Progetti
Rénovation des chalets d’alpage du Pays d’Enhaut
David Gerke défend les intérêts du loup
«Oui, le loup est fascinant», reconnaît-il, «mais ce n’est qu’un animal parmi d’autres, comme des millions d’autres espèces.» Ce qui l’intéresse davantage, c’est le contexte qui entoure la question du loup. L’engagement de David Gerke relève en partie du hasard. En 2001, alors qu’il n’avait que 15 ans et commençait à s’intéresser à la politique, l’image du loup abattu dans le val Bregaglia après avoir tué des dizaines de moutons, faisait la une des médias.
Aujourd’hui, peu de personnes en Suisse possèdent autant de connaissances que lui sur le loup. Agriculteur et berger, scientifique expert en matière de chasse, lui-même chasseur et député vert du canton de Soleure, il dispose d’une expertise largement reconnue. Les journalistes apprécient sa capacité à fournir des informations de manière pragmatique et à éviter la polémique. Sa façon d’aborder les conflits sans fléchir face à la pression en fait une figure souvent sollicitée.
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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.
Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.
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Henrik Aija
Aujourd’hui, David Gerke doit se battre contre un nouveau phénomène: l’assouplissement de la protection des espèces. Il mène ce combat aussi bien dans la Berne fédérale que sur les alpages après une attaque de loup. Une démarche qui demande beaucoup de courage compte tenu du contexte souvent chargé d’émotions. Dans ces situations, il écoute attentivement et fait valoir ses arguments. Son grand atout: il est crédible dans les deux sphères. Sur l’alpage, il comprend la douleur des bergers; en politique, il influence concrètement la révision de l’ordonnance sur la chasse.
Le Groupe Loup Suisse, qu’il dirige depuis 2022 après l’avoir présidé bénévolement depuis 2005, est une organisation hybride de protection des animaux et de la nature. Pour ses membres, le loup n’est pas seulement une question biologique, mais aussi un enjeu culturel. Il s’inscrit au carrefour de l’agriculture, de l’écologie, de l’économie, de la biologie, du droit et des dynamiques sociales. Cette diversité de thèmes plaît à David Gerke, qui a façonné les tâches et les objectifs de l’association à l’image de ses intérêts et de ses priorités.
«Pour moi, protéger la nature, c’est protéger ses processus», explique-t-il. «Il ne faudrait pas chercher à conserver la nature, mais à la laisser évoluer.» Ce qu’il apprécie particulièrement dans le retour du loup en Suisse, c’est que cet animal déclenche des processus à tous les niveaux, que ce soit dans les écosystèmes, dans la société ou dans les esprits.
BRIGITTE WENGER est journaliste indépendante.
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Escalader avec respect
Porté conjointement par des associations de protection de la nature (Pro Natura et WWF) et des représentants des pratiquants de l’escalade (Club Alpin suisse sections régionales et Association Salle d’escalade Neuchâtel ASEN), le projet consiste à former des grimpeurs à reconnaître les indices de présence du faucon pèlerin et du grand corbeau – espèces cible de cette première phase du projet – sur des falaises des Montagnes neuchâteloises, connues à la fois comme sites de nidification et d’escalade. Le projet est géré par Arnaud Vallat, biologiste féru d’ornithologie et de grimpe.
Fermetures temporaires
Par des passages réguliers à partir de février, équipés de jumelles et de fiches de reconnaissance, les grimpeurs peuvent documenter les installations de nids. «Le temps d’observation est de minimum 90 minutes, car le faucon pèlerin peut se montrer très discret et n’apparaître que furtivement», explique Arnaud Vallat. Une fiche de suiviest remplie à chaque passage, avec cartographie des indices de passage et de nidification. Durant cette période, l’ensemble des secteurs ayant déjà connu une nidification par le passé sont fermés à l’escalade.
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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.
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À l’issue de cette première période, si une nidification est observée, le biologiste installe des panneaux d’information sur les accès à la falaise, délimitant ainsi un périmètre de tranquillité à respecter en fonction des espèces recensées. Des indications visuelles sont également placées au pied des voies d’escalade. Les sportifs sont ainsi invités à éviter les secteurs de nidification pour que rien ne perturbe la reproduction.
En revanche, le reste de la falaise, s’il est suffisamment éloigné du site de nidification, est rouvert à l’escalade. Ces informations sont également éditées sur le site internet du CAS Neuchâtel afin d’atteindre le plus grand nombre possible d’amateurs d’escalade.
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Arnaud Vallat
- Les faucons pèlerins ont niché avec succès l’année dernière. Des panneaux mettent en garde contre l’escalade d’un rocher de nidification.
Entre mars et juin, les observateurs continuent à suivre de façon régulière l’évolution de la nidification. Ils peuvent ainsi transmettre des données significatives sur le nombre de juvéniles lorsqu’ils sont observables ou sur d’éventuelles sources de dérangement, ainsi que de potentiels échecs ou déplacements de la nidification. À la fin du mois de juin, les dernières observations ont pour objectif de compter le nombre de juvéniles à l’envol. Sur la période de février à juin, entre 6 et 12 passages sont réalisés bénévolement par les observateurs. Lorsque l’envol de la nichée est avéré, la signalisation est enlevée et les voies d’escalade, ouvertes.
Grâce à ce projet, la cohabitation entre la faune sauvage et les activités humaines est favorisée dans les zones non régies pardes plans d’affectation cantonaux. «Les zones qui ne sont pas concernées par une nidification sont ouvertes à une pratique sportive. Et grâce à une information claire, chacun sait pour quelles raisons d’autres secteurs doivent être évités», poursuit Arnaud Vallat.
Succès de reproduction en 2024
En 2024, lors de la première saison de veille active, un nid de faucon pèlerin et un nid de grand corbeau ont été identifiés. La mise en quarantaine des voies a été bien respectée par la communauté des grimpeurs et ce sont quatre jeunes – un fauconneau et trois grands corbillots – qui ont pris leur envol, pour le plus grand plaisir de tous les acteurs impliqués dans le projet.
La collaboration, basée sur l’écoute et l’échange mutuel, a été excellente en 2024 et a permis de sensibiliser de nombreux pratiquants de l’escalade. La mise en place de ce système a été appréciée également par les ornithologues, qui ont prêté main forte au gestionnaire du projet. Comme c’est souvent le cas, les dérangements de la faune sont la plupart du temps occasionnés par un manque de connaissance des enjeux de protection, bien davantage que par négligence. La sensibilisation est donc la bonne méthode pour remporter l’adhésion de la majorité des personnes concernées. Gageons que cette deuxième année du projet remportera le même succès.
La veille active de 2024 a également permis de détecter d’autres types de dérangements pour l’avifaune rupestre, comme des randonneurs parfois trop proches de l’arête des falaises, des photographes trop intrusifs ou des vols de drone intempestifs en direction des nids. Des discussions sont en cours pour que la sensibilisation concerne aussi, à l’avenir, ces activités de loisirs.
GAËLLE VADI, Pro Natura Neuchâtel et ARNAUD VALLAT, chef de projet.
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Pro Natura célèbre «1000 cadeaux pour la nature»
La protection des surfaces naturelles de haute valeur a toujours été une mission centrale de Pro Natura depuis sa fondation en 1909, lors de la création du Parc national suisse. En 2025, les aires et objets isolés naturels gérés par la plus ancienne organisation de protection de la nature atteignent pour la première fois le millier.
La protection de la nature est une question de survie
Les plus de 800 réserves naturelles gérées par Pro Natura sont au cœur du travail de protection de la nature de l’association. «Sur de vastes surfaces, la biodiversité est reine et la nature peut suivre librement son cours. À d’autres endroits, nous reproduisons les processus naturels ou encourageons la diversification du paysage rural», explique René Amstutz, chef de la division Biotopes et espèces chez Pro Natura. S’y ajoutent une centaine d’aires protégées dévolues en priorité à la protection de la flore ou du paysage, ainsi qu’une centaine d’objets naturels isolés, tels que haies, mares ou blocs erratiques.
Pourquoi est-ce important? «En Suisse, de nombreuses personnes ont l’impression de vivre dans une nature intacte. Pour elles, il va de soi que les terres sont fertiles, l’air pur et l’eau potable irréprochable. Mais les apparences sont trompeuses. Une nature saine est une nature diversifiée. Or la biodiversité est en danger dans notre pays: un tiers des espèces d’animaux et de plantes et la moitié des habitats naturels sont menacés de disparition. «La protection de la nature n’est pas un problème de riches, mais une question de survie», martèle René Amstutz. «70% de nos plantes alimentaires dépendent des insectes pour la pollinisation. Et 60% des espèces d’insectes connues sont menacées dans notre pays.»
Un réseau d’espaces de rétablissement pour la nature et l’être humain
Forte de plus de 170’000 membres et du soutien de milliers de bénévoles, Pro Natura défend les intérêts de la protection de la nature et crée régulièrement de nouvelles réserves naturelles. Le cap symbolique des 1000 aires protégées est franchi avec l’acquisition du «Canada», une grande forêt humide de 5,5 hectares au bord du lac de Neuchâtel. Répartis sur tout le territoire suisse, les forêts, prairies, marais, zones humides et cours d’eau protégés constituent un réseau d’espaces de rétablissement qui sont autant de cadeaux pour la nature. Ce sont aussi mille cadeaux à la population, qui peut y découvrir les bénéfices d’une nature riche et diversifiée, se régénérer à son contact et s’émerveiller devant les mille facettes de la biodiversité.
Informations complémentaires:
- Bilan des aires protégées Pro Natura (2024)
- Réserve naturelle «Le Canada» I Pro Natura
- Découvrir la diversité de la nature dans nos réserves naturelles | Pro Natura
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Bilan des aires protégées Pro Natura (2024)Découvrir la diversité de la nature dans nos réserves naturelles
Pro Natura s’engage pour davantage de nature
Pour éviter que les milieux naturels ainsi que les espèces animales et végétales en danger ne disparaissent, Pro Natura protège et gère plus de 1´000 réserves naturelles d’une superficie totale de 742 kilomètres carrés.
Avec ses plus de 1'000 réserves, Pro Natura s’engage pour davantage de nature
Les réserves naturelles sont gérées par nos soins ou en collaboration avec d’autres intervenants. Des objectifs de protection sont définis pour chaque site. Pour certains sites, il s’agit de ne rien faire dans un premier temps et de laisser la nature se développer librement. Pour d’autres, il s’agit d’améliorer les conditions de vie de la faune et de la flore grâce à des projets de revitalisation. Il est dans la plupart des cas nécessaire de procéder à des interventions d’entretien régulières, parfois à l’aide de machines, parfois avec des animaux de rente robustes, ou encore avec le soutien de bénévoles.
C’est avec plaisir que nous dévoilons nos petits paradis naturels au public
La carte de la Suisse ci-dessous présente une sélection de réserves naturelles particulièrement belles.
- Nous avons préparé une proposition de randonnée pour chacune des réserves marquées par une épingle verte. Avant de visiter une réserve naturelle, prenez le temps de vous informer sur les règles qui s’y appliquent.
- Les épingles grises indiquent d’autres réserves naturelles Pro Natura qui sont précieuses pour la biodiversité en Suisse et que nous souhaitons par conséquent vous présenter sur cette page. La plupart de ces sites ne sont pas accessibles au public. Vous trouverez des informations à ce sujet sur les pages des différentes réserves naturelles.
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Source: Office fédéral de topographie, Pro Natura
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Respecter c’est protegerPrès de la moitié des plantes, des animaux et des champignons connus en Suisse vivent en forêt ou à la lisière de forêts. Mais un grand nombre de ces espèces forestières sont menacées malgré l’état relativement naturel des forêts suisses. Ces espèces ont par exemple besoin de plus de bois mort, de plus de lumière ou d’une meilleure connexion avec les paysages ruraux ouverts. Pro Natura s’investit pour répondre aux exigences de ces espèces dans ses propres réserves naturelles et au travers de projets de sauvegarde:
- Nous assurons la sauvegarde de près de 40 réserves de forêt naturelle où nous laissons une grande quantité de bois mort et où les processus naturels peuvent se dérouler sans intervention humaine, par exemple dans le Justistal (BE).
- Nous nous occupons de nombreuses réserves naturelles qui offrent de la place aux espèces photophiles et thermophiles. Les forêts claires procurent de nouveaux habitats naturels, par exemple au papillon Waldteufel, au sabot de Vénus, une sorte d’orchidée, et à une plante rare, le genêt des teinturiers dans la réserve naturelle d’Immenberg (TG).
- Nous réalisons des projets favorisant des espèces forestières rares en dehors de réserves naturelles. Grâce à Pro Natura, la bacchante retrouve plus de forêts claires dans le Parc Naturel de Thal.
La forêt doit rester un milieu naturel
La société a de nombreuses attentes à l’égard de la forêt. Elle doit nous protéger des dangers naturels mais aussi filtrer l’air et l’eau. Nous exploitons son bois, nous nous détendons en forêt, nous y faisons du sport, nous chassons. Tout cela n’est possible à long terme que si nous profitons de la forêt dans le respect de la nature. Dans ce but, Pro Natura:
- Soutient une stricte protection de la surface forestière. Nous ne considérons pas que l’accroissement de la surface forestière pose problème. Plus de forêt en montagne ne suppose pas un relâchement de la protection des forêts en plaine.
- Préconise une récolte de bois s’inscrivant dans le cadre d’une sylviculture proche de la nature. Celle-ci recourt à des essences indigènes adaptées à la station et favorise des structures et des processus naturels en forêt. Une grande diversité d’essences indigènes constitue la seule bonne réponse au changement climatique. Nous soutenons le label FSC, qui témoigne d’une exploitation forestière écologiquement et socialement responsable.
- Est d’avis que la longueur des routes forestières ne doit plus augmenter. Les nouvelles routes doivent être compensées par le démantèlement d’autres routes.
- Est d’avis que 10% de la forêt suisse doivent être totalement abandonnés à la nature. Nous souhaitons favoriser spécifiquement la diversité des animaux et des plantes sur 8 autres pour cent.
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Lesly Helbling
Tel. 061 317 91 48
@email
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map.geo.admin: Réserves forestièresTypes de réserves forestières
Les réserves forestières sont des réserves naturelles situées dans les bois. En Suisse, on en distingue deux catégories bien différentes. Toutes deux sont légitimes et nécessaires pour la promotion de la biodiversité forestière.
Dans les réserves forestières naturelles, on renonce complètement à l’exploitation du bois. Les arbres n’y sont pas abattus et restent sur pied quand ils meurent. Les vieux arbres et le bois mort sont habités par d’innombrables champignons, lichens et coléoptères spécialisés. Les premières réserves forestières ont été créées au début du XXe siècle en Suisse. Il s’agit de la forêt de Scatlè (1910), du Parc national suisse (1914) et de la forêt d’Aletsch (1933).
Dans les réserves forestières particulières, les forêts sont exploitées de manière ciblée pour favoriser certains types de forêt ou certaines espèces rares. Certaines forêts sont par exemple fortement éclaircies pour que les orchidées puissent y pousser, d’autres sont exploitées de sorte à offrir un habitat adapté au grand tétras.
Réserves forestières en Suisse
La forêt et le changement climatique
Le climat se modifie. Il fait de plus en plus chaud et sec. Tempêtes et autres phénomènes extrêmes se multiplient. Nos forêts changent avec le climat. Quels arbres s’adapteront le mieux à ces conditions? Voici quelques informations de base importantes selon nous:
- Il existe près de 50 essences indigènes en Suisse. Certaines sont adaptées à des milieux secs et chauds (le chêne sessile ou l’érable à feuilles d’obier, p. ex.). Dans la région méditerranéenne voisine, d’autres essences croissent dans des zones climatiques plus chaudes. Parmi cette diversité, il existe suffisamment d’espèces pour le climat de demain.
- Une forêt durable a surtout besoin d’une diversité d’essences adaptées au lieu. Si l’une d’entre elles disparaît, par exemple en raison d’une sécheresse prolongée, la forêt en elle-même n’est pas menacée. Par contre, une forêt reboisée essentiellement avec une seule espèce ne remplit pas les conditions de pérennité. Nous devons tirer les enseignements des erreurs du passé. Des problèmes tels que ceux rencontrés avec l’épicéa dans les étages inférieurs ne doivent pas se répéter.
- Planter des arbres d’outre-mer comporte des risques. Les effets négatifs de l’ailante et du robinier sont connus. Ils se reproduisent facilement et remplacent les plantes indigènes. Ne réitérons pas l’expérience. Pro Natura remet en question la plantation et la promotion d’autres essences d’outre-mer, comme par exemple le sapin de Douglas.
- La forêt est un milieu naturel dynamique. Elle se renouvelle en principe d’elle-même à la suite d’événements majeurs. Libre de toute intervention humaine, elle déploie ses capacités naturelles de régénération. Le processus est le même dans le cadre du changement climatique.
Pro Natura mise sur la biodiversité naturelle, c’est-à-dire sur la diversité des milieux naturels, des espèces et du matériel génétique. C’est la meilleure réponse à l’incertitude qui plane sur nos forêts avec le changement climatique.
Projets pour des forêts diversifiées
Simplement une forêt
La forêt de Burstel est une forêt thurgovienne typique. Beaucoup de résineux, quelques feuillus, plusieurs sources. Et, en cette journée humide et froide de janvier, beaucoup de boue sous l’épaisse couche de feuilles mortes. Rien d’extraordinaire, semble-t-il, si ce n’est que l’on commence déjà à voir çà et là ce que Markus Bürgisser escompte. Le chargé d’affaires de la section Pro Natura Thurgovie indique un endroit particulièrement escarpé dans le haut de la forêt, où des troncs sont couchés sur le sol, là où ils sont tombés. Recouverts de mousse, ils se décomposent lentement. «Voilà comment toute la forêt devrait devenir.»
Faire d’une forêt exploitée une forêt à l’état naturel n’était pas un projet que le biologiste avait prévu de longue date. «En 2019, j’ai lu dans la Feuille des avis officiels qu’une forêt était à vendre, presque 20 hectares. Pro Natura devait l’acheter. Et c’est ce qui s’est passé», raconte Markus Bürgisser.
Mais que fait-on avec 20 hectares? «Pour moi, le projet devait favoriser les espaces sauvages. J’avais en tête le Parc national et le principe de la dynamique naturelle.» Son enthousiasme transparaît, alors qu’il descend prudemment une pente glissante pour nous montrer une source intacte, l’un des joyaux de la forêt.
Protéger les processus naturels, c’est laisser faire la nature. Cela signifie qu’un arbre n’est pas abattu, mais qu’il vieillit, qu’il meurt et que son bois mort sert de nouvel habitat aux champignons, aux insectes et aux oiseaux. Ou qu’un vieil arbre déraciné par le vent emporte d’autres arbres dans sa chute, ce qui crée une ouverture dans le couvert du peuplement par laquelle la lumière peut atteindre le sol où vont pousser de nouvelles plantes, tandis que des coléoptères et des champignons colonisent le bois mort ensoleillé. Et ainsi de suite.
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Markus Bürgisser, chargé d’affaires de la section Pro Natura Thurgovie
Maintenant, patience ...
Un certain nombre d’interventions sont encore nécessaires avant que la forêt retrouve sa dynamique naturelle. «Nous voulons fermer certains chemins à travers la forêt pour qu’elle puisse reprendre ses droits. » Des panneaux informent les usagers – cavaliers, cyclistes et promeneurs – que ces chemins ne doivent plus être utilisés pour permettre à la forêt de s’y développer naturellement. Il est aussi prévu de favoriser certaines essences et d’abattre des épicéas et des douglas étrangers au site pour faire de la place aux arbres naturellement présents.
Pro Natura n’a pas décidé seule des mesures à prendre – ou à ne pas prendre. Un questionnaire en ligne a permis aux personnes intéressées de donner leur avis. Depuis, un plan de gestion a été établi pour la forêt de Burstel. Maintenant, patience: les résultats des mesures ne seront visibles que dans quelques années. «Je dois aussi m’habituer au fait qu’il ne faut plus rien faire ici», conclut Markus Bürgisser, en désignant une grande branche tombée sur le chemin que nous suivons.
Bettina Epper, rédactrice alémanique du Magazine Pro Natura.
Souhaitez-vous agir concrètement pour la nature? Informez-vous au sujet des prochaines missions nature. Vous en trouverez peut-être une faite pour vous.
Questionnaire aux candidat.es — 2023
In die Ferien – für die Biodiversität
Auf 1800 Metern über Meer im kleinen Walserdorf Obermutten die herrliche Aussicht der Bünder Alpen geniessen, dabei Weiden entbuschen und pflegen zugunsten der Biodiversität - das ist nur eine von 22 Möglichkeiten, dieses Jahr nachhaltige Ferien in den schönsten Schweizer Natur- und Kulturlandschaften zu verbringen.
Vielfältiges Angebot
Vergangenes Jahr haben nahezu 180 Teilnehmerinnen und Teilnehmer in den 21 durchgeführten Projekten rund 900 Tage Freiwilligenarbeit geleistet. Dieses Jahr erwartet die Teilnehmenden erneut ein abwechslungsreiches Programm: Von der Reaktivierung ehemaliger Wildheuflächen in Avers (GR), über die Sanierung einer historischen Trockenmauer auf dem Probstenberg zwischen Solothurn und Bern, bis hin zum Entbuschen von Weiden zugunsten der Waldvögel und Waldflora auf der Alp «La Cruchaude» (VD).
Gemeinsam die Natur kennenlernen
Die Einsätze finden in Gruppen von fünf bis zwölf Personen statt und sind von einer Fachperson angeleitet. Die Teilnehmenden lernen bei ihrem Einsatz nicht nur die lokale Flora und Fauna oder das Handwerk des Trockenmauerns kennen, sie profitieren auch vom Austausch untereinander. Gelegenheiten dazu bieten sich bei der Arbeit draussen in der Natur oder beim gemeinsamen Kochen und Geniessen.
Faire Aufteilung der Kosten
Die Anmeldegebühr beträgt in der Regel zwischen 120 und 270 Franken pro Person und deckt einen Teil der Projekt- und der Unterbringungskosten. Den Grossteil der verbleibenden Aufwände tragen die Stiftung Umwelteinsatz und Pro Natura.
Programm und Buchung:
Das vollständige Programm finden Sie auf den Webseiten der Stiftung Umwelteinsatz und von Pro Natura.
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Headerphoto: © Stiftung Umwelteinsatz
En vacances pour la biodiversité
Embrasser du regard les magnifiques Alpes grisonnes à Obermutten, petit village des Walser perché à 1800 m, tout en débroussaillant et entretenant les pâturages en faveur de la biodiversité? Voici l’une des 22 possibilités de vacances durables dans les plus beaux paysages naturels et ruraux de Suisse.
Une offre variée
L'année dernière, près de 180 participantes et participants ont consacré près de 900 jours de travail aux 21 projets réalisés. Un programme varié est à nouveau à l’affiche en 2023, allant de la réactivation d'anciennes surfaces de foin sauvage à Avers (GR) à l'assainissement d'un mur historique en pierres sèches sur le Probstenberg entre Soleure et Berne, en passant par du débroussaillage à l'alpage de «La Cruchaude» (VD) pour favoriser la flore et l’avifaune forestières.
Rencontrer la nature ensemble
Les interventions, en groupes de cinq à douze personnes, sont encadrées par des spécialistes. Lors de leur engagement, ces groupes se familiarisent avec la faune et la flore, voire avec la technique des murs en pierres sèches. Et surtout, ils partagent leurs expériences. Le travail dans la nature, la cuisine ensemble et des repas savoureux en commun sont fertiles en échanges.
Répartition équitable des coûts
Les frais d'inscription se situent généralement entre 120 et 270 francs par personne et couvrent une partie des coûts du projet et de l'hébergement. La majeure partie des dépenses restantes est prise en charge par la Fondation Actions Environnement et Pro Natura.
Programme et réservation:
Le programme complet est disponible sur les sites internet de la Fondation Actions Environnement et de Pro Natura.
Contacts:
- Alexandre Barras, Fondation Actions Environnement, Communication & Coordination «Semaines de travail de vacances», tél. 031 380 50 63, @email
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Photo: © Fondation Actions Environnement
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UREK-S verweigert Lösungsfindung zur Biodiversitätskrise
Die Mehrheit der UREK-S hat laut ihrer Medienmitteilung primär diskutiert, wie man eines von 23 Zielen von Montreal, nämlich 30 Prozent Schutzfläche festzulegen, in der Schweiz umsetzen kann. Sie erachtete es hingegen als unnötig, die Probleme des Biodiversitätsverlustes für Wirtschaft und Gesellschaft zu diskutieren sowie nötige Massnahmen zu beschliessen. Obwohl der Biodiversitätsverlust seit Jahren eine der Hauptsorgen der Schweizer Bevölkerung ist, haben einige wenige Kommissionsmitglieder entschieden, die Biodiversitätskrise zu ignorieren. Immerhin verlangt eine starke Minderheit ein Eintreten und damit die rasche und gezielte Suche nach einer Lösung.
«Ohne einen besseren Schutz unserer Ökosysteme sind unsere Ernährungssicherheit und unser Wohlstand gefährdet. Keine Milchbüchleinrechnung der Welt vermag aus den aktuell rund 10 Prozent Schutzflächen über Nacht eine wirksame Förderung der Biodiversität zu zaubern. Die Schweiz hat eine akute Biodiversitätskrise, illustriert durch einige der längsten Roten Listen aller Industrienationen. Es braucht deshalb keine statistische Übung, sondern ambitionierte Massnahmen zum Erhalt unserer Lebensgrundlagen», sagt Raffael Ayé, Geschäftsführer BirdLife Schweiz.
«Die Biodiversitätskrise verstärkt sich mit jedem Jahr ohne entschlossenes Handeln. Die Schweiz ist Schlusslicht ganz Europas betreffend Schutzgebiete und gehört unter den führenden Wirtschaftsnationen zu jenen mit den meisten gefährdeten Arten. Das zeigt: Der Handlungsbedarf ist gross. Die Biodiversitätsinitiative mit ihrer breiten Trägerschaft fordert, dass der Ständerat auf den Gegenvorschlag eintritt und die interessante Fassung des Nationalrates weiter verbessert», sagt Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande von Pro Natura.
«Der Bundesrat hat die Forderungen der Städte und Gemeinden aus der Vernehmlassung von 2021 aufgenommen und eine NHG-Revision beantragt. Der Nationalrat hat die Vorschläge auf einen interessanten Kompromiss reduziert. Jetzt muss der Ständerat dafür sorgen, dass seine Umweltkommission ihre Arbeit macht und die NHG-Revision berät», betont Franziska Grossenbacher, stellvertretende Geschäftsleiterin der Stiftung Landschaftsschutz Schweiz.
Medienmitteilung der UREK-S, 22. März 2023
Kontakt:
- Pro Natura: Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande, @email, 079 688 72 24
- BirdLife Schweiz: Raffael Ayé, Geschäftsführer, @email, 076 308 66 84
- Schweizer Heimatschutz: Stefan Kunz, Geschäftsführer, @email, 079 631 34 67
- Stiftung Landschaftsschutz Schweiz: Franziska Grossenbacher, Stv. Geschäftsleiterin, @email, 076 304 43 58
- Biodiversitätsinitiative: Natalie Favre, Medienstelle, @email, 076 491 25 26
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Gemeinsame Medienmitteilung des Trägervereins der Biodiversitätsinitiative
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Webseite der BiodiversitätsinitiativeLa réglementation en matière de broyage des végétaux menace la biodiversité dans les régions alpines
Pro Natura approuve une grande partie des modifications du nouveau train d’ordonnances agricoles 2023. Cependant, «à l’heure où la biodiversité est en crise, la réglementation proposée en matière de broyage des végétaux dans les zones d’estivage constitue un retour en arrière inacceptable et doit être rejetée», martèle Marcel Liner, expert en politique agricole chez Pro Natura.
Absence de base scientifique
Les machines à broyer modernes se présentent comme des tondeuses à gazon surdimensionnées ou sont traînées par des tracteurs. Leur passage ravage les sols fragiles des pâturages de montagne, jusqu’ici largement préservés. Les photos des terrains où la végétation a été broyée révèlent l’impact désastreux d’une utilisation inadaptée de ces machines sur de larges surfaces: des sols éventrés et des arbustes nains déchiquetés dans des alpages qui étaient proches de l’état naturel. «Au-delà de l’aspect inesthétique, qui nuit au tourisme, ce procédé est fortement dommageable pour la biodiversité et les sols», critique Marcel Liner. Il manque par exemple dans le projet de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) des études scientifiques sur les conséquences de ces pratiques pour les populations d’insectes, déjà grandement menacées dans l’arc alpin.
Charge administrative supplémentaire
«En présentant ce projet inabouti de broyage des végétaux dans les zones d’estivages, l’OFAG cède à la pression de quelques cantons», déplore Marcel Liner. La distinction prévue entre entretien des pâturages et débroussaillage n’est guère applicable dans la pratique. Elle ne fera que compliquer la tâche des administrations cantonales. Pour Pro Natura, il convient en premier lieu de protéger les pâturages alpins contre l’embroussaillement et l’enfrichement. «C’est ce que prévoit déjà l’ordonnance sur les paiements directs», rappelle l’expert. «La tendance à des exploitations toujours plus grandes et moins nombreuses entraîne un déficit de main-d’œuvre, moins de biodiversité et une diminution des cheptels de chèvres et de bovins adaptés à la montagne.»
Des concepts régionaux pour les Alpes
L’utilisation de machines ne peut être l’unique solution aux défis globaux que doit relever l’économie alpestre. Il faut élaborer des concepts régionaux pour identifier les alpages qui pourront continuer à être pâturés ces prochaines décennies, ceux où les animaux sont présents en suffisance et ceux dont il vaut mieux abandonner l’exploitation. Pro Natura s’oppose pour cette raison à la nouvelle réglementation de l’OFAG en matière de broyage des végétaux. L’expert agricole Liner souligne: «Nous avons d’abord besoin d’une discussion de fond sur l’avenir de l’économie alpestre.»
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Communiqué de presse sur la réponse à la consultation sur le train d’ordonnances agricoles 2023
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Photo de presse zone d’estivage broyéeDie stärkste Verbündete im Kampf gegen die Klimaerhitzung: die Natur
Die Erde erwärmt sich rapide, Niederschläge verändern sich, Dürreperioden, Hitzewellen und Überschwemmungen nehmen auch hierzulande zu. Bereits im April wird dieses Jahr in mehreren Schweizer Kantonen der Wasserverbrauch eingeschränkt. Was bedeuten solche Veränderungen für die Natur? Was für uns Menschen? Und was hat das Ganze mit dem Klimaschutzgesetz zu tun?
«Wir müssen Lebensgemeinschaften stärken»
«Die Klimaerhitzung verändert die Entwicklung, Verbreitung und Zusammensetzung unserer Natur», erklärt Urs Tester Abteilungsleiter Biotope und Arten bei Pro Natura. Der Winter wird kürzer, Blumen blühen, bevor ihre Bestäuber aktiv sind und Zugvögel finden bei der Ankunft zu wenig Nahrung für ihren Nachwuchs. «So geraten natürliche Abläufe wie Bestäubung und Fortpflanzung durcheinander, von denen auch wir Menschen abhängig sind».
Gleichzeitig finden kälteangepasste Tier- und Pflanzenarten immer weniger Lebensraum und flüchten – wenn sie können – in höhere oder nördlichere Gebiete, während wärmeangepasste Arten häufiger werden. Auch die Bedrohung durch invasive Pflanzen- und Tierarten, die meist klimaresistenter sind, steigt. «Die akute Biodiversitätskrise wird von der Klimakrise noch verschärft. Die Erhitzung schreitet schnell voran und unsere Verhaltensveränderung wirkt erst zeitlich verzögert», so Tester. «Unter diesen Bedingungen macht es keinen Sinn einzelne Arten zu konservieren. Wir müssen den Zustand von Lebensräumen wie beispielsweise Flusslandschaften verbessern und damit die Lebensgemeinschaften von Tieren und Pflanzen stärken. Davon profitiert auch das Klima.»
Mit einem JA Klima- und Biodiversitätskrise gemeinsam angehen
«In der Bekämpfung von Klima- und Biodiversitätskrise gilt es ganzheitlich zu denken», betont auch Michael Casanova Energie- und Gewässerschutzexperte bei Pro Natura. «Beide haben denselben Ursprung: die massive Verschwendung von Ressourcen und Energie unserer Hyperkonsumgesellschaft». Mit dem klar definierten CO2-Absenkpfad, der Förderung von Effizienzmassnahmen, der nachhaltigeren Gestaltung der Finanzflüssen und Massnahmen zur Klimaanpassung legt das Klimaschutzgesetz den Grundstein zu deren Bekämpfung. «Wenn wir die Natur schützen, fördern und sparsam mit ihren Ressourcen umgehen, schützen wir auch das Klima», so Casanova. Intakte Wälder, Auen und Moore speichern CO2 und Wasser sind Hochwasserschutz und Hitzepuffer. Im Kampf gegen die Klimaerhitzung ist die Natur damit unsere stärkste Verbündete. «Ohne Naturschutz gibt es keinen Klimaschutz und ohne Klimaschutz keinen Naturschutz», unterstreicht der Experte. Ein JA zum Klimaschutzgesetz am 18. Juni ist daher auch ein JA zu unserer Natur.
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La nature est notre plus puissante alliée pour lutter contre le dérèglement climatique
Les températures augmentent en Suisse, les régimes de précipitations se modifient. Sécheresses, canicules et inondations deviennent plus fréquentes partout sur la planète. Cette année, plusieurs cantons suisses ont limité la consommation d’eau dès le mois d’avril. Que signifient tous ces changements pour la nature? Et pour nous, êtres humains? Et quel est le lien avec la loi climat?
«Nous devons renforcer les biocénoses»
«Le réchauffement du climat modifie le développement, la répartition et la composition des espèces qui constituent notre nature», explique Urs Tester, responsable de la division Biotope et espèces chez Pro Natura. Les hivers raccourcissent, les plantes fleurissent avant l’apparition des pollinisateurs et les oiseaux migrateurs manquent de nourriture pour leur nichée lorsqu’ils arrivent chez nous. «Les cycles naturels comme la pollinisation et la reproduction sont perturbés. Or l’humanité en est elle aussi dépendante.»
Dans le même temps, les espèces d’animaux et de plantes habituées au froid trouvent toujours moins d’habitats adaptés et doivent chercher refuge en altitude ou dans des régions plus septentrionales – quand elles le peuvent! Elles sont remplacées par des espèces qui supportent mieux la chaleur. Résistantes au dérèglement climatique, les espèces envahissantes gagnent du terrain. «La crise climatique aggrave la crise aiguë de la biodiversité. Le réchauffement progresse rapidement et les changements de comportement agissent avec un temps de retard», déplore Urs Tester. «Dans ces conditions, il est peu judicieux de protéger les espèces une à une, sans préserver leur milieu. Nous devons améliorer l’état de leurs habitats, par exemple les paysages alluviaux, et renforcer les biocénoses dans lesquelles s’inscrivent toutes les espèces d’animaux et de plantes. Cela bénéficie également au climat.»
Voter oui pour combattre la crise du climat ET de la biodiversité
«Lutter contre la crise du climat et celle de la biodiversité nous oblige à penser de façon globale», souligne Michael Casanova, expert de l’énergie et de la protection des eaux chez Pro Natura. «Ces deux crises ont une seule et même origine: le gaspillage massif des ressources naturelles et de l’énergie dans notre société de consommation effrénée». Avec une trajectoire de réduction du CO2, des mesures pour encourager l’efficacité énergétique et l’adaptation au changement climatique, ainsi qu’une réorientation des flux financiers non durables, la loi climat est un premier pas nécessaire. Michael Casanova rappelle encore «en protégeant et en promouvant la nature, en utilisant ses ressources de manière plus responsable, nous protégeons aussi le climat». Les forêts, zones humides et marécages intacts absorbent le CO2. Les cours d’eau sont des remparts contre les inondations et régulent les pics de chaleur. Dans la lutte contre le changement climatique, la nature est notre plus puissante alliée. «On ne peut pas protéger le climat sans protéger la nature, et cela est vrai dans les deux sens», martèle l’expert. Dire oui à la loi climat le 18 juin, c’est dire oui à notre nature.
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- Leo Richard, chargé de communication Pro Natura, tél. 079 378 37 11, @email
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Photo de presse lit de ruisseau à sec dans le Val…Landschaftsinitiative begrüsst die Verbesserungen im RPG2
Bekräftigung des Stabilisierungsziels
Die Kommission bekennt sich zu den Stabilisierungszielen bezüglich der Anzahl Gebäude und der versiegelten Fläche ausserhalb der Bauzonen. Diese Ziele und deren Umsetzung sind entscheidend für Landschaftsschutz, Baukultur und Biodiversität. Damit übernimmt die UREK-N wie der Ständerat das wichtigste Anliegen der Landschaftsinitiative, wenngleich in abgeschwächter Form. Die Landschaftsinitiative begrüsst auch, dass die Kommission neue und weitergehende Ausnahmebestimmungen ablehnt, etwa im Artikel 16a betreffend zonenfremde Bauten und Anlagen in der Landwirtschaftszone.
Im Gegensatz zum Ständerat hat die UREK-N in ihrer März-Sitzung die weitgehende Umnutzung schlecht erschlossener Landwirtschaftsgebäude in (Ferien-)Wohnungen abgelehnt, indem sie Art. 8c 1bis strich. Die Landschaftsinitiative begrüsst weitere Beschränkungen des "Gebietsansatzes". Es ist auch erfreulich, dass die Kommission in Artikel 24bis anstrebt, dass die Standorte für Infrastrukturanlagen ausserhalb der Bauzonen gebündelt werden sollen.
Enttäuschend ist hingegen, dass sich bei Artikel 24quater die Kommissionsmehrheit gegen föderalistische Möglichkeiten zum Landschafts- und Kulturlandschutz ausgesprochen hat.
Offene Fragen
Dass die Kommission diese Fassung ohne Gegenstimme verabschiedet hat, ist ein gutes Zeichen. Einige Punkte bleiben aber nach Abschluss der Kommissionsarbeit noch offen und können aufgrund der Medienmitteilung nicht abschliessend beurteilt werden.
Die Initiative appelliert an den Nationalrat, die knappen Kommissionsentscheide im Sinne von Natur, Landschaft und Kulturland umzusetzen. Kritische Fragen stellen sich z.B. noch zu Artikel 37a Abs. 2 zu weiteren Ausnahmen betreffend Abriss, Wiederaufbau und Erweiterung von Beherbergungsbetrieben ausserhalb der Bauzonen.
Valabler Kompromiss
«Die Beschlüsse der UREK-N sind gegenüber der Fassung des Ständerats ein deutlicher Fortschritt. Wenn die Vorschläge der Kommissionsmehrheit bis zur Schlussabstimmung Bestand haben, bringt das revidierte Gesetz mit seinen Stabilisierungszielen inklusive deren griffiger Umsetzung Verbesserungen für die Landschaft, den Kulturlandschutz, die Baukultur und die Biodiversität», sagt Elena Strozzi, Geschäftsleiterin des Trägervereins Landschaftsinitiative.
Die Einzelheiten der Kommissionsarbeit sind noch nicht bekannt. Die Initiantinnen und Initianten werden das RPG2 insgesamt beurteilen, sobald der Gesetzestext mit den Entscheiden der UREK-N vorliegt. Die Landschaftsinitiative wird die Debatte im Nationalrat und die entscheidende Differenzbereinigung genau mitverfolgen. Wenn der Nationalrat die bisher bekannten Vorschläge seiner Kommission ohne wesentliche Abstriche übernimmt, geht dieser Kompromiss zur Erreichung der Ziele der Landschaftsinitiative in die richtige Richtung.
Kontakte
- Pro Natura: Urs Leugger-Eggimann, Geschäftsleiter, Präsident Trägerverein, @email, Tel. 079 509 35 49
- BirdLife Schweiz: Jan Schudel, Projektleiter Politik, Tel. 076 479 98 78
- Stiftung Landschaftsschutz Schweiz: Raimund Rodewald, Geschäftsleiter, Tel. 079 133 16 39
- Schweizer Heimatschutz: Patrick Schoeck, Leiter Baukultur, Tel. 079 758 50 60
- Kampagnenverantwortliche Landschaftsinitiative: Elena Strozzi, @email, Tel. 079 555 33 79
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Medienmitteilung des Trägervereins «Ja zu mehr Natur, Landschaft und Baukultur»
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Plus de la moitié de toutes les espèces végétales de Suisse vivent dans ce milieu naturel. Elles constituent la base vitale pour de nombreuses espèces animales. Au cours des dernières décennies, 90% de ces prairies fleuries ont disparu. Leur protection et valorisation, ainsi que la création de nouvelles prairies riches en espèces, s’avèrent essentielles pour la biodiversité en Suisse.
Pro Natura se bat pour protéger les prairies fleuries
Nous exigeons la protection et la valorisation des prairies riches en espèces au niveau politique. Cela vaut particulièrement pour les parcelles qui ne sont pas protégées par la loi. Il s’agit concrètement de surfaces utilisées par l’agriculture, d'espaces verts publics en zones urbaines comme des parcs, jardins privés, talus de chemin de fer et de chaussées.
Des prairies riches en espèces particulièrement précieuses sont répertoriées dans l’Inventaire des prairies et pâturages secs (PPS) d’importance nationale. Elles sont protégées par la loi. Pro Natura exige une application cohérente de l’ordonnance adoptée par la Confédération en 2010.
Pro Natura met également la main à la pâte: de nombreuses réserves Pro Natura abritent de magnifiques prairies fleuries riches en espèces. Des projets concrets tels que REGIO Flora et Pro Biotop, initiés par Pro Natura, maintiennent et promeuvent la diversité des espèces sur des prairies menacées de disparition. Par ses offres d’éducation à l’environnement et ses projets d’information, l’association montre ce que chacune et chacun peut faire pour des prairies de ce type.
-
Benoît Renevey
- Prairies fleuries de Zeneggen VS.
La diversité des espèces créée par l’être humain
Les prairies et pâturages couvrent un cinquième du territoire national et façonnent l’image de la Suisse. Ils sont le résultat du déboisement opéré par l’être humain qui a créé pour lui et son bétail des prairies, des pâturages et des champs. Entre le sol, les plantes et les animaux s’est développé au fil des siècles un réseau unique d’interactions. Aucun autre milieu naturel n’abrite autant d’espèces par mètre carré. Sans utilisation agricole des prairies et pâturages, la forêt reprend ses droits. En revanche, une exploitation intensive les rend pauvres en espèces et les transforme en tapis herbeux monotones.
Une prairie n’est pas la même partout
Il y a beaucoup de différents types de prairies, telles des prairies à fromental multicolores, des prairies sèches ou humides, des ourlets. Les experts distinguent au moins 30 groupements différents abritant de nombreuses espèces animales spécialisées.
Deux facteurs déterminent si la prairie est colorée et riche en espèces ou plutôt d’un vert monotone: le site (sol et climat) et l’exploitation. Le climat et le sol décident de la biodiversité potentielle. Sa concrétisation dépend de la fonction et du type d’exploitation de la prairie. L’intensification de l’agriculture au cours des dernières décennies a exercé une pression croissante sur les prairies riches en espèces, les faisant presque entièrement disparaître.
Inventaire pour la protection des prairies et pâturages secs
En dix ans de travail, les prairies et pâturages secs particulièrement précieux ont été cartographiés dans tous les cantons. Les 3000 objets d’importance nationale couvrent environ 0,5% du territoire suisse et ont été inscrits dans l’inventaire fédéral. L’inventaire des PPS représente, avec les inventaires des biotopes existants sur les hauts- et bas-marais, les marais de transition, les sites de reproduction des batraciens et les zones alluviales, le dernier inventaire de ce type.
En 2009, nous avons récolté plus de 38’000 signatures avec l’aide de l’ASPO/ BirdLife Suisse en vue de protéger les dernières prairies et pâturages secs. Cette pétition appelait à mettre enfin en œuvre les instruments disponibles. L’inventaire des PPS et la mise en œuvre de l’ordonnance représentent une première étape. Par ailleurs, tous les PPS d’importance nationale devront être contractuellement protégés jusqu’en 2020.
L’intensification de l’agriculture est l’une des principales raisons du déclin des prairies riches en espèces. L’utilisation accrue d’engrais provoque une croissance et une concurrence renforcées des graminées et permet une exploitation plus précoce et plus fréquente. Les espèces à croissance rapide, adaptées aux sols riches en nutriments et à des coupes fréquentes, supplantent les espèces végétales moins compétitives des prairies riches en espèces, qui dépendent de la propagation spontanée des semences. Les surfaces se transforment ainsi de plus en plus en un tapis vert uniforme. Le choix des machines de récolte a également un impact majeur sur la diversité des espèces, en particulier sur les petits animaux. Les faucheuses couramment utilisées de nos jours déciment par ex. plus de 80% des sauterelles. Mais le rythme d’expansion rapide des zones urbaines et de leurs infrastructures, ainsi que l’abandon de l’exploitation des terres en zone de montagne, contribuent aussi de manière significative à la disparition des prairies fleuries multicolores.
Depuis l’introduction de la compensation écologique dans l’agriculture en 1995, la Confédération tente de contrer le déclin des prairies fleuries. L’exploitation extensive des prairies et pâturages est encouragée. Des prairies riches en espèces particulièrement précieuses sont répertoriées dans l’Inventaire des prairies et pâturages secs (PPS) d’importance nationale. Le Conseil fédéral a adopté une ordonnance sur la protection de ces surfaces en 2010. Ces deux volets forment des instruments très importants pour la protection des prairies riches en espèces. Malheureusement, leur incidence se révèle trop faible. Chaque année, des dizaines d’hectares de prairies précieuses disparaissent encore. L’agriculture n’est pas la seule à devoir s’améliorer: les espaces publics verts, les jardins privés, les talus routiers et ferroviaires peuvent grandement contribuer à préserver des habitats diversifiés s’ils sont conçus et entretenus en conséquence. C’est pourquoi Pro Natura s’engage à tous les niveaux pour la préservation et la promotion des prairies riches en espèces.
En 1987, il y avait encore des prairies luxuriantes de fauche à fromental avec le silène dioïque et la renoncule âcre – deux indicateurs d’une intensification pourtant déjà initiée (© Graphische Sammlung der Schweizerischen Nationalbibliothek / Willy Burkhardt). En 2010, une prairie grasse avec du trèfle rampant, de l'ivraie et la berce des prés (© Pro Natura / Nathalie Gfeller).
Projets pour des prairies et pâturages
Simplement une forêt
La forêt de Burstel est une forêt thurgovienne typique. Beaucoup de résineux, quelques feuillus, plusieurs sources. Et, en cette journée humide et froide de janvier, beaucoup de boue sous l’épaisse couche de feuilles mortes. Rien d’extraordinaire, semble-t-il, si ce n’est que l’on commence déjà à voir çà et là ce que Markus Bürgisser escompte. Le chargé d’affaires de la section Pro Natura Thurgovie indique un endroit particulièrement escarpé dans le haut de la forêt, où des troncs sont couchés sur le sol, là où ils sont tombés. Recouverts de mousse, ils se décomposent lentement. «Voilà comment toute la forêt devrait devenir.»
Faire d’une forêt exploitée une forêt à l’état naturel n’était pas un projet que le biologiste avait prévu de longue date. «En 2019, j’ai lu dans la Feuille des avis officiels qu’une forêt était à vendre, presque 20 hectares. Pro Natura devait l’acheter. Et c’est ce qui s’est passé», raconte Markus Bürgisser.
Mais que fait-on avec 20 hectares? «Pour moi, le projet devait favoriser les espaces sauvages. J’avais en tête le Parc national et le principe de la dynamique naturelle.» Son enthousiasme transparaît, alors qu’il descend prudemment une pente glissante pour nous montrer une source intacte, l’un des joyaux de la forêt.
Protéger les processus naturels, c’est laisser faire la nature. Cela signifie qu’un arbre n’est pas abattu, mais qu’il vieillit, qu’il meurt et que son bois mort sert de nouvel habitat aux champignons, aux insectes et aux oiseaux. Ou qu’un vieil arbre déraciné par le vent emporte d’autres arbres dans sa chute, ce qui crée une ouverture dans le couvert du peuplement par laquelle la lumière peut atteindre le sol où vont pousser de nouvelles plantes, tandis que des coléoptères et des champignons colonisent le bois mort ensoleillé. Et ainsi de suite.
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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.
Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.
Markus Bürgisser, chargé d’affaires de la section Pro Natura Thurgovie
Maintenant, patience ...
Un certain nombre d’interventions sont encore nécessaires avant que la forêt retrouve sa dynamique naturelle. «Nous voulons fermer certains chemins à travers la forêt pour qu’elle puisse reprendre ses droits. » Des panneaux informent les usagers – cavaliers, cyclistes et promeneurs – que ces chemins ne doivent plus être utilisés pour permettre à la forêt de s’y développer naturellement. Il est aussi prévu de favoriser certaines essences et d’abattre des épicéas et des douglas étrangers au site pour faire de la place aux arbres naturellement présents.
Pro Natura n’a pas décidé seule des mesures à prendre – ou à ne pas prendre. Un questionnaire en ligne a permis aux personnes intéressées de donner leur avis. Depuis, un plan de gestion a été établi pour la forêt de Burstel. Maintenant, patience: les résultats des mesures ne seront visibles que dans quelques années. «Je dois aussi m’habituer au fait qu’il ne faut plus rien faire ici», conclut Markus Bürgisser, en désignant une grande branche tombée sur le chemin que nous suivons.
Bettina Epper, rédactrice alémanique du Magazine Pro Natura.
Souhaitez-vous agir concrètement pour la nature? Informez-vous au sujet des prochaines missions nature. Vous en trouverez peut-être une faite pour vous.
Questionnaire aux candidat.es — 2023
In die Ferien – für die Biodiversität
Auf 1800 Metern über Meer im kleinen Walserdorf Obermutten die herrliche Aussicht der Bünder Alpen geniessen, dabei Weiden entbuschen und pflegen zugunsten der Biodiversität - das ist nur eine von 22 Möglichkeiten, dieses Jahr nachhaltige Ferien in den schönsten Schweizer Natur- und Kulturlandschaften zu verbringen.
Vielfältiges Angebot
Vergangenes Jahr haben nahezu 180 Teilnehmerinnen und Teilnehmer in den 21 durchgeführten Projekten rund 900 Tage Freiwilligenarbeit geleistet. Dieses Jahr erwartet die Teilnehmenden erneut ein abwechslungsreiches Programm: Von der Reaktivierung ehemaliger Wildheuflächen in Avers (GR), über die Sanierung einer historischen Trockenmauer auf dem Probstenberg zwischen Solothurn und Bern, bis hin zum Entbuschen von Weiden zugunsten der Waldvögel und Waldflora auf der Alp «La Cruchaude» (VD).
Gemeinsam die Natur kennenlernen
Die Einsätze finden in Gruppen von fünf bis zwölf Personen statt und sind von einer Fachperson angeleitet. Die Teilnehmenden lernen bei ihrem Einsatz nicht nur die lokale Flora und Fauna oder das Handwerk des Trockenmauerns kennen, sie profitieren auch vom Austausch untereinander. Gelegenheiten dazu bieten sich bei der Arbeit draussen in der Natur oder beim gemeinsamen Kochen und Geniessen.
Faire Aufteilung der Kosten
Die Anmeldegebühr beträgt in der Regel zwischen 120 und 270 Franken pro Person und deckt einen Teil der Projekt- und der Unterbringungskosten. Den Grossteil der verbleibenden Aufwände tragen die Stiftung Umwelteinsatz und Pro Natura.
Programm und Buchung:
Das vollständige Programm finden Sie auf den Webseiten der Stiftung Umwelteinsatz und von Pro Natura.
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Headerphoto: © Stiftung Umwelteinsatz
En vacances pour la biodiversité
Embrasser du regard les magnifiques Alpes grisonnes à Obermutten, petit village des Walser perché à 1800 m, tout en débroussaillant et entretenant les pâturages en faveur de la biodiversité? Voici l’une des 22 possibilités de vacances durables dans les plus beaux paysages naturels et ruraux de Suisse.
Une offre variée
L'année dernière, près de 180 participantes et participants ont consacré près de 900 jours de travail aux 21 projets réalisés. Un programme varié est à nouveau à l’affiche en 2023, allant de la réactivation d'anciennes surfaces de foin sauvage à Avers (GR) à l'assainissement d'un mur historique en pierres sèches sur le Probstenberg entre Soleure et Berne, en passant par du débroussaillage à l'alpage de «La Cruchaude» (VD) pour favoriser la flore et l’avifaune forestières.
Rencontrer la nature ensemble
Les interventions, en groupes de cinq à douze personnes, sont encadrées par des spécialistes. Lors de leur engagement, ces groupes se familiarisent avec la faune et la flore, voire avec la technique des murs en pierres sèches. Et surtout, ils partagent leurs expériences. Le travail dans la nature, la cuisine ensemble et des repas savoureux en commun sont fertiles en échanges.
Répartition équitable des coûts
Les frais d'inscription se situent généralement entre 120 et 270 francs par personne et couvrent une partie des coûts du projet et de l'hébergement. La majeure partie des dépenses restantes est prise en charge par la Fondation Actions Environnement et Pro Natura.
Programme et réservation:
Le programme complet est disponible sur les sites internet de la Fondation Actions Environnement et de Pro Natura.
Contacts:
- Alexandre Barras, Fondation Actions Environnement, Communication & Coordination «Semaines de travail de vacances», tél. 031 380 50 63, @email
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Photo: © Fondation Actions Environnement
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UREK-S verweigert Lösungsfindung zur Biodiversitätskrise
Die Mehrheit der UREK-S hat laut ihrer Medienmitteilung primär diskutiert, wie man eines von 23 Zielen von Montreal, nämlich 30 Prozent Schutzfläche festzulegen, in der Schweiz umsetzen kann. Sie erachtete es hingegen als unnötig, die Probleme des Biodiversitätsverlustes für Wirtschaft und Gesellschaft zu diskutieren sowie nötige Massnahmen zu beschliessen. Obwohl der Biodiversitätsverlust seit Jahren eine der Hauptsorgen der Schweizer Bevölkerung ist, haben einige wenige Kommissionsmitglieder entschieden, die Biodiversitätskrise zu ignorieren. Immerhin verlangt eine starke Minderheit ein Eintreten und damit die rasche und gezielte Suche nach einer Lösung.
«Ohne einen besseren Schutz unserer Ökosysteme sind unsere Ernährungssicherheit und unser Wohlstand gefährdet. Keine Milchbüchleinrechnung der Welt vermag aus den aktuell rund 10 Prozent Schutzflächen über Nacht eine wirksame Förderung der Biodiversität zu zaubern. Die Schweiz hat eine akute Biodiversitätskrise, illustriert durch einige der längsten Roten Listen aller Industrienationen. Es braucht deshalb keine statistische Übung, sondern ambitionierte Massnahmen zum Erhalt unserer Lebensgrundlagen», sagt Raffael Ayé, Geschäftsführer BirdLife Schweiz.
«Die Biodiversitätskrise verstärkt sich mit jedem Jahr ohne entschlossenes Handeln. Die Schweiz ist Schlusslicht ganz Europas betreffend Schutzgebiete und gehört unter den führenden Wirtschaftsnationen zu jenen mit den meisten gefährdeten Arten. Das zeigt: Der Handlungsbedarf ist gross. Die Biodiversitätsinitiative mit ihrer breiten Trägerschaft fordert, dass der Ständerat auf den Gegenvorschlag eintritt und die interessante Fassung des Nationalrates weiter verbessert», sagt Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande von Pro Natura.
«Der Bundesrat hat die Forderungen der Städte und Gemeinden aus der Vernehmlassung von 2021 aufgenommen und eine NHG-Revision beantragt. Der Nationalrat hat die Vorschläge auf einen interessanten Kompromiss reduziert. Jetzt muss der Ständerat dafür sorgen, dass seine Umweltkommission ihre Arbeit macht und die NHG-Revision berät», betont Franziska Grossenbacher, stellvertretende Geschäftsleiterin der Stiftung Landschaftsschutz Schweiz.
Medienmitteilung der UREK-S, 22. März 2023
Kontakt:
- Pro Natura: Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande, @email, 079 688 72 24
- BirdLife Schweiz: Raffael Ayé, Geschäftsführer, @email, 076 308 66 84
- Schweizer Heimatschutz: Stefan Kunz, Geschäftsführer, @email, 079 631 34 67
- Stiftung Landschaftsschutz Schweiz: Franziska Grossenbacher, Stv. Geschäftsleiterin, @email, 076 304 43 58
- Biodiversitätsinitiative: Natalie Favre, Medienstelle, @email, 076 491 25 26
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Gemeinsame Medienmitteilung des Trägervereins der Biodiversitätsinitiative
Bundeshaus © Matthias Sorg
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Webseite der BiodiversitätsinitiativeLa réglementation en matière de broyage des végétaux menace la biodiversité dans les régions alpines
Pro Natura approuve une grande partie des modifications du nouveau train d’ordonnances agricoles 2023. Cependant, «à l’heure où la biodiversité est en crise, la réglementation proposée en matière de broyage des végétaux dans les zones d’estivage constitue un retour en arrière inacceptable et doit être rejetée», martèle Marcel Liner, expert en politique agricole chez Pro Natura.
Absence de base scientifique
Les machines à broyer modernes se présentent comme des tondeuses à gazon surdimensionnées ou sont traînées par des tracteurs. Leur passage ravage les sols fragiles des pâturages de montagne, jusqu’ici largement préservés. Les photos des terrains où la végétation a été broyée révèlent l’impact désastreux d’une utilisation inadaptée de ces machines sur de larges surfaces: des sols éventrés et des arbustes nains déchiquetés dans des alpages qui étaient proches de l’état naturel. «Au-delà de l’aspect inesthétique, qui nuit au tourisme, ce procédé est fortement dommageable pour la biodiversité et les sols», critique Marcel Liner. Il manque par exemple dans le projet de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) des études scientifiques sur les conséquences de ces pratiques pour les populations d’insectes, déjà grandement menacées dans l’arc alpin.
Charge administrative supplémentaire
«En présentant ce projet inabouti de broyage des végétaux dans les zones d’estivages, l’OFAG cède à la pression de quelques cantons», déplore Marcel Liner. La distinction prévue entre entretien des pâturages et débroussaillage n’est guère applicable dans la pratique. Elle ne fera que compliquer la tâche des administrations cantonales. Pour Pro Natura, il convient en premier lieu de protéger les pâturages alpins contre l’embroussaillement et l’enfrichement. «C’est ce que prévoit déjà l’ordonnance sur les paiements directs», rappelle l’expert. «La tendance à des exploitations toujours plus grandes et moins nombreuses entraîne un déficit de main-d’œuvre, moins de biodiversité et une diminution des cheptels de chèvres et de bovins adaptés à la montagne.»
Des concepts régionaux pour les Alpes
L’utilisation de machines ne peut être l’unique solution aux défis globaux que doit relever l’économie alpestre. Il faut élaborer des concepts régionaux pour identifier les alpages qui pourront continuer à être pâturés ces prochaines décennies, ceux où les animaux sont présents en suffisance et ceux dont il vaut mieux abandonner l’exploitation. Pro Natura s’oppose pour cette raison à la nouvelle réglementation de l’OFAG en matière de broyage des végétaux. L’expert agricole Liner souligne: «Nous avons d’abord besoin d’une discussion de fond sur l’avenir de l’économie alpestre.»
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Communiqué de presse sur la réponse à la consultation sur le train d’ordonnances agricoles 2023
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Photo de presse zone d’estivage broyéeDie stärkste Verbündete im Kampf gegen die Klimaerhitzung: die Natur
Die Erde erwärmt sich rapide, Niederschläge verändern sich, Dürreperioden, Hitzewellen und Überschwemmungen nehmen auch hierzulande zu. Bereits im April wird dieses Jahr in mehreren Schweizer Kantonen der Wasserverbrauch eingeschränkt. Was bedeuten solche Veränderungen für die Natur? Was für uns Menschen? Und was hat das Ganze mit dem Klimaschutzgesetz zu tun?
«Wir müssen Lebensgemeinschaften stärken»
«Die Klimaerhitzung verändert die Entwicklung, Verbreitung und Zusammensetzung unserer Natur», erklärt Urs Tester Abteilungsleiter Biotope und Arten bei Pro Natura. Der Winter wird kürzer, Blumen blühen, bevor ihre Bestäuber aktiv sind und Zugvögel finden bei der Ankunft zu wenig Nahrung für ihren Nachwuchs. «So geraten natürliche Abläufe wie Bestäubung und Fortpflanzung durcheinander, von denen auch wir Menschen abhängig sind».
Gleichzeitig finden kälteangepasste Tier- und Pflanzenarten immer weniger Lebensraum und flüchten – wenn sie können – in höhere oder nördlichere Gebiete, während wärmeangepasste Arten häufiger werden. Auch die Bedrohung durch invasive Pflanzen- und Tierarten, die meist klimaresistenter sind, steigt. «Die akute Biodiversitätskrise wird von der Klimakrise noch verschärft. Die Erhitzung schreitet schnell voran und unsere Verhaltensveränderung wirkt erst zeitlich verzögert», so Tester. «Unter diesen Bedingungen macht es keinen Sinn einzelne Arten zu konservieren. Wir müssen den Zustand von Lebensräumen wie beispielsweise Flusslandschaften verbessern und damit die Lebensgemeinschaften von Tieren und Pflanzen stärken. Davon profitiert auch das Klima.»
Mit einem JA Klima- und Biodiversitätskrise gemeinsam angehen
«In der Bekämpfung von Klima- und Biodiversitätskrise gilt es ganzheitlich zu denken», betont auch Michael Casanova Energie- und Gewässerschutzexperte bei Pro Natura. «Beide haben denselben Ursprung: die massive Verschwendung von Ressourcen und Energie unserer Hyperkonsumgesellschaft». Mit dem klar definierten CO2-Absenkpfad, der Förderung von Effizienzmassnahmen, der nachhaltigeren Gestaltung der Finanzflüssen und Massnahmen zur Klimaanpassung legt das Klimaschutzgesetz den Grundstein zu deren Bekämpfung. «Wenn wir die Natur schützen, fördern und sparsam mit ihren Ressourcen umgehen, schützen wir auch das Klima», so Casanova. Intakte Wälder, Auen und Moore speichern CO2 und Wasser sind Hochwasserschutz und Hitzepuffer. Im Kampf gegen die Klimaerhitzung ist die Natur damit unsere stärkste Verbündete. «Ohne Naturschutz gibt es keinen Klimaschutz und ohne Klimaschutz keinen Naturschutz», unterstreicht der Experte. Ein JA zum Klimaschutzgesetz am 18. Juni ist daher auch ein JA zu unserer Natur.
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La nature est notre plus puissante alliée pour lutter contre le dérèglement climatique
Les températures augmentent en Suisse, les régimes de précipitations se modifient. Sécheresses, canicules et inondations deviennent plus fréquentes partout sur la planète. Cette année, plusieurs cantons suisses ont limité la consommation d’eau dès le mois d’avril. Que signifient tous ces changements pour la nature? Et pour nous, êtres humains? Et quel est le lien avec la loi climat?
«Nous devons renforcer les biocénoses»
«Le réchauffement du climat modifie le développement, la répartition et la composition des espèces qui constituent notre nature», explique Urs Tester, responsable de la division Biotope et espèces chez Pro Natura. Les hivers raccourcissent, les plantes fleurissent avant l’apparition des pollinisateurs et les oiseaux migrateurs manquent de nourriture pour leur nichée lorsqu’ils arrivent chez nous. «Les cycles naturels comme la pollinisation et la reproduction sont perturbés. Or l’humanité en est elle aussi dépendante.»
Dans le même temps, les espèces d’animaux et de plantes habituées au froid trouvent toujours moins d’habitats adaptés et doivent chercher refuge en altitude ou dans des régions plus septentrionales – quand elles le peuvent! Elles sont remplacées par des espèces qui supportent mieux la chaleur. Résistantes au dérèglement climatique, les espèces envahissantes gagnent du terrain. «La crise climatique aggrave la crise aiguë de la biodiversité. Le réchauffement progresse rapidement et les changements de comportement agissent avec un temps de retard», déplore Urs Tester. «Dans ces conditions, il est peu judicieux de protéger les espèces une à une, sans préserver leur milieu. Nous devons améliorer l’état de leurs habitats, par exemple les paysages alluviaux, et renforcer les biocénoses dans lesquelles s’inscrivent toutes les espèces d’animaux et de plantes. Cela bénéficie également au climat.»
Voter oui pour combattre la crise du climat ET de la biodiversité
«Lutter contre la crise du climat et celle de la biodiversité nous oblige à penser de façon globale», souligne Michael Casanova, expert de l’énergie et de la protection des eaux chez Pro Natura. «Ces deux crises ont une seule et même origine: le gaspillage massif des ressources naturelles et de l’énergie dans notre société de consommation effrénée». Avec une trajectoire de réduction du CO2, des mesures pour encourager l’efficacité énergétique et l’adaptation au changement climatique, ainsi qu’une réorientation des flux financiers non durables, la loi climat est un premier pas nécessaire. Michael Casanova rappelle encore «en protégeant et en promouvant la nature, en utilisant ses ressources de manière plus responsable, nous protégeons aussi le climat». Les forêts, zones humides et marécages intacts absorbent le CO2. Les cours d’eau sont des remparts contre les inondations et régulent les pics de chaleur. Dans la lutte contre le changement climatique, la nature est notre plus puissante alliée. «On ne peut pas protéger le climat sans protéger la nature, et cela est vrai dans les deux sens», martèle l’expert. Dire oui à la loi climat le 18 juin, c’est dire oui à notre nature.
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Photo de presse lit de ruisseau à sec dans le Val…Landschaftsinitiative begrüsst die Verbesserungen im RPG2
Bekräftigung des Stabilisierungsziels
Die Kommission bekennt sich zu den Stabilisierungszielen bezüglich der Anzahl Gebäude und der versiegelten Fläche ausserhalb der Bauzonen. Diese Ziele und deren Umsetzung sind entscheidend für Landschaftsschutz, Baukultur und Biodiversität. Damit übernimmt die UREK-N wie der Ständerat das wichtigste Anliegen der Landschaftsinitiative, wenngleich in abgeschwächter Form. Die Landschaftsinitiative begrüsst auch, dass die Kommission neue und weitergehende Ausnahmebestimmungen ablehnt, etwa im Artikel 16a betreffend zonenfremde Bauten und Anlagen in der Landwirtschaftszone.
Im Gegensatz zum Ständerat hat die UREK-N in ihrer März-Sitzung die weitgehende Umnutzung schlecht erschlossener Landwirtschaftsgebäude in (Ferien-)Wohnungen abgelehnt, indem sie Art. 8c 1bis strich. Die Landschaftsinitiative begrüsst weitere Beschränkungen des "Gebietsansatzes". Es ist auch erfreulich, dass die Kommission in Artikel 24bis anstrebt, dass die Standorte für Infrastrukturanlagen ausserhalb der Bauzonen gebündelt werden sollen.
Enttäuschend ist hingegen, dass sich bei Artikel 24quater die Kommissionsmehrheit gegen föderalistische Möglichkeiten zum Landschafts- und Kulturlandschutz ausgesprochen hat.
Offene Fragen
Dass die Kommission diese Fassung ohne Gegenstimme verabschiedet hat, ist ein gutes Zeichen. Einige Punkte bleiben aber nach Abschluss der Kommissionsarbeit noch offen und können aufgrund der Medienmitteilung nicht abschliessend beurteilt werden.
Die Initiative appelliert an den Nationalrat, die knappen Kommissionsentscheide im Sinne von Natur, Landschaft und Kulturland umzusetzen. Kritische Fragen stellen sich z.B. noch zu Artikel 37a Abs. 2 zu weiteren Ausnahmen betreffend Abriss, Wiederaufbau und Erweiterung von Beherbergungsbetrieben ausserhalb der Bauzonen.
Valabler Kompromiss
«Die Beschlüsse der UREK-N sind gegenüber der Fassung des Ständerats ein deutlicher Fortschritt. Wenn die Vorschläge der Kommissionsmehrheit bis zur Schlussabstimmung Bestand haben, bringt das revidierte Gesetz mit seinen Stabilisierungszielen inklusive deren griffiger Umsetzung Verbesserungen für die Landschaft, den Kulturlandschutz, die Baukultur und die Biodiversität», sagt Elena Strozzi, Geschäftsleiterin des Trägervereins Landschaftsinitiative.
Die Einzelheiten der Kommissionsarbeit sind noch nicht bekannt. Die Initiantinnen und Initianten werden das RPG2 insgesamt beurteilen, sobald der Gesetzestext mit den Entscheiden der UREK-N vorliegt. Die Landschaftsinitiative wird die Debatte im Nationalrat und die entscheidende Differenzbereinigung genau mitverfolgen. Wenn der Nationalrat die bisher bekannten Vorschläge seiner Kommission ohne wesentliche Abstriche übernimmt, geht dieser Kompromiss zur Erreichung der Ziele der Landschaftsinitiative in die richtige Richtung.
Kontakte
- Pro Natura: Urs Leugger-Eggimann, Geschäftsleiter, Präsident Trägerverein, @email, Tel. 079 509 35 49
- BirdLife Schweiz: Jan Schudel, Projektleiter Politik, Tel. 076 479 98 78
- Stiftung Landschaftsschutz Schweiz: Raimund Rodewald, Geschäftsleiter, Tel. 079 133 16 39
- Schweizer Heimatschutz: Patrick Schoeck, Leiter Baukultur, Tel. 079 758 50 60
- Kampagnenverantwortliche Landschaftsinitiative: Elena Strozzi, @email, Tel. 079 555 33 79
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Medienmitteilung des Trägervereins «Ja zu mehr Natur, Landschaft und Baukultur»
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La diversité des animaux, des plantes et des champignons est en passe de disparaître en toute discrétion. 255 espèces d’animaux, de plantes et de champignons sont déjà éteintes en Suisse. Plus d’un tiers des espèces animales et végétales sont menacées. Il est urgent de réagir.
Disparu pour toujours?
Vous ne verrez jamais plus la saxifrage du lac de Constance. Cette espèce autrefois présente sur ses rives a disparu du monde entier. Quelque 800 autres animaux et plantes ont été rayés de la surface de la Terre, par exemple le thylacine (loup de Tasmanie) ou la tortue géante de Pinta. Heureusement, de nombreuses espèces disparues de Suisse survivent encore ailleurs. Il leur reste donc la possibilité de reprendre pied dans leur ancienne patrie, comme l’a fait le bouquetin. Pro Natura s’engage pour favoriser le retour de plantes et d’animaux éradiqués de notre pays, comme le loup, l’ours ou la loutre.
Un roi sur la Liste rouge
Le «Roi du Doubs» (apron) va-t-il survivre? Quelques spécimens de cette espèce menacée d’extinction vivent encore dans la rivière jurassienne. Ils ont besoin d’aide pour survivre. Le roi du Doubs n’est pas un cas isolé: 36% des animaux, des végétaux et des espèces fongiques de Suisse sont en voie de disparition et figurent sur les listes rouges. Quelques espèces seulement sont directement menacées par la capture, le braconnage ou l’arrachage. Les autres sont menacées par un état déplorable de la biodiversité: la plupart des espèces animales et végétales manquent tout simplement d’espaces de vie adaptés.
Que fait Pro Natura pour les espèces en voie de disparition?
- Nous luttons pour une exploitation agricole et forestière proche de la nature et pour une utilisation parcimonieuse des ressources naturelles.
- Nous nous engageons pour un réseau efficace d’aires protégées. Citons ici le Parc national suisse et de nouveaux parcs nationaux.
- Nous protégeons et gérons des réserves naturelles. Et nous développons continuellement notre réseau de réserves naturelles.
- Nous améliorons les habitats, par exemple les biotopes aquatiques avec notre action «À l’eau castor!».
- Nous favorisons les espèces prioritaires en voie de disparition.
Vous aussi vous pouvez faire quelque chose de concret
- Vous pouvez aménager un jardin naturel.
- Vous pouvez être un consommateur averti et responsable.
- Vous pouvez respecter la nature lors de vos activités de loisirs.
- Vous pouvez participer activement à des projets de protection de la nature, par exemple en tant que bénévole chez Pro Natura.
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Le moteur diesel vrombit, la pelle mécanique creuse en profondeur dans le sol. Mares, étangs, rives des lacs, marais et autres zones humides ne se formant plus de manière naturelle, Pro Natura crée de nouveaux plans d’eau pour les rainettes, les crapauds accoucheurs et d’autres amphibiens à l’aide de machines de terrassement et de bénévoles.
Plus de grenouilles grâce aux zones humides
Les têtards se transforment en grenouilles uniquement dans l’eau. Pour ce faire, nous créons des zones humides dans lesquelles peuvent vivre différentes espèces. Le crapaud calamite vit dans les gravières humides peu profondes ou dans les traces de roues dans lesquelles l’eau se réchauffe rapidement. Le crapaud commun colonise les étangs forestiers hébergeant des massettes et des nénuphars. Les projets de Pro Natura bénéficient notamment aux espèces fortement menacées telles que la rainette, le sonneur à ventre jaune, le triton crêté, le crapaud calamite et le crapaud accoucheur.
Grands pylônes pour petits sonneurs à ventre jaune
Le castor est d’ailleurs l’architecte naturel des rivières. Avec l’action «Castor & Cie!», Pro Natura l’aide à trouver toujours plus de «chantiers» dans le paysage.
Dans l’eau et sur terre
Les têtards et larves d’amphibiens vivent dans l’eau. Après leur métamorphose en grenouilles, crapauds ou tritons, ils quittent le milieu aquatique pour une vie principalement terrestre. Selon les espèces, ils migrent à plusieurs kilomètres du lieu qui les a vus naître. Si par une chaude nuit d’été vous apercevez un crapaud commun loin d’un plan d’eau, c’est parfaitement normal.
Grenouilles et réchauffement climatique
La migration des animaux vers les eaux de reproduction n’est pas seulement déterminée par la météo. Une «horloge interne» leur annonce la saison des amours. Ainsi les grenouilles rousses se cachent encore durant les nuits douces et pluvieuses de janvier. Un mois plus tard, elles se mettent en chemin par les mêmes conditions météorologiques. Si l’horloge interne est en avance, la progéniture ne survivra pas. Un épisode de pluie clémente peut être suivi de nuits glaciales, qui anéantiront les œufs de grenouille. Le réchauffement climatique n’exclut pas quelques gelées tardives. C’est pourquoi la saison de reproduction des grenouilles rousses et crapauds communs ne s’est pas déplacée jusqu’à présent.
-
Wolfgang Bischoff, naturschutzlösungen
- Le sonneur à ventre jaune a retrouvé davantage d’habitats grâce à Pro Natura et aux mares creusées sous des pylônes électriques. On voit bien les pupilles typiques en forme de cœur ainsi que les bords du ventre jaune de ce beau crapaud.
La dangereuse migration des amphibiens
L’hiver est à peine terminé que les amphibiens quittent leurs cachettes et se mettent en route vers les cours d’eau où ils vont se reproduire. Les grenouilles rousses et les crapauds communs sont les premiers à migrer. Dès la fin février, dans les régions de basse altitude, ils se mettent en marche lors de nuits pluvieuses. Si leur migration passe par une route, ils sont souvent des centaines à la traverser. Pour éviter cette situation potentiellement dramatique, quelques tronçons de routes sont fermés au trafic ou des passages souterrains sont aménagés pour les animaux. Des barrières à amphibiens sont installées à certains endroits. Particuliers, écoliers et employés communaux transportent les animaux d’un côté à l’autre des routes.
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Matthias Sorg
Les amphibiens sont protégés
Toutes les espèces d’amphibiens indigènes sont protégées par la loi. Une autorisation est nécessaire pour pouvoir les capturer, les transporter, les vendre, voire les tuer. Ainsi, une personne agacée par les coassements sonores d’une grenouille dans la mare de son jardin ne peut la pêcher sans autorisation.
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Raphael Mettler
Les pesticides affaiblissent voire tuent les amphibiens
Les amphibiens ont une peau perméable et absorbent à travers elle les substances de leur environnement – malheureusement aussi les pesticides. Ces derniers peuvent affaiblir voire tuer ces animaux. Par exemple, des études scientifiques ont démontré que le «Roundup», un produit contre les mauvaises herbes vendu en Suisse, peut s’avérer mortel pour les têtards et les jeunes amphibiens. Par conséquent, n’utilisez pas de pesticides dans votre jardin !
Grenouilles et tritons autour de sa maison
Y a-t-il un étang près de chez vous? Il est bien possible que des grenouilles, des tritons, des crapauds ou des salamandres vivent autour de votre maison. Contribuez à leur bien-être. Retrouvez les conseils de Pro Natura dans son dépliant «Des amphibiens autour de sa maison».
Nos projets pour les amphibiens
Simplement une forêt
La forêt de Burstel est une forêt thurgovienne typique. Beaucoup de résineux, quelques feuillus, plusieurs sources. Et, en cette journée humide et froide de janvier, beaucoup de boue sous l’épaisse couche de feuilles mortes. Rien d’extraordinaire, semble-t-il, si ce n’est que l’on commence déjà à voir çà et là ce que Markus Bürgisser escompte. Le chargé d’affaires de la section Pro Natura Thurgovie indique un endroit particulièrement escarpé dans le haut de la forêt, où des troncs sont couchés sur le sol, là où ils sont tombés. Recouverts de mousse, ils se décomposent lentement. «Voilà comment toute la forêt devrait devenir.»
Faire d’une forêt exploitée une forêt à l’état naturel n’était pas un projet que le biologiste avait prévu de longue date. «En 2019, j’ai lu dans la Feuille des avis officiels qu’une forêt était à vendre, presque 20 hectares. Pro Natura devait l’acheter. Et c’est ce qui s’est passé», raconte Markus Bürgisser.
Mais que fait-on avec 20 hectares? «Pour moi, le projet devait favoriser les espaces sauvages. J’avais en tête le Parc national et le principe de la dynamique naturelle.» Son enthousiasme transparaît, alors qu’il descend prudemment une pente glissante pour nous montrer une source intacte, l’un des joyaux de la forêt.
Protéger les processus naturels, c’est laisser faire la nature. Cela signifie qu’un arbre n’est pas abattu, mais qu’il vieillit, qu’il meurt et que son bois mort sert de nouvel habitat aux champignons, aux insectes et aux oiseaux. Ou qu’un vieil arbre déraciné par le vent emporte d’autres arbres dans sa chute, ce qui crée une ouverture dans le couvert du peuplement par laquelle la lumière peut atteindre le sol où vont pousser de nouvelles plantes, tandis que des coléoptères et des champignons colonisent le bois mort ensoleillé. Et ainsi de suite.
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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.
Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.
Markus Bürgisser, chargé d’affaires de la section Pro Natura Thurgovie
Maintenant, patience ...
Un certain nombre d’interventions sont encore nécessaires avant que la forêt retrouve sa dynamique naturelle. «Nous voulons fermer certains chemins à travers la forêt pour qu’elle puisse reprendre ses droits. » Des panneaux informent les usagers – cavaliers, cyclistes et promeneurs – que ces chemins ne doivent plus être utilisés pour permettre à la forêt de s’y développer naturellement. Il est aussi prévu de favoriser certaines essences et d’abattre des épicéas et des douglas étrangers au site pour faire de la place aux arbres naturellement présents.
Pro Natura n’a pas décidé seule des mesures à prendre – ou à ne pas prendre. Un questionnaire en ligne a permis aux personnes intéressées de donner leur avis. Depuis, un plan de gestion a été établi pour la forêt de Burstel. Maintenant, patience: les résultats des mesures ne seront visibles que dans quelques années. «Je dois aussi m’habituer au fait qu’il ne faut plus rien faire ici», conclut Markus Bürgisser, en désignant une grande branche tombée sur le chemin que nous suivons.
Bettina Epper, rédactrice alémanique du Magazine Pro Natura.
Souhaitez-vous agir concrètement pour la nature? Informez-vous au sujet des prochaines missions nature. Vous en trouverez peut-être une faite pour vous.
Questionnaire aux candidat.es — 2023
In die Ferien – für die Biodiversität
Auf 1800 Metern über Meer im kleinen Walserdorf Obermutten die herrliche Aussicht der Bünder Alpen geniessen, dabei Weiden entbuschen und pflegen zugunsten der Biodiversität - das ist nur eine von 22 Möglichkeiten, dieses Jahr nachhaltige Ferien in den schönsten Schweizer Natur- und Kulturlandschaften zu verbringen.
Vielfältiges Angebot
Vergangenes Jahr haben nahezu 180 Teilnehmerinnen und Teilnehmer in den 21 durchgeführten Projekten rund 900 Tage Freiwilligenarbeit geleistet. Dieses Jahr erwartet die Teilnehmenden erneut ein abwechslungsreiches Programm: Von der Reaktivierung ehemaliger Wildheuflächen in Avers (GR), über die Sanierung einer historischen Trockenmauer auf dem Probstenberg zwischen Solothurn und Bern, bis hin zum Entbuschen von Weiden zugunsten der Waldvögel und Waldflora auf der Alp «La Cruchaude» (VD).
Gemeinsam die Natur kennenlernen
Die Einsätze finden in Gruppen von fünf bis zwölf Personen statt und sind von einer Fachperson angeleitet. Die Teilnehmenden lernen bei ihrem Einsatz nicht nur die lokale Flora und Fauna oder das Handwerk des Trockenmauerns kennen, sie profitieren auch vom Austausch untereinander. Gelegenheiten dazu bieten sich bei der Arbeit draussen in der Natur oder beim gemeinsamen Kochen und Geniessen.
Faire Aufteilung der Kosten
Die Anmeldegebühr beträgt in der Regel zwischen 120 und 270 Franken pro Person und deckt einen Teil der Projekt- und der Unterbringungskosten. Den Grossteil der verbleibenden Aufwände tragen die Stiftung Umwelteinsatz und Pro Natura.
Programm und Buchung:
Das vollständige Programm finden Sie auf den Webseiten der Stiftung Umwelteinsatz und von Pro Natura.
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Headerphoto: © Stiftung Umwelteinsatz
En vacances pour la biodiversité
Embrasser du regard les magnifiques Alpes grisonnes à Obermutten, petit village des Walser perché à 1800 m, tout en débroussaillant et entretenant les pâturages en faveur de la biodiversité? Voici l’une des 22 possibilités de vacances durables dans les plus beaux paysages naturels et ruraux de Suisse.
Une offre variée
L'année dernière, près de 180 participantes et participants ont consacré près de 900 jours de travail aux 21 projets réalisés. Un programme varié est à nouveau à l’affiche en 2023, allant de la réactivation d'anciennes surfaces de foin sauvage à Avers (GR) à l'assainissement d'un mur historique en pierres sèches sur le Probstenberg entre Soleure et Berne, en passant par du débroussaillage à l'alpage de «La Cruchaude» (VD) pour favoriser la flore et l’avifaune forestières.
Rencontrer la nature ensemble
Les interventions, en groupes de cinq à douze personnes, sont encadrées par des spécialistes. Lors de leur engagement, ces groupes se familiarisent avec la faune et la flore, voire avec la technique des murs en pierres sèches. Et surtout, ils partagent leurs expériences. Le travail dans la nature, la cuisine ensemble et des repas savoureux en commun sont fertiles en échanges.
Répartition équitable des coûts
Les frais d'inscription se situent généralement entre 120 et 270 francs par personne et couvrent une partie des coûts du projet et de l'hébergement. La majeure partie des dépenses restantes est prise en charge par la Fondation Actions Environnement et Pro Natura.
Programme et réservation:
Le programme complet est disponible sur les sites internet de la Fondation Actions Environnement et de Pro Natura.
Contacts:
- Alexandre Barras, Fondation Actions Environnement, Communication & Coordination «Semaines de travail de vacances», tél. 031 380 50 63, @email
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Photo: © Fondation Actions Environnement
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UREK-S verweigert Lösungsfindung zur Biodiversitätskrise
Die Mehrheit der UREK-S hat laut ihrer Medienmitteilung primär diskutiert, wie man eines von 23 Zielen von Montreal, nämlich 30 Prozent Schutzfläche festzulegen, in der Schweiz umsetzen kann. Sie erachtete es hingegen als unnötig, die Probleme des Biodiversitätsverlustes für Wirtschaft und Gesellschaft zu diskutieren sowie nötige Massnahmen zu beschliessen. Obwohl der Biodiversitätsverlust seit Jahren eine der Hauptsorgen der Schweizer Bevölkerung ist, haben einige wenige Kommissionsmitglieder entschieden, die Biodiversitätskrise zu ignorieren. Immerhin verlangt eine starke Minderheit ein Eintreten und damit die rasche und gezielte Suche nach einer Lösung.
«Ohne einen besseren Schutz unserer Ökosysteme sind unsere Ernährungssicherheit und unser Wohlstand gefährdet. Keine Milchbüchleinrechnung der Welt vermag aus den aktuell rund 10 Prozent Schutzflächen über Nacht eine wirksame Förderung der Biodiversität zu zaubern. Die Schweiz hat eine akute Biodiversitätskrise, illustriert durch einige der längsten Roten Listen aller Industrienationen. Es braucht deshalb keine statistische Übung, sondern ambitionierte Massnahmen zum Erhalt unserer Lebensgrundlagen», sagt Raffael Ayé, Geschäftsführer BirdLife Schweiz.
«Die Biodiversitätskrise verstärkt sich mit jedem Jahr ohne entschlossenes Handeln. Die Schweiz ist Schlusslicht ganz Europas betreffend Schutzgebiete und gehört unter den führenden Wirtschaftsnationen zu jenen mit den meisten gefährdeten Arten. Das zeigt: Der Handlungsbedarf ist gross. Die Biodiversitätsinitiative mit ihrer breiten Trägerschaft fordert, dass der Ständerat auf den Gegenvorschlag eintritt und die interessante Fassung des Nationalrates weiter verbessert», sagt Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande von Pro Natura.
«Der Bundesrat hat die Forderungen der Städte und Gemeinden aus der Vernehmlassung von 2021 aufgenommen und eine NHG-Revision beantragt. Der Nationalrat hat die Vorschläge auf einen interessanten Kompromiss reduziert. Jetzt muss der Ständerat dafür sorgen, dass seine Umweltkommission ihre Arbeit macht und die NHG-Revision berät», betont Franziska Grossenbacher, stellvertretende Geschäftsleiterin der Stiftung Landschaftsschutz Schweiz.
Medienmitteilung der UREK-S, 22. März 2023
Kontakt:
- Pro Natura: Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande, @email, 079 688 72 24
- BirdLife Schweiz: Raffael Ayé, Geschäftsführer, @email, 076 308 66 84
- Schweizer Heimatschutz: Stefan Kunz, Geschäftsführer, @email, 079 631 34 67
- Stiftung Landschaftsschutz Schweiz: Franziska Grossenbacher, Stv. Geschäftsleiterin, @email, 076 304 43 58
- Biodiversitätsinitiative: Natalie Favre, Medienstelle, @email, 076 491 25 26
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Gemeinsame Medienmitteilung des Trägervereins der Biodiversitätsinitiative
Bundeshaus © Matthias Sorg
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Webseite der BiodiversitätsinitiativeLa réglementation en matière de broyage des végétaux menace la biodiversité dans les régions alpines
Pro Natura approuve une grande partie des modifications du nouveau train d’ordonnances agricoles 2023. Cependant, «à l’heure où la biodiversité est en crise, la réglementation proposée en matière de broyage des végétaux dans les zones d’estivage constitue un retour en arrière inacceptable et doit être rejetée», martèle Marcel Liner, expert en politique agricole chez Pro Natura.
Absence de base scientifique
Les machines à broyer modernes se présentent comme des tondeuses à gazon surdimensionnées ou sont traînées par des tracteurs. Leur passage ravage les sols fragiles des pâturages de montagne, jusqu’ici largement préservés. Les photos des terrains où la végétation a été broyée révèlent l’impact désastreux d’une utilisation inadaptée de ces machines sur de larges surfaces: des sols éventrés et des arbustes nains déchiquetés dans des alpages qui étaient proches de l’état naturel. «Au-delà de l’aspect inesthétique, qui nuit au tourisme, ce procédé est fortement dommageable pour la biodiversité et les sols», critique Marcel Liner. Il manque par exemple dans le projet de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) des études scientifiques sur les conséquences de ces pratiques pour les populations d’insectes, déjà grandement menacées dans l’arc alpin.
Charge administrative supplémentaire
«En présentant ce projet inabouti de broyage des végétaux dans les zones d’estivages, l’OFAG cède à la pression de quelques cantons», déplore Marcel Liner. La distinction prévue entre entretien des pâturages et débroussaillage n’est guère applicable dans la pratique. Elle ne fera que compliquer la tâche des administrations cantonales. Pour Pro Natura, il convient en premier lieu de protéger les pâturages alpins contre l’embroussaillement et l’enfrichement. «C’est ce que prévoit déjà l’ordonnance sur les paiements directs», rappelle l’expert. «La tendance à des exploitations toujours plus grandes et moins nombreuses entraîne un déficit de main-d’œuvre, moins de biodiversité et une diminution des cheptels de chèvres et de bovins adaptés à la montagne.»
Des concepts régionaux pour les Alpes
L’utilisation de machines ne peut être l’unique solution aux défis globaux que doit relever l’économie alpestre. Il faut élaborer des concepts régionaux pour identifier les alpages qui pourront continuer à être pâturés ces prochaines décennies, ceux où les animaux sont présents en suffisance et ceux dont il vaut mieux abandonner l’exploitation. Pro Natura s’oppose pour cette raison à la nouvelle réglementation de l’OFAG en matière de broyage des végétaux. L’expert agricole Liner souligne: «Nous avons d’abord besoin d’une discussion de fond sur l’avenir de l’économie alpestre.»
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Communiqué de presse sur la réponse à la consultation sur le train d’ordonnances agricoles 2023
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Photo de presse zone d’estivage broyéeDie stärkste Verbündete im Kampf gegen die Klimaerhitzung: die Natur
Die Erde erwärmt sich rapide, Niederschläge verändern sich, Dürreperioden, Hitzewellen und Überschwemmungen nehmen auch hierzulande zu. Bereits im April wird dieses Jahr in mehreren Schweizer Kantonen der Wasserverbrauch eingeschränkt. Was bedeuten solche Veränderungen für die Natur? Was für uns Menschen? Und was hat das Ganze mit dem Klimaschutzgesetz zu tun?
«Wir müssen Lebensgemeinschaften stärken»
«Die Klimaerhitzung verändert die Entwicklung, Verbreitung und Zusammensetzung unserer Natur», erklärt Urs Tester Abteilungsleiter Biotope und Arten bei Pro Natura. Der Winter wird kürzer, Blumen blühen, bevor ihre Bestäuber aktiv sind und Zugvögel finden bei der Ankunft zu wenig Nahrung für ihren Nachwuchs. «So geraten natürliche Abläufe wie Bestäubung und Fortpflanzung durcheinander, von denen auch wir Menschen abhängig sind».
Gleichzeitig finden kälteangepasste Tier- und Pflanzenarten immer weniger Lebensraum und flüchten – wenn sie können – in höhere oder nördlichere Gebiete, während wärmeangepasste Arten häufiger werden. Auch die Bedrohung durch invasive Pflanzen- und Tierarten, die meist klimaresistenter sind, steigt. «Die akute Biodiversitätskrise wird von der Klimakrise noch verschärft. Die Erhitzung schreitet schnell voran und unsere Verhaltensveränderung wirkt erst zeitlich verzögert», so Tester. «Unter diesen Bedingungen macht es keinen Sinn einzelne Arten zu konservieren. Wir müssen den Zustand von Lebensräumen wie beispielsweise Flusslandschaften verbessern und damit die Lebensgemeinschaften von Tieren und Pflanzen stärken. Davon profitiert auch das Klima.»
Mit einem JA Klima- und Biodiversitätskrise gemeinsam angehen
«In der Bekämpfung von Klima- und Biodiversitätskrise gilt es ganzheitlich zu denken», betont auch Michael Casanova Energie- und Gewässerschutzexperte bei Pro Natura. «Beide haben denselben Ursprung: die massive Verschwendung von Ressourcen und Energie unserer Hyperkonsumgesellschaft». Mit dem klar definierten CO2-Absenkpfad, der Förderung von Effizienzmassnahmen, der nachhaltigeren Gestaltung der Finanzflüssen und Massnahmen zur Klimaanpassung legt das Klimaschutzgesetz den Grundstein zu deren Bekämpfung. «Wenn wir die Natur schützen, fördern und sparsam mit ihren Ressourcen umgehen, schützen wir auch das Klima», so Casanova. Intakte Wälder, Auen und Moore speichern CO2 und Wasser sind Hochwasserschutz und Hitzepuffer. Im Kampf gegen die Klimaerhitzung ist die Natur damit unsere stärkste Verbündete. «Ohne Naturschutz gibt es keinen Klimaschutz und ohne Klimaschutz keinen Naturschutz», unterstreicht der Experte. Ein JA zum Klimaschutzgesetz am 18. Juni ist daher auch ein JA zu unserer Natur.
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La nature est notre plus puissante alliée pour lutter contre le dérèglement climatique
Les températures augmentent en Suisse, les régimes de précipitations se modifient. Sécheresses, canicules et inondations deviennent plus fréquentes partout sur la planète. Cette année, plusieurs cantons suisses ont limité la consommation d’eau dès le mois d’avril. Que signifient tous ces changements pour la nature? Et pour nous, êtres humains? Et quel est le lien avec la loi climat?
«Nous devons renforcer les biocénoses»
«Le réchauffement du climat modifie le développement, la répartition et la composition des espèces qui constituent notre nature», explique Urs Tester, responsable de la division Biotope et espèces chez Pro Natura. Les hivers raccourcissent, les plantes fleurissent avant l’apparition des pollinisateurs et les oiseaux migrateurs manquent de nourriture pour leur nichée lorsqu’ils arrivent chez nous. «Les cycles naturels comme la pollinisation et la reproduction sont perturbés. Or l’humanité en est elle aussi dépendante.»
Dans le même temps, les espèces d’animaux et de plantes habituées au froid trouvent toujours moins d’habitats adaptés et doivent chercher refuge en altitude ou dans des régions plus septentrionales – quand elles le peuvent! Elles sont remplacées par des espèces qui supportent mieux la chaleur. Résistantes au dérèglement climatique, les espèces envahissantes gagnent du terrain. «La crise climatique aggrave la crise aiguë de la biodiversité. Le réchauffement progresse rapidement et les changements de comportement agissent avec un temps de retard», déplore Urs Tester. «Dans ces conditions, il est peu judicieux de protéger les espèces une à une, sans préserver leur milieu. Nous devons améliorer l’état de leurs habitats, par exemple les paysages alluviaux, et renforcer les biocénoses dans lesquelles s’inscrivent toutes les espèces d’animaux et de plantes. Cela bénéficie également au climat.»
Voter oui pour combattre la crise du climat ET de la biodiversité
«Lutter contre la crise du climat et celle de la biodiversité nous oblige à penser de façon globale», souligne Michael Casanova, expert de l’énergie et de la protection des eaux chez Pro Natura. «Ces deux crises ont une seule et même origine: le gaspillage massif des ressources naturelles et de l’énergie dans notre société de consommation effrénée». Avec une trajectoire de réduction du CO2, des mesures pour encourager l’efficacité énergétique et l’adaptation au changement climatique, ainsi qu’une réorientation des flux financiers non durables, la loi climat est un premier pas nécessaire. Michael Casanova rappelle encore «en protégeant et en promouvant la nature, en utilisant ses ressources de manière plus responsable, nous protégeons aussi le climat». Les forêts, zones humides et marécages intacts absorbent le CO2. Les cours d’eau sont des remparts contre les inondations et régulent les pics de chaleur. Dans la lutte contre le changement climatique, la nature est notre plus puissante alliée. «On ne peut pas protéger le climat sans protéger la nature, et cela est vrai dans les deux sens», martèle l’expert. Dire oui à la loi climat le 18 juin, c’est dire oui à notre nature.
Informations complémentaires:
Contact:
- Leo Richard, chargé de communication Pro Natura, tél. 079 378 37 11, @email
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Bekräftigung des Stabilisierungsziels
Die Kommission bekennt sich zu den Stabilisierungszielen bezüglich der Anzahl Gebäude und der versiegelten Fläche ausserhalb der Bauzonen. Diese Ziele und deren Umsetzung sind entscheidend für Landschaftsschutz, Baukultur und Biodiversität. Damit übernimmt die UREK-N wie der Ständerat das wichtigste Anliegen der Landschaftsinitiative, wenngleich in abgeschwächter Form. Die Landschaftsinitiative begrüsst auch, dass die Kommission neue und weitergehende Ausnahmebestimmungen ablehnt, etwa im Artikel 16a betreffend zonenfremde Bauten und Anlagen in der Landwirtschaftszone.
Im Gegensatz zum Ständerat hat die UREK-N in ihrer März-Sitzung die weitgehende Umnutzung schlecht erschlossener Landwirtschaftsgebäude in (Ferien-)Wohnungen abgelehnt, indem sie Art. 8c 1bis strich. Die Landschaftsinitiative begrüsst weitere Beschränkungen des "Gebietsansatzes". Es ist auch erfreulich, dass die Kommission in Artikel 24bis anstrebt, dass die Standorte für Infrastrukturanlagen ausserhalb der Bauzonen gebündelt werden sollen.
Enttäuschend ist hingegen, dass sich bei Artikel 24quater die Kommissionsmehrheit gegen föderalistische Möglichkeiten zum Landschafts- und Kulturlandschutz ausgesprochen hat.
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Dass die Kommission diese Fassung ohne Gegenstimme verabschiedet hat, ist ein gutes Zeichen. Einige Punkte bleiben aber nach Abschluss der Kommissionsarbeit noch offen und können aufgrund der Medienmitteilung nicht abschliessend beurteilt werden.
Die Initiative appelliert an den Nationalrat, die knappen Kommissionsentscheide im Sinne von Natur, Landschaft und Kulturland umzusetzen. Kritische Fragen stellen sich z.B. noch zu Artikel 37a Abs. 2 zu weiteren Ausnahmen betreffend Abriss, Wiederaufbau und Erweiterung von Beherbergungsbetrieben ausserhalb der Bauzonen.
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«Die Beschlüsse der UREK-N sind gegenüber der Fassung des Ständerats ein deutlicher Fortschritt. Wenn die Vorschläge der Kommissionsmehrheit bis zur Schlussabstimmung Bestand haben, bringt das revidierte Gesetz mit seinen Stabilisierungszielen inklusive deren griffiger Umsetzung Verbesserungen für die Landschaft, den Kulturlandschutz, die Baukultur und die Biodiversität», sagt Elena Strozzi, Geschäftsleiterin des Trägervereins Landschaftsinitiative.
Die Einzelheiten der Kommissionsarbeit sind noch nicht bekannt. Die Initiantinnen und Initianten werden das RPG2 insgesamt beurteilen, sobald der Gesetzestext mit den Entscheiden der UREK-N vorliegt. Die Landschaftsinitiative wird die Debatte im Nationalrat und die entscheidende Differenzbereinigung genau mitverfolgen. Wenn der Nationalrat die bisher bekannten Vorschläge seiner Kommission ohne wesentliche Abstriche übernimmt, geht dieser Kompromiss zur Erreichung der Ziele der Landschaftsinitiative in die richtige Richtung.
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- Pro Natura: Urs Leugger-Eggimann, Geschäftsleiter, Präsident Trägerverein, @email, Tel. 079 509 35 49
- BirdLife Schweiz: Jan Schudel, Projektleiter Politik, Tel. 076 479 98 78
- Stiftung Landschaftsschutz Schweiz: Raimund Rodewald, Geschäftsleiter, Tel. 079 133 16 39
- Schweizer Heimatschutz: Patrick Schoeck, Leiter Baukultur, Tel. 079 758 50 60
- Kampagnenverantwortliche Landschaftsinitiative: Elena Strozzi, @email, Tel. 079 555 33 79
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