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Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Teaser Biodiversitätsinitiative Biodiversitätsinitiative
07.12.2023 Crise de la biodiversité

Le Conseil des États rejette une bonne solution: une votation sur la protection de la biodiversité nous attend

Le Conseil des États met en péril la source de vie des générations futures: pour la seconde fois, il refuse d'entrer en matière sur un contre-projet indirect à l'Initiative biodiversité et de discuter de mesures rapides pour protéger la biodiversité en Suisse. Les organisations de soutien à l'Initiative biodiversité annoncent qu'elles lanceront une campagne de votation engagée en faveur de la préservation de la biodiversité, notre source de vie.

En Suisse, la biodiversité est en danger: les listes rouges des espèces en voie d'extinction ou menacées sont plus longues que dans nos pays voisins. Avec la perte d’espèces animales et végétales, et de micro-organismes, c'est aussi notre source de vie qui s'éteint. En effet, les services écosystémiques tels que la pollinisation, la fertilité des sols ou l'eau potables sont indispensables à la production et à la sécurité de notre alimentation. Une nature intacte protège de l'érosion, des inondations en cas de fortes pluies et constitue l'alliée la plus solide tant pour prévenir que pour s'adapter aux effets du changement climatique.

L'Initiative biodiversité veut mettre fin à l'extinction rapide des espèces et des habitats. Après plus de deux ans de discussions parlementaires, le contre-projet pour lequel les initiants s’étaient engagées n’a pas été adopté. Une petite majorité du Conseil des États a refusé d'entrer en matière et d'élaborer une solution pour la protection de notre source de vie.

Désormais, les électeurs auront le dernier mot. Les organisations de soutien vont maintenant lancer une campagne de votation engagée en faveur de la protection de la biodiversité. Car un avenir durable doit être assurée aux générations futures. L'initiative est soutenue par de nombreuses organisations issues des secteurs les plus divers - tels que la protection de la nature, la chasse, la pêche, l'agriculture, les églises, la protection des Alpes ou le climat. La biodiversité bénéficie également d'un fort soutien au sein de la population. C'est ce que démontre entre autres le succès de l'appel pour la Biodiversité, qui a récolté plus de 60 000 signatures début décembre.

Citations:

Sarah Pearson Perret, directrice romande de Pro Natura: «La biodiversité, notre source de vie, est en grand danger. La Suisse ne fait pas assez d'efforts lorsqu'il s'agit de préserver notre nature et nos paysages, et donc notre source de vie. La volonté fait défaut, les moyens financiers sont attribués à d'autres fins. Cela ne peut pas durer! Avec l'Initiative biodiversité, nous voulons préserver notre source de vie. En effet, une nature intacte possède une valeur inestimable. Convaincues que la population veut protéger et préserver la nature, les organisations de soutien s'apprêtent à lancer une campagne de votation engagée.»

Raffael Ayé, directeur de BirdLife Suisse: «Il est incompréhensible et irresponsable de la part du Conseil des États d'ignorer la crise de la biodiversité, particulièrement grave en Suisse. La biodiversité y est en mauvais état, les mesures prises jusqu'à présent sont insuffisantes. En tant que société, nous avons le devoir de protéger notre source de vie. Une fois détruits, les écosystèmes et les paysages ne peuvent plus être restaurés. Une nature intacte possède une valeur inestimable. Pour nous et pour les générations futures.»

Stefan Kunz, secrétaire général de Patrimoine suisse: «La manière dont nous traiterons notre environnement à l'avenir dépend directement et essentiellement de la manière dont nous construirons. Avec l'Initiative biodiversité, nous voulons mettre un terme à la destruction de la nature, du paysage et du patrimoine bâti. Afin que notre patrie, créatrice d'identité, demeure vivable pour les générations futures.»

Franziska Grossenbacher, directrice suppléante de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage: «Les paysages sont des vecteurs centraux de biodiversité. Avec l'Initiative biodiversité, nous voulons également renforcer la valeur des paysages. La Suisse bénéficie de paysages uniques et de grande qualité, qui offrent un cadre de vie attrayant. Ils sont des marqueurs de diversité culturelle et d'identité pour la population et renforcent le tourisme et l'économie.»

Contact:

  • Pro Natura: Sarah Pearson Perret, directrice romande, tél. 079 688 72 24, @email
  • BirdLifeSuisse: Raffael Ayé, directeur, tél. 076 308 66 84, @email
  • Patrimoine suisse: Stefan Kunz, directeur, tél. 079 631 34 67, @email 
  • Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage: Franziska Grossenbacher, directrice adjointe, tél. 076 304 43 58, @email
  • Contact médias: Dagmar Wurzbacher, tél. 076 517 25 96, @email

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Communiqué de l’association de soutien à l’Initiative biodiversité

Abeilles sur knautie des champs
22.05.2024 Crise de la biodiversité

Quand la nature gagne, tout le monde y gagne!

Le 22 septembre, nous voterons sur l’Initiative biodiversité. Voici pourquoi nous devons absolument gagner cette votation, et comment vous pouvez y contribuer.

Cette année, le printemps s’est manifesté étonnamment tôt. En mars déjà, les pousses vertes, les arbres en fleurs et les chants d’oiseaux matinaux nous donnaient des envies de plein air. Si le réveil de la nature a de l’avance, un autre phénomène doit aussi nous inquiéter: la diversité des plantes et des animaux qui font leur retour annuel à la belle saison s’est fortement modifiée. Si la disparition de quelques abeilles sauvages, libellules, coléoptères ou papillons peut laisser certains indifférents, les listes rouges de l’Office fédéral de l’environnement nous obligent à regarder la réalité en face: plus d’un tiers de toutes les espèces animales et végétales indigènes en Suisse sont menacées ou déjà éteintes. C’est un danger pour la nature, mais aussi, et surtout, pour nous êtres humains, car la nature est notre base existentielle.

Nous voterons le 22 septembre prochain sur l’Initiative biodiversité. Lancée par Pro Natura et d’autres organisations, elle vise à trouver des solutions pour améliorer l’état de la biodiversité en Suisse. La Confédération et les cantons devront veiller à prendre les mesures nécessaires qui garantissent des surfaces et des moyens financiers en suffisance pour lutter contre le déclin de la biodiversité. La nature et le paysage sont des biens précieux dont il convient de prendre soin, également à l’extérieur des aires protégées. L’ensemble de la société et des secteurs économiques doit y contribuer. Car la crise de la biodiversité concerne tout le monde.

Notre alimentation en dépend

Comme la terre et l’eau, la diversité des espèces, la diversité génétique et la santé des écosystèmes sont les conditions sine qua non d’une production agricole abondante et de qualité. La fertilité des sols dépend étroitement des organismes qui y vivent, comme les cloportes, les champignons et les vers de terre. Les abeilles, mais également toute une série d’autres insectes assurent la pollinisation de nombreuses plantes cultivées: sans elles, pas de cerises, ni fraises, encore moins d’oignons. D’autres organismes aident dans la régulation des nuisibles. De plus, les milieux naturels diversifiés et riches en espèces sont plus résilients face au changement climatique et s’adaptent mieux et plus rapidement aux nouvelles conditions.

Inversement, l’agriculture joue un rôle important dans la protection et de promotion de la biodiversité. Elle l’assume du reste déjà. Mais les mesures agricoles en faveur de la biodiversité ne pourront déployer leurs effets que si elles ne sont pas prises de manière isolée. Les effets de ces efforts risquent sinon d’être anéantis par la pression économique, la rationalisation et la mécanisation. La sauvegarde de nos ressources vitales exige une approche globale et une vision à long terme.

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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Pour rester en bonne santé

La biodiversité est primordiale pour notre santé. Une nature diversifiée constitue pour beaucoup de gens une source de détente et d’équilibre. On sait qu’elle accroît notre bien-être. Mais ce n’est pas tout: 80 % des médicaments mis sur le marché et plus de 70 % des traitements contre le cancer sont fabriqués à base de plantes ou s’inspirent de mécanismes biochimiques à l’œuvre dans la nature. Préserver la biodiversité et la diversité génétique, c’est permettre à la recherche de développer des médicaments qui sauveront des vies demain. L’industrie pharmaceutique, un poids lourd de l’économie suisse, a donc d’énormes intérêts à se mobiliser pour la biodiversité.

La protection du climat au centre

Réussirons-nous encore à arrêter le changement climatique? Cette question se pose à nous toutes et tous, mais particulièrement aux jeunes. On oublie souvent le rôle crucial de la biodiversité dans de nombreux processus qui impactent le climat. Les écosystèmes intacts comme les marais et les forêts captent naturellement le CO2. La renaturation des zones humides et la conservation des forêts dans un état aussi naturel que possible sont des moyens peu coûteux de ménager le climat. Réserver les surfaces et les moyens nécessaires au bon fonctionnement ou au rétablissement des écosystèmes nous aide à faire face à la crise de la biodiversité, mais aussi à celle du climat.

Engagez-vous avec nous!

Alimentation, santé, climat: ces trois arguments (parmi bien d’autres) nous montrent que la protection de notre nature n’est pas un but en soi, mais une nécessité urgente pour assurer nos moyens de subsistance. Or, cet enjeu n’est toujours pas clair pour beaucoup de Suisses, et malheureusement un certain nombre de politiciennes et de politiciens représentant les milieux économiques, agricoles et industriels. Ces prochains mois, toutes les personnes qui ont saisi l’urgence de la situation vont devoir s’employer à les convaincre et préparer le terrain à une meilleure protection de la biodiversité.

Aidez-nous à remporter la votation du 22 septembre. Tout le monde y gagnera!

STELLA JEGHER dirige la division Politique et Affaires internationales chez Pro Natura.

Le site industriel clôturé adjacent au Chrutzelried empêche la zone protégée d'être suffisamment alimentée en eau. © Nathalie Rutz
22.05.2024 Crise de la biodiversité

Crise de la biodiversité: les défis de la protection de la nature en Suisse

Malgré ce qui est entrepris en Suisse pour protéger la nature, cela ne suffit pas à empêcher la disparition de nombreuses espèces. Les activités humaines impactent trop lourdement nos dernières oasis de biodiversité. À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité le 22 mai, Pro Natura donne un coup de projecteur à l’un de ces foyers de crise, les tourbières - et ce que nous devons faire pour y remédier.

«On s’imagine souvent que protéger la nature consiste simplement à la “laisser tranquille”», observe Bastien Amez-Droz, chef de projet tourbière à Pro Natura. «Mais l’impact des activités humaines passées agit aujourd’hui encore négativement et se cumule aux perturbations actuelles. Sans notre aide, de nombreux milieux naturels et espèces rares auraient déjà disparu. C’est particulièrement visible dans le cas des tourbières».

Les efforts actuels ne sont pas suffisants

Dans la Vallée des Ponts-de-Martel par exemple, la protection et la revitalisation des tourbières a demandé plus de 4000 heures de travail au cours des 10 dernières années. «Avec le service cantonal de la nature, nous avons comblé les fossés de drainage, aménagé des plans d’eau , supprimés des drains en bordure de marais ou encore éclairci les surfaces marécageuses», détaille Yvan Matthey, responsable des programmes de revitalisation des tourbières de la section neuchâteloise de Pro Natura et responsable des travaux. Ces mesures sont efficaces à l’échelle locale et régionale, mais elles ne suffisent pas à empêcher la chute de la biodiversité partout dans notre pays. En Suisse, un tiers de toutes les espèces et la moitié des milieux naturels sont menacés de disparition. Et avec eux, des cycles indispensables comme la purification de l’eau, la pollinisation, la régénération des sols ou encore la captation de CO2.

De nombreux défis

Les tourbières des Ponts-de-Martel offrent un exemple des énormes défis que doit relever la protection de la nature en Suisse. «Historiquement, la végétation de marais occupait près de 1500 hectares dans la vallée . Il n’en reste aujourd’hui que 227 hectares, dont la grande majorité a été fortement marquée par l’exploitation de la tourbe et souffre de l’assèchement de leur sol. Les travaux de revitalisation demandent beaucoup de ressources et de temps. » Pour Bastien Amez-Droz, cette situation est représentative de nombreuses réserves naturelles en Suisse. 

Faire davantage de place à la nature – également dans nos têtes

«Il ne subsiste aujourd’hui que 10% des zones marécageuses qui existaient au 19e siècle, et seulement 1% qui n’a pas subi de grandes perturbations. Pour renverser la tendance, notre société devrait redonner davantage de place à la nature, et pas seulement en ce qui concerne les marais ou les réserves naturelles, mais aussi au cœur des espaces urbains , des terres cultivées, et surtout dans nos têtes», souligne Bastien Amez-Droz. «Si nous voulons conserver la biodiversité pour les générations futures, nous devons parvenir à concilier protection et exploitation». C’est précisément l’objectif de l’Initiative biodiversité sur laquelle les Suissesses et les Suisses seront amené·e·s à se prononcer le 22 septembre.

Informations complémentaires: 

Contacts:

  • Bastien Amez-Droz, chef de projet tourbières, tél. 061 317 91 57, @email
  • Yvan Matthey, responsable des programmes de revitalisation des tourbières, Pro Natura Neuchâtel, tél. 079 926 04 48, @email
  • Leo Richard, chef de projet communication et campagnes, tél. 079 378 37 11, @email

Photos pour les médias sur la crise de la biodiversité

Vignoble à Leuk (VS)
21.05.2024 Crise de la biodiversité

Quand la nature s’invite dans les vignes

La reconversion biologique des vignes de Loèche est un succès : après cinq ans, une flore et une faune locales ont recolonisé la parcelle de vignes du plateau de Brentjong.

Dans le cadre de l’Action Lièvre & Cie, les sections vaudoise, valaisanne et genevoise de Pro Natura ont initié plusieurs projets afin de promouvoir la biodiversité dans leurs vignobles respectifs. Un des premiers projets à avoir vu le jour en 2019 est celui de la reconversion biologique des vignes de Pro Natura Valais, sur le joli plateau du Brentjong à Loèche.

Malgré la renommée de la région pour sa flore ségétale et la diversité de son avifaune, seules quelques néophytes et adventices habillaient les interlignes des vignes exploitées de manière conventionnelle. Cinq ans plus tard et la reconversion bio achevée, le tableau est bien différent: de nombreuses plantes ont spontanément recolonisé la vigne et la diversité de l’entomofaune observée a augmenté.

Retour de la biodiversité

Grâce à une gestion extensive du sol, la flore locale, comme la Bugrane naine ou la Chondrille à tige de jonc, a pu s’implanter et de moins en moins de néophytes sont observées sur la parcelle. Ce tapis de verdure attire également certains insectes menacés, à l’instar du Criquet des jachères ou de l’Azuré de l’orobe, et permet des parties de cache-cache au lièvre brun. Au total, douze espèces de papillons, huit espèces d’orthoptères et une quarantaine d’espèces floristiques ont été dénombrées sur les 2000 m2 du vignoble en 2023.

Quelques mesures typiques de promotion de la biodiversité ont été réalisées, comme l’arrachage de rangs de vigne afin de transplanter les baguenaudiers qui ont poussé spontanément lors de la première année du projet, ou encore la pose de nichoirs pour la huppe fasciée et le rougequeue à front blanc.

Un vin Pro Natura de qualité

Le travail de la vigne réalisé par Sonja Kanthak et Frédéric Sanchez, avec l’aide des bénévoles de Pro Natura, est mis en lumière grâce à la vinification de la vendange par la cave Vin d’œuvre de Loèche. Quatre cuvées plus tard, Adonis Flammea, le vin 100% Pro Natura issu de ces vignes biologiques, est toujours proposé à la vente et permet d’autofinancer le projet.

MARJORIE BONVIN est responsable des réserves naturelles du Bas-Valais à Pro Natura Valais.

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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

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Le chien renifleur indique à son maître un scarabée qu'il a trouvé dans un tronc.
23.05.2024 Crise de la biodiversité

La motivation est un élément central de notre travail

Débusquer un coléoptère invasif comme le capricorne asiatique pose un défi de taille. Les larves vivent cachées dans les troncs et les insectes adultes se confondent souvent avec des espèces indigènes. Des chiens de détection au flair spécialement entraînés sont de précieux auxiliaires.

Surexcité, Brenden court dans tous les sens dans la forêt et tend sa truffe au vent pour capter quelques notes de l’odeur recherchée. Riley semble plus concentré, il opère déjà de façon méthodique, renifle puissamment le sol et passe chaque arbre au scanner de ses narines. Au final, les deux chiens par- viennent l’un et l’autre à leurs fins avec une rapidité étonnante: tous deux s’arrêtent net devant un bouleau dont l’écorce contient une préparation à base de scolyte, signalant ainsi la trouvaille à leur maîtresse. Celle-ci félicite ses élèves et les récompense par une friandise. «La motivation est essentielle pour notre travail», explique Tabea Haupt. Mais aussi la ténacité et la persévérance. Ces qualités, et bien d’autres, sont à la base du métier de conductrice de chiens que la biologiste exerce depuis une vingtaine d’années. Il y a près de trois ans qu’elle a commencé à former Brenden et Riley en tant que chiens de détection.

Ces limiers sont le moyen le plus efficace pour déceler des espèces de coléoptères invasives, notamment le capricorne asiatique, redoutable pour la biodiversité. Venu de Chine dans le bois des palettes de transport, il s’attaque aux feuillus indigènes et peut anéantir de vastes surfaces forestières en quelques années. Des contrôles aléatoires sont opérés à l’aide de chiens renifleurs dans les terminaux de transbordement et les grands centres commerciaux. Des mesures qui n’ont malheureusement pas suffi à empêcher quatre infestations en Suisse, dont la dernière en 2022 à Zell dans le canton de Lucerne. Tous les arbres contaminés par le ravageur ont dû être abattus et détruits. La région fait l’objet d’une étroite surveillance avec des chiens de détection pendant quatre ans. Aucun tronc, aucune bûche ne doivent en sortir sans avoir été inspectés et reniflés par un de ces détectives canins.

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Capricorne asiatique sur un tronc d'arbre. Land Oberösterreich / Ernst Grilnberger
Le capricorne asiatique peut faire dépérir des feuillus sains en quelques années.

Brenden et Riley ne vont pas tarder à rejoindre l’équipe. Tabea Haupt, également responsable de projets pour Pro Natura Argovie, commencera cet été à sensibiliser ses border collies à l’identification du capricorne asiatique. Ils doivent apprendre à reconnaître les différentes odeurs du coléoptère exotique à chaque étape de son cycle de vie de deux ans, œufs, larves et insectes adultes, sans oublier la poussière de bois qu’ils laissent derrière eux.

Un nez pour les espèces menacées

À ce stade, Riley et Brenden savent déceler la présence de scolytes et de coronelles lisses. Le répertoire d’odeurs d’un limier bien entraîné peut comprendre de nombreuses substances, précise Tabea Haupt. Toutes les races canines sont aptes à cette activité, excepté celles à museau aplati, dont l’odorat est altéré. Les prérequis sont une bonne éducation et une bonne condition physique, mais aussi du plaisir à travailler, une qualité dont Brenden et Riley ne manquent pas. À peine Tabea Haupt leur a-t-elle passé leur collier que les voilà qui s’adonnent à leur tâche avec une joie non dissimulée.

RAPHAEL WEBER, rédacteur en chef du Magazine Pro Natura.

Mensch reisst Goldruten in einem Pro Natura Schutzgebiet aus.
23.05.2024 Crise de la biodiversité

Si nous n’intervenons pas, elles prennent rapidement le dessus

Les néophytes envahissantes posent problème dans les réserves naturelles Pro Natura. Les solidages d’Amérique du Nord sont particulièrement fréquents et dominants. Dans les zones alluviales près de Bremgarten, on les combat à la binette et à la débroussailleuse pour contenir leur expansion.

Des forêts alluviales proches de l’état naturel s’étendent à nouveau dans les méandres de la Reuss au nord de Bremgarten (AG). Pro Natura y a créé une douzaine d’aires protégées et mis en œuvre plusieurs projets de revitalisation en collaboration avec le canton d’Argovie: le martin-pêcheur et le castor sont de retour, les rainettes et les sonneurs à ventre jaune frayent dans les mares, les iris de Sibérie poussent dans les prairies à molinie.

Mais des néophytes envahissantes ont également conquis la zone, notamment les solidages d’Amérique du Nord, la vergerette annuelle, la ronce d’Arménie, la renouée du Japon, le robinier et le buddleia. «Si nous n’intervenons pas, elles prennent rapidement le dessus et évincent les espèces indigènes», explique Lena Bühlmann, co-responsable du projet de lutte contre les néophytes chez creaNatira.

La verge d'or canadienne et d'autres plantes envahissantes sont également souvent présentes au bord des infrastructures de transport. Matthias Sorg
La verge d’or canadienne et d’autres plantes envahissantes sont également souvent présentes au bord des infrastructures de transport.

La lutte est très compliquée

Sur mandat de Pro Natura Argovie et du Canton d’Argovie, la société creaNatira se charge de la lutte contre les néophytes dans les aires protégées. Elle met sur pied des équipes mixtes de civilistes, de requérants d’asile et de stagiaires de terrain. «Nous visitons les sites plusieurs fois par année. Au printemps, nous nous concentrons sur la vergerette, au début de l’été sur les solidages. Selon le degré d’invasion, nous devons intervenir aussi en fin d’été.»

Le solidage se propage aussi bien par ses graines dispersées par le vent que par des rhizomes et il colonise volontiers les clairières, les sols sablonneux et les berges. Grâce à la croissance clonale de ses rhizomes (jusqu’à 300 pousses par mètre carré), il forme des peuplements très denses. Les plantes indigènes héliophiles et de petite taille n’y trouvent plus guère de niches. Le moyen le plus efficace de lutter contre le solidage est de l’arracher avec ses racines et son rhizome. «Si nous tombons sur un grand nombre de plantes prêtes à fleurir, nous devons aussi nous aider de la faucheuse», explique Lena Bühlmann. S’il n’est pas possible d’éliminer complètement le solidage des aires protégées, des actions régulières permettent de le garder sous contrôle.

Le solidage parvient dans les zones alluviales par l’eau de la Reuss. «Lors des crues, des graines et des rhizomes peuvent gagner les forêts alluviales depuis des sites éloignés», explique la spécialiste. Des graines peuvent aussi être apportées par des véhicules ou des chaussures, par le vent ou par d’anciennes décharges contenant des matériaux d’excavation ou de jardin. Pendant des décennies, le solidage a constitué un ornement apprécié dans les jardins suisses. Aujourd’hui, on sait qu’il est problématique et qu’il faut combattre sa propagation. Par ailleurs, quiconque en plante ou en vend est passible de sanctions.

NICOLAS GATTLEN est reporter pour le Magazine Pro Natura.

Bases légales en Suisse

Octobre 2008: la dissémination de plus de seize néophytes et de trois néozoaires envahissants, telles que la verge d’or du Canada, la renouée du Japon ou la coccinelle asiatique, est déclarée interdite en Suisse. Toute personne vendant ou relâchant dans la nature ces plantes ou animaux est punissable. Toutes les espèces concernées sont listées dans l’annexe de l’ordonnance sur la dissémination dans l’environnement (ODE).\

2016: la Confédération adopte une stratégie relative aux espèces exotiques envahissantes, listant une série d’objectifs. Sur cette base débute une révision de la loi sur la protection de l’environnement (LPE).\

2019: après la consultation, la révision de la LPE est suspendue, car les mesures de luttes obligatoires sur les terrains publics et privés qu’elle contient se heurtent à une forte opposition. Le calendrier de la ré- vision sera vraisemblablement établi en 2024. Une nouvelle consultation ordinaire aura lieu, mais la date n’a pas encore été fixée.\

2022: la Liste noire et la Watch List des plantes envahissantes sont remplacées par une nouvelle liste annexée à la publication Espèces exotiques en Suisse. D’autres groupes d’espèces y figurent désormais, comme les mammifères, les reptiles, les insectes et les champignons. Ces listes scientifiques n’ont pas de valeur juridique, mais elles servent de base à l’élaboration de listes juridiquement contraignantes, comme l’annexe de l’ODE.\

1er septembre 2024: une nouvelle version de l’ODE adaptée par la Confédération entrera en vigueur. Plus de 50 plantes comme le laurier-cerise, le buddleia de David ou l’arbre impérial ne pourront plus être importées, vendues, données, ou échangées. Ce qui pousse déjà dans un jardin peut toutefois être conservé.

Une multitude d’autres lois et ordonnances régissent – directement ou indirectement – l’utilisation d’organismes exotiques. Citons par exemple la loi sur la pêche et la chasse, la loi sur les forêts et la loi sur la protection de la nature et du patrimoine. Une liste exhaustive est disponible dans la stratégie nationale.

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Photo de couverture de la campagne sur la biodiversité
28.06.2024 Crise de la biodiversité

Trois raisons de voter OUI à l’Initiative biodiversité

Quand une coccinelle s’est-elle posée sur votre main pour la dernière fois? Avec-vous récemment entendu un concert de grenouilles au crépuscule? Ou ces situations vous rappellent-elles plutôt des souvenirs d’enfance? C’est bien probable, car la biodiversité est hélas en recul en Suisse et nos ressources vitales s’en trouvent menacées. Mais des solutions existent bel et bien. Voici trois raisons de voter OUI à l’Initiative biodiversité le 22 septembre 2024.

La biodiversité en Suisse se porte mal. Avec les animaux, les plantes et les milieux naturels, ce sont aussi nos ressources vitales qui disparaissent. En effet, la biodiversité nous procure une eau potable pure et des sols fertiles, pollinise nos plantes et nous protège des conséquences de la crise climatique. Avec l’Initiative biodiversité, Pro Natura entend protéger davantage de surfaces pour une nature diversifiée et garantir ainsi la présence de milieux naturels pour les plantes, les animaux et nous autres, les êtres humains. Voici trois raisons de voter OUI à cette initiative et pour une nature diversifiée.

1. La biodiversité est la source même de notre vie

La perte de biodiversité nous touche directement, nous les êtres humains. Un exemple: sans insectes, pas de pollinisation, sans pollinisation, pas de denrées alimentaires comme les baies, les fruits et les légumes. Pour notre alimentation, nous dépendons également de sols fertiles et d’une nature diversifiée. Et vice-versa, la biodiversité est gagnante lorsque les agriculteurs exploitent leurs terres de manière durable.

L’Initiative biodiversité réclame davantage de surfaces pour la préservation de la diversité naturelle et des espèces. Une fois l’initiative adoptée, le Conseil fédéral, le Parlement et les cantons détermineront quelles sont les surfaces nécessaires. C’est pourquoi le texte de l’initiative ne mentionne pas de chiffres relatifs aux surfaces.

Tim et la crise de la biodiversité

2. La biodiversité offre une protection contre la crise climatique et les catastrophes écologiques

Une nature intacte aide à lutter contre la crise climatique: les marais et les forêts absorbent le CO2, les arbres et les plans d’eau nous rafraîchissent, les cours d’eau naturels nous protègent des inondations. Des forêts en bonne santé protègent les régions de montagne des avalanches. La protection du climat et la protection de la nature doivent être abordées ensemble. 

C’est pourquoi l’Initiative biodiversité ne demande pas seulement davantage de surfaces pour les aires protégées, mais aussi une meilleure qualité de celles-ci. La Confédération et les cantons doivent veiller à ce que les aires protégées soient assainies, mieux entretenues et étendues. 

3. La protection de la biodiversité permet d’éviter des coûts se chiffrant en milliards

Si nous ne faisons rien, la disparition des espèces entraînera des coûts se chiffrant en milliards. Selon les estimations du Conseil fédéral, ils atteindraient en Suisse 14 à 16 milliards de francs par an à partir de 2050 si nous n’agissons pas maintenant. L’initiative oblige la Confédération et les cantons à protéger enfin nos ressources vitales. Entre 375 et 443 millions de francs par an sont nécessaires pour la protection de la biodiversité. Cela ne représente que 0,1% des dépenses publiques de la Suisse.

Cela vaut la peine d’investir dès maintenant dans la préservation de notre nature, afin d’éviter des coûts élevés dans le futur. La Confédération et les cantons doivent mettre à disposition les moyens financiers nécessaires pour adopter les mesures urgentes permettant de garantir la biodiversité et rémunérer les prestations fournies pour promouvoir la biodiversité dans l’agriculture, les forêts et les espaces urbanisés.

Nationalratssaal © Parlamentsdienste Rob Lewis Parlamentsdienste Rob Lewis
26.09.2023 Crise de la biodiversité

L’acte modificateur unique permet d’accélérer la transition énergétique, mais au prix de sérieuses conséquences pour la protection de la nature

L’acte modificateur unique (ou Mantelerlass) promet des avancées importantes et nécessaires pour le développement des énergies renouvelables, en particulier dans le domaine du photovoltaïque et de l’efficience énergétique. Ses conséquences pourraient néanmoins se révéler dévastatrices pour la nature et le paysage. Il ne faut pas reculer davantage sur leur protection. L’urgence est au contraire à une intensification des mesures de sauvegarde de la biodiversité. Nous allons suivre de très près la mise en œuvre du projet et exigerons le respect des garanties proposées. Pro Natura ne lancera pas de référendum.

Le Parlement a heureusement enterré des propositions extrêmement préjudiciables à la biodiversité, comme la radiation de la protection des biotopes dans la loi sur l’énergie ou la suspension des prescriptions sur les débits résiduels.

Certaines dispositions très problématiques subsistent cependant dans les deux lois: 

  • Les tronçons résiduels pourront dorénavant traverser des zones humides d’importance nationale, qui en seront fortement impactées; la menace qui pèse déjà sur des habitats de très haute valeur écologique va s’accroître.
  • La primauté des infrastructures éoliennes et solaires d’importance nationale sur les intérêts de la protection de la nature est érigée en principe. Celui-ci s’appliquera également aux 15 projets listés lors de la table ronde sur l’énergie hydraulique.
  • En cas d’atteinte grave à des biotopes figurant à l’Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels (IFP), la suppression de l’obligation de prendre des mesures de remplacement viole le principe de causalité; elle exonère les acteurs de leur devoir légal de veiller à une préservation maximale dans le périmètre de protection.  

Pro Natura surveillera très attentivement l’application de la loi et le respect du droit matériel en matière environnementale. Pro Natura ne tolérera aucune atteinte supplémentaire à la protection de la nature au nom de la transition énergétique, notamment en ce qui concerne la protection des zones humides et les dispositions sur les débits résiduels. 

Contact:

  • Ursula Schneider Schüttel, présidente, tél. 078 603 87 25, @email 
  • Stella Jegher, cheffe de la division Politique et affaires internationales, tél. 061 317 92 22, @email

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Photo Salle du Conseil des États © Services du Parlement Rob Lewis

Nationalratssaal
23.08.2023 Crise de la biodiversité

Miroir, miroir... qui sont les politicien·ne·s qui respectent le plus l’environnement?

Qui s’engage réellement pour l’environnement? L’écorating de l’Alliance-Environnement (Greenpeace, BirdLife, Pro Natura, SES, ATE et WWF) examine à la loupe les candidat·e·s aux élections fédérales. Il aide les électeurs et électrices souhaitant voter de manière favorable à l’environnement cet automne à effectuer le bon choix. Les résultats en bref:
  • Les VERT-E-S, le PS, le PEV et les Verts’Libéraux restent les partis les plus favorables à l’environnement sous la coupole fédérale. Leurs représentant·e·s se sont engagés de manière systématique pour les questions environnementales. Les sièges gagnés au Conseil national par ces partis il y a quatre ans ont permis une augmentation, par rapport à la législature précédente, du nombre de scrutins gagnés sur des questions environnementales.
  • Déception: le PLR et le Centre ont rejeté deux projets liés à l’environnement sur trois. Il y a toutefois, dans ces deux partis, des politicien·ne·s qui se soucient de l’environnement. Il vaut donc la peine d’y regarder d’un peu plus près! C’est à cela que sert l’écorating. Par rapport à la dernière législature, le Centre a vu son score environnemental diminuer de 13%, ce qui est principalement dû à ses mauvais résultats dans les questions liées à la nature et à la protection des espèces. De son côté, le PLR a gagné du terrain, surtout dans les questions climatiques, sa progression totale étant de 12%. Le parti a laissé derrière lui son comportement de vote de la dernière législature et se situe désormais presque au même niveau que les libéraux. Il faut maintenant que la politique environnementale fasse son retour au centre de l’échiquier.
  • L’UDC reste la lanterne rouge de l’écorating: ses représentant·e·s ont presque toujours voté contre les intérêts de l’environnement. 
  • Le Conseil des États est devenu le frein de la politique environnementale. En comparaison avec la dernière législature, il a nettement régressé en matière de protection de l’environnement: à la chambre haute, le Centre s’est aussi montré moins favorable sur ce thème, tandis que le PLR a progressé. Contrairement aux législatures précédentes, un grand nombre de questions environnementales ont échoué ces quatre dernières années au Conseil des États, qui a ainsi anéanti les progrès du Conseil national. Pour que l’on assiste à un virage en faveur de la nature, il faut des forces plus favorables à l’environnement dans les deux chambres et particulièrement au Conseil des États.  
  • La Suisse aussi ressent toujours plus fortement les effets de la crise du climat et de celle de la biodiversité: les thèmes environnementaux prennent en conséquence de plus en plus d’importance dans le débat public. Pendant ce temps, le processus politique avance à pas de tortue. Bien trop souvent, la majorité du Parlement vote contre la nature. C’est d’ailleurs ce que montre l’analyse récente du comportement de vote au Conseil national et au Conseil des États. Avec l’objectif de zéro émission jusqu’en 2050, la Suisse n’a qu’un objectif clair en matière de protection climatique pour se forger un avenir plus respectueux de la nature. Il faut maintenant exploiter l’élan suscité par le thème du climat pour l’étendre à la biodiversité et à d’autres thèmes environnementaux ces quatre prochaines années. 
  • L’environnement a besoin de votre voix! Les futur·e·s parlementaires prennent des décisions qui influencent de nombreux aspects de notre vie. Il vaut donc la peine de les choisir avec soin. En élisant un Parlement soucieux de l’environnement, nous avons la chance de réaliser les progrès dont nous avons grandement besoin dans ce dossier. L’écorating montre dans quelle mesure les parlementaires ainsi que les nouvelles candidates et nouveaux candidats ont à cœur de protéger l’environnement. (www.ecorating.ch)

Citations: 

Dina Spörri, cheffe de projet Élections de l’Alliance-Environnement: 

  • «Avant les élections, presque tous les partis se disent respectueux de l’environnement. Pour nous, ce sont toutefois les actes et non les mots qui comptent. Avec l’écorating, l’Alliance-Environnement montre à quel point les parlementaires se soucient effectivement de l’environnement; elle aide ainsi à faire le bon choix dans l’isoloir.» 
  • «Il nous appartient de régler la crise climatique et de laisser à nos enfants un monde dans lequel il fera bon vivre. Élisez des parlementaires qui ont à cœur de prendre les mesures nécessaires pour nous permettre d’y parvenir.»
     

Contacts:

  • Pro Natura: Sarah Pearson Perret, directrice romande, tél. 024 423 35 66, @email
  • WWF Suisse: Pierrette Rey, porte-parole, tél. 021 966 73 75, @email
  • BirdLife Schweiz: Raffael Ayé, directeur, tél. 076 308 66 84, @email
  • Greepeace: Mathias Schlegel, porte-parole, tél. 079 794 61 23, @email
  • ATE: Luc Leumann, Coordinateur de la politique fédérale, tél. 079 705 06 58, @email
  • SES: Nils Epprecht, Directeur exécutif, tél. 077 455 99 79, @email

Ulteriori informazioni

Info

Communiqué commun de l’Alliance-Environnement Greenpeace, BirdLife, Pro Natura, SES, ATE et WWF

Photo Salle du Conseil des États © Services du Parlement Rob Lewis

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