Progetti

Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Crise de la biodiversité

La biodiversité en Suisse se porte mal

Glühwürmchen im Wald
Engagez-vous à nos côtés pour la diversité des milieux naturels et des espèces animales et végétales; engagez-vous avec nous pour préserver notre source de vie.

En Suisse, les sols fertiles, l’air pur, les aliments sains et l’eau potable sont considérés comme allant de soi. Mais pour combien de temps encore? Car pour préserver nos bases vitales, nous avons besoin de la biodiversité. Et celle-ci va de plus en plus mal, même en Suisse.

Préservons notre source de vie

des insectes sont en danger ou potentiellement menacées
des prairies et pâturages secs ont disparu depuis 1900
des oiseaux nicheurs sont en danger ou potentiellement menacées

Un tiers de toutes les espèces animales et végétales de Suisse sont menacées ou déjà éteintes. La moitié des milieux naturels sont menacés. Cette perte nous concerne directement, nous les êtres humains. Nous devons stopper ce déclin dès maintenant. Pour nos enfants et nos petits-enfants, nos nièces et neveux, nos filleules et filleuls – pour les générations futures. 
 
L’Initiative biodiversité constitue un pas important dans cette direction. Elle souhaite en effet ancrer une protection accrue de la biodiversité dans la Constitution. Protégeons et préservons dès maintenant ce dont nous avons besoin. OUI à la biodiversité.

Des milieux naturels menacés 
Les marais, les prairies sèches ou les zones alluviales ont reculé de 90 % au cours des cent dernières années. Ces espaces offrent un habitat à des espèces rares et menacées. Mais pas seulement, ils sont aussi importants pour nous, les êtres humains: les marais stockent d’énormes quantités de CO2 et d’eau, et revêtent une fonction importante pour la protection du climat et les adaptations aux changements climatiques. Malheureusement, la disparition des milieux naturels se poursuit sans cesse.

Qu’est-ce que la biodiversité?

La biodiversité désigne la diversité de la vie. Cette diversité se situe à trois niveaux: 

  • La diversité des espèces désigne le nombre d’espèces au sein d’un territoire.  
  • La diversité des milieux naturels désigne le nombre d’écosystèmes (milieux naturels) différents au sein d’un territoire. 
  • La diversité génétique résulte de différences dans le patrimoine génétique (l’ADN) des espèces. Une réduction des populations entraîne déjà une diminution de la diversité génétique. Cela pose un problème, car seule la diversité génétique permet aux espèces de s’adapter à des changements tels que de nouvelles conditions climatiques. L’extinction d’une espèce est particulièrement tragique: une partie de la diversité génétique disparaît alors à jamais. 

Il existe des interactions au sein des espèces et entre elles, ainsi qu’entre les milieux naturels. Le fait que certaines espèces ou certains milieux naturels disparaissent est lourd de conséquences. Pour en savoir plus, consultez la section «Questions et réponses».  
 

Nos projets

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Ziege in Crémines

Crémines: Ziegen im Dienst der Natur 

Crémines

Chèvres au ser­vice de la nature

Am 22. Mai 2023, dem internationalen Tag der Biodiversität, zeigte Pro Natura vor dem Bundeshaus mit einem riesigen Dominoeffekt, dass ein Zusammenbruch der biologischen Vielfalt die Grundlagen der menschlichen Existenz bedroht. © Claudio Büttler
Artenschutz

Pressebilder «Biodiversitätskrise»

DE: Die hier zur Verfügung gestellten Bilder dürfen nur im Zusammenhang mit dem erwähnten Thema und unter Angabe des Copyrights verwendet werden.
Le 22 mai 2023, Journée internationale de la biodiversité, Pro Natura a montré devant le Palais fédéral, par un effet domino géant, qu'un effondrement de la biodiversité menaçait les fondements de l'existence humaine. © Claudio Büttler
Protection des espèces

Photos pour les médias «Crise de la biodiversité»

Les photos mises à disposition ne peuvent être utilisées qu’en relation avec un sujet citant Pro Natura et en mentionnant l'auteur (copyright).
Exemple d'une exploitation agricole biodynamique © Matthias Sorg
Landwirtschaft

Pressebilder «Landwirtschaft»

Die hier zur Verfügung gestellten Bilder dürfen nur im Zusammenhang mit dem erwähnten Thema und unter Angabe des Copyrights verwendet werden.
Exemple d'une exploitation agricole biodynamique © Matthias Sorg
Agriculture

Photos pour les médias «Agriculture»

Les photos mises à disposition ne peuvent être utilisées qu’avec un sujet parlant d’une action de Pro Natura et en mentionnant l'auteur (copyright).
Ein Beispiel einer Photovoltaik-Anlage auf einem Hausdach © Matthias Sorg
Gewässer

Pressebilder «Energie und Gewässerschutz»

Die hier zur Verfügung gestellten Bilder dürfen nur in Zusammenhang mit Berichterstattung über Pro Natura und mit den korrekten Copyrightangaben verwendet werden.
Exemple d'installation photovoltaïque sur le toit d'une maison © Matthias Sorg

Photos pour les médias «Énergie et protection des eaux»

Les photos mises à disposition ne peuvent être utilisées qu’en relation avec un sujet citant Pro Natura et en mentionnant l'auteur (copyright).
Ein Herdenschutzhund im Einsatz © Pro Natura
Wolf, Luchs, Bär

Pressebilder «Herdenschutz & Jagd»

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Canopée

Bio­di­ver­sité forestière

Système solaire Gundeli Basel Matthias Sorg
27.06.2022 Crise de la biodiversité

C’est ainsi que la Suisse réussira sa transition énergétique

La crise de la biodiversité et celle du climat sont les plus grandes menaces induites par l’homme et pesant sur les fondements de notre existence. Ces deux crises se renforcent mutuellement et nous devons agir sans tarder. Les aborder ensemble permet de gagner sur les deux tableaux. La société, l’économie et la politique doivent s’y atteler ensemble. Un approvisionnement énergétique sûr est possible en Suisse d’ici 2035.
  • Les responsables de l’Association transports et environnement (ATE), de BirdLife, la Fondation Suisse de l’Energie (SES), Greenpeace, Pro Natura et le WWF Suisse ont présenté aujourd’hui aux médias leurs idées pour nous permettre de réussir une transition énergétique sûre, efficace et renouvelable d’ici 2035.
  • Une transition énergétique protégeant le climat et la biodiversité est possible. Pour cela, nous devons arrêter de gaspiller de l’énergie, développer rapidement la production solaire et veiller à ce que les critères de protection et d’utilisation aient la même importance dans la planification générale des projets énergétiques.
  • Les avantages pour la société et l’économie d’une transition énergétique rapide, sûre et propre sont nettement supérieurs à ses coûts. En effet, nous protégeons ainsi nos bases existentielles, assurons l’approvisionnement à long terme, créons de nouveaux emplois et conservons la création de valeur en Suisse.
  • La politique a le pouvoir de faire évoluer la situation: des mesures concrètes sont nécessaires rapidement, à l’image d’un délai contraignant pour l’abandon des agents énergétiques fossiles, de nouvelles obligations et incitations pour une utilisation plus raisonnée de l’énergie et de normes en matière de production photovoltaïque sur les bâtiments.

Chaque jour, jusqu’à 150 espèces animales et végétales s’éteignent dans le monde. Les vagues de chaleur mortelles et les incendies se multiplient. «Pour notre base existentielle, la crise de la biodiversité et celle du climat sont les plus grandes menaces induites par l’homme. Protéger le climat et la nature, c’est nous protéger nous», a affirmé Thomas Vellacott, directeur du WWF, lors de la conférence de presse d’aujourd’hui.
Pour cela, la Suisse a besoin d’un approvisionnement énergétique prévoyant, qui n’émettra plus de carbone dans l’atmosphère d’ici 2035. Elle doit aussi ménager les biotopes, qui abritent des milliers d’espèces animales et végétales. «Une bonne planification est tout bénéfice pour le climat et la biodiversité», a encore ajouté Thomas Vellacott. Les solutions coulent de source.

Economiser l’énergie et l’utiliser de manière efficace

Si nous utilisons l’énergie de manière plus efficace et que nous l’économisons, nous réduirons notre consommation d’énergie totale de 41% d’ici 2035. Cela ne coûte pas cher, ne produit pas de CO2 et n’a pas d’impact sur l’environnement. «Il est temps de mettre fin au gaspillage d’énergie», a annoncé pour sa part Anders Gautschi, directeur de l’ATE. «Mobility montre de manière exemplaire que le passage à la voiture électrique combiné à un système d’autopartage permet de réduire fortement la consommation d’énergie.»

La puissance du soleil comme solution

Un développement rapide de la production photovoltaïque sur l’infrastructure existante permet de couvrir l’augmentation des besoins en matière d’électricité. «Mieux vaut avoir recours à l’énergie solaire que d’assécher une rivière», a souligné Iris Menn, directrice de Greenpeace. Une installation posée sur le mur antibruit de l’autoroute Forsch, près de Zumikon, le prouve. En Valais et dans le Knonauer Amt, des installations bien plus grandes sont également prévues.  Pour protéger la biodiversité, il est plus judicieux de réaliser des installations solaires sur les constructions, installations et surfaces imperméabilisées existantes. «Les dispositions légales devraient clairement donner la priorité à ces catégories de surfaces, de sorte qu’elles pourraient couvrir à moyen terme entre 80 et 90% du volume de développement», a encore ajouté Iris Menn.

Sécurité de l’approvisionnement grâce au développement en Suisse

Aujourd'hui, nous dépendons aux trois quarts des importations d'énergie. Cela met en péril la sécurité de l'approvisionnement de la Suisse. D’après les calculs de l’Alliance-Environnement, la production d’électricité renouvelable doit être augmentée de 38 TWh supplémentaires d’ici 2030 pour l’éviter. Dans ces conditions, les importations nettes pourront être sensiblement inférieures à la limite critique de 5 à 10 TWh définie par l’Elcom. «La production en Suisse est prioritaire. Les solutions sont les suivantes: développement de la production photovoltaïque, réduction de la consommation d’énergie et utilisation des centrales hydrauliques à accumulation en fonction des besoins», a expliqué Nils Epprecht, directeur de la SES. 

Une transition énergétique rapide bien planifiée

«Forcer la transition énergétique n’est pas seulement dangereux, mais aussi inutile», a affirmé Urs Leugger, secrétaire central de Pro Natura. En effet, la crise climatique et celle de la biodiversité sont les revers d’une même médaille. Elles ne peuvent être résolues qu’ensemble. La nature intacte sert par exemple, au travers des marais, de puits de CO2 et stocke de grandes quantités de gaz à effet de serre. «Quand on aborde les conflits d’objectifs de façon précoce, que les intérêts en présence sont pesés attentivement et que les emplacements et les projets sont planifiés avec clairvoyance, la nature et l’approvisionnement énergétique y gagnent tous les deux», a souligné Urs Leugger. Une planification générale de cet ordre a par exemple porté ses fruits à Uri, dans le concept cantonal de protection et d’utilisation pour les énergies renouvelables (SNEE). 

Investir dans le climat maintenant

Près de 50 milliards de francs sont aujourd’hui investis dans la transformation et le développement des infrastructures énergétiques, par exemple pour l’installation de pompes à chaleur, de stations de chargement pour les voitures électriques ou d’installations photovoltaïques sur la toiture des bâtiments. Pour réaliser l’objectif zéro émission nette d’ici 2035, environ 3 à 4 milliards de francs devraient annuellement être investis en plus d’ici là. «C’est faisable et crée de nouveaux emplois. Tout le monde en profite», a rappelé Thomas Vellacott. 

Les solutions sont là, la politique doit permettre de les réaliser

L’Alliance-Environnement a défini quatre domaines prioritaires pour la politique. En premier lieu, il convient de fixer une date contraignante pour l’abandon des agents énergétiques fossiles. «Le canton de Glaris nous a montré que nous pouvions très bien nous passer du pétrole et du gaz», a souligné Raffael Ayé de BirdLife. Deuxièmement, il est nécessaire de travailler avec des contraintes et des encouragements comme des taxes incitatives, qui aident la société à gaspiller moins d’énergie. «Une majorité de la population est favorable à une taxe sur les billets d’avion», affirme Raffael Ayé. En troisième lieu, une norme solaire doit être introduite pour les bâtiments. L’idée est de prescrire une occupation photovoltaïque maximale des toits des bâtiments qui se prêtent à une production d’électricité de ce type. «Il est en fin de compte important que la politique reconnaisse que la crise du climat et celle de la biodiversité se renforcent mutuellement. Ce n’est qu’ainsi que nous progresserons rapidement». 

Informations complémentaires  :  

Le dépliant sur un approvisionnement énergétique sûr en Suisse d’ici 2035, ainsi que toutes les fiches d’information peuvent être téléchargées sur le site de l’Alliance-Environnement: www.energiewende2035.umweltallianz.ch/fr

Contact :

  • Pro Natura: Nicolas Wüthrich, responsable de l’information, 079 212 52 54, @email
  • WWF Suisse: Pierrette Rey, porte-parole, 021 966 73 75, @email
  • BirdLife Suisse: Raffael Ayé, directeur, ‭076 308 66 84‬, @email
  • ATE: Anders Gautschi, directeur, 079 960 11 71, @email
  • Greenpeace Suisse: Mathias Schlegel, porte-parole, 079 794 61 23, @email  ‬‬

Ulteriori informazioni

Info

Communiqué de presse commun de l'Alliance-Environnement

Image de couverture © Matthias Sorg

Haut-marais de Rothenthurm (SZ)
30.09.2022 Crise de la biodiversité

Des progrès importants pour la protection du climat, des attaques irresponsables contre la protection de la nature

Lors de la session d'automne, le Parlement a pris des décisions importantes dans les domaines de la protection du climat et de la transition énergétique, mais il met également en danger la nature de manière irresponsable. Dans son bilan, l'Alliance-Environnement salue les progrès réalisés dans le développement des énergies renouvelables et la protection du climat. Toutefois, la suppression de la protection des biotopes prévue par le Conseil des États est irresponsable et contre-productive. La loi urgente sur le solaire apporte de l'électricité renouvelable, mais remet inutilement en question la pesée des intérêts qui a pourtant fait ses preuves. La crise de la biodiversité, la crise climatique et la crise énergétique doivent et peuvent être résolues ensemble avec une bonne planification.
  • En ce qui concerne la loi relative à un approvisionnement en électricité sûr, reposant sur des énergies renouvelables , le bilan est particulièrement mitigé. D'une part, le Parlement fixe des objectifs importants pour le développement des nouvelles énergies renouvelables et pour la maîtrise de la consommation d'énergie. Les conditions financières, notamment pour le développement du photovoltaïque, ont également été améliorées de manière significative. En revanche, les coupes drastiques dans la protection de la nature et de la biodiversité doivent être clairement rejetées. Certes, il a été renoncé à soumettre toutes les lois sur la protection de l'environnement et de la nature aux objectifs du développement de l'énergie, mais il a été décidé que même les biotopes d'importance nationale pourraient à l'avenir accueillir des installations de production d'énergie. Cette attaque contre les zones protégées les plus précieuses de Suisse, comme le haut plateau de la Greina ou le Val Roseg, est inacceptable. Les biotopes d'importance nationale abritent un tiers de toutes les espèces animales et végétales menacées sur à peine 2% du territoire suisse. Les dommages irréparables causés à la nature sont disproportionnés par rapport à la production supplémentaire de courant obtenue. De plus, l'énorme potentiel en matière de gaspillage d'électricité et de gains d'efficacité n’a malheureusement guère été discuté dans le projet. Le kilowattheure d'électricité le plus respectueux de la nature est celui qui est économisé. L'administration fédérale estime que le potentiel des mesures d'efficacité peut, à lui seul, représenter jusqu'à un tiers de la consommation totale d'électricité. La décision du Conseil des États concernant le décret sur l'efficacité électrique dans les bâtiments et l'augmentation de la production d'énergie solaire sur les toits est décevante. Le Conseil national est maintenant appelé à corriger la loi dans ces domaines.
  • Les progrès inscrits dans le contre-projet indirect à l'initiative pour les glaciers en matière de protection du climat sont réjouissants. Avec les objectifs climatiques et les mesures de promotion de l'innovation, le contre-projet indirect donne un signal clair à la population et à l’économie pour qu'elles accélèrent la transition vers un approvisionnement énergétique indépendant et résistant aux crises. Grâce au programme d'encouragement pour le remplacement des chauffages à mazout et à gaz nuisibles au climat et des chauffages électriques à résistance gourmands en électricité, un premier pas vers la solution est amorcé. L'été dernier a démontré l’importance de tout mettre en œuvre pour éviter d’atteindre les points de basculement dans le système climatique et leurs dangereux extrêmes.
  • La "Loi fédérale sur des mesures urgentes visant à assurer rapidement l'approvisionnement électrique pendant l'hiver" permet de faire un pas en avant en ce qui concerne la production d'électricité d'origine renouvelable en hiver. La loi est toutefois très problématique en ce qui concerne la protection de la nature et l'aménagement du territoire. Du point de vue de l'État de droit, l'abandon de l'obligation de planification, qui a fait ses preuves, et la modification de la pesée des intérêts sont particulièrement discutables et ne doivent pas se répéter. En outre, une occasion importante a été manquée d'aller réellement de l'avant en ce qui concerne le développement de la production solaire sur les toits: 70% des nouvelles constructions ne sont pas concernées par les mesures prévues. Parallèlement, l'extension sur les surfaces libres dans les régions alpines, avec des dommages potentiellement élevés pour la nature et le paysage sont massivement soutenues. 

Autres informations:

C'est ainsi que la Suisse réussira sa transition énergétique: https://energiewende2035.umweltallianz.ch/fr/

Contacts:

Pro Natura: Stella Jegher, membre de la direction, tél. 061 317 92 22, @email

WWF Suisse: Pierrette Rey, porte-parole pour la Suisse romande, tél. 021 966 73 75, @email 

Fondation Suisse de l’Energie: Léonore Hälg, co-responsable climat et énergies renouvelables, tél. 044 275 21 24, @email  

BirdLife Suisse: Raffael Ayé, directeur, tél.076 308 66 84, @email  

Greenpeace Suisse: Mathias Schlegel, porte-parole climat, 079 794 61 23, @email 

ATE: Association Transport et Environnement: Anders Gautschi, directeur, tél. 079 960 11 71, @email   

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Communiqué de l'Alliance Environnement

Prairie fleurie de Zeneggen VS @ Benoît Renevey
Crise de la biodiversité

L’accord international pour la sauvegarde des espèces et des milieux naturels

La Convention sur la diversité biologique (CDB) des Nations Unies est le principal accord international visant à préserver la diversité biologique de la planète. Elle constitue un cadre mondial pour toutes les activités nationales. Avec notre réseau «Les Amis de la Terre International», nous nous engageons depuis 2008 pour des décisions efficaces à même de sauver la biodiversité, équitables dans leur mise en œuvre et respectueuses des droits humains.

En 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement à Rio de Janeiro, la communauté internationale a reconnu que des efforts communs étaient nécessaires pour enrayer le rapide déclin des espèces et la disparition des milieux naturels. À l’exception des États-Unis d’Amérique, presque tous les États du monde, dont la Suisse, ont signé la Convention et s’engagent ainsi:

  • à protéger la nature,
  • à utiliser la nature de manière durable et
  • à partager les avantages découlant de l’utilisation de ressources génétiques de manière juste et équitable.

2022–2030: nouveaux objectifs adoptés

Après une phase préparatoire de quatre ans comprenant de nombreux ateliers présentiels et virtuels ainsi que des négociations intermédiaires, le «Cadre mondial de la biodiversité de Kunming à Montréal» (Global Biodiversity Framework, GBF) a été adopté le 19 décembre 2022 lors de la quinzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB COP 15). Le GBF, qui doit permettre d’atteindre les buts de la Convention, contient 23 objectifs concrets qui couvrent tous les aspects de la protection de la biodiversité et qui devront être atteints d’ici à 2030. Avec son réseau «Les Amis de la Terre International» et la «CBD Alliance», Pro Natura a participé activement aux négociations.

Les principaux éléments du Cadre mondial destiné à juguler la crise de la biodiversité

Les attentes [link zu den «Kernpunkten» bzw. zur weggekürzten Liste] étaient élevées, car les nouveaux objectifs doivent permettre de mettre véritablement un terme à la perte de la biodiversité d’ici 2030 et d’inverser la tendance. Malheureusement, ces attentes n’ont été que partiellement satisfaites. L’accord n’amorce pas la transformation de notre système économique et social, qui est nécessaire d’urgence pour endiguer la pression qui pèse sur la biodiversité.

L’accord présente des lacunes:

  • Il manque des règles contraignantes pour l’économie ainsi que l’obligation de diligence et la responsabilité pour les dommages causés à la biodiversité.
  • Il manque un mécanisme de mise en œuvre efficace, l’obligation d’intensifier les efforts après l’établissement des rapports nationaux et une procédure de révision nationale.
  • Le financement a certes augmenté, mais il s’appuie dans une large mesure sur des contributions volontaires de l’économie et sur le trafic d’indulgences, et il continue d’être déterminé par les pays donateurs.
  • Le Cadre mondial mise partiellement sur les «solutions» susmentionnées et autres fausses solutions qui permettent aux entreprises de continuer à fonctionner aux frais de la nature tout en se donnant une bonne image.

Certains points ont toutefois été améliorés:

  • Les droits (droits humains, droits des Peuples autochtones, des femmes…) ont été renforcés et ancrés dans l’accord.
  • La mise en œuvre du Cadre mondial tient compte de principes importants tel le principe de précaution.
  • L’ensemble du gouvernement doit participer à la mise en œuvre et pas uniquement le ministère ou département de l’environnement (approche pangouvernementale).
  • L’aménagement territorial doit intégrer la protection de la biodiversité sur l’ensemble du territoire.
  • 30 % des écosystèmes dégradés doivent être restaurés.
  • 30 % des surfaces doivent être protégées en vue de favoriser la biodiversité et gérées de manière adéquate et équitable.
  • La pollution environnementale (engrais, pesticides, plastique) doit être réduite de moitié.
  • Les incitations dommageables à la biodiversité doivent être identifiées et supprimées.

Malgré les lacunes relevées plus haut, Pro Natura se réjouit qu’un accord ait été trouvé et que le Cadre mondial ait pu être révisé pour protéger efficacement les espèces et les milieux naturels, et par conséquent les bases de la vie. Pro Natura exige désormais que le Cadre mondial soit mis en œuvre à l’échelle nationale.

Kornblumen in Getreidefeld
«Après la décision de Montréal, il faut maintenant que la Convention sur la diversité biologique soit mise en œuvre de manière plus rigoureuse en Suisse et dans le monde.»
Friedrich Wulf

Que doit faire la Suisse désormais?

Comme tous les pays signataires, la Suisse doit désormais intégrer les nouveaux objectifs dans sa politique et adapter les plans d’action détaillant la mise en œuvre de la Stratégie Biodiversité Suisse et de la Stratégie pour le développement durable. La Confédération et les cantons doivent cesser de temporiser, fixer enfin les surfaces qui appartiendront à l’infrastructure écologique, en discussion depuis des années, et adopter les objectifs de l’initiative biodiversité. Il faut aussi délimiter dans toute la Suisse des surfaces dédiées à la biodiversité dans le cadre de l’aménagement du territoire et élaborer un plan de renaturation des milieux naturels dégradés comme les marais ou les surfaces herbagères exploitées de manière intensive. L’exploitation et la chasse ciblée des espèces sauvages ne doivent pas les mettre en danger et le taux de propagation des espèces exotiques doit être réduit de 50 %. Il faut poursuivre l’intégration de l’écologie dans l’agriculture et la politique agricole, concilier production de denrées alimentaires et promotion de la biodiversité, et veiller à ce que toutes les incitations, plans et projets de l’État soient compatibles avec la biodiversité et que ceux qui lui sont dommageables soient supprimés ou au moins modifiés.

L’Agenda 2030, l’instrument central du Conseil fédéral pour le développement durable, joue un rôle majeur pour la mise en œuvre des objectifs ayant trait à la durabilité des activités humaines – par exemple pour intégrer l’écologie dans le commerce mondial et réduire l’empreinte écologique de la Suisse. Les objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming à Montréal doivent être repris par la Stratégie pour le développement durable et mis en œuvre au moyen de son plan d’action.

Il faut également continuer à agir à l’échelle internationale: le système d’indicateurs doit être complété et le mécanisme de mise en œuvre amélioré. Il faut aussi convenir d’un mécanisme concret de répartition des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques (y c. l’utilisation d’informations de séquençage numériques [ISN]). La prochaine réunion de la Conférence des Parties aura lieu en automne 2024 en Turquie.

La situation de la biodiversité est mauvaise - quelques chiffres clés

Quelles espèces sont particulièrement menacées dans le monde?
Sources: Liste rouge de l'UICN (2015 et 2019), FAO, OFEV, ONU

des conifères
des amphibiens
des mammifères

Historique

Le Cadre mondial de la biodiversité n’est pas le premier plan stratégique qu’a élaboré la CDB. En 2002, les États signataires avaient déjà décidé d’accélérer la mise en œuvre de la Convention pour réduire significativement le déclin de la biodiversité jusqu’en 2010.

En 2010, la dixième réunion de la Conférence des Parties à Nagoya a adopté un plan stratégique comprenant vingt objectifs (objectifs d’Aichi), qui devaient permettre de stopper la perte de la biodiversité d’ici à 2020. Faute de volonté politique, ces objectifs n’ont pas été atteints, comme l’a constaté l’IPBES, le Conseil mondial de la biodiversité, dans son rapport mondial publié en 2019. Malgré des succès ponctuels, la perte de la biodiversité se poursuit sans relâche.

Malheureusement, la Suisse n’a pas non plus atteint les objectifs d’Aichi (voir Analyse BL/PN/WWF, en allemand). La Suisse a certes adopté en 2012 la Stratégie Biodiversité Suisse, qui reprend les objectifs d’Aichi, et présenté en 2017 un plan d’action pour sa mise en œuvre. Ce plan, qui va entrer dans sa deuxième phase, est cependant loin de répondre aux attentes des ONG et ignore nombre de leurs propositions. En ce qui concerne la délimitation d’aires protégées, nous sommes mêmes, avec nos 6,6 %, loin des 17 % de la surface du pays qui avaient été convenus, et donc en queue de peloton en Europe.

Par ressources génétiques, on entend le matériel génétique, c’est-à-dire le matériel héréditaire des êtres vivants, qui est ou pourrait devenir utilisable par l’être humain, par exemple pour la culture de nouvelles plantes utiles ou la production de médicaments. Les ressources génétiques sont l’expression de la diversité génétique, l’un des trois piliers de la biodiversité (diversité des gènes, des espèces et des milieux naturels). Traditionnellement, les ressources génétiques sont transmises par le biais de parties de plantes ou de corps, isolées à partir de celles-ci et multipliées. Selon la CDB, ce transfert ne peut se faire qu’avec l’accord de la population sur le territoire de laquelle se trouvent ces ressources génétiques. Grâce au génie génétique moderne, il est également possible de transmettre virtuellement ces ressources sous forme d’informations de séquençage numériques (ISN) et de les produire de façon synthétique. Les droits de la population pouvant ainsi être contournés, il est urgent de réglementer ce domaine.

Contact:

Friedrich Wulf, chef de projet Politique internationale,
@email, tél. 0041 79 216 02 06

Cette forêt a un potentiel de réserve forestière
17.10.2022 Forêt

«La forêt est un réservoir incroyable de biodiversité»

Pour marquer ses 60 ans d’existence, Pro Natura Fribourg met la forêt et sa biodiversité à l’honneur. La section sensibilise à l’importance de la forêt comme milieu naturel et s’engage avec des projets concrets pour l’amélioration écologique de la forêt.

Un des projets de ce jubilé est particulièrement ambitieux et vise la création de soixante hectares de réserve forestière. Comme le souligne Stéphanie Chouleur, chargée d’affaires de Pro Natura Fribourg, «la forêt est un réservoir incroyable de vie et de biodiversité, il est essentiel de préserver l’écosystème et d’augmenter la qualité biologique de la forêt en Suisse, et cela passe par la création de réserve forestière. Ce projet est un défi qui nous motive toutes et tous.»

Aujourd’hui, 6,5 % de la surface forestière suisse est convertie en réserve forestière. D’ici 2030, la Confédération et les cantons visent 10 % au niveau national. Pro Natura Fribourg estime que 20 % de la forêt suisse doivent être rendus à la nature et être exempts de toute intervention humaine. C’est dans cette optique que s’inscrit la création de 60 hectares de réserve forestière.

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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Une forêt vivante

Lorsque la forêt est laissée à son cycle naturel et dynamique, elle présente toutes les phases de développement, de la phase pionnière à la phase de décrépitude. Une forêt exploitée ne connait qu’une partie de ce développement et bien souvent le traitement en haute futaie, c’est-à-dire la coupe des arbres au tiers de leur vie environ, empêche les arbres d’atteindre leur phase de sénescence et de décomposition. Le bois mort est un habitat irremplaçable pour un nombre considérable d’espèces. «Un vieux chêne peut par exemple abriter entre 300 et 500 espèces, notamment de nombreux coléoptères, des champignons et des oiseaux», précise la chargée d’affaires. Le bois mort est également constitutif de l’humus, il est nécessaire à la régulation de l’eau par les sols forestiers et offre un apport de lumière nécessaire au cycle naturel.

Herbstlicher Wald
Promouvoir une forêt vivante est un des objectifs prioriaires de Pro Natura.
L’association montre l’exemple avec plus de 80 km2 de réserves forestières à l’échelle nationale.

La forêt en quelques chiffres

  • 50 % des espèces suisses vivent dans la forêt ou en dépendent.
  • Un vieux chêne peut abriter entre 300 et 500 espèces.
  • 16 types de milieu forestier sur 50 sont menacés.
  • 20 % environ des plantes forestières sont menacées.

Appel aux propriétaires

Concrètement, pour atteindre l’objectif de 60 hectares, la section cherche dans un premier temps à acquérir des surfaces forestières. «Nous en sommes au début du processus. Suite à notre appel, nous verrons quel sera le retour des propriétaires. Nous espérons que la sauvegarde d’une forêt naturelle et dynamique les motive à participer à notre projet», poursuit Stéphanie Chouleur.

Le deuxième axe consiste à signer des contrats de servitude sur 50 ans entre Pro Natura Fribourg et des propriétaires forestiers qui s’engagent à arrêter l’exploitation du bois et à augmenter par ce biais la biodiversité en forêt. «Nous approcherons notamment les propriétaires privés ou publics par le biais de conseils». Enfin, la section peut aussi jouer le rôle d’intermédiaire entre le Service des forêts et de la nature du canton et les propriétaires. Les résultats de ce projet ambitieux ne seront visibles que dans quelques années. La section est motivée pour atteindre l’objectif fixé.

FLORENCE KUPFERSCHMID-ENDERLIN, rédactrice romande du Magazine Pro Natura.

60 ans de Pro Natura Fribourg: moments forts
A ces débuts il y a 60 ans, Pro Natura Fribourg s’occupe surtout de lutter contre les 1600 décharges sauvages qui enlaidissent le paysage du canton. Pour être active sur l’ensemble du canton, elle nomme rapidement un vice-président pour chaque région linguistique. En 1980, Bruno de Weck, jeune avocat actif dans le milieu de la pêche, prend la présidence de la section. A cette époque, la section gagne de nombreux recours, y compris au Tribunal fédéral, contre des projets défavorables à la nature. C’est entre 1981 et 1983 que se finalisent les mises sous protection des principales réserves naturelles du canton, dont celles de l’Auried et du Vanil Noir. Les thématiques deviennent également plus globales: énergie nucléaire, routes nationales ou urbanisation galopante. Les confrontations avec les autorités se multiplient. Après le retrait de Bruno de Weck, la section recherche une personnalité ayant une expérience politique et ne craignant pas, si nécessaire, de se frotter au pouvoir politique. Ce profil porte successivement à la présidence trois figures provenant de trois horizons politiques différents: Marie-Theres Meuwly (1993-2001), Jacques Eschmann (2001-2018) et Marc Vonlanthen (depuis 2018). Ces trente dernières années ont été marquées par une diversité des causes à défendre: multiplication des routes d’alpages et forestières, violations répétées des lois sur l’aménagement du territoire ou sur la protection de la nature et du paysage, projets immobiliers, touristiques ou énergétiques peu respectueux de la nature, pratiques agricoles fautives, abattages illégaux de haies ou d’arbres à forte valeur écologique, etc. Pour faire face à ces défis dans les années à venir, la section a récemment renforcé son secrétariat, étoffé son comité et adapté ses structures.
Jacques Eschmann

Initiative biodiversité
11.11.2022 Crise de la biodiversité

La CEATE-E prolonge le délai pour l’Initiative biodiversité  

Lors de sa séance d’hier, la Commission de l’environnement du Conseil des États (CEATE-E) a prolongé le délai pour le traitement de l’Initiative biodiversité. La CEATE-E décidera en 2023 de l’entrée en matière sur la révision de la LPN, formulée par le Conseil fédéral et adaptée par le Conseil national. La commission propose au Conseil des États d’approuver une prolongation du délai imparti pour traiter l’initiative populaire afin qu’elle dispose de suffisamment de temps pour ses discussions sur la révision de la LPN. Les organisations saluent la volonté de la CEATE-E d’examiner de manière approfondie les conséquences de la perte de biodiversité pour l’économie et la société ainsi que les mesures à prendre pour protéger nos ressources naturelles.

«Compte tenu de l’ampleur de la crise de la biodiversité, les organisations de soutien de l’Initiative biodiversité attendent de la Commission de l’environnement qu’elle examine attentivement la situation, qu’elle entre en matière sur la révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage et qu’elle améliore l’intéressant contre-projet du Conseil national», déclare Sarah Pearson Perret, secrétaire romande de Pro Natura.  

Le Conseil fédéral et le Conseil national ont tous deux reconnu qu’il était urgent d’agir pour faire face à la crise de la biodiversité. Au début de l’année, la commission de gestion du Conseil des États a présenté un rapport sur les mesures prises en faveur de la protection de la biodiversité en Suisse, qui attribue de mauvaises notes à la Confédération et aux cantons. L’année précédente déjà, le Conseil fédéral avait présenté une proposition pour la révision de la LPN sous forme de contre-projet indirect à l’Initiative biodiversité. Cet automne, le Conseil national a confirmé la nécessité d’agir et a proposé en complément le nouvel instrument des «sites biodiversité». Du point de vue des initiant.e.s, c’est un compromis qui mérite d’être examiné. 

«En raison de la perte accélérée des espèces, les scientifiques tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme. Dans les milieux économiques, de plus en plus de voix s’élèvent pour alerter sur la situation, notamment chez SwissRe, McKinsey, PWC et du WEF. Si nous ne protégeons pas mieux notre biodiversité et nos écosystèmes, notre sécurité alimentaire et notre prospérité sont menacées», explique Raffael Ayé, Directeur de BirdLife Suisse. 

La 27e conférence climatique des Nations Unies (COP 27) qui se tient actuellement à Sharm-El-Sheikh indique également qu’en matière de lutte contre le changement climatique, nous ne pouvons pas faire l’impasse sur la protection de la biodiversité. La biodiversité fournit des services écosystémiques essentiels à notre survie, comme la protection contre la sécheresse, l’érosion et les phénomènes météorologiques extrêmes. Des écosystèmes intacts peuvent stocker du CO2 et de l’eau, ce qui fait d’eux nos meilleurs alliés face au dérèglement climatique. 

«Du fait que le Conseil national a supprimé la promotion du patrimoine bâti de la révision de la LPN, les organisations de soutien à l’Initiative biodiversité attendent de la part de la commission du Conseil des Etats qu’elle soutienne la motion de la commission homologue du Conseil national (22.3892) et qu’elle inscrive le patrimoine bâti dans la LPN dans le cadre du message culture 2024», souligne Stefan Kunz, directeur de Patrimoine suisse. 

Contacts

  • Pro Natura: Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande, @email, 079 688 72 24 
  • Initiative biodiversité: Natalie Favre, Service média, @email, 076 491 25 26 
  • BirdLife Suisse: Raffael Ayé, Directeur, @email, 076 308 66 84
  • Patrimoine suisse: Stefan Kunz, Secrétaire général, @email, 079 631 34 67  
  • Fondation suisse pour le paysage: Franziska Grossenbacher, Directrice suppléante, @email, 076 304 43 58 

Ulteriori informazioni

Info

Communiqué de l’association de soutien de l’Initiative biodiversité sur la décision de la CEATE-E

Initiative biodiversité
14.12.2022 Crise de la biodiversité

La conseillère fédérale Sommaruga fait ses adieux en thématisant l'Initiative biodiversité

Lors des débats de ce matin, le Conseil des États a prolongé le délai pour le traitement de l'Initiative biodiversité afin que le Parlement dispose de suffisamment de temps pour débattre de la révision de la LPN qui fait office de contre-projet indirect. Avec la prolongation du délai, le Conseil des Etats se montre ouvert à un débat approfondi sur les mesures de protection de la biodiversité. Il appartient maintenant à sa commission de l'environnement CEATE-E d'entamer ce débat et de consolider le compromis intéressant élaboré par le Conseil national. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a saisi l'occasion pour prendre congé du Conseil des Etats en lui recommandant vivement de protéger les fondements de notre existence.

« Compte tenu de l'ampleur de la crise de la biodiversité et de son impact sur les fondements de notre existence, les organisations de soutien de l'Initiative biodiversité attendent de la Commission de l'environnement du Conseil des États qu'elle examine attentivement la situation, qu'elle entre en matière sur le contre-projet indirect et qu'elle améliore l'intéressante proposition du Conseil national contenant le nouvel instrument des "sites biodiversité" », déclare Sarah Pearson Perret, secrétaire romande de Pro Natura.

« En raison de la perte accélérée des espèces, les scientifiques tirent depuis longtemps la sonnette d'alarme. Dans les milieux économiques, de plus en plus de voix s’élèvent pour alerter sur la situation, notamment chez SwissRe, McKinsey, PWC et du WEF. Si nous ne protégeons pas mieux notre biodiversité et nos écosystèmes, notre sécurité alimentaire et notre prospérité sont menacées. » explique Raffael Ayé, Directeur de BirdLife Suisse.

En matière de lutte contre le changement climatique, nous ne pouvons pas faire l’impasse sur la protection de la biodiversité. La biodiversité fournit des services écosystémiques essentiels à notre survie, comme la protection contre la sécheresse, l’érosion et les phénomènes météorologiques extrêmes. Des écosystèmes intacts peuvent stocker du CO2 et de l’eau, ce qui fait d’eux nos meilleurs alliés face au dérèglement climatique.

Le Conseil fédéral et le Conseil national ont tous deux reconnu qu’il était urgent d’agir pour faire face à la crise de la biodiversité. Au début de l'année, la commission de gestion du Conseil des États a présenté un rapport sur les mesures prises en faveur de la protection de la biodiversité en Suisse, qui attribue de mauvaises notes à la Confédération et aux cantons.
La conseillère fédérale et cheffe du DETEC Simonetta Sommaruga a pris congé aujourd'hui du Conseil des Etats en déclarant : « La biodiversité n'est pas un luxe. La biodiversité constitue le fondement de la vie pour les êtres humains. Nous savons tous que la biodiversité est en baisse depuis des années. Pour le Conseil fédéral, il est clair que nous avons besoin de la diversité de la nature et des paysages. Je vous recommande vivement de prendre soin de la biodiversité et d'élaborer un contre-projet efficace, car il est important d'agir de manière rapide et efficace ». Nous attendons de son successeur, Albert Rösti, qu'il s'engage avec la même détermination pour la préservation des fondements de notre existence.

« Du fait que le Conseil national a supprimé la promotion du patrimoine bâti de la révision de la LPN, les organisations de soutien à l’Initiative biodiversité attendent de la part de la commission du Conseil des Etats qu’elle soutienne la motion de la commission homologue du Conseil national (22.3892) et qu’elle inscrive le patrimoine bâti dans la LPN dans le cadre du message culture 2024. », souligne Stefan Kunz, directeur de Patrimoine suisse.

Contacts 

  • Pro Natura : Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande, 079 688 72 24 , @email
  • BirdLife Suisse : Raffael Ayé, Directeur, 076 308 66 84, @email 
  • Patrimoine suisse : Stefan Kunz, Secrétaire général, 079 631 34 67, @email  
  • Fondation suisse pour le paysage : Franziska Grossenbacher, Directrice adjointe, 076 304 43 58, @email
  • Initiative biodiversité service médias : Natalie Favre, 076 491 25 26, @email

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Communiqué de l’association de soutien de l’Initiative biodiversité

Eidechse auf Blatt, Copyright Matthias Sorg
20.12.2022 Crise de la biodiversité

Bilan COP 15: pas de tournant décisif pour la sauvegarde de la nature

Commentaire au sujet du bilan de la Conférence de l’ONU sur la biodiversité (COP 15)

Pro Natura déplore que la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité qui s’est achevée hier à Montréal n’ait pas réussi à amorcer un tournant décisif pour la sauvegarde de la nature. Dans le nouveau Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, la communauté internationale a décidé de mettre un terme à l’effondrement de la biodiversité et de favoriser son rétablissement d’ici 2030. Les États se sont engagés à protéger efficacement 30 % des surfaces terrestres et à restaurer 30 % des écosystèmes dégradés d’ici la fin de la décennie. 
Mais les mécanismes prévus pour faciliter la mise en œuvre ont été édulcorés. L’examen des progrès s’effectuera de manière globale et les pays qui font fausse route resteront libres d’accroître ou non leurs efforts pour protéger la biodiversité. De plus, la COP 15 n’a pas réussi à s’attaquer aux forces impliquées dans la perte de la biodiversité. L’accord final parle seulement d’«encourager» les entreprises et de leur «permettre» de produire des rapports et d’informer les consommateurs. Il n’instaure aucune obligation de rendre des comptes et d’assumer la responsabilité des dommages causés.    

Contact: 

Sarah Pearson-Perret, secrétaire romande, +41 79 688 72 24, @email   

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