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Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Verge d'or du Canada
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Stop aux espèces exotiques envahissantes grâce à votre aide

Longtemps sous-estimées, les espèces exotiques envahissantes représentent une des plus grandes menaces pour la biodiversité. Elles peuvent supplanter certaines espèces indigènes, causer des problèmes de santé à l’être humain et entraîner des dommages économiques.

Les animaux, les plantes et les champignons de notre pays sont en constante évolution. La répartition des espèces évolue et s’adapte aux nouvelles conditions. Avec la mondialisation du commerce et de la mobilité, l’être humain a introduit, volontairement ou non, des espèces au-delà de leur aire de répartition naturelle.

La majorité des espèces exotiques s’est bien intégrée dans notre environnement (p. ex. la matricaire odorante). Cependant, quelques-unes envahissent leur nouvelle patrie et supplantent la faune et la flore indigènes, raison pour laquelle elles sont qualifiées d’«envahissantes».

Les espèces exotiques envahissantes mettent en péril notre diversité biologique. Elles peuvent même engendrer des maladies, altérer notre santé (allergies) et causer des dommages aux infrastructures.

Les plantes exotiques envahissantes sont problématiques

Les néophytes sont des plantes que l’être humain a introduites volontairement ou non dans des régions étrangères à partir du XVIe siècle. L’arrivée des navigateurs européens sur le continent américain en 1492 marque en effet le début d’une époque lors de laquelle les êtres humains voyagent de plus en plus souvent d’un continent à l’autre. Ces nouveaux milieux naturels n’auraient pas pu être colonisés par ces plantes de manière naturelle. Parmi les 4000 espèces végétales sauvages en Suisse, environ 750 sont des néophytes, et 10% d’entre elles sont «envahissantes»: elles grandissent le plus souvent très rapidement et se propagent de manière extrêmement efficace.

Si leur propagation est si rapide, c’est notamment parce que leurs ennemis naturels et les maladies qui les frappent ne les ont pas suivies sous nos latitudes. Les néophytes supplantent ainsi les plantes indigènes, mettant en difficulté les espèces animales qui en dépendent, comme les chenilles de certains papillons.

La renouée du Japon, le solidage du Canada, le buddléia de David et le laurier-cerise sont des exemples de néophytes envahissantes.

Les animaux exotiques envahissants: une menace pour la biodiversité 

Sur les 430 espèces animales exotiques (néozoaires) en Suisse, 85 espèces sont considérées comme envahissantes (OFEV, 2022). Parmi elles, la coccinelle asiatique et la tortue de Floride.

Les différentes espèces d’écrevisses américaines sont également problématiques dans nos écosystèmes: la peste de l’écrevisse est arrivée en Europe avec l’introduction de trois espèces américaines. Les écrevisses indigènes meurent à cause du champignon responsable de cette maladie alors que les espèces exotiques envahissantes, pour la plupart immunisées, se répandent rapidement.

Die Samen des  Drüsigen Springkrauts werden mit dem Wasser weit verteilt Matthias Sorg
Impatiente glanduleuse au bord d’un ruisseau

Bases légales

En vertu de la loi sur la protection de l’environnement (LPE), quiconque utilise des espèces dans la nature doit veiller à ce que ces espèces ne constituent pas de menace pour la diversité biologique. En vertu de l’ordonnance sur la dissémination dans l’environnement (ODE), certaines espèces animales et végétales exotiques envahissantes sont interdites. Ces espèces sont listées dans l’annexe 2 de l’ordonnance. Pour 22 plantes et 3 animaux, listés dans l’annexe 2.1, toute utilisation (notamment la vente, la reproduction, la dissémination, le transport ou le stockage) est interdite, à l’exception des mesures de lutte. Les solidages américains en sont un exemple. Aussi belles soient leurs fleurs, il est interdit de les cueillir et d’en faire des bouquets. La tortue de Floride est elle aussi touchée par cette interdiction. Il est interdit de la vendre depuis 2008 déjà. Ce reptile peut vivre très longtemps. Toute personne ayant acquis une tortue de Floride avant l’interdiction doit l’inscrire dans un centre d’accueil.

31 autres espèces végétales sont listées dans l’annexe 2.2. Ces plantes sont touchées par une interdiction de mise en circulation, moins complète. Est interdite uniquement la remise à des tiers, soit notamment l’importation, la vente, le don ou la location. Le laurier-cerise en est un exemple. Il est donc toujours autorisé d’entretenir et de tailler les haies de lauriers-cerises.

Les annexes susmentionnées ne listent pas toutes les espèces végétales exotiques envahissantes. Le robinier, par exemple, n’y figure pas. Il est donc toujours autorisé de l’acheter et de le planter. Le devoir de diligence s’applique toutefois à toutes les espèces exotiques. Il convient d’éviter leur reproduction dans la nature. Cela est malheureusement très difficile à mettre en œuvre ou à contrôler. Il n’existe pas non plus d’obligation légale au niveau fédéral de lutter contre les plantes envahissantes.

Pro Natura recommande d’éliminer de son jardin toutes les plantes exotiques qui pourraient avoir des conséquences négatives sur la nature.

RS 814.911 - Ordonnance du 10 septembre 2008 sur... | Fedlex

Comment reconnaître et éliminer les néophytes envahissantes?

Identifier – arracher – éliminer – remplacer: l’essentiel en bref 

Identifier: Attention, seules quelques plantes sont des néophytes envahissantes. Travaillez avec un guide pratique pour éviter toute confusion et risquer d’arracher accidentellement de précieuses plantes sauvages indigènes.

Arracher: Renoncez s’il vous plaît à utiliser à titre privé des pesticides pour lutter contre les néophytes. Contactez plutôt notre équipe de conseillers.

Éliminer: La plupart des néophytes ne doivent pas être éliminées dans votre jardin ou dans votre compost. Tenez compte des possibilités d’élimination et de compostage offertes par votre commune.

Remplacer: Vous avez maintenant de la place pour les plantes indigènes: tenez compte de la qualité du sol et des conditions de lumière. Choisissez des plantes provenant de la région et renoncez aux cultivars (variétés horticoles). L’outil en ligne «Autochtone ou pas?» de Floretia vous aide à trouver des alternatives locales: base de données Autochtone ou pas? | Floretia

 

Quelques fiches utiles:
Manuel de gestion des néophytes envahissantes – Valais 
Manuel de gestion des néophytes envahissantes – Neuchatel

Néophytes et alternatives indigènes appropriées

Pro Natura réclame des mesures préventives 

 

Lorsque des espèces exotiques envahissantes se propagent en grand nombre, toute mesure corrective devient coûteuse et parfois même inefficace. Mieux vaut donc prévenir que guérir.

Par exemple:

  • Favoriser les plantes indigènes dans les parcs et jardins.
  • Ne pas relâcher d’animaux tels que des poissons rouges ou des tortues.
  • Ne pas importer d’espèces exotiques envahissantes. Vous pourriez introduire sans le savoir des espèces nuisibles, que ce soient des plantes, des graines, des légumes, des fruits et des animaux.

Site Internet thématisant le problème des plantes et des animaux importés: https://trop-risque.ch/

Les espèces exotiques envahissantes représentent un danger supplémentaire pour les espèces animales et végétales en voie de disparition.

Par conséquent, Pro Natura prend entre autres les mesures suivantes:

  • Nous éliminons les espèces exotiques envahissantes dans nos propres réserves naturelles (par exemple le solidage du Canada dans les bas-marais).
  • Nous indiquons comment limiter les atteintes à la biodiversité occasionnées par les espèces exotiques envahissantes.
  • Nous informons sur des alternatives aux espèces exotiques envahissantes dans les jardins.
  • Au niveau politique, nous réclamons la mise en œuvre rapide et conséquente de la stratégie de la Confédération relative aux espèces exotiques envahissantes.

Freiwilliger am jäten des Drüsigen Springkrauts
De nombreux bénévoles s’engagent auprès de Pro Natura pour combattre les plantes exotiques envahissantes (néophytes), une tâche manuelle pénible.

Les plantes sauvages indigènes: belles et précieuses

En choisissant des plantes indigènes, vous encouragez la diversité des espèces dans votre jardin. Chaque plante sauvage attire et nourrit des espèces animales bien spécifiques. Ainsi, plus la diversité végétale de votre jardin est importante, plus la diversité animale sera grande. 

La valeur écologique des plantes indigènes surpasse clairement celle des néophytes. En termes de couleurs et de formes également, il est impossible de comparer les nombreuses plantes indigènes aux néophytes. Nous vous souhaitons de beaux moments de délassement dans votre jardin multicolore!

Commandez le dépliant richement illustré «Plantes exotiques envahissantes de nos jardins» publié par Pro Natura. Si vous en faites la demande, nous vous enverrons même plusieurs exemplaires. Vous pouvez nous contacter à l’adresse courriel suivante : @email

Choix de plantes indigènes de substitution

Frelon
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Guêpes et frelons, des sous-locataires pas comme les autres

Il existe huit espèces de guêpes en Suisse. Seules deux d’entre elles s’invitent parfois à notre table. Quel est le bon comportement à adopter? Pourquoi les guêpes sont-elles des hôtes indispensables dans nos jardins?

Le gâteau aux abricots posé sur la table du jardin ravit nos invité·e·s et quelques pique-assiettes qui se sont invitées en ce beau mois d’août: des visiteuses venues du monde des insectes en robe rayée jaune-noir. Parmi les guêpes dites sociales, seulement deux espèces sont attirées par notre nourriture, la guêpe commune ou ordinaire (Paravespula vulgaris) et la guêpe germanique (Paravespula germanica).

Les deux espèces peuvent être très nombreuses. Elles construisent généralement leurs nids sous terre dans des galeries délaissées par les souris. Les six autres espèces sont moins fréquentes chez nous. Parmi elles, nous comptons le frelon (Vespa crabro). Les caractéristiques ci-dessous s’appliquent à toutes les espèces de guêpes sociales.

Un royaume pour un nid

Chaque nid de guêpe est bâti par une seule reine. À la fin avril, les reines quittent leurs quartiers d’hiver à la recherche d’un endroit approprié pour la construction d’un nid. Les cavités naturelles se faisant rares, elles se rabattent parfois sur nos greniers, sur des abris de jardin ou dans des caissons de stores. Le premier mois, la reine construit le nid, pond des œufs et nourrit les larves.

L’humain n’entre donc en contact avec les guêpes que vers la fin du mois de mai. Elles seront les plus actives en juillet et août, après s’être occupées de la construction de leur nid et l’élevage des larves. Puis elles redeviendront plus calmes.

Certaines années, un nombre exceptionnellement élevé de guêpes prolifèrent, ou au contraire, certaines années en voient peu. Ces phénomènes dépendent des conditions météorologiques et des ennemis naturels des guêpes. 

Comment empêcher que les guêpes ne s’installent trop près

Il est possible de réagir avant que l’été ne soit là pour qui n’a pas envie de s’énerver avec un nid de guêpes mal placé sur le balcon ou trop près de la table au jardin. La reine va commencer à sortir lors des beaux jours ensoleillés au mois d’avril ou de mai, à la recherche de l’endroit idéal pour son nid. Il s’agit alors de garder les yeux ouverts et d’avoir un spray à eau à portée de main. Si vous observez près de votre table de jardin ou sur votre balcon une grosse guêpe qui va et vient, vous pouvez la viser doucement avec votre spray à eau lorsque vous la voyez décoller ou atterrir. La guêpe déteste être mouillée et ira ainsi chercher un autre lieu pour construire son nid.  

Déclin automnal

Au contraire des abeilles domestiques qui passent l’hiver dans leurs ruches, la vie s’éteint entièrement au royaume des guêpes dès que l’automne arrive. Les nouvelles reines et les mâles (faux bourdons) ont éclos à la fin de l’été: les jeunes reines fécondées recherchent un emplacement protégé pour y passer l’hiver après l’accouplement et les mâles meurent après avoir rempli leur mission. La vieille reine achève son année de vie et sa colonie de guêpes aussi.

Des sous-locataires utiles

Comme combustible pour faire fonctionner les muscles de leurs ailes, les guêpes ouvrières utilisent du jus sucré de fleurs ou d’écorce d’arbres blessés. Les deux espèces les plus fréquentes, la guêpe commune et la guêpe germanique, aiment bien venir butiner sur notre gâteau aux abricots. La reine pondeuse et les larves ont quant à elles besoin d’aliments riches en protéines, qui seront trouvés en chassant d’autres insectes. Une seule colonie de frelons peut chasser à elle seule jusqu’à un demi-kilo d’insectes quotidiennement, parmi lesquels d’autres espèces de guêpes.

En se nourrissant du nectar des fleurs, les guêpes les pollinisent et assument ainsi une fonction importante dans notre écosystème. Elles chassent également les parasites qui attaquent nos cultures et causent de gros dégâts.

Ulteriori informazioni

Info

Il existe également un dépliant à ce sujet intitulé «Les frelons et les guêpes». Commandez vos exemplaires dans la boutique en ligne de Pro Natura:

Une reine guêpe hornissenschutz.ch - Andi Roost
La mission de la reine: trouver un endroit approprié pour son nid.

Conseils pour cohabiter en toute sérénité avec les guêpes et les frelons

Les guêpes et les frelons sont des animaux pacifiques. Toutes les guêpes possèdent un dard pour paralyser leurs proies. Celui-ci est utilisé plusieurs fois, il ne se détache pas après la piqûre. Les guêpes injectent moins de venin que les abeilles mellifères. Le venin ne s’avère dangereux que pour les personnes allergiques ou lors d’une piqûre dans la bouche ou la gorge. Dans les deux cas, il est recommandé de consulter immédiatement un médecin.

Les frelons, appartenant à la famille des guêpes, peuvent aussi piquer. Mais comme ils ne s’intéressent pas à notre nourriture, les désagréments sont bien plus rares. La légende selon laquelle les piqûres de frelons seraient beaucoup plus dangereuses que celles des autres guêpes est ce qu’elle est, une légende.

Voici quelques conseils pour que l’après-midi insouciant en plein air ne se termine pas en crise de nerfs:

  • Poser les aliments et les boissons sucrées sur la table juste avant de manger et bien les recouvrir.
  • Jeter un coup d’œil dans le verre avant de boire.
  • Débarrasser rapidement les assiettes vides.
  • Bien se laver les mains et la bouche après avoir mangé.
  • Si l’on se trouve à proximité d’un nid de guêpes, garder une distance de sécurité de trois à quatre mètres et éviter les mouvements brusques.
  • Éliminer les fruits tombés par terre au jardin.

Si une guêpe s’approche néanmoins trop près de vous, vous devez rester calme et ne pas vous agiter. Les guêpes ne sont pas des animaux agressifs et n’ont aucun intérêt à vous piquer. Toutefois, si elles se sentent menacées, la prudence est de mise. À noter que les guêpes n’aiment pas qu’on leur souffle dessus. Le CO2 que vous émettez est un signal d’alerte pour elles et elles peuvent réagir en vous piquant.

Il existe quelques astuces pour chasser les guêpes:

  • Vaporisez-les d’eau à l’aide d’un flacon pulvérisateur propre. Les guêpes pensent alors qu’il se met à pleuvoir, ce qui les incite à regagner leur nid.

D’autres possibilités, dont l’efficacité n’est cependant pas totalement prouvée:

  • Piquer des citrons de clous de girofle.
  • Utiliser des huiles essentielles et des bougies parfumées.
  • Mettre des pièces de cinq centimes sur la table.
  • Faire brûler du café en poudre.

Les frelons sont des voisins plus agréables: ils ne s'intéressent pas à notre nourriture. Leur menu comprend d'autres insectes, dont celles qui nous énervent le plus, la guêpe commune et la guêpe germanique. Si l’on conserve une distance de sécurité suffisante par rapport à leur nid, rien ne s’oppose à un voisinage pacifique.

Guêpe sur une friandise © pixabay
Il n’y a pas que l’humain qui aime les sucreries!

Que faire avec un nid de guêpes ou de frelons?

Vivre en bon voisinage avec les guêpes et les frelons est possible. Si vous avez manqué l’étape pour empêcher la construction du nid au printemps, il existe d’autres options. Il s’agit tout d’abord de bien observer la situation: où se trouve le nid? Est-ce qu’il me fait courir un risque? Si le nid ne vous dérange pas et que vous pouvez spatialement l’éviter, nous vous recommandons de le laisser tranquille. Vous pourrez enlever le nid en hiver, lorsque les guêpes seront mortes et que le nid sera vide. Pour empêcher les insectes de pénétrer dans la maison lorsque vous avez ouvert les fenêtres, pensez à installer des moustiquaires. 

Parfois, les guêpes construisent leur nid sur la façade d'une maison ou sous un toit. Cependant, les guêpes les plus gênantes pour nous, la guêpe germanique et la guêpe commune, préfèrent construire leurs nids sous terre. Par exemple dans les tunnels de souris. Il est donc plus difficile de les découvrir et quand c’est le cas, c’est parfois trop tard pour les en déloger. Observez dès lors bien les endroits où les guêpes entrent et sortent, et vous pourrez boucher les ouvertures l’hiver suivant.

Si un nid a été construit dans un endroit vraiment inapproprié ou si vous êtes allergique, il n’y a que deux possibilités: le déplacer ou le détruire. Pour chacune de ces deux situations, adressez-vous à des spécialistes.

Informations sur le frelon asiatique

Comme son nom l’indique, le frelon asiatique vient d’Asie. Il ne diffère du frelon indigène que par sa couleur. Alors que l'avant de la tête du frelon indigène est jaune, celui du frelon asiatique est orange. La couleur dominante de ce dernier est le noir, alors que la couleur dominante du frelon indigène est le jaune. Le frelon asiatique est également un peu plus petit que le frelon indigène.

Les deux espèces diffèrent également dans la manière de construire leurs nids. Le frelon indigène préfère construire son nid dans un espace intérieur comme la cavité d’un arbre ou dans les combles. Le frelon asiatique, en revanche, préfère les arbres sur lesquels il construit un nid suspendu dont il entre et sort par une ouverture latérale.

Le frelon asiatique n’est pas plus dangereux pour l’homme que le frelon indigène. Il est un prédateur d'insectes généraliste et opportuniste. Il n'est pas spécialisé sur les abeilles domestiques. Il profite simplement de cette ressource abondante de nourriture disponible 7/7 jours, en particulier lorsque les besoins en protéines de sa colonie sont élevés.

Le principal danger est qu’il devienne un néozone envahissant, supplantant les frelons indigènes et causant des dommages locaux. Jusqu’à présent, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. Afin de pouvoir alerter les autorités cantonales compétentes, les annonces doivent être faites sur la plateforme suisse d'annonce: frelonasiatique.ch

Un nid de guèpe germanique hornissenschutz.ch - Andi Roost
Ce nid de guêpe germanique a été découvert tardivement.
Ballenberg, Freilichtmuseum der Schweiz
09.07.2025 Agir

Coopération: Museum der Kulturen et Ballenberg

Les membres Pro Natura en profitent

Nos membres peuvent bénéficier de deux nouvelles coopérations avec le Museum der Kulturen Basel et le musée en plein air de Ballenberg.

Museum der Kulturen Basel

L’exposition «Vivant – bien plus que des mondes humains» du Museum der Kulturen Basel montre comment les relations entre les hommes et leur environnement peuvent être repensées et nouées. En coopération avec Pro Natura, la Journée pour les familles du 24 août sera consacrée aux arbres.

Pro Natura sera présente avec un stand qui fournira des informations sur la protection de la nature et la biodiversité en Suisse. L’entrée est gratuite pour les familles.

Réduction: En tant que membre Pro Natura, profitez de prix d’entrée réduits jusqu’à fin 2026: deux personnes ne paient ensemble qu’une seule entrée, et seule l’une des deux personnes a besoin d’une carte de membre Pro Natura.

Familientag Leben der Bäume
24 août 2025: Journée pour les familles – «Vivant – bien plus que des mondes humains»

En savoir plus sur la Journée pour les familles: «Vivant – bien plus que des mondes humains».

Musée Suisse en plein air Ballenberg

Si vous souhaitez vous imprégner davantage de l’atmosphère des musées tout en restant à l’extérieur, nous vous recommandons le musée en plein air de Ballenberg, qui se concentrera cette année et l’année prochaine sur le thème de la biodiversité.

Réduction: Réduction de 25% sur le prix d'entrée normal au Musée suisse en plein air Ballenberg pendant la durée du thème annuel «La biodiversité – Le Ballenberg en fleurs» (saisons 2025 et 26)

Ballenberg Ziege und Schafe
Musée Suisse en plein air Ballenberg

En savoir plus sur l’exposition annuelle consacrée à la biodiversité

12
Set
2026
-
13
Set
2026
Jugendgruppe

Groupes Jeunes+Nature

Des jeunes engagés pour la nature – VolonTerra 2026

Luogo
Schweizweit
Costo
Gratuito
Dal
12.09.2026
Al
13.09.2026
Les 12 et 13 septembre 2026, des jeunes de toute la Suisse s’engageront bénévolement pour la nature. Les groupes Jeunes+Nature (J+N) sont spécialistes de ce domaine! Toi aussi tu peux participer : monte un projet nature avec ton groupe J+N et rejoins ce grand évènement! Pro Natura met à disposition son expérience en éducation à l’environnement et te soutient avec un catalogue d'idées et un savoir-faire professionnel.

Déjà plus de 20% des jeunes et jeunes adultes en Suisse s’engagent bénévolement pour une cause qui leur tient à cœur. Le weekend d’action VolonTerra – une initiative du CSAJ (Conseil Suisse des Activités de Jeunesse) – met en valeur cet engagement et sensibilise à la nature et à l’environnement.

Jugendgruppe Linus Ehi

Voici comment inscrire ton groupe J+N:

En tant que moniteur·trice, tu es libre de choisir le projet que tu souhaites réaliser avec ton groupe de J+N. Vous êtes libres de définir le contenu, la durée du projet (quelques heures ou tout le week-end) et le lieu de réalisation. L'important est qu'il contribue positivement à la protection de la nature. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 31 Mai 2026 sur le site de VolonTerra. 

Trois options s’offrent aux groupes J+N de Pro Natura:

Option 1: Un projet libre

De nombreuses idées de projets ont été rassemblées dans le catalogue d'idées - également par Pro Natura (n°1-21). Laisse-toi inspirer! Lien vers le Catalogue d'idées  

Bien sûr, tu peux aussi inscrire ton groupe avec ta propre idée de projet. Lien vers l'inscription 

Option 2: Un projet avec ta section cantonale de Pro Natura.

Les groupes J+N ont la possibilité de convenir d’un projet directement avec leur section cantonale de Pro Natura. Prenez contact et formulez le projet ensemble. Lien vers l'inscription.

Informez également Simea Bachmann de votre collaboration (@email).

Option 3: Un projet de la bourse à Projets

Tu veux réaliser un projet avec des experts en protection de la nature? Alors consulte la bourse aux projets. Plusieurs organisations y proposent des projets pouvant être réalisés en commun. Certaines sections de Pro Natura y participent également. Les offres sont limitées: premier (groupe) inscrit – premier (groupe) servi! 
Bourse aux projets | l’inscription. 

Coûts

La participation à VolonTerra est bien entendu gratuite. Des frais peuvent toutefois être occasionnés par la mise en œuvre des projets, par exemple pour le matériel ou les outils. Dans ce cas, Pro Natura peut vous aider à couvrir les coûts. Contacte Simea.

Tu ne fais pas partie d’un groupe mais tu veux t’engager?

  • Rejoins un groupe J+N: les groupes Jeunes+Nature sont toujours à la recherche de moniteur·trice·s (de tous les âges) pour accompagner les enfants et les adolescents dans leurs aventures en plein air. Trouve ici le groupe proche de chez toi et contacte le ou la responsable. 

  • Participe sans faire partie d’un groupe J+N: il existe aussi plusieurs options pour participer à VolonTerra sans faire partie d’un groupe J+N. Informe-toi ici ou contacte directement Simea

  • Réalise ton propre projet: les idées de projets dans le catalogue formulés par Pro Natura (n°1-21) peuvent être implémentés indépendamment de l'âge et hors du contexte de VolonTerra. Laisse-toi inspirer!

Ulteriori informazioni

Contatto

Questions? Adresse-toi à Simea:
@email

Dettagli dell'evento

Data

DAL
Sabato, 12.09.2026
A
Domenica, 13.09.2026
INIZIO
08:00
FINE
17:00

Luogo

Schweizweit

Dettagli

Tipo di evento
Stagione

Costo

Kostenlos

Manifestation pour le climat sur la Place fédérale à Berne en automne 2023
08.01.2026 Agir

«L’action est un bon antidote à l’anxiété»

Pour la politologue Chantal Peyer, les récits utopiques permettent à l’être humain de collaborer et d’avancer. Après avoir rêvé – et réalisé – le voyage de la Terre à la Lune, il est temps d’imaginer un avenir plus désirable et une société plus durable pour notre planète.

Magazine Pro Natura: l’ambiance générale n’est pas à l’optimisme. Cela influence-t-il le moral et les perspectives de la société?

Chantal Peyer: bien sûr, cela impacte notre moral et notre motivation. C’est tout à fait normal. Mais nous ne pouvons pas nous arrêter à cette émotion: nous vivons une époque qui exige que nous cultivions une forme de courage. Le courage ne se manifeste pas uniquement dans de grandes actions. C’est aussi choisir de porter sur le monde un regard qui va au-delà des tendances négatives actuelles. C’est décider de continuer à croire en l’humain, en notre capacité collective de prendre des décisions visant le bien commun, la solidarité et le respect de l’environnement. C’est choisir de porter notre attention sur ce que nous voulons construire plutôt que sur ce qui est en train d’être détruit.

Les jeunes sont-ils davantage impactés? Est-il possible pour eux de se projeter?

Les jeunes, par nature, sont plus capables que les adultes de se révolter contre le statut quo, de mettre en lumière ce qui dysfonctionne. Ils nous tendent un miroir du monde que nous avons construit, avec ses défaillances et ses difficultés. Cette lucidité peut bien sûr engendrer de l’anxiété. D’ailleurs selon des enquêtes internationales, 59% des jeunes se disent aujourd’hui anxieux face à l’avenir. À nous, adultes, d’écouter ce qu’ils ont à dire, d’ouvrir avec eux un espace de dialogue et de les aider à sortir du sentiment d’impuissance. Nous devons les aider à comprendre que toutes les grandes transformations sociétales ont d’abord été des utopies. Et qu’il est sain et légitime de vouloir transformer le monde. Enfin, nous devons les aider à développer des actions concrètes dans ce sens: l’action est un bon antidote à l’anxiété.

Rendre les futurs plus désirables passe-t-il par les récits ou plutôt par l’action? Ou les récits précèdent-ils l’action?

L’être humain est un être de récits. Les récits sont ce qui nous permet de donner du sens au monde et de collaborer. De nombreux auteurs et autrices, comme Yuval Harari, Nancy Huston ou Alain Damasio le décrivent très bien. Avant que Neil Armstrong pose le pied sur la Lune, il y a eu de nombreux livres et films – de Jules Verne à Tintin, en passant par Georges Méliès – qui ont imaginé le voyage sur la Lune. Ce voyage est devenu un symbole de réussite, de puissance, d’inventivité pour le pays qui y parviendrait le premier. Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’aller sur la Lune, mais de garantir l’avenir de notre planète. Nous devons à présent nous demander quels récits nous permettraient de rendre désirable une société dans les limites planétaires, et quels récits rendent cette bascule irrésistible.

Les utopies ne portent-elles pas en elles une part de naïveté, face aux réalités que nous observons tous les jours?

De mon point de vue, il faut inverser le raisonnement: ceux qui manquent de réalisme et de pragmatisme aujourd’hui sont ceux qui pensent que l’on peut continuer comme avant, à exploiter sans limite les ressources naturelles, à détruire les écosystèmes et à creuser les écarts de richesse dans la société. Tous les faits scientifiques convergent: ce modèle conduit à un réchauffement climatique qui détruit les fondements de notre vie sur terre. Une fois que ce constat est posé, il est clair que le bon sens et la raison conduisent aujourd’hui à imaginer autre chose, donc à se montrer utopique!

En matière de protection de la nature, de changement climatique, de biodiversité, vers quoi vous porte votre optimisme lucide?

Dans le Podcast «2040 j’y vais!», je vais à la rencontre de personnes en Suisse romande qui montrent déjà le chemin d’une Suisse durable. Il y a des projets très concrets qui visent à diminuer les émissions de CO2 dans l’alimentation: l’EPFL par exemple a réduit la consommation de viande de 50% et favorisé les légumes locaux et de saison. Quant à l’Auberge «Ben Ouais» Corcelles-le-Jorat (VD), elle diminue le gaspillage alimentaire en revendant avec des rabais les menus invendus à l’épicerie. Il s’agit aujourd’hui de permettre à ces projets de changer d’échelle. Donc de leur offrir un soutien systémique. Prenons l’exemple de l’énergie: entre 1956 et 1964, nos grands-parents ont investi 3 à 4% du produit intérieur brut pour construire les barrages qui fournissent aujourd’hui notre électricité. Si ces cinq prochaines années nous investissions aussi 3 à 4% du PIB pour financer la transition vers les énergies renouvelables, alors nous ferions un énorme bond en avant.

FLORENCE KUPFERSCHMID-ENDERLIN, corédactrice en chef du Magazine Pro Natura.

Ulteriori informazioni

Info

Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

12
Set
2026
Bénévoles Grand Marais Bex

Groupes Jeunes+Nature

VolonTerra - Action sur le terrain

Luogo
Bex ou La Rogivue
Costo
Gratuito
Giorno
Sabato
Data
12.09.2026
Data e ora
09:00 - 17:00
Iscrizione entro
Retrousse tes manches pour cette sortie !

Dans le cadre de la journée de bénévolat nationale en faveur de l'environnement, VolonTerra, c’est dans l’une de nos réserves naturelles que nous t’attendons. Tu découvriras le travail de terrain de nos équipes en automne.

Ici, les roseaux sont fauchés chaque année et pour éviter l'asséchement du marais. Nous aurons besoin de toi pour les évacuer.

Pour qui?

Tout enfant de 6 à 12 ans, membre ou non de Pro Natura. A partir de 13 ans possibilité d'être aide-moniteur-trice.

Avec qui?

Des monitrices et moniteurs bénévoles super motivé-e-s qui ont pleins d'idées trop top et qui adorent la nature, bien sûr!

Comment?

En t'inscrivant jusqu'à 3 jours avant la sortie.
Si la sortie est déjà complète, tu peux demander à figurer sur la liste d'attente.
Les détails de la sortie te seront communiqués par e-mail, une semaine avant le jour J.

Ulteriori informazioni

Info

Pro Natura Vaud
Av. du Théâtre 2-4
1005 Lausanne
Tél: 021 963 19 55
[email protected]

Contatto

Nathalie Mauri
Responsable du groupe J+N
@email
+41 21 566 82 50

Documenti scaricabili

Conditions de participation

Dettagli dell'evento

Data

Sabato, 12.09.2026
Data e ora
09:00 - 17:00

Luogo

Bex ou La Rogivue

Dettagli

Tipo di evento
Stagione
Grado di difficoltà

Preparazione

Indirizzo
Gare de Lausanne
Da prendere con sé
Billets de transport, pique-nique et collations

Costo

CHF 0.-

Un papillon dans une prairie fleurie
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Invitez des papillons chez vous!

Aimeriez-vous créer un refuge pour ces voltigeurs multicolores? Un jardin favorable aux papillons leur offre gîte et couvert. Nous vous montrons comment accueillir dans les meilleures conditions ces invités hauts en couleur.

Pour commencer, une bonne nouvelle: celui qui aime tout ce qui vole et grouille dans son jardin n’aura qu’une devise: «vivre et laisser vivre»! Ce qui ne demandera pas un travail trop astreignant. Plantez avant tout des buissons et des fleurs sauvages indigènes. Les papillons ne s’invitent que lorsque la table est bien mise. Des plantes telles que les carottes sauvages, les centaurées, les œillets des chartreux, ainsi que les haies de saules, de viorne obier ou lantane transforment chaque jardin en un paradis pour papillons.

Par contre, le laurier-cerise ou les haies de thuyas, tout comme les gazons uniformes, sont stériles et inutiles pour les papillons. Les plantes ornementales exotiques sont sans valeur pour les chenilles indigènes, parfois même toxiques. Évitez aussi l’«arbre à papillons» ou buddleia (Buddleja sp.). Il est considéré comme une espèce envahissante qui supplante les plantes indigènes.

Jardiner bio

Entretenez votre jardin selon les principes biologiques. Ce sera tout bénéfice pour les papillons, mais aussi pour de nombreuses autres espèces animales. Renoncez aux insecticides de synthèse, qui nuisent surtout aux chenilles, mais aussi aux papillons. Les engrais de synthèse et les produits contenant de la tourbe ne sont pas non plus les bienvenus dans les jardins à papillons. Préférez-leur le compost et le paillis.

Cinq conseils pour davantage de diversité

Les papillons ont besoin de diversité. Les différentes phases de leur vie dépendent souvent de plantes et de lieux différents. 

  • Offrez une prairie fleurie. Ne fauchez que rarement et jamais entièrement. Les papillons trouvent ainsi des plantes nectarifères et suffisamment d’espace pour la ponte des œufs. Les herbes des prairies sont une nourriture bienvenue pour les chenilles.
  • Gardez un coin sauvage avec des orties et des chardons. Ces plantes sont une source de nourriture pour de nombreux papillons et chenilles.
  • Plantez des haies d’arbustes indigènes. Elles offrent nourriture et refuge aux papillons et chrysalides.
  • Avez-vous dans votre jardin des baies, des légumes et des fines herbes en fleurs? Tant mieux, c’est une nourriture précieuse pour de nombreuses chenilles et espèces de papillons. Votre générosité sera également sollicitée lorsque la chenille du machaon s’installera sur les fanes des carottes. 
  • Soyez paresseux – mais de façon intelligente – quand viendra le moment de nettoyer votre jardin. De vieux arbres offrent des abris appréciés pour l’hiver, il en va de même pour des amas de branches, des sous-arbrisseaux secs, des herbes sèches et des plantes grimpantes.

Invitez les papillons sur votre balcon

Un balcon peut également être aménagé pour accueillir des papillons. Remplacez les géraniums par des espèces indigènes, riches en nectar. Les papillons affectionnent les plantes aromatiques aux fleurs odorantes. En revanche, vous ne trouverez pas de chenilles sur leurs feuilles, car leurs substances aromatiques constituent un répulsif naturel contre les chenilles.

Les plantes grimpantes conviennent bien à l’aménagement d’une tonnelle ou à la végétalisation d’une façade et créent une ambiance particulière. Les feuilles servent d’abri aux papillons et les fleurs leur fournissent du nectar à volonté. Votre balcon se métamorphose ainsi en une oasis de verdure.

Vous trouverez de plus amples informations sur l’aménagement d’un jardin à papillons dans la notice «Les papillons dans votre jardin» de Pro Natura. Cette brochure dresse le portrait des espèces de papillons les plus fréquentes avec des photos en couleurs de chenilles et de papillons, une sélection des plantes à nectar et nourricières les plus importantes, ainsi que des conseils pratiques pour l’aménagement d’un jardin ou d’un balcon. La brochure «Prairies fleuries, aménagement et entretien» vous indiquera comment agrémenter votre jardin d’une prairie fleurie multicolore.

Questions régulièrement posées sur le thème des papillons

Régulièrement, les gens posent des questions à Pro Natura à propos des papillons. Voilà un échantillonnage des questions les plus souvent posées. Avez-vous d’autres questions sur les papillons? Notre équipe-conseil vous renseignera volontiers (mais pas sur la détermination d’espèces de papillons, c’est souvent une tâche d’expert). Les frais d’imprimés et de port sont facturés.

Combien dénombre-t-on d’espèces de papillons en Suisse?

Près de 3600 différentes espèces! Il n’y a pas seulement les beaux papillons de jour qui font partie des papillons. Ils ne sont en fait qu’une minorité, seulement 196 espèces. Les mites sont également des papillons (notamment les mites de la laine ou les mites des aliments), les phalènes, le bombyx du mûrier et bien d’autres sont des papillons au sens strict du terme. On en a décrit dans le monde entier plus de 150’000 espèces.

Que signifie le terme de Lépidoptère?

C’est le terme général scientifique utilisé pour l’ordre des papillons et signifie «aile écailleuse». En effet, les ailes des papillons sont couvertes de minuscules écailles. Au touché, celles-ci se détachent relativement facilement et restent collées aux doigts, ce qui n’entrave en rien la capacité de vol du papillon.

Doit-on élever des papillons?

Élever des papillons revient au même que nourrir les oiseaux en hiver: pour la conservation de l’espèce, cela ne sert à rien. Prélever des chenilles de papillons dans la nature, les élever chez soi et les lâcher ensuite une fois la métamorphose achevée ne changent pas la qualité de leur habitat, actuellement mauvaise dans de nombreuses régions suisses. Certes, on verra plus de papillons à court terme, mais ils disparaîtront de nouveau à long terme car il n’y aura pas de place pour eux dans le paysage. Cette mesure peut même être nuisible. Lorsque les conditions d’élevage diffèrent de celles de l’habitat naturel, les chances de survie peuvent être influencées en mal (les papillons d’élevage s’échappent trop tôt de la chrysalide), et les chenilles prélevées manquer à la nature.

L’élevage a aussi des effets positifs. Élever une chenille de papillon, la voir effectuer sa métamorphose jusqu’à devenir papillon est une expérience fascinante et instructive. C’est une activité qui se justifie à condition d’élever des espèces qui ne sont pas menacées (la piéride de la rave et le paon de jour, par exemple), de prélever peu de chenilles dans la nature et, les chenilles une fois devenues papillons, de les relâcher au même endroit.

Peut-on réintroduire des papillons?

Une réintroduction de certaines espèces peut être envisagée lorsqu’un habitat de papillons a été restauré de telle sorte qu’une population pourrait y vivre à nouveau mais qu’elle est incapable d’y revenir d’elle-même. Pour de tels projets de réintroduction, il y a des conditions-cadres reconnues au plan international. Elles doivent être respectées. De telles mesures doivent toujours être limitées dans le temps.

Ai-je le droit de prélever des papillons pour chez moi?

Certaines espèces de papillons sont protégées en Suisse ou dans certains cantons. Il est donc interdit, à part sur autorisation officielle, de les capturer, de les garder et de les relâcher. L’Animal de l’année 2003, le Machaon, est protégé dans les cantons d’Argovie, de Berne, de Genève*, d’Obwald, de Schaffhouse et de Vaud*
(*Genève et Vaud ont une disposition spéciale pour toutes les espèces d’invertébrés).

Que puis-je faire pour les papillons dans mon jardin?

Qui veut plus de mouvements d’ailes et de couleur dans son jardin devrait modérer ses travaux de jardinage et planter avant tout des buissons et des herbes indigènes. Les chenilles ont besoin des plantes adéquates pour se nourrir et les papillons de suffisamment de nectar. Au jardin, les ennemis des papillons sont entre autres la haie de thuyas, les lauriers-cerises et les gazons stériles. Les fleurs sauvages comme les carottes sauvages et les centaurées, ainsi que les arbres et arbustes comme les saules, les épines noires ou les boules de neige (viorne obier) transforment un jardin en paradis pour papillons.

Loche méridionnale sur la main d'une personne
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Comment se débarrasser des limaces sans produits chimiques?

Il y a des limaces dans votre carré de salades? C’est ennuyant, mais n’oubliez pas que ces gastéropodes contribuent au bon fonctionnement de leur écosystème. Ils transforment les végétaux morts et le bois pourri en humus et servent de nourriture à de nombreux animaux. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils pratiques pour vous débarrasser de ces hôtes malvenus.

On dénombre environ 250 espèces de gastéropodes en Suisse. La plupart d’entre elles portent une coquille. Seules quelques-unes, les limaces, n’en ont pas. Quelques dizaines de gastéropodes vivent dans l’eau, mais la plupart sont terrestres.

Les gastéropodes contribuent à la bonne santé de la nature, car ils broient et digèrent les végétaux morts et le bois pourri. Ils participent ainsi à la formation de l’humus – dans le jardin aussi. Par ailleurs, ils représentent une importante source de nourriture pour de nombreux animaux tels que les lucioles, les orvets, les hérissons et diverses espèces d’oiseaux.

Mais qui dévore ma salade?

Parmi les nombreuses espèces de gastéropodes présentes chez nous, seules quelques-unes s’attaquent à nos fleurs et nos plantes utiles au jardin.

Près de 90% des dégâts causés dans nos lits de légumes et parterres de fleurs sont le fait de la loche méridionale (Arion vulgaris). Cette espèce a probablement été introduite en Suisse dans les années 1960. Elle n’a presque pas de prédateurs naturels chez nous. Les crapauds, les hérissons et les oiseaux, d’ordinaire friands de gastéropodes, l’évitent.

Il est difficile de distinguer la loche méridionale de la grande limace rouge (Arion rufus), une espèce indigène devenue rare.

Spanische Schnecke auf einem Salatblatt iStock / Andreas Häuslbetz
Loche méridionale sur une feuille de salade.

Comment protéger mes plantes?

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour protéger vos légumes contre la voracité des limaces, sans pour autant recourir à des granulés ou à d’autres produits nocifs.

  • Les clôtures anti-limaces autour de vos plantes constituent le moyen le plus efficace. Veillez à ce qu’aucune partie de la plante ne dépasse de la barrière, sans quoi les gastéropodes l’utiliseront comme pont. La clôture doit être enfoncée assez profondément dans le sol pour qu’il n’y ait pas de trous. Dès que vous aurez évacué de l’espace ainsi clôturé tous les escargots et limaces qui s’y trouvent enfermés (sans oublier les éventuels individus fraîchement éclos), vos légumes seront à l’abri.
  • Si vous aménagez votre jardin de manière naturelle et diversifiée, vous favorisez automatiquement les ennemis naturels des limaces tels que les hérissons, les musaraignes, les orvets et les lézards.
  • Sur une surface limitée, vous pouvez combattre les limaces avec des nématodes de l’espèce Phasmarhabditis hermaphrodita. Ces petits vers ronds vivent dans le sol et s’attaquent exclusivement aux gastéropodes. Au bout de quelques jours, les escargots et limaces attaqués cessent de se nourrir et se retirent dans le sol. Les nématodes se reproduisent à l’intérieur des gastéropodes morts, essaiment et cherchent d’autres proies à infester. Ils permettent de lutter contre les petites limaces agrestes blanches, beiges ou noires vivant dans le sol (mais pas contre les limaces de la famille des Arionidae). Les escargots ainsi que les limaces de la famille des Arionidae se trouvent le plus souvent à la surface du sol et ne sont donc pas attaqués par les nématodes. Étant donné que les nématodes ont une action extrêmement spécifique, ils ne mettent pas en danger les lombrics et autres habitants du sol, ni les hérissons, les canards ou les animaux domestiques.

Les règles de base ci-dessous concernant les travaux de jardinage vous aideront à garder sous contrôle «vos» populations d’escargots et de limaces.

  • Arrosez vos plantes le matin. En effet, les gastéropodes nocturnes trouvent dans un jardin arrosé le soir des conditions d’humidité idéales.
  • Ameublissez régulièrement le sol, les limaces auront plus de peine à y trouver refuge.

Ce qu’il faut éviter:

  • N’installez pas de pièges à bière. Vous ne ferez qu’attirer inutilement les limaces des environs.
  • L’épandage de sel ou de café est souvent mentionné sur les forums. Ni l’un ni l’autre ne se révèle utile, ni bon pour l’environnement.

La prochaine fois que vos salades auront été grignotées, gardez votre calme et rappelez-vous que les limaces sont les «vautours» du jardin et qu’elles font partie d’un écosystème équilibré. Elles éliminent les matières végétales en décomposition, les excréments ainsi que les cadavres, et maintiennent ainsi actif le processus de compostage.

Le monde merveilleux des escargots

Hérisson dans l’herbe Vladimir Ya
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Un jardin accueillant pour le hérisson

Vous aimeriez pouvoir observer cette charmante boule de piques dans votre jardin? Voici quelques trucs et astuces pour l’accueillir au mieux ainsi que des conseils sur comment agir lorsque vous rencontrez un hérisson en hiver.

Règle numéro une: plus il y a de nature et de biodiversité dans votre jardin, plus les hérissons s’y sentiront à l’aise. Vous trouverez de nombreux conseils à ce sujet sur notre site internet consacré aux jardins naturels.

Jardin naturel: un paradis pour les insectes et toute la faune

Que faire si l’on rencontre un hérisson en plein hiver?

Si vous rencontrez un hérisson en déplacement lors d’une période de gel persistant, vous devriez l’aider. Son comportement peut indiquer qu’il est blessé, malade ou amaigri et qu’il a besoin de soins.  

Afin de vous assurer de son état de santé, prenez contact sans tarder avec une station de soins aux hérissons, la protection des animaux ou un·e vétérinaire. L’association Pro Hérissons recense les stations les plus proches de chez vous. Le ou la spécialiste vous indiquera comment procéder. Les hérissons sont des animaux sauvages et sont protégés dans toute la Suisse.

Lien vers la page internet de Pro Hérissons 

Un hérisson dans la neige

1. Voie libre pour les hérissons: de jolies haies à la place des clôtures

Les hérissons sont de mauvais grimpeurs! Un mur de délimitation d’une propriété se révèle un obstacle insurmontable. À la place, vous pouvez planter une haie composée de divers arbustes indigènes, dans laquelle ces animaux nocturnes trouvent à se cacher et se nourrir.  

Un autre point important: s’il n’est pas possible d’éviter la construction d’une clôture, faites attention à l’installer de manière à ce qu’il y ait un espace libre d’au moins 10 cm, ou mieux 15 cm, entre le sol et le bord inférieur de celle-ci. Ou coupez-y quelques trous, d’environ 10x10 cm de diamètre, pour que les hérissons et les petits animaux puissent pénétrer facilement dans votre jardin. 

Les murs, les clôtures et les filets sont des barrières qui isolent les habitats des animaux. Les clôtures et filets constituent des pièges dangereux pour les hérissons, les oiseaux, les renards, les blaireaux et autres animaux. Lorsqu’ils s’y faufilent, les animaux peuvent se blesser ou s’accrocher, et mourir dans d’atroces souffrances. Les murs lisses, même bas, sont des obstacles infranchissables. Jan Gürke
Les murs, les clôtures et les filets sont des barrières qui isolent les habitats des animaux. Les clôtures et filets constituent des pièges dangereux pour les hérissons, les oiseaux, les renards, les blaireaux et autres animaux. Lorsqu’ils s’y faufilent,

2. Une assiette sans pesticides pour le hérisson

Les hérissons sont insectivores: ils fouillent le jardin la nuit à la recherche de larves d’insectes, de coléoptères, de vers de terre et d’escargots ou de limaces. Renoncez à utiliser du poison au jardin, sous la forme d’anti-limaces par exemple. Car les substances chimiques contenues dans ces poisons s’accumulent rapidement dans l’organisme des hérissons lorsqu’ils mangent ces petites bêtes.

  • Évitez les substances toxiques telles que les pesticides et les granulés anti-limaces.
  • Utilisez du compost et des purins d’herbes au lieu d’engrais chimiques.
  • En choisissant des plantes sauvages indigènes, vous favorisez la biodiversité dans votre jardin. Cela attirera de nombreux insectes tels que des papillons, des coléoptères, des abeilles sauvages et autres petites bêtes et fournira au hérisson une alimentation variée.
  • Les hérissons aiment aussi se servir directement dans le compost, cette table riche en insectes. Que vous optiez pour un silo grillagé ou un cadre en planche, veillez à ce que le hérisson dispose d’un passage d’au moins 10x10 cm.

En période de sécheresse tout particulièrement, la présence de points d’eau est essentielle. Un étang de jardin aux bords faiblement inclinés est idéal. Mais les hérissons peuvent aussi se désaltérer avec de l’eau déposée dans une écuelle par exemple. Pensez à en changer l’eau régulièrement.

Pro Natura a choisi le hérisson (Erinaceus europaeus) comme Animal de l’année 2026. Il invite particuliers et communes à aménager jardins et espaces verts de manière à les rendre accueillants pour les hérissons et la nature en général. © Wolfgang Hock Wolfgang Hock

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3. Abris dans petites structures: tas de branches et de feuilles

Les hérissons ont besoin de cachettes telles que des haies, des creux de toutes sortes ainsi que des tas de branches et de feuilles pour leurs quartiers de jour ou d’hiver. Un tas de branches et de feuilles pour protéger les hérissons du gel est rapidement créé. Les insectes, les vers et les orvets aiment aussi s’y cacher.

  1. Choisissez un emplacement ombragé et protégé des intempéries d’environ 2 m2. Si le soleil brille en continu sur le tas, le hérisson risque de se réveiller trop tôt de son hibernation au printemps. Dès lors, il est idéal de placer le tas sous un arbre ou à l’ombre de la maison.
  2. Posez deux branches épaisses (environ 10 cm d’épaisseur, 1 m de long) parallèles l'une à l'autre. Puis superposez deux autres branches perpendiculaires, puis encore 2 branches, pour obtenir une petite tour, que vous recouvrez au sommet avec des branches plus fines en guise de toit: ce qui donne une cavité à l’abri du gel d’environ 30 cm2.
  3. Couvrez la cavité avec une grande quantité de feuilles, plus il y en a, mieux c’est. L’idéal: environ 10 sacs de 110 litres chacun. Fixez le feuillage avec des branches plus fines pour qu’il ne s’envole pas.
  4. Répétez cette étape deux semaines plus tard, afin d’ajouter une couche supplémentaire de feuillage. 

Ast- und Laubhaufen für Igel Friederike Brüssow
Coupe transversale de la tanière parfaite pour le hérisson: au minimum 2 m2 de surface, une cavité de 30 cm, feuilles et branches en quantité.

4. Protéger les hérissons des pièges mortels

Les bassins, étangs ou piscines ouvertes, les puits de lumière, de ventilation ou de drainage ou encore les entrées de caves peuvent se révéler des pièges mortels pour les hérissons.

Les murs verticaux, des marches d’escalier trop hautes, des rives trop abruptes: les hérissons ne peuvent pas sortir et soit se noient, soit meurent d’inanition. Avec un peu d’aide, les hérissons peuvent se sortir seuls de situations difficiles: 

  • Une simple planche peut servir de rampe de sortie.
  • Placez des pierres sur les marches élevées, afin de créer des étapes intermédiaires pour les petits animaux.
  • Dans la mesure du possible, couvrez les soupiraux de la cave avec un filet à mailles fines pour éviter que les animaux n'y tombent.

Jungigel auf Treppenstufe Monique Morin
Lebensraum Wiese
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