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Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Mülibach
15.08.2022 Crise de la biodiversité

Interview: «Nous avons besoin de plus d’espaces de rétention naturels»

Le changement climatique exige de repenser complètement notre gestion des eaux, explique Christine Weber, responsable de la section Revitalisation à l’Institut de recherche sur les eaux des EPF (Eawag). Alors que par le passé, le but était que l’eau s’écoule le plus vite possible, il faut aujourd’hui la garder le plus longtemps possible dans le système. Pour cela, des revitalisations de grande envergure sont nécessaires.

Magazine Pro Natura: quand on se demande comment faire pour stocker naturellement plus de carbone, on pense le plus souvent au reboisement. Est-il aussi possible de capturer le CO2 atmos­phérique en revitalisant les cours d’eau?

Christine Weber: beaucoup de personnes pensent que les eaux revitalisées profitent seulement aux organismes aquatiques. Or, les revitalisations réussies ont aussi des effets positifs sur les terres qui bordent les cours d’eau. Une végétation riveraine variée peut y pousser et des formations alluviales à bois tendre s’y développer. Avec de la place et du temps, des forêts alluviales à bois dur voient le jour. Ces phénomènes fixent le CO2 comme lors d’un reboisement.

Les cours d’eau revitalisés se réchauffent-ils moins que les rivières qui sont rectifiées?

Lors des travaux de revitalisation, on enlève d’abord souvent la végétation pour donner de la place aux eaux, ce qui fait que l’exposition au soleil commence par augmenter. Ensuite, une végétation riveraine typique pousse rapidement et apporte de l’ombre. De plus, les eaux revitalisées sont mieux reliées aux eaux souterraines, qui sont plus fraîches. Une mosaïque de structures de profondeurs, de températures et de dynamiques différentes voit le jour, ce qui n’est pas possible lorsque la rivière est rectifiée.

Cette mosaïque offre-t-elle des refuges aux espèces particulièrement touchées par les effets du changement climatique?

Oui, les cours d’eau proches de l’état naturel peuvent mieux réagir aux changements. Leur diversité offre différents biotopes à des espèces aux besoins variés, en particulier à celles qui ne trouvent plus d’habitat dans le milieu uniforme des eaux canalisées. 

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Cet article a été publié dans le Pro Natura Magazine.



Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe des projets sur le terrain de l’association et vous présente des personnalités captivantes. Des belles images et des offres exclusives complètent le plaisir de la lecture. Tous les membres Pro Natura le reçoivent en exclusivité cinq fois par année le magazine sur la protection de la nature en Suisse. Sur 44 pages, le Magazine Pro Natura porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques, présente des recherches et explique la nature. Il informe où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature.

Les rivières proches de l’état naturel offrent-elles aussi une meilleure protection contre les événements extrêmes?

Ce point est important: dans les eaux régulées, il n’existe presque pas de refuges en cas de crues ou de phases de sécheresse, par exemple des zones de retrait protégées du courant pour les organismes aquatiques. Cet aspect va gagner en importance avec l’avancement des changements climatiques.

Pour quelles raisons?

Le régime des eaux de la Suisse va profondément changer au cours des prochaines décennies. Les glaciers fondent, la quantité de neige diminue, les fortes précipitations augmentent, tout comme les phases de sécheresse. On aura donc des hivers plus humides et des étés plus secs. Ces dernières décennies, le but était d’évacuer l’eau au plus vite. À l’avenir, nous devrons faire en sorte que l’eau reste mieux dans le système. Nous avons donc besoin de plus d’espaces de rétention naturels, d’une part pour la protection contre les crues, et d’autre part comme réservoirs d’eau en cas de sécheresse.

Le dérèglement climatique va en effet accroître la pression sur l’utilisation de l’eau, puisque certains secteurs en auront plus besoin, par exemple l’agriculture pour l’irrigation ou l’industrie pour le refroidissement. Sommes-nous pris dans un cercle vicieux?

Nos eaux ne sont pas seulement des habitats vitaux, elles jouent aussi un rôle central pour la société en tant qu’espace de loisirs et de détente et ont une importance économique considérable si l’on songe à l’irrigation, à la production d’eau potable et à la protection contre les crues. La loi sur la protection des eaux exige par ailleurs de protéger leur fonctionnement naturel. Avec ses 16000 kilomètres de rivières et de ruisseaux en très mauvais état, la Suisse a ici un immense retard à combler. Ces différents aspects exigent d’avoir une vision d’ensemble dès lors qu’on envisage d’intensifier l’utilisation de l’eau dans certains secteurs.

Cela vaut-il aussi pour l’énergie hydraulique? La pression déjà forte dans ce secteur va encore s’accentuer en raison du changement climatique.

Nos rivières sont déjà intensément exploitées et produisent une part non négligeable de notre électricité. Les changements climatiques vont passablement modifier leur débit et sa répartition annuelle. Il est donc ici aussi important de ne pas privilégier un seul aspect, mais de tenir compte de toutes les prestations importantes fournies par les cours d’eau dans une perspective globale à long terme.

Christine Weber
Christine Weber, responsable de la section Revitalisation à l’Institut de recherche sur les eaux des EPF (Eawag)
Oui à l’initiative contre l’élevage intensif
15.08.2022 Crise de la biodiversité

Quatre raisons écologiques de dire oui à l’initiative contre l’élevage intensif

Pourquoi l’initiative contre l’élevage intensif favorise également la biodiversité, le climat et le paysage.

Ça meugle, ça couine et ça caquette dans tous les coins de la Suisse. Des millions d’animaux de rente vivent sur notre territoire et leur nombre ne cesse d’augmenter. Le cheptel agricole a pratiquement doublé depuis les années 2000, alors que le nombre d’exploitations agricoles a diminué de 20 % sur la même période. Cette évolution se fait au détriment du bien-être animal et dessert également la biodiversité, le climat et le paysage. L’initiative contre l’élevage intensif représente un pas important vers un élevage respectueux de la nature. Le conseil des délégués-ées de Pro Natura a donc décidé, en avril dernier, d’en recommander l’acceptation. Philipp Ryf, directeur de la campagne «Oui à l’initiative contre l’élevage intensif», résume ainsi les bienfaits pour la nature et l’environnement: «La production animale industrielle hors-sol émet d’énormes quantités de gaz à effet de serre et d’ammoniac. L’initiative contre l’élevage intensif demande que les animaux soient de nouveau plus souvent élevés en plein air. La Suisse pourra ainsi être à la hauteur de l’image qu’elle se fait et qu’elle aime à donner d’une agriculture qui ménage les ressources et respecte les animaux.»

Quatre raisons de glisser un oui dans les urnes le 25 septembre 2022:

1. Sauvegarder la biodiversité

Les bovins produisent du lisier, beaucoup de lisier. L’azote que celui-ci contient se transforme en ammoniac (NH3), une molécule qui apparaît lors de la dégradation de l’urine et des
protéines­ contenues dans le lisier et le fumier. La Suisse en produit annuellement près de 42 000 tonnes – soit 70 % de plus que ce qui est prévu dans les objectifs environnementaux pour l’agriculture –, dont 94 % proviennent de l’agriculture, selon une étude de la Haute école spécialisée de Berne commandée par l’Office fédéral de l’environnement.

De grandes quantités de NH3 se volatilisent dans les étables, lors de l’entreposage ou de l’épandage du lisier. Sous sa forme gazeuse, l’azote est alors transporté par l’air, se dépose sur la végétation et les sols, s’y accumule et contribue à leur acidification, affectant particulièrement les écosystèmes sensibles. Il nuit aussi directement à la flore, puisque la toxicité agit via les cellules de la feuille. Les lichens ainsi que les écosystèmes fragiles comme les prairies maigres et la végétation des sous-bois sont particulièrement vulnérables. Ainsi, l’ammoniac joue un rôle important dans l’extinction des espèces. A l’heure actuelle, tous les hauts-marais, 84 % des bas-marais, 42 % des prairies et pâturages secs et 95 % des forêts souffrent d’apports excessifs d’azote, comme le constate l’Office fédéral de l’environnement dans son rapport «Biodiversité en Suisse : état et évolution. Synthèse des résultats de la surveillance de la biodiversité» (2017). Pour Ursula Schneider Schüttel, présidente de Pro Natura, il est urgent d’agir: «Pour préserver la biodiversité et, par conséquent, les fonctions essentielles à la survie des sols, des forêts et des eaux, il faut réduire considérablement le nombre d'animaux de rente en Suisse.»

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Wollgras
«Tous les hauts-marais, 84 % des bas-marais et 95 % des forêts souffrent d’apports excessifs d’azote»
- l’Office fédéral de l’environnement

2. Protéger le climat

Ce que nous mangeons a un impact direct sur le climat. Selon Agroscope, le centre de compétences de la Confédération pour la recherche agricole, environ deux tonnes d’équivalent CO2 sont émises en moyenne par an et par habitant-e en Suisse pour notre alimentation. Le bilan serait tout autre si celle-ci était essentiellement végétale. De surcroît, les plantes absorbent le CO2 et stockent le carbone dans le sol. Selon le Rapport mondial sur l’agriculture, «l’agriculture pourrait donc en théorie nous nourrir de manière climatiquement neutre à long terme et même, à court terme, fixer plus de CO2 qu’elle n’en émet». Nous en sommes loin. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), au niveau mondial, 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent de l’élevage des animaux de rente.

Bien que les régimes végétarien et végétalien soient de plus en plus socialement acceptés et adoptés, la consommation de viande reste très élevée. En Suisse, chaque personne en consomme 51 kilos par année, ce chiffre n’incluant pas la viande achetée hors de nos frontières. Une agriculture respectueuse du climat passe par une réduction de la consommation des produits d’origine animale, ce qui bénéficierait également à notre santé, les méfaits d’une alimentation (trop) carnée étant désormais scientifiquement prouvés.

De plus, œuvrer à la réduction de la consommation de viande, d’œufs et de produits laitiers en Suisse permettrait de réaffecter les grandes quantités de céréales et de légumineuses qui nourrissent les animaux de rente à l’alimentation humaine.

 

des animaux de rente sortent régulièrement en plein air, conformément aux programmes SRPA.
15 poulets peuvent être élevés sur un mètre carré.
C'est la surface minimale pour un bovin de plus de 450 kg.

3. Atténuer le changement structurel

Si le nombre d’exploitations agricoles a diminué, le rapport agricole 2021 mentionne que la surface moyenne d’une exploitation agricole en Suisse a presque doublé en 30 ans, pour atteindre aujourd’hui 21,15 hectares. Le nombre d’animaux élevés par exploitation a ainsi considérablement augmenté. L’initiative déplore leur entassement et le bafouement des besoins d’espace, de jeux et d’accès à l’extérieur selon les besoins de chaque espèce. La taille croissante des troupeaux complique également le déplacement des ruminants au pâturage.

Pour Kilian Baumann, président de l’association des petits paysans, paysan bio lui-même et conseiller national vert, cette évolution est problématique: «Si l’agriculture biologique contribue à la promotion de la biodiversité, un paysage agraire diversifié et composé d’une multitude de petites exploitations y joue un rôle tout aussi décisif. Pour lutter contre la disparition des insectes et des oiseaux, il faut donc aussi s’attaquer à la disparition des fermes et à l’appauvrissement des structures qu’elle entraîne.»

Ja zur Massentierhaltungsinitiative
«Pour lutter contre la disparition des insectes et des oiseaux, il faut aussi s’attaquer à la disparition des fermes et à l’appauvrissement des structures qu’elle entraîne.»
– Kilian Baumann, président de l’association des petits paysans

4. Préserver le paysage

En plus de la taille, la législation sur le bruit et la qualité de l’air contribue également à l’éloignement et la dispersion géographique des étables. Pour Franziska Grossenbacher, directrice adjointe de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, les prescriptions liées aux distances minimales requises entre une exploitation et les zones d’habitation ajoutent encore à la complexité du problème. «Ces prescriptions incitent à construire des étables toujours plus loin, malheureusement le plus souvent hors des zones à bâtir, ce qui nécessite également des nouvelles routes d’accès. En outre, les nouvelles constructions sont subventionnées à un taux ridiculement élevé, ce qui n’incite pas à rénover le bâti existant.» La manière dont sont construites les nouvelles étables pose également problème: le plus souvent préfabriquées, elles ne sont pas adaptées au site sur lequel elles sont implantées, ce qui nécessite de nombreux travaux d’aménagement du terrain.

L’initiative contre l’élevage intensif peut contribuer à ce que les très grandes étables deviennent plus rares. « Des troupeaux plus petits ont un impact positif à cet égard », constate Franziska Grossenbacher. «Mais cela ne suffira pas à résoudre tous les dysfonctionnements, l’initiative n’est qu’une pièce du puzzle.»

Bettina Epper est rédactrice en cheffe adjointe du Magazine Pro Natura.

Crise de la biodiversité

Stopper la surproduction

Réduire la consommation ainsi que l’utilisation de matières premières et d’énergie.

Weltacker
Dans un monde où les ressources naturelles sont limitées, une croissance illimitée est impossible: une réalité à nouveau mise en évidence par le débat actuel sur l’énergie. La surproduction et la surconsommation détruisent la nature, provoquent l’effondrement d’écosystèmes vitaux et aggravent la crise climatique. Les moyens de changer les choses se trouvent entre les mains de la politique.

L’actuelle surconsommation massive de ressources, de services, d’énergie et de sols dépasse la limite de résistance de notre planète. L’humanité exploite aujourd’hui passé trois fois plus de ressources naturelles qu’il y a cinquante ans. Cette situation est due à la croissance exponentielle des économies nationales ainsi qu’à la mondialisation et à la numérisation des chaînes d’approvisionnement. Notre consommation de ressources est aujourd’hui de loin la principale cause du déclin de la biodiversité dans le monde. À cela s’ajoutent les émissions de gaz à effet de serre, responsables de la crise climatique.

Une réduction drastique de notre niveau de consommation peut encore changer la donne, sans que nous devions pour autant renoncer à une vie agréable: moins peut parfois signifier plus. Pro Natura s’engage pour une société plus respectueuse de la nature, moins consumériste et plus juste.

Les systèmes économique et social doivent changer

Les innovations techniques qui rendent l’utilisation des ressources plus efficiente ne suffisent pas. Au contraire: jusqu’à présent, l’augmentation de l’efficacité énergétique est toujours allée de pair avec une augmentation de la production et non une économie des matières premières.

Promouvoir une croissance prétendument «verte» et tenter de remplacer tous les combustibles fossiles par de l’énergie électrique est non seulement irréaliste mais a des effets dévastateurs sur l’utilisation d’autres ressources naturelles: on estime par exemple qu’en 2050, l’UE aura besoin de 60 fois plus de lithium et de 15 fois plus de cobalt qu’aujourd’hui.

Pour que nous puissions vivre avec sobriété, sans outrepasser les limites écologiques de notre planète, des changements profonds dans nos systèmes économique et social sont nécessaires. Les changements de comportement individuels peuvent avoir un impact important mais, en fin de compte, c’est aux milieux politiques qu’il incombe d’organiser les transformations nécessaires.

La consommation est-elle source de bonheur? Notre modèle social de surproduction, de surconsommation et de gaspillage est une conséquence directe de notre système économique basé sur la croissance permanente. Or, cette «dictature de la croissance» ne garantit pas le bonheur. Le bien-être n’augmente plus depuis de nombreuses années dans les pays riches. Le consumérisme est loin de nous rendre plus heureux. Au contraire, il nuit à notre santé, car il génère un sentiment de frustration permanent. Le retour à une vie plus simple, impliquant plus de proximité avec les autres, plus de solidarité et aussi plus de proximité avec la nature, est en revanche une source de satisfaction intérieure.

La Suisse porte une responsabilité internationale

La surconsommation en Suisse et dans les pays du Nord (ainsi que d’une élite dans les pays du Sud) ne nuit pas seulement à la nature et à l’environnement là où elle a lieu, mais aussi à l’environnement dans les pays les plus pauvres. Elle détruit les forêts, les milieux naturels et les mers, et met en danger les conditions de vie des habitants des pays du Sud. C’est inacceptable.

Ce que fait et demande Pro Natura

Vêtements de seconde main, alimentation végétalienne et réticence à prendre l’avion sont dans l’air du temps, et les conseils en vue d’économiser l’énergie abondent. C’est capital et nécessaire: nous devons changer nos habitudes de consommation personnelles. Mais les changements de comportement individuels ne peuvent s’imposer que s’ils sont également soutenus et encouragés par des mesures politiques. L’économie et la politique ne doivent pas se cacher derrière l’argument de la demande.

Pro Natura applique l’approche de la sobriété aux principaux domaines politiques dans lesquels nous nous engageons: agriculture et alimentation, aménagement du territoire et énergie.

Sihlwald
À la rencontre de la nature

En proposant un calendrier d’événements variés et pour la plupart gratuits, nous souhaitons permettre à toutes et tous d’accéder à la nature, dans la joie et la simplicité.

Ce que vous pouvez faire

Outre procéder à des changements dans vos propres habitudes de consommation, vous pouvez vous engager en faveur d’un tournant au niveau de la société et de la politique:

  • Trouvez des personnes partageant les mêmes idées que vous et lancez ensemble des changements dans votre communauté. Il existe déjà de nombreuses initiatives locales basées sur le principe de la sobriété: Repair Cafés, prêts d’outils, communautés d’utilisateur·trice·s.
    Vous trouverez du soutien sur la manière d’initier de tels projets dans le réseau Transition de Rob Hopkins
  • Sensibilisez votre entourage et parlez de l’urgence de faire des changements sur le plan économique et politique.
  • Soyez actif·ive·s sur le plan politique. Il y a plusieurs pétitions et initiatives en cours que vous pouvez soutenir.
Fieschertal
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Symbolbild Biodiversitätsinitiative
31.08.2022 Crise de la biodiversité

Résultat ambigu des délibérations de la CEATE-N sur le contre-projet

Pour les organisations de soutien à l’Initiative biodiversité, le communiqué de la CEATE-N concernant l’Initiative biodiversité et le contre-projet indirect soulève des questions. Les organisations de soutien saluent les efforts fournis par la commission et l’élaboration du nouvel instrument des aires de biodiversité. Les premiers résultats publiés par la commission laissent toutefois encore de nombreuses questions en suspens. Il est cependant d’ores et déjà clair que les instruments et mesures proposées ne suffisent pas à contrer la crise de la biodiversité. Il est impératif que le Conseil national améliore ce contre-projet de façon ciblée et substantielle.

« Les adaptations que la CEATE-N propose au contre-projet du Conseil fédéral ne reflètent pas encore l’urgence de la situation. Elles sont clairement insuffisantes pour enrayer la disparition des espèces en Suisse et préserver à long-terme nos ressources naturelles qui sont le fondement de notre existence » regrette Raffael Ayé, représentant de l’association de soutien et Directeur de BirdLife Suisse.  

« Nous sommes inquiets qu’une majorité de la commission opte manifestement pour une politique des petits pas en matière de protection de la biodiversité. Les études scientifiques existantes montrent pourtant que la biodiversité doit être priorisée sur au moins 30% des surfaces et que la qualité des surfaces pour la biodiversité doit être revue à la hausse. L’ancrage dans la loi d’une liste statique d’aires protégées ne suffit pas à maintenir à long terme les prestations écosystémiques nécessaires à notre survie. Si nous n’en tenons pas compte, c’est la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique qui sont en jeu, et le climat aussi, » explique Sarah Pearson Perret représentante de l’association de soutien et Secrétaire romande de Pro Natura.  

« Après que la promotion d’une culture du bâti de haut niveau a été supprimée du contre-projet, nous demandons une intégration de nos revendications de façon contraignante dans le cadre du message culture, » revendique Stefan Kunz, représentant de l’association de soutien et Directeur de Patrimoine Suisse.   

Analyse approfondie disponible sous peu 

Dans les prochains jours, les services parlementaires publieront les propositions de majorité et de minorité. Les représentant•es des organisations de soutien se tiennent à votre disposition pour une analyse détaillée de leur contenu dès leur parution.  

Communiqué de presse de la CEATE-N

Contact 

  • Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande de Pro Natura: @email, 079 688 72 24 
  • Raffael Ayé, Directeur de BirdLife Suisse: @email, 076 308 66 84 
  • Stefan Kunz, Secrétaire général Patrimoine suisse: @email, 079 631 34 67  
  • Franziska Grossenbacher, Secrétaire générale suppl. de la Fondation suisse pour le paysage:  
    @email, 076 304 43 58 
  • Service médias: Natalie Favre, @email, 076 491 25 26 

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Communiqué de presse des associations de soutien de l’Initiative biodiversité

Image symbolique Initiative biodiversité
05.07.2022 Crise de la biodiversité

La CEATE-N reconnaît la nécessité d’agir face au déclin de la biodiversité

Tout comme le Conseil fédéral, la commission reconnaît aussi la nécessité d’agir pour faire face à la crise de la biodiversité. Les initiant•e•s de l’Initiative biodiversité saluent la décision prise aujourd’hui par la Commission de l’environnement du Conseil national d’entrer en matière sur le contre-projet indiret du Coneil fédéral. Le projet de loi doit encore être amélioré pour que l’état de la biodiversité, de la culture du bâti et du paysage puisse être préservé et développé.

« En Suisse, plus d’un tiers des espèces animales et végétales sont menacées. Pour que le contre-projet indirect puisse répondre de manière adéquate à la crise de la biodiversité, il doit encore être nettement amélioré. »
Raffael Ayé, Geschäftsführer BirdLife Schweiz


« D'après le Conseil fédéral, le déclin de la biodiversité coûte chaque année entre 14 et 16 milliards de francs à l'économie. Pour protéger nos bases vitales et celles des générations futures, nous demandons donc des instruments efficaces. »
Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande von Pro Natura

Contact 

  • Pro Natura: Sarah Pearson-Perret,  secrétaire romande, +41 79 688 72 24, @email
  • Initiative biodiversité: Stefan Jakob, directeur de l’Initiative biodiversité, +41 78 627 95 51, @email
  • BirdLife Suisse: Raffael Ayé, directeur, +41 44 457 70 20, @email
  • Initiative biodiversité: Natalie Favre, chargée de communication, +41 76 491 25 26, @email  

 

Initiative biodiversité: Une large alliance regroupant des organisations actives dans l’agriculture, la sylviculture, la chasse, la pêche, les parcs, la recherche et la protection de la nature soutient l’Initiative biodiversité –  dont Pro Natura, BirdLife, la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, Patrimoine suisse, la Fédération Suisse de Pêche et les organisations ChasseSuisse, fair-fish et Casafair. 
www.biodiversitaetsinitiative.ch 

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Kreuzung Feldweg
14.09.2022 Crise de la biodiversité

La biodiversité à la croisée des chemins

Le constat est toujours le même: la biodiversité est au plus mal en Suisse et la tendance ne va pas en s’améliorant. Pourtant, face à la catastrophe annoncée, des solutions existent, notamment au niveau politique. Il revient justement ces jours aux parlementaires de débattre du contre-projet à l’Initiative biodiversité qui demande plus de moyens et de surfaces pour la protection de la nature, ainsi que des instruments plus adaptés. A l’heure où la protection de la nature est assaillie de toutes parts, en particulier dans les débats sur la Loi sur l’énergie, les discussions sur ce contre-projet sont cruciales et détermineront le sort de la biodiversité – et par extension le nôtre – pour les années à venir.

Récemment, un herbier réalisé il y a 150 ans dans le canton de Schaffhouse a été étudié en détail par des scientifiques. Cette analyse a permis de mettre en exergue la vitesse de la perte de diversité chez les plantes dans notre pays: 154 des 1000 espèces récoltées à l’époque ont aujourd’hui disparu, soit une moyenne d’une espèce perdue chaque année. Ce témoignage indirect vient s’additionner à un constat plus général: depuis le XIXe siècle, 95% des prairies et pâturages secs et 80% des marais ont disparu. Par ailleurs, 60% des insectes, 40% des oiseaux nicheurs ainsi que la grande majorité des batraciens et des reptiles sont menacés d’extinction. Au total, ce sont la moitié des milieux naturels et le tiers des espèces de plantes, d’animaux et de champignons qui sont menacés de disparition. Il y a donc urgence à prendre des mesures en faveur de ce qui constitue, selon les mots du Conseil fédéral, «un prérequis pour l’existence humaine»1. 

La grande occasion du Parlement

Le sort de la biodiversité en Suisse se joue justement maintenant, au Parlement. La Commission de l’environnement du Conseil national (CEATE-N) a récemment approuvé, en substance, le contre-projet du Conseil fédéral à l’Initiative biodiversité. L’initiative demande davantage de moyens et de surfaces pour la biodiversité et des instruments adaptés.

Alors que la Suisse défend à l’international l’objectif de protéger 30% de surfaces pour la biodiversité, le contre-projet revisité par la CEATE-N propose d’ancrer une liste d’aires protégées sur 17% du territoire suisse. Selon les calculs de l’Office fédéral de l’environnement qui incluent des catégories de surfaces qui ne répondent pas aux critères de protection, nous serions aujourd’hui à 13,4 %.

Or ceci n’est qu’un exercice comptable alors que nous avons besoin de protéger les bonnes surfaces au bon endroit et en quantité suffisante. Ce faible pourcentage ne permet pas de maintenir à long terme les prestations écosystémiques nécessaires à notre survie – sécurité alimentaire en tête. Avec une telle version du contre-projet, la commission adopte la politique des petits pas, mais n’enraye en rien le décrochage de la biodiversité.  

Bundeshaus Bern Diego Grandi / iStock
Le sort de la biodiversité en Suisse se joue justement maintenant, au Parlement.

Un contre-projet, deux trajectoires potentielles

Le contre-projet à l’Initiative biodiversité sera débattu pendant la session d’automne au Conseil national. A cette occasion, deux trajectoires sont possibles. 

Première option: ne rien faire, attendre et payer le prix exorbitant du déclin de la biodiversité

La première trajectoire est celle du contre-projet actuel, insuffisant pour mettre un terme à la crise de la biodiversité. C’est la trajectoire de l’inaction qui intègre, en conscience, le prix exorbitant que nous devrons payer à l’avenir pour remplacer les services, souvent invisibles, que la biodiversité nous offre:  

  • les paysages qui font notre fierté et sont au cœur de nos loisirs s’appauvriront.
  • les forêts et les sols auront grand-peine à remplir leur rôle de protection contre les catastrophes naturelles et les effets du réchauffement climatique: érosion, crues et inondations, glissements de terrain, sécheresse, etc.
  • les marais et les forêts ne pourront pas remplir le rôle de puits de CO2 en raison de leur état de dégradation et de leur exploitation.

Un chiffre permet de visualiser le coût de l’inaction: le Conseil fédéral estime que si rien n’est fait, la perte de biodiversité nous coûtera entre 14 et 16 milliards de francs par année à l’horizon 2050. Ce chiffre très élevé équivaut aux dépenses de 2021 visant à endiguer la pandémie de COVID-19.  

Une seconde option: agir et préserver la biodiversité

La seconde trajectoire, plus rationnelle, est celle de l’action. Le Parlement est capable de prendre les bonnes décisions et d’améliorer significativement le contre-projet indirect à l’Initiative biodiversité. Il doit le faire non seulement pour sauver la biodiversité, mais aussi parce que cela permettra de juguler les effets du dérèglement climatique. Les deux crises, très sérieuses, doivent être résolues ensemble. Si nous ne faisons rien, les conditions de notre existence humaine seront profondément remises en cause. 

Nos élues et nos élus ont donc bel et bien l’occasion de redresser la barre et de proposer une approche plus en adéquation avec les besoins identifiés en matière de biodiversité:

  • garantir suffisamment d’espace au maintien et au développement de la biodiversité par le biais de la planification territoriale
  • doter la Suisse d’instruments adaptés
  • contrer la fragmentation des milieux naturels en favorisant la mise en réseau par la mise en œuvre de l’infrastructure écologique.

Les conseillères nationales et les conseillers nationaux sensibles à cette thématique peuvent, et doivent, améliorer considérablement le projet de la commission, afin d’éviter que dans 100 ans, les herbiers de 2022 soient vus comme les témoins d’une biodiversité perdue à jamais et d’un passé définitivement révolu.  

Sarah Pearson Perret, biologiste, Secrétaire romande de Pro Natura

Bilan des discussions au Parlement au sujet de l’Initiative biodiversité
Après trois jours de délibérations, le Conseil national a recommandé le rejet de l’Initiative biodiversité, mais a amélioré le contre-projet à l’initiative. Le Conseil national a ancré l’infrastructure écologique dans la Loi sur la Protection de la nature et élargi l’instrumentaire à disposition par un nouvel instrument nommé “sites biodiversité”. Ce nouvel instrument, qui vise à combiner dans un territoire la protection de la biodiversité et les autres utilisations, peut être un compromis intéressant en fonction de son implémentation. Pro Natura se félicite que le Conseil national ait refusé l’exercice purement comptable articulé autour d’un pourcentage de surfaces proposé par la majorité de la commission en charge du dossier. Le Conseil des États, qui débattra de l’initiative et du contre-projet prochainement, doit désormais s’assurer que les conditions soient réunies, notamment financières, pour soutenir les cantons dans la réalisation des mesures proposées.  

 

1 Message du Conseil fédéral relatif à l’Initiative biodiversité et au contre-projet indirect, mars  2022
2 Message du Conseil fédéral relatif à l’Initiative biodiversité et au contre-projet indirect, mars  2022 
https://www.efd.admin.ch/efd/fr/home/politique-budgetaire/les-finances-…

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21.09.2022 Crise de la biodiversité

Initiative biodiversité: le Conseil national propose un compromis qui mérite d'être examiné

Après trois jours de délibérations, le Conseil national a recommandé le rejet de l'initiative biodiversité et a amélioré le contre-projet à l'initiative. Le nouvel instrument des “sites biodiversité” choisi par le Conseil national est un compromis qui devrait permettre de protéger efficacement la biodiversité s’il est bien implémenté. L'association de soutien à l'initiative biodiversité se félicite de ce que le Conseil national refuse de s’engager dans un exercice purement comptable articulé autour d’un pourcentage de surfaces. Le Conseil des États doit désormais garantir l'infrastructure écologique nécessaire à la lutte contre la crise de la biodiversité – avec un accent particulier sur les ressources financières nécessaires pour les cantons.

La biodiversité fournit des services écosystémiques essentiels à notre survie, comme la pollinisation, l'amélioration de la fertilité des sols, la protection contre l'érosion et les phénomènes météorologiques extrêmes. Des écosystèmes intacts peuvent stocker du CO2 et de l'eau, ce qui fait d’eux nos meilleurs alliés face au dérèglement climatique. Si nous ne protégeons pas mieux notre biodiversité et nos écosystèmes, notre sécurité alimentaire et notre prospérité seront menacées. Le Conseil fédéral estime qu'une action trop peu résolue en matière de protection de la biodiversité en Suisse entraînera des coûts économiques de l'ordre de 14 à 16 milliards de francs par an1. 

 « Plus nous attendons pour agir résolument, plus les coûts de la perte de biodiversité en Suisse seront élevés, déclare François Turrian, directeur romand de BirdLife Suisse. Pour préserver la biodiversité en Suisse et donc les services écosystémiques indispensables à l'économie et à la société, nous avons besoin d'une infrastructure écologique de qualité suisse. »  

« Pour que notre économie et notre société puissent continuer à bénéficier des services écosystémiques de la nature, la biodiversité doit être protégée et promue selon les connaissances scientifiques existantes partout :  Dans les montagnes, les forêts, les zones d'habitation et les zones agricoles. La sécurité de l'approvisionnement en denrées alimentaires ne pourra être assurée à long terme que si les services écosystémiques tels que la fertilité des sols et la pollinisation sont garantis », explique Sarah Pearson Perret, secrétaire romande de Pro Natura. 

Plus d'un tiers des espèces animales et végétales de Suisse sont menacées ou déjà éteintes. En Suisse, les aires protégées sont généralement trop petites pour les milieux naturels, les espèces et les écosystèmes menacés et prioritaires. C'est pourquoi il est très important de compléter et mettre en réseau les aires centrales. 

« Le Conseil national a supprimé du contre-projet indirect la promotion du patrimoine bâti », souligne Stefan Kunz, directeur de Patrimoine suisse. Celle-ci doit désormais être ancrée dans la loi via une motion séparée (22.3892) dans le cadre du message culture 2024. « Nous attendons du Parlement qu'il agisse résolument dans le sens de l'initiative », ajoute Stefan Kunz. 

Le contre-projet est un premier pas dans la bonne direction. En particulier le nouvel instrument des sites biodiversité proposé par le PLR et soutenu par le Conseil fédéral, permet de combiner protection et utilisation. Il faut maintenant que le Conseil des États apporte les améliorations suivantes à la proposition du Conseil national : 

  1. Des moyens financiers pour les ressources en personnel indispensables et urgentes. Pour que l'infrastructure écologique puisse être mise en œuvre dans tous les secteurs, la Confédération doit soutenir les cantons sur le plan des ressources en personnel. Ces dernières sont également indispensables pour élaborer, en dialogue avec les parties prenantes, les actions à entreprendre dans les zones de biodiversité. 
  2. La valorisation des districts francs et des corridors faunistiques ne doit pas seulement bénéficier d'un soutien financier, mais également faire l’objet d’une réglementation contraignante. 
  3. Un engagement avéré en faveur de la protection et de la promotion de la biodiversité au sein de toutes les politiques sectorielles pertinentes, car l'infrastructure écologique doit être déployée dans tous les milieux naturels. 
  4. La promotion d’un patrimoine bâti de qualité (art.17b,c LPN) doit être inscrit dans la LPN dans le cadre du message culture 2024. Elle demeure une partie importante du contre-projet indirect. 

 Contacts   

  • Pro Natura: Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande, 079 688 72 24, @email  
  • BirdLife Suisse: François Turrian, Directeur romand, 079 318 77 75, @email 
  • Patrimoine suisse: Stefan Kunz, Secrétaire général, 079 631 34 67, @email    
  • Fondation suisse pour le paysage: Franziska Grossenbacher, Secrétaire générale suppl., 076 304 43 58, @email 
  • Initiative biodiversité: Natalie Favre, Service médias, 076 491 25 26, @email

Ulteriori informazioni

Info

Communiqué de presse des associations de soutien de l’Initiative biodiversité

Collage biodiversité Pro Natura
19.05.2022 Protection des espèces

Les Suisses sous-estiment la crise de la biodiversité

La perdrix grise, l’œdipode des torrents et la cuscute du lin ont déjà disparu de Suisse. Bientôt, ce pourrait être le tour du hérisson, de la huppe fasciée ou de la reinette verte. Le 22 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, Pro Natura lance une campagne d’information sur la crise de la biodiversité, dans le but de montrer les dangers qui nous menacent si la disparition des espèces continue à ce rythme.

Ces dernières années la perdrix grise, l’œdipode des torrents et la cuscute du lin ont disparu de Suisse. «Nous vivons actuellement la sixième extinction de masse et la Suisse ne fait pas exception. Mais jusqu’ici, la population suisse ne s’en est guère rendu compte», constate Ursula Schneider Schüttel, conseillère nationale et présidente de Pro Natura. La nouvelle campagne d’information de Pro Natura veut changer cela.

La Suisse championne de la disparition des espèces

Selon un sondage de Pro Natura sur la situation actuelle, 57% des Suisses savent que la «biodiversité» a quelque chose à voir avec la diversité naturelle. Concrètement, ce terme englobe la diversité des espèces animales et végétales, des milieux naturels ainsi que leurs interactions. Les personnes interrogées sont cependant aussi nombreuses à croire que dans notre pays, l’état de la biodiversité est «bon» ou «plutôt bon». La présidente de Pro Natura s’empresse de réfuter ce mythe: «Parmi les pays industrialisés de l’OCDE, la Suisse est en tête du classement pour la proportion d’espèces menacées, et lanterne rouge en ce qui concerne les aires protégées. Sur son territoire, plus d’un tiers des espèces animales et végétales étudiées et près de la moitié des types d’habitats sont menacés».

Ce que nous ne connaissons pas ne nous manque pas

«Si nous avons l’impression trompeuse que la nature se porte bien, c’est parce que les prairies verdoyantes couvertes de pissenlits nous semblent être propices à la biodiversité et que les animaux et les plantes que nous n’avons jamais connus ne nous manquent pas», explique Daniela Pauli, directrice du Forum Biodiversité Suisse. Mais tout ce vert n’est pas nécessairement synonyme de biodiversité. Or la diversité des êtres vivants et leurs interactions sont seules à permettent les cycles naturels qui constituent la base de notre existence. 

«La pollinisation, la fertilisation des sols, l’épuration des eaux, le captage du CO2 et la protection contre les crues sont des services gratuits que nous rend la biodiversité. Ils sont essentiels à notre survie», souligne Daniela Pauli. Pour l’humanité, la crise de la biodiversité est une menace au moins aussi grave que celle du climat et selon les travaux scientifiques sur les limites planétaires, elle aurait déjà atteint un stade plus alarmant.

Un défi pour nous tous

Davantage de réserves naturelles mieux reliées entre elles, une production des denrées et une alimentation plus respectueuses de l’environnement, une réduction des subventions qui nuisent à la biodiversité: ces mesures, Pro Natura n’est pas seule à les réclamer. Trois quarts des Suisses souhaitent aujourd’hui déjà que la Confédération et les cantons en fassent plus pour enrayer le déclin de la biodiversité. «C’est un défi pour la politique, mais aussi pour chacun d’entre nous», renchérit Ursula Schneider Schüttel. «Nous pouvons tous contribuer à la sauvegarde du hérisson, de la huppe fasciée et de la reinette verte. Mais nous devons agir maintenant, car sans cela, c’est bientôt notre survie qui sera en jeu.»

Contacts

Pro Natura:

  • Leo Richard, co-responsable de la campagne biodiversité, 079 378 37 11, @email
  • Ursula Schneider Schüttel, présidente, 078 603 87 25, @email 

SCNAT:

  • Daniela Pauli, directrice du Forum Biodiversité Suisse, membre du comité central de Pro Natura, 079 844 01 36, @email 

Service médias de Pro Natura:

  • Nicolas Wüthrich, responsable de l’information, 079 212 52 54, @email

Photos pour les médias

Ces photos peuvent être utilisées librement aux conditions suivantes :

  • dans le cadre de la couverture de la campagne de Pro Natura sur la crise de la biodiversité
  • avec mention correcte des auteurs des photos
  • les photos de Biosphoto exclusivement dans la période 19.05.22 - 19.11.22
Vue en direction d'Aarburg dans le paysage construit

Pro Natu­ra au ser­vice des communes

Lebensraum Wiese
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