestand reduziert werden darf. Sie verlangt vom Bund zusätzliche Angaben, wie der Herdenschutz gewährleistet und was als “grosser Schaden” eingestuft wird. Nur wenn ein ernster oder grosser Schaden droht, sei eine Regulierung von Wölfen zulässig. Die Berner Konvention begrüsst, dass jetzt eine Vernehmlassung zur JSV stattfindet. Pro Natura, BirdLife Schweiz, Gruppe Wolf Schweiz und WWF Schweiz erwarten, dass die Revision dazu beiträgt, die bestehenden Diskrepanzen zwischen Jagdgesetz und -verordnung zu bereinigen und die Einhaltung der Berner Konvention zu gewährleisten. 

Weitere Informationen:

Bericht des Büros der Berner Konvention

Prairies et pâturages

Les prairies fleuries: un paradis coloré créé par l’être humain

90% des prairies fleuries ont disparu.

Les prairies fleuries riches en espèces sont devenues rares
Les interactions entre d’innombrables espèces végétales et animales caractérisent les prairies fleuries riches en espèces. Celles-ci sont colorées, bourdonnent et bruissent de tout un petit monde de vie. Malheureusement, elles sont menacées.

Plus de la moitié de toutes les espèces végétales de Suisse vivent dans ce milieu naturel. Elles constituent la base vitale pour de nombreuses espèces animales. Au cours des dernières décennies, 90% de ces prairies fleuries ont disparu. Leur protection et valorisation, ainsi que la création de nouvelles prairies riches en espèces, s’avèrent essentielles pour la biodiversité en Suisse.

Pro Natura se bat pour protéger les prairies fleuries

Nous exigeons la protection et la valorisation des prairies riches en espèces au niveau politique. Cela vaut particulièrement pour les parcelles qui ne sont pas protégées par la loi. Il s’agit concrètement de surfaces utilisées par l’agriculture, d'espaces verts publics en zones urbaines comme des parcs, jardins privés, talus de chemin de fer et de chaussées.

Des prairies riches en espèces particulièrement précieuses sont répertoriées dans l’Inventaire des prairies et pâturages secs (PPS) d’importance nationale. Elles sont protégées par la loi. Pro Natura exige une application cohérente de l’ordonnance adoptée par la Confédération en 2010.

Pro Natura met également la main à la pâte: de nombreuses réserves Pro Natura abritent de magnifiques prairies fleuries riches en espèces. Des projets concrets tels que REGIO Flora et Pro Biotop, initiés par Pro Natura, maintiennent et promeuvent la diversité des espèces sur des prairies menacées de disparition. Par ses offres d’éducation à l’environnement et ses projets d’information, l’association montre ce que chacune et chacun peut faire pour des prairies de ce type.

Prairies fleuries de Zeneggen VS Benoît Renevey
Prairies fleuries de Zeneggen VS.

La diversité des espèces créée par l’être humain

Les prairies et pâturages couvrent un cinquième du territoire national et façonnent l’image de la Suisse. Ils sont le résultat du déboisement opéré par l’être humain qui a créé pour lui et son bétail des prairies, des pâturages et des champs. Entre le sol, les plantes et les animaux s’est développé au fil des siècles un réseau unique d’interactions. Aucun autre milieu naturel n’abrite autant d’espèces par mètre carré. Sans utilisation agricole des prairies et pâturages, la forêt reprend ses droits. En revanche, une exploitation intensive les rend pauvres en espèces et les transforme en tapis herbeux monotones.

Une prairie n’est pas la même partout

Il y a beaucoup de différents types de prairies, telles des prairies à fromental multicolores, des prairies sèches ou humides, des ourlets. Les experts distinguent au moins 30 groupements différents abritant de nombreuses espèces animales spécialisées.

Deux facteurs déterminent si la prairie est colorée et riche en espèces ou plutôt d’un vert monotone: le site (sol et climat) et l’exploitation. Le climat et le sol décident de la biodiversité potentielle. Sa concrétisation dépend de la fonction et du type d’exploitation de la prairie. L’intensification de l’agriculture au cours des dernières décennies a exercé une pression croissante sur les prairies riches en espèces, les faisant presque entièrement disparaître.

Inventaire pour la protection des prairies et pâturages secs

En dix ans de travail, les prairies et pâturages secs particulièrement précieux ont été cartographiés dans tous les cantons. Les 3000 objets d’importance nationale couvrent environ 0,5% du territoire suisse et ont été inscrits dans l’inventaire fédéral. L’inventaire des PPS représente, avec les inventaires des biotopes existants sur les hauts- et bas-marais, les marais de transition, les sites de reproduction des batraciens et les zones alluviales, le dernier inventaire de ce type.

En 2009, nous avons récolté plus de 38’000 signatures avec l’aide de l’ASPO/ BirdLife Suisse en vue de protéger les dernières prairies et pâturages secs. Cette pétition appelait à mettre enfin en œuvre les instruments disponibles. L’inventaire des PPS et la mise en œuvre de l’ordonnance représentent une première étape. Par ailleurs, tous les PPS d’importance nationale devront être contractuellement protégés jusqu’en 2020.

Déclin des prairies riches en espèces

L’intensification de l’agriculture est l’une des principales raisons du déclin des prairies riches en espèces. L’utilisation accrue d’engrais provoque une croissance et une concurrence renforcées des graminées et permet une exploitation plus précoce et plus fréquente. Les espèces à croissance rapide, adaptées aux sols riches en nutriments et à des coupes fréquentes, supplantent les espèces végétales moins compétitives des prairies riches en espèces, qui dépendent de la propagation spontanée des semences. Les surfaces se transforment ainsi de plus en plus en un tapis vert uniforme. Le choix des machines de récolte a également un impact majeur sur la diversité des espèces, en particulier sur les petits animaux. Les faucheuses couramment utilisées de nos jours déciment par ex. plus de 80% des sauterelles. Mais le rythme d’expansion rapide des zones urbaines et de leurs infrastructures, ainsi que l’abandon de l’exploitation des terres en zone de montagne, contribuent aussi de manière significative à la disparition des prairies fleuries multicolores.

Aide d’urgence pour les prairies fleuries

Depuis l’introduction de la compensation écologique dans l’agriculture en 1995, la Confédération tente de contrer le déclin des prairies fleuries. L’exploitation extensive des prairies et pâturages est encouragée. Des prairies riches en espèces particulièrement précieuses sont répertoriées dans l’Inventaire des prairies et pâturages secs (PPS) d’importance nationale. Le Conseil fédéral a adopté une ordonnance sur la protection de ces surfaces en 2010. Ces deux volets forment des instruments très importants pour la protection des prairies riches en espèces. Malheureusement, leur incidence se révèle trop faible. Chaque année, des dizaines d’hectares de prairies précieuses disparaissent encore. L’agriculture n’est pas la seule à devoir s’améliorer: les espaces publics verts, les jardins privés, les talus routiers et ferroviaires peuvent grandement contribuer à préserver des habitats diversifiés s’ils sont conçus et entretenus en conséquence. C’est pourquoi Pro Natura s’engage à tous les niveaux pour la préservation et la promotion des prairies riches en espèces.

Beckenried 2010
Beckenried ca. 1987
Beckenried 1987 (à gauche) et en 2010 (à droite)

En 1987, il y avait encore des prairies luxuriantes de fauche à fromental avec le silène dioïque et la renoncule âcre – deux indicateurs d’une intensification pourtant déjà initiée (© Graphische Sammlung der Schweizerischen Nationalbibliothek / Willy Burkhardt). En 2010, une prairie grasse avec du trèfle rampant, de l'ivraie et la berce des prés (© Pro Natura / Nathalie Gfeller).

Projets pour des prairies et pâturages

Vengono visualizzate le voci 109-117 di 3104
Glyphosateinsatz auf Feld
26.03.2024 Agricoltura

Revisione dell’ordinanza sui prodotti fitosanitari: la Svizzera diventerà un ricettacolo di pesticidi problematici?

L’Ufficio federale della sicurezza alimentare e di veterinaria (USAV) intende rivedere l'ordinanza sui prodotti fitosanitari (OPF) dietro pressione della maggioranza parlamentare. Ecco per quale motivo la bozza presentata è pericolosa.
  • Non include una valutazione dei rischi per l'uomo e la natura, che sarebbe invece obbligatoria per un progetto di tale portata.
  • Invece di proteggere adeguatamente l'acqua potabile dai residui persistenti di pesticidi, la proposta non riconosce il pericolo rappresentato dai pesticidi altamente tossici.

Manca una valutazione d’impatto del rischio 

Con una revisione così radicale dell'ordinanza sui prodotti fitosanitari, ci aspettiamo assolutamente un’analisi d'impatto della regolamentazione (AIR) sulle possibili ricadute negative sulla salute umana, sulle risorse di acqua potabile, ma anche sull'ambiente nel suo complesso, così come invocato dalle direttive AIR della Confederazione. Si tratta di prassi comune, eppure nella bozza così come è stata presentata l’USAV non l’ha inclusa. È imperativo farvi fronte ora, a posteriori. Qualsiasi altro atteggiamento sarebbe irresponsabile. Per questo motivo le associazioni sanitarie, ambientaliste e dell'acqua potabile richiedono all’USAV di respingere la bozza e di redigerla ex novo, congiuntamente a una valutazione del rischio.

In Svizzera verranno abrogati l’esame sanitario e ambientale

Ad oggi, in Svizzera prima di essere autorizzati i pesticidi devono superare un esame ambientale e sanitario. Le organizzazioni ambientaliste criticano da anni proprio l'inadeguatezza della valutazione ambientale, perché, ad esempio, non si considera il rischio per gli anfibi (79% delle specie sulla Lista Rossa), gli insetti impollinatori (ad eccezione delle api mellifere) o i funghi acquatici (essenziali per gli ecosistemi delle acque). Inoltre, gli enti preposti all’approvvigionamento idrico pubblico lamentano e documentano da anni l’inadeguatezza della tutela delle risorse di acqua potabile contro i residui dei pesticidi persistenti. Ci si poteva pertanto ben aspettare che questi problemi venissero affrontati dalla nuova OPF. Niente di più sbagliato! Addirittura, adottando le decisioni di autorizzazione dei Paesi dell'UE, si prevede l’abrogazione della valutazione su salute e ambiente. La ricezione delle autorizzazioni provenienti dagli Stati UE è una richiesta della lobby agricola e dell'industria agrochimica, che ha incontrato la maggioranza in Parlamento. Nella bozza della nuova OPF (art. 45) questo iter viene definito “omologazione semplificata” e sarebbe utilizzabile dagli Stati membri dell’UE in cui predominano condizioni agronomiche, climatiche e ambientali “comparabili” a quelle elvetiche. La bozza non specifica però cosa si intenda per “comparabili”.  

Si temono massicce pressioni sull'ente di omologazione

I pesticidi attivi in modo intensivo e prolungato contro i "parassiti" uccidono anche e soprattutto anfibi, insetti impollinatori e organismi acquatici, mettendo sovente a repentaglio la salute umana. Tuttavia, quelli più intensivi sono anche i più venduti: è pertanto probabile che i rivenditori di pesticidi registrino in Svizzera in primis quelli più dannosi provenienti dai Paesi dell'UE, per ottenere una “omologazione semplificata”. Poiché ogni Paese dell'UE autorizza solo parte dei pesticidi particolarmente dannosi per l'ambiente, tramite l’omologazione semplificata la Svizzera potrebbe diventare il ricettacolo di tutti i pesticidi problematici europei. Ad oggi, solo nei Paesi limitrofi alla Confederazione risultano autorizzati 50 principi attivi, alcuni dei quali altamente problematici, e centinaia di prodotti fitosanitari contenenti principi attivi attualmente vietati in Svizzera. Le associazioni sanitarie, ambientaliste e dell'acqua potabile temono che si eserciti una massiccia pressione sull'ente di omologazione per autorizzare questi prodotti in territorio elvetico a mezzo di un'omologazione semplificata.

Contatti media:

  • Pro Natura: Marcel Liner, responsabile politica agricola, tel. 061 317 92 40, @email
  • Medici per l‘Ambiente (MpA): Martin Forter, direttore, tel. 061 691 55 83, @email
  • WWF Svizzera: Jonas Schmid, consulente per la comunicazione sulla biodiversità, tel. 079 241 60 57, @email

Ulteriori informazioni

Info

Comunicato stampa congiunto delle associazioni per la salute, l'ambiente e l'acqua potabile

Wolf im bayrischen Wald iStock
27.03.2024 Artenschutz

Ordentliche Vernehmlassung JSV - Kommentar der Naturschutzorganisationen

Pro Natura, WWF Schweiz, BirdLife Schweiz und Gruppe Wolf Schweiz begrüssen den heutigen Start einer – wenn auch nachträglichen – Vernehmlassung zur neuen Jagdverordnung (JSV).

Die Änderungen im Jagdgesetz (JSG) von 2022 ermöglichen eine gezielte, proaktive Regulierung der geschützten Tierart Wolf zur Verhinderung grosser Schäden. Das tragen die Naturschutzorganisationen mit. Doch die vom UVEK 2023 vorgeschlagene, teils bereits in Kraft gesetzte, Verordnung (JSV) ist einseitig auf Abschüsse gemünzt und hat zu einer unverhältnismässigen Verfolgung der Wölfe geführt. Jetzt sind Nachbesserungen nötig. Abschüsse ganzer Rudel müssen die Ausnahme bleiben und der Herdenschutz muss flächig umgesetzt sein. Nur so können die aktuellen Diskrepanzen zwischen Gesetz und Jagdverordnung korrigiert werden. 

Mit der überstürzten Aufgabe des bewährten, nationalen Schutzhundeprogramms droht ein kantonaler Flickenteppich und Versorgungslücken. Ein Abbau beim Herdenschutz aber wäre inakzeptabel. Die Naturschutzorganisationen fordern, dass sowohl Herdenschutzhunde als auch die Zumutbarkeit von Schutzmassnahmen weiterhin nach einheitlichen Kriterien beurteilt werden und bei Rissen die Schutzsituation vor Ort kontrolliert wird. Die Naturschutzorganisationen werden sich im Rahmen der Vernehmlassung dafür einsetzen, dass die Balance zwischen Arten- und Herdenschutz sowie Wolfsregulierung in der Jagdverordnung wiederhergestellt wird. 

Unverständlich, befremdend und unnötig ist die Absicht des Bundesrates, mit einem eigenen Abschussartikel den Biber ins Visier zu nehmen. Die Ablehnung des Jagdgesetzes durch das Volk und der Entscheid des Parlaments im Jahr 2022, den Schutz des Bibers vollumfänglich beizubehalten, widerspricht der Absicht des Bundesrates diametral.   

Kontakt:

  • Pro Natura: Sara Wehrli, Verantwortliche Grosse Beutegreifer und Jagdpolitik, Tel. 061 317 92 08, @email 
  • Gruppe Wolf Schweiz: David Gerke, Geschäftsführer, Tel. 079 305 46 57, @email
  • WWF Schweiz: Jonas Schmid, Mediensprecher Biodiversität, Tel. 079 241 60 57, @email 
  • BirdLife Schweiz: Jan Schudel, Projektleiter Politik, Tel. 044 457 70 42, @email

Ulteriori informazioni

Info

Gemeinsamer Medienkommentar von WWF Schweiz, BirdLife Schweiz, Gruppe Wolf Schweiz und Pro Natura

Le loup dans la forêt bavaroise iStock
27.03.2024 Protection des espèces

Commentaire sur le début de la procédure de consultation concernant la révision de l’ordonnance sur la chasse

Pro Natura, le WWF Suisse, BirdLife Suisse et le Groupe Loup Suisse saluent le lancement aujourd'hui d'une consultation - même si elle a lieu après coup - sur la nouvelle ordonnance sur la chasse (OChP).

Les modifications apportées à la loi sur la chasse (LChP) de 2022 permettent une régulation ciblée et proactive de l'espèce protégée qu'est le loup afin d'éviter des dégâts importants. Les organisations de protection de l’environnement soutiennent cette démarche. Mais l'ordonnance (OChP) proposée par le DETEC en 2023, déjà partiellement entrée en vigueur, est axée unilatéralement sur les tirs et a conduit à une régulation disproportionnée des loups. Des améliorations sont désormais nécessaires. Les tirs de meutes entières doivent rester l'exception et la protection des troupeaux doit être mise en œuvre sur l'ensemble du territoire. Ce n'est qu'ainsi que les divergences actuelles entre la loi et l'ordonnance sur la chasse pourront être corrigées. 

L'abandon précipité du programme national pour les chiens de protection, qui a fait ses preuves, risque d'entraîner un éparpillement cantonal et des lacunes dans la mise à disposition. Un démantèlement de la protection des troupeaux serait inacceptable. Les organisations écologistes demandent que les chiens de protection et la mise en œuvre des mesures de protection continuent d'être évalués selon des critères uniformes et que la situation de protection soit contrôlée sur place en cas d'attaques. Dans le cadre de la consultation, les organisations environnementales s'engageront pour que l'équilibre entre la protection des espèces et des troupeaux et la régulation du loup soit rétabli dans l'ordonnance sur la chasse. 

L'intention du Conseil fédéral de cibler le castor avec un article spécifique sur le tir est incompréhensible, déconcertante et inutile. Le rejet de la loi sur la chasse par le peuple, et la décision du Parlement en 2022, de maintenir intégralement la protection du castor contredisent diamétralement l'intention du Conseil fédéral.

Contacts:

  • Pro Natura: Nicolas Wüthrich, responsable de l’information, tél. 079 212 52 54, @email      
  • Groupe Loup Suisse: Isabelle Germanier, responsable romande, tél. 079 652 28 49, @email 
  • WWF Suisse: Pierrette Rey, porte-parole, tél. 021 966 73 75, @email 
  • BirdLife Suisse: François Turrian, directeur romand, tél. 079 318 77 75, @email 

Ulteriori informazioni

Info

Commentaire commun de Pro Natura, le WWF Suisse, BirdLife Suisse et le Groupe Loup Suisse

Schutzgebiet Grueb in Triengen

Neue Wan­nen für Pionierarten

Natur im Siedlungsraum
10.04.2024 Siedlungsraum

Schoggitaler 2024 – «Lebensräume für Mensch und Natur»

In alten Mauern, Dächern und Gärten ist die Artenvielfalt besonders gross. Der Schoggitaler 2024 ist deshalb dem Erhalt unserer Baukultur gewidmet – als Lebensraum für Mensch und Natur.

Städte und Dörfern werden nicht nur von Menschen bewohnt. Hier leben auch unterschiedlichste, oft bedrohte Tiere und Pflanzen. In alten Mauern, Dächern und Gärten ist die Artenvielfalt besonders gross. Plätze, Parks und Alleen sind wichtige Lebensräume. Ein weitsichtiger Umgang mit Baukultur in Einklang mit der Natur bringt Mehrwert für alle. Mit dem Schoggitaler 2024 helfen Sie uns, Lebensräume zu schaffen und zu erhalten, in denen sich Menschen, Tiere und Pflanzen entfalten können. Zudem unterstützen Sie zahlreiche Tätigkeiten von Pro Natura und dem Schweizer Heimatschutz.

Schulkinder profitieren

Die Schoggitaler-Aktion dient nicht allein den Anliegen des Natur- und Heimatschutzes in der Schweiz. Auch die teilnehmenden Schulklassen profitieren: Einerseits erhalten sie didaktisch aufbereitete Unterrichtsmaterialien zum Thema, aus denen sie Spannendes lernen. Andererseits fliessen pro verkauftem Taler 50 Rappen in die Klassenkasse. 

Verkauf im September

Der Verkauf der traditionsreichen Schoggitaler aus Schweizer Biovollmilch und Kakao aus fairem Handel startet im September. Schulkinder werden die süssen Taler vom 26. August bis 23. September 2024 verkaufen (im Tessin ab 2. September). Ab Mitte September sind die Schoggitaler für den guten Zweck zudem schweizweit in den Verkaufsstellen der Post erhältlich.

Kontakt:

Loredana Ventre, Geschäftsleiterin Schoggitaler, Tel. 044 262 30 86, @email

Der Schoggitaler ist eine geschützte und zertifizierte Marke für Natur- und Heimatschutzprojekte. Seit 1946 setzen sich Pro Natura und der Schweizer Heimatschutz mit dem Talerverkauf gemeinsam für die Erhaltung unseres Natur- und Kulturerbes ein. Die beiden Trägerorganisationen sind Nichtregierungsorganisationen (NGO) und handeln nicht gewinnorientiert zu Gunsten der Allgemeinheit. Pro Natura wurde 1909 gegründet und zählt über 170'000 Mitglieder. Ihr Engagement gilt der Förderung und dem Erhalt der einheimischen Tier- und Pflanzenwelt. Der Schweizer Heimatschutz setzt sich seit 1905 für die Erhaltung von Baudenkmälern und Kulturlandschaften ein. Er vereinigt rund 27'000 Mitglieder und Gönner.

 

Ulteriori informazioni

Info

Headerfoto © Angela Peter

Natur im Siedlungsraum
10.04.2024 Espace urbain

Écu d’or 2024: «Des habitats pour l’homme et la nature»

Dans les vieux murs, les toits et les jardins, la biodiversité est particulièrement riche. L'Écu d'or 2024 est donc consacré à la préservation de notre patrimoine bâti - en tant qu'espace de vie pour l'homme et la nature.

Les humains ne sont pas les seuls habitants des villes et villages : une multitude d’espèces animales et végétales souvent menacées y vit aussi. Les vieux murs, les toits et les jardins accueillent une biodiversité riche. Les places, les parcs et les allées constituent de précieux habitats. Une approche réfléchie de la culture du bâti en accord avec la nature est bénéfique à tous. Avec l’Écu d’or 2024, vous nous aidez à créer et préserver des espaces de vie où les hommes, les animaux et les plantes peuvent s’épanouir. Vous soutenez aussi les nombreuses activités de Pro Natura et de Patrimoine suisse.

Les élèves en bénéficient aussi

L’action de l’Écu d’or n’est pas seulement utile à la protection de la nature et du patrimoine. Les classes participantes en profitent également. Elles reçoivent du matériel pédagogique qui leur propose des informations pédagogiques. En outre, 50 centimes vont à la caisse de classe pour chaque Écu d’or vendu.

La vente aura lieu en septembre

La traditionnelle vente des Écus d’or produits avec du lait suisse bio et du cacao issu du commerce équitable démarre en septembre. Les élèves les vendront entre le 26 août et le 23 septembre (au Tessin dès le 3 septembre). À partir de mi-septembre les Écus d’or pourront également être achetés, dans toute la suisse, pour cette bonne cause, aux guichets de la Poste.

Contact:

Loredana Ventre, directrice de l’Écu d’or, tél. 044 262 30 86, @email

L’Écu d’or est une marque protégée pour des projets de protection de la nature et du patrimoine. Depuis 1946, Pro Natura et Patrimoine suisse unissent leurs efforts au travers de la vente de l’Écu d’or pour préserver notre patrimoine naturel et culturel. Les deux associations sont des organisations non gouvernementales (ONG), sans but lucratif et d’utilité publique. Pro Natura a été fondée en 1909 et compte plus de 170'000 membres. Elle s’engage pour la protection de la faune et de la flore indigènes. Patrimoine suisse se mobilise depuis 1905 pour la sauvegarde des monuments historiques et des sites et totalise environ 27'000 membres et donateurs.

Ulteriori informazioni

Info

Photo © Angela Peter

Natur im Siedlungsraum
10.04.2024 Zone urbane

Tallero d’oro 2024 – «Ambienti per l’essere umano e la natura»

I vecchi muri, i tetti e i giardini sono particolarmente ricchi di biodiversità. Il tallero d’oro 2024 è quindi dedicato alla conservazione della nostra cultura della costruzione, come habitat per l’essere umano e la natura.

Città e paesini non sono abitati solo dall’essere umano, bensì anche da molte specie animali e vegetali, spesso minacciate. Vecchi muri, tetti e giardini presentano una ricca biodiversità, e piazze, parchi e viali costituiscono habitat importanti. Un approccio lungimirante alla cultura architettonica in armonia con la natura genera valore aggiunto per tutti. Acquistando il tallero d’oro 2024, ci aiutate a creare e a salvaguardare ambienti in cui possano convivere essere umano, animali e piante, e sostenete numerose altre attività di Pro Natura e di Patrimonio svizzero.

Vantaggi anche per gli allievi

Della vendita del tallero non beneficia solo il patrimonio naturale e culturale svizzero, bensì anche gli allievi partecipanti: oltre a ricevere il sussidio didattico, possono trattenere 50 centesimi per la cassa scolastica per ogni tallero venduto.

Vendita in settembre

La vendita dei talleri tradizionali d’oro prodotti con latte intero biologico svizzero e cacao del commercio equo avrà inizio nel mese di settembre. L’iniziativa si terrà dal 2 al 30 settembre in Ticino, e da fine agosto a fine settembre nel resto della Svizzera. Da metà settembre i talleri saranno disponibili anche in tutta la Svizzera presso gli uffici postali.

Contatto:

Loredana Ventre, Direttrice della Vendita del Tallero, tel. 044 262 30 86, @email

La Vendita del Tallero è un marchio protetto per progetti di tutela della natura e del paesaggio. Dal 1946, Pro Natura e il Patrimonio Svizzero, due organizzazioni non governative (ONG) di pubblica utilità, si impegnano con la vendita del tallero a favore della conservazione del nostro patrimonio naturale e culturale. Pro Natura è stata fondata nel 1909 e vanta oltre 170'000 membri. Il suo operato è volto alla promozione e alla salvaguardia della flora e della fauna indigene. Il Patrimonio svizzero, che può contare su circa 27'000 membri e sostenitori, si occupa dal 1905 della conservazione di edifici storici e del paesaggio culturale.

Ulteriori informazioni

Artenreiche Wiesen sind wichtig für die Biodiversität in der Schweiz. Egal ob in Siedlungen oder auf dem Land.
21.06.2023 Biodiversitätskrise

Wirkung des Aktionsplans Biodiversität klar ungenügend

Die Wirkung des „Aktionsplans Biodiversität“ ist klar ungenügend und erfüllt die Ziele nicht, die der Bundesrat 2012 in der Strategie Biodiversität Schweiz (SBS) beschlossen hat. Die bisherigen Massnahmen sind unzureichend, um der Biodiversitätskrise wirksam entgegenzutreten. Es herrscht dringender Handlungsbedarf, um unsere Lebensgrundlagen für uns und zukünftige Generationen zu erhalten.

Der Bundesrat hat heute den Bericht zur Wirkung des Aktionsplans Biodiversität 2017-2023 veröffentlicht und beschlossen, die Laufzeit der ersten Phase des Aktionsplans um ein Jahr bis 2024 zu verlängern. Im heute veröffentlichten Bericht wird festgehalten: «Die Zwischenevaluation der SBS zeigt, dass die meisten ihrer Ziele bis Ende 2021 nicht erreicht werden konnten. Sie macht weiter deutlich, dass der Aktionsplan (AP) SBS zwar eines der relevanten Instrumente zur Umsetzung der SBS darstellt, jedoch nicht das einzige Instrument sein kann, um die in der SBS formulierten Ziele zu erreichen.» Im Klartext: Die Massnahmen sind unzureichend, um die Biodiversität zu erhalten. Der Bundesrat muss nun dringend handeln, wenn er unsere Lebensgrundlagen nicht weiter gefährden will – der Aktionsplan war ein kleiner Schritt in die richtige Richtung, aber seine Wirkung bisher klar ungenügend!

Aufhorchen lassen die im Bericht zitierten Empfehlungen der Geschäftsprüfungskommission des Ständerates: «Der Bundesrat wird ersucht, sich im Rahmen der Analyse zur Wirkung des Aktionsplans SBS kritisch mit den in der ersten Umsetzungsphase festgestellten Schwächen auseinanderzusetzen und auf dieser Grundlage zu bestimmen, in welchen Bereichen die Massnahmen zum Schutz der Biodiversität verstärkt werden müssen.» Und weiter: «Der Bundesrat wird zudem ersucht, dafür zu sorgen, dass in der zweiten Umsetzungsphase ausreichend Personalressourcen für die Verwirklichung der Ziele der SBS zur Verfügung stehen. »

Die Naturschutzorganisationen werden den Bericht nun im Detail analysieren und weitere notwendige Schritte und Massnahmen daraus ableiten. Schon aus einer kurzen Analyse des Berichts jedoch wird klar, dass die Massnahmen zum Erhalt der Biodiversität der Schweiz bisher unzureichend sind. Damit sehen sich die Naturschutzorganisationen in ihrer Einschätzung von 2017 bestätigt, als der Aktionsplan publiziert wurde.

Zitate

«Die Biodiversität der Schweiz, unsere Lebensgrundlage, ist in einem sehr schlechten Zustand. Unser Land braucht einen griffigen Aktionsplan Biodiversität und die erforderlichen Mittel zur Umsetzung. Weiterfahren wie bisher würde noch mehr Schäden an der biologischen Vielfalt auf kommende Generationen überwälzen und die bereits herrschende Biodiversitätskrise weiter verstärken. So weit darf es nicht kommen.» Raffael Ayé, Geschäftsführer BirdLife Schweiz

«Der Wirkungsbericht zeigt auf: Es herrscht dringender Handlungsbedarf. Die bisherigen Massnahmen sind unzureichend, die Politik muss nun handeln und die Massnahmen intensivieren, nur so können wir der Biodiversitätskrise wirksam entgegentreten und unsere Lebensgrundlagen für uns und zukünftige Generationen erhalten.» Hasan Candan, Projektleiter Biodiversitätspolitik, Pro Natura 

Kontakt:

  • Pro Natura: Hasan Candan, Projektleiter Nationale Biodiversitätspolitik, 079 631 64 81, @email 
  • BirdLife Schweiz: Raffael Ayé, Geschäftsführer, 076 308 66 84, @email

Ulteriori informazioni

Info

Gemeinsame Medienmitteilung von BirdLife Schweiz und Pro Natura zum Bericht zur Wirkung des Aktionsplans Biodiversität 2017-2023

Wolf mit Jungtier
17.04.2024 Wolf, Luchs, Bär

Berner Konvention tritt auf Klage zum Umgang der Schweiz mit dem Wolf ein

Heute hat das Büro der Berner Konvention bekannt gegeben, dass es auf die Klage einer Drittpartei gegen die Schweiz bezüglich des Umgangs mit dem Wolf eintritt. Die Schweiz muss bis im Herbst zu den massiven Eingriffen in den Schweizer Wolfsbestand diverse Fragen bezüglich der Einhaltung dieses internationalen Artenschutzübereinkommens beantworten. Dann wird die Konvention die nächsten Schritte beschliessen. 

Die Rückkehr des Wolfs ist eine Erfolgsgeschichte und umfasst weite Teile Europas. Allein im Alpenraum finden momentan rund 1'900 Wölfe einen Lebensraum und spielen eine wichtige Rolle im Ökosystem. Die Wölfe halten sich nicht an Landesgrenzen, der Umgang mit ihnen ist daher eine grenzüberschreitende Aufgabe. Die Berner Konvention und die Rechtsgrundlagen der Alpenstaaten garantieren dabei das langfristige Überleben des Wolfes.

In einer ersten Reaktion beurteilt die Berner Konvention den Umgang der Schweiz mit dem Wolf als “sehr besorgniserregend”. Den mit der Revision der Jagd- und Schutzverordnung (JSV) Ende 2023 eingeführten Mindestbestand von 12 Rudeln bezeichnet sie als „willkürlich“ und stellt klar, dass die Wolfspopulation nicht auf einen Minimalbestand reduziert werden darf. Sie verlangt vom Bund zusätzliche Angaben, wie der Herdenschutz gewährleistet und was als “grosser Schaden” eingestuft wird. Nur wenn ein ernster oder grosser Schaden droht, sei eine Regulierung von Wölfen zulässig. Die Berner Konvention begrüsst, dass jetzt eine Vernehmlassung zur JSV stattfindet. Pro Natura, BirdLife Schweiz, Gruppe Wolf Schweiz und WWF Schweiz erwarten, dass die Revision dazu beiträgt, die bestehenden Diskrepanzen zwischen Jagdgesetz und -verordnung zu bereinigen und die Einhaltung der Berner Konvention zu gewährleisten. 

Weitere Informationen:

Bericht des Büros der Berner Konvention

Protection des espèces

Nous défendons la faune et la flore

La diversité des animaux, des plantes et des champignons est en passe de disparaître.

Bouquetin Claudio Büttler
Où sont les prairies regorgeant de fleurs, dans lesquelles la vie bourdonne et voltige? Et où sont les étangs grouillant de milliers de petites grenouilles sautillantes?

La diversité des animaux, des plantes et des champignons est en passe de disparaître en toute discrétion. 255 espèces d’animaux, de plantes et de champignons sont déjà éteintes en Suisse. Plus d’un tiers des espèces animales et végétales sont menacées. Il est urgent de réagir.

Disparu pour toujours?

Vous ne verrez jamais plus la saxifrage du lac de Constance. Cette espèce autrefois présente sur ses rives a disparu du monde entier. Quelque 800 autres animaux et plantes ont été rayés de la surface de la Terre, par exemple le thylacine (loup de Tasmanie) ou la tortue géante de Pinta. Heureusement, de nombreuses espèces disparues de Suisse survivent encore ailleurs. Il leur reste donc la possibilité de reprendre pied dans leur ancienne patrie, comme l’a fait le bouquetin. Pro Natura s’engage pour favoriser le retour de plantes et d’animaux éradiqués de notre pays, comme le loup, l’ours ou la loutre.

Un roi sur la Liste rouge

Le «Roi du Doubs» (apron) va-t-il survivre? Quelques spécimens de cette espèce menacée d’extinction vivent encore dans la rivière jurassienne. Ils ont besoin d’aide pour survivre. Le roi du Doubs n’est pas un cas isolé: 36% des animaux, des végétaux et des espèces fongiques de Suisse sont en voie de disparition et figurent sur les listes rouges. Quelques espèces seulement sont directement menacées par la capture, le braconnage ou l’arrachage. Les autres sont menacées par un état déplorable de la biodiversité: la plupart des espèces animales et végétales manquent tout simplement d’espaces de vie adaptés.

Que fait Pro Natura pour les espèces en voie de disparition?

  • Nous luttons pour une exploitation agricole et forestière proche de la nature et pour une utilisation parcimonieuse des ressources naturelles.
  • Nous nous engageons pour un réseau efficace d’aires protégées. Citons ici le Parc national suisse et de nouveaux parcs nationaux.
  • Nous protégeons et gérons des réserves naturelles. Et nous développons continuellement notre réseau de réserves naturelles.
  • Nous améliorons les habitats, par exemple les biotopes aquatiques avec notre action «À l’eau castor!».
  • Nous favorisons les espèces prioritaires en voie de disparition.

Vous aussi vous pouvez faire quelque chose de concret

  • Vous pouvez aménager un jardin naturel.
  • Vous pouvez être un consommateur averti et responsable.
  • Vous pouvez respecter la nature lors de vos activités de loisirs.
  • Vous pouvez participer activement à des projets de protection de la nature, par exemple en tant que bénévole chez Pro Natura.
Manifestation pour le climat sur la Place fédérale à Berne en automne 2023
08.01.2026 Agir

«L’action est un bon antidote à l’anxiété»

Pour la politologue Chantal Peyer, les récits utopiques permettent à l’être humain de collaborer et d’avancer. Après avoir rêvé – et réalisé – le voyage de la Terre à la Lune, il est temps d’imaginer un avenir plus désirable et une société plus durable pour notre planète.

Magazine Pro Natura: l’ambiance générale n’est pas à l’optimisme. Cela influence-t-il le moral et les perspectives de la société?

Chantal Peyer: bien sûr, cela impacte notre moral et notre motivation. C’est tout à fait normal. Mais nous ne pouvons pas nous arrêter à cette émotion: nous vivons une époque qui exige que nous cultivions une forme de courage. Le courage ne se manifeste pas uniquement dans de grandes actions. C’est aussi choisir de porter sur le monde un regard qui va au-delà des tendances négatives actuelles. C’est décider de continuer à croire en l’humain, en notre capacité collective de prendre des décisions visant le bien commun, la solidarité et le respect de l’environnement. C’est choisir de porter notre attention sur ce que nous voulons construire plutôt que sur ce qui est en train d’être détruit.

Les jeunes sont-ils davantage impactés? Est-il possible pour eux de se projeter?

Les jeunes, par nature, sont plus capables que les adultes de se révolter contre le statut quo, de mettre en lumière ce qui dysfonctionne. Ils nous tendent un miroir du monde que nous avons construit, avec ses défaillances et ses difficultés. Cette lucidité peut bien sûr engendrer de l’anxiété. D’ailleurs selon des enquêtes internationales, 59% des jeunes se disent aujourd’hui anxieux face à l’avenir. À nous, adultes, d’écouter ce qu’ils ont à dire, d’ouvrir avec eux un espace de dialogue et de les aider à sortir du sentiment d’impuissance. Nous devons les aider à comprendre que toutes les grandes transformations sociétales ont d’abord été des utopies. Et qu’il est sain et légitime de vouloir transformer le monde. Enfin, nous devons les aider à développer des actions concrètes dans ce sens: l’action est un bon antidote à l’anxiété.

Rendre les futurs plus désirables passe-t-il par les récits ou plutôt par l’action? Ou les récits précèdent-ils l’action?

L’être humain est un être de récits. Les récits sont ce qui nous permet de donner du sens au monde et de collaborer. De nombreux auteurs et autrices, comme Yuval Harari, Nancy Huston ou Alain Damasio le décrivent très bien. Avant que Neil Armstrong pose le pied sur la Lune, il y a eu de nombreux livres et films – de Jules Verne à Tintin, en passant par Georges Méliès – qui ont imaginé le voyage sur la Lune. Ce voyage est devenu un symbole de réussite, de puissance, d’inventivité pour le pays qui y parviendrait le premier. Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’aller sur la Lune, mais de garantir l’avenir de notre planète. Nous devons à présent nous demander quels récits nous permettraient de rendre désirable une société dans les limites planétaires, et quels récits rendent cette bascule irrésistible.

Les utopies ne portent-elles pas en elles une part de naïveté, face aux réalités que nous observons tous les jours?

De mon point de vue, il faut inverser le raisonnement: ceux qui manquent de réalisme et de pragmatisme aujourd’hui sont ceux qui pensent que l’on peut continuer comme avant, à exploiter sans limite les ressources naturelles, à détruire les écosystèmes et à creuser les écarts de richesse dans la société. Tous les faits scientifiques convergent: ce modèle conduit à un réchauffement climatique qui détruit les fondements de notre vie sur terre. Une fois que ce constat est posé, il est clair que le bon sens et la raison conduisent aujourd’hui à imaginer autre chose, donc à se montrer utopique!

En matière de protection de la nature, de changement climatique, de biodiversité, vers quoi vous porte votre optimisme lucide?

Dans le Podcast «2040 j’y vais!», je vais à la rencontre de personnes en Suisse romande qui montrent déjà le chemin d’une Suisse durable. Il y a des projets très concrets qui visent à diminuer les émissions de CO2 dans l’alimentation: l’EPFL par exemple a réduit la consommation de viande de 50% et favorisé les légumes locaux et de saison. Quant à l’Auberge «Ben Ouais» Corcelles-le-Jorat (VD), elle diminue le gaspillage alimentaire en revendant avec des rabais les menus invendus à l’épicerie. Il s’agit aujourd’hui de permettre à ces projets de changer d’échelle. Donc de leur offrir un soutien systémique. Prenons l’exemple de l’énergie: entre 1956 et 1964, nos grands-parents ont investi 3 à 4% du produit intérieur brut pour construire les barrages qui fournissent aujourd’hui notre électricité. Si ces cinq prochaines années nous investissions aussi 3 à 4% du PIB pour financer la transition vers les énergies renouvelables, alors nous ferions un énorme bond en avant.

FLORENCE KUPFERSCHMID-ENDERLIN, corédactrice en chef du Magazine Pro Natura.

Ulteriori informazioni

Info

Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Une musaraigne sauvée sur une main
Agir

Éliminer barrières et pièges à petits animaux

Petites mesures, grande efficacité! De nombreux pièges et embûches, dont nous ne nous apercevons même pas, rendent la vie dure aux petits animaux autour de la maison, dans les zones bâties ou le jardin. Ils ne sont pourtant pas difficiles à éliminer.

Les zones bâties servent d’habitat à de nombreux petits animaux, tout comme à certains animaux de plus grande taille: des loirs dans les combles des maisons, des tritons alpestres et des grenouilles dans l’étang du jardin, des hérissons qui se régalent de limaces dans les plants de salade, ou encore le renard et la martre, qui eux aussi s’aventurent dans les villages et les villes. Mais nous les humains, privons inconsciemment nos colocataires de leur espace vital et les mettons en danger de mort.

Éliminer les barrières et créer des habitats

Les villes et villages abritent tout un monde animal. Veillez à éliminer les pièges à faune existants ou à ne pas en créer de nouveaux. Il n’en faut pas plus pour aider la nature. Vous donnerez ainsi plus de valeur à l’espace construit et assumerez vos responsabilités vis-à-vis de la nature.

Ulteriori informazioni

Info

Il existe aussi différents dépliants sur ce sujet avec pour titres: «Animaux sauvages» et «Des amphibiens autour de sa maison». Commandez vos exemplaires dans la boutique en ligne de Pro Natura.

Préserver les abris pour les chauves-souris et les oiseaux

Avis aux propriétaires: les greniers offrent un habitat idéal pour les chauves-souris et certaines espèces d’oiseaux. Lors de vos rénovations, faites attention de ne pas boucher les trous d’accès. Vous risqueriez soit de piéger les animaux, soit de leur fermer l’accès à leur logement. Une idée: consultez des ornithologues ou des spécialistes des chauves-souris lors de vos rénovations et aidez ainsi à conserver des lieux de nidification et de repos essentiels.

Dachstock mit Vogelhäusern
Avec quelques aménagements, un toit peut offrir un bel abri aux chauves-souris et à certaines espèces d’oiseaux.

Récipients ouverts: à ranger

Lorsque vous travaillez à l’extérieur, pensez à protéger les petits animaux autour de la maison: ne laissez pas traîner des récipients ouverts, tels que des pots de fleurs ou des bidons. Ils se transforment rapidement en pièges mortels pour les petits animaux. Merci de penser à refermer, retourner ou ranger ces objets.

Leere Eimer, ein Kessel mit Gartenwerkzeug
Les récipients ouverts sont des pièges mortels pour les petits rongeurs.

Autocollants sur les vitres pour avertir les oiseaux

Les vitres reflètent le paysage et donnent aux oiseaux l’illusion d’une trajectoire de vol sans obstacle. Collez un film de protection ou des bandes colorées sur vos vitres afin que les oiseaux ne viennent pas les percuter et se blesser. Les façades en verre telles que les vérandas, les vitrages de balcon et les grandes fenêtres sont particulièrement problématiques.

Grosse Glasscheiben, in denen sich die Umgebung spiegelt
Pour les oiseaux, les vitres sont souvent des pièges mortels.

Aides pour escalader escaliers et puits

Les puits de lumière, de ventilation ou de drainage construits au niveau du sol et les accès aux caves peuvent se transformer en pièges mortels pour les petits animaux: les amphibiens, les reptiles, les coléoptères ou les souris, et même les hérissons, peuvent y tomber et ne pas réussir à remonter les parois verticales, les marches trop hautes ou les puits aux murs glissants. Voici ce que vous pouvez mettre en place:

  • Couvrir: couvrez le trou, le puits ou la cage d’escalier avec une plaque de plastique translucide, une grille à mailles fines ou une tôle perforée. Pour éviter que les jeunes tritons ne passent à travers les mailles ou les trous, ceux-ci ne doivent pas mesurer plus de 3 à 4 mm de diamètre.
  • Délimiter: surélevez le périmètre autour du trou avec de la tôle ou une barrière à escargots d'au moins 10 cm. En y ajoutant une plaque de métal qui dépasse horizontalement vers l'extérieur, vous en empêcher l’entrée aux amphibiens.
  • Aide à l'escalade: installez une «aide à l'escalade» pour que les animaux puissent sortir eux-mêmes. Par exemple, placez une planche de bois étroite au-dessus de l'escalier ou dans le puits. Un puits de lumière nouvellement construit peut être garni de pierres qui servent d’escaliers aux animaux.

Placez les amphibiens libérés dans un endroit ombragé et humide, par exemple sous un arbuste.

Öffentlich zugängliche Treppe, die in eine Unterführung führt
Une simple planche de bois peut servir d’échappatoire aux amphibiens, coléoptères et petits rongeurs qui ne peuvent plus remonter des parois verticales ou des marches d’escalier trop hautes.

Ne nettoyez pas votre jardin en automne

Un jardin proche de l’état sauvage offre de nombreuses cachettes pour les petits animaux. Si vous brûlez les tas de branches ou videz vos piles de bois pour vous chauffer, vous détruisez en même temps les lieux d’hibernation des souris et des hérissons. Laissez un peu de désordre! Il permet une plus grande biodiversité dans les zones construites.

Aufeinandergeschichtete Holzäste als Winterlager für Kleintiere
Brûler les tas de branches et éliminer les piles de bois de chauffage privent hérissons, chauves-souris, loirs et petits rongeurs de leur quartier d’hiver.

Au jardin: le plus sauvage, le mieux

Vers de terre, coléoptères et nombre de petits auxiliaires du jardin ont besoin d’un sol naturel pour se déplacer. Les espaces verts et les jardins en zones construites offrent rarement un habitat approprié aux animaux qui n’y trouvent ni abri, ni nourriture: les murs en béton et les surfaces étanches sont autant de barrières infranchissables, les plantes exotiques sont inutiles à la faune indigène et une pelouse coupée court et fertilisée, pauvre en espèces et en plantes à fleurs, est simplement inutile.

Un jardin naturel varié intègre divers éléments tels que des arbres, des arbustes, des surfaces de prairie et de gravier, des murs en pierre sèche, des endroits ensoleillés et ombragés. Des jardins non fertilisés avec des plantes sauvages indigènes sont des habitats privilégiés pour les espèces plus rares.

Ein Kiesweg führt zwischen natürlichen Stein^mauern hindurch.
Renoncer au béton et à l’asphalte permet aux petits animaux de trouver des habitats naturels.

Planter des haies sauvages à la place des clôtures

Les petits animaux sauvages ont besoin de liberté de mouvement. Aidez-les en rendant votre jardin accessible à la faune sauvage. Vous pouvez par exemple remplacer les barrières et les clôtures par une haie sauvage d’arbustes indigènes. Cette jolie limite naturelle permet par la même occasion une revalorisation écologique efficace. Si vous ne pouvez pas faire sans barrière, privilégiez plutôt une barrière en bois avec des espaces de 15 cm au minimum, permettant le passage des petits animaux. 

Garten mit natürlicher Pflanzenhecke und Steinmauer.
Remplacez les clôtures par des buissons indigènes.

Renoncer aux filets

Les filets tendus au-dessus des arbres fruitiers, des baies et des vignes sont des pièges dangereux pour les animaux sauvages. En essayant de passer à travers, les oiseaux, les hérissons ou toutes les autres petites bêtes s’y emmêlent et meurent étouffés. Ils sont également dangereux pour les renards, les blaireaux ou les cerfs. Essayez dans la mesure du possible de ne pas installer des filets ou des clôtures inutiles dans le jardin.

Si leur utilisation est inévitable, choisissez des filets à fines mailles, souples et colorés. Fixez-les correctement et contrôlez-les régulièrement.

Kirschbaum mit reifen Früchten, darüber ein grünes Netz
Les filets peuvent se révéler des pièges dangereux pour les hérissons, les oiseaux, les renards, les blaireaux et autres animaux.

Bâchez les piscines et les mares

Un étang ou une piscine peut représenter un piège mortel pour beaucoup de petits animaux tels que les rongeurs et les reptiles, mais aussi pour les renards, les blaireaux ou les hérissons. Ils risquent de se noyer dans un bassin rempli non couvert, ou peuvent, en hiver, tomber dans le bassin vide dont les murs verticaux n’offrent aucune échappatoire. 

Couvrez les bassins et étangs la nuit et en hiver, installez une échappatoire à l’aide d’une planche ou de pierres disposées en pente douce et surélevez les bords du bassin. Un biotope humide ou un étang de baignade aux bords plats présentent de belles alternatives naturelles. 

Leerer Swimmingpool, gefüllt mit Schnee.
Remplis ou vides, les étangs et les piscines sont dangereux pour les petits animaux.
Lebensraum Wiese
laufende Projekte

Aktuell fördern wir mit über 250 Projekten die Natur und die Artenvielfalt in allen Regionen der Schweiz. Dies ist nur dank Spenden und Mitgliederbeiträgen möglich. Herzlichen Dank für Ihre Unterstützung.

Jetzt spenden