Progetti
Les œdipodes turquoise vont éclore
À la fin de l’été, la femelle de l’œdipode turquoise dépose environ 120 œufs dans le sol. Elle ne verra pas naître sa progéniture. Alors que la génération à venir passe l’hiver au stade de l’œuf, les parents meurent dès les premières gelées d’automne. Les nymphes éclosent entre avril et mai de l’année suivante. Mesurant à peine quelques millimètres, ce sont des versions miniatures des insectes adultes, moins les ailes azurées qui donnent son nom à l’espèce. Avant leur apparition, les femelles connaîtront quatre mues et les mâles cinq, la couleur de base de leur livrée s’adaptant à celle de leur environnement.
Le monde menacé des insectes
«Comme l’œdipode turquoise, beaucoup d’insectes reprennent vie au printemps. C’est le moment idéal pour les observer», explique Delphine Seydoux, responsable Ecole Suisse romande. Rappelons que 60 % des espèces animales de la planète sont des insectes – et que 60 % des insectes suisses sont menacés. Ils jouent un rôle capital dans les cycles naturels comme la pollinisation ou la transformation des matériaux morts. Quand les insectes sont en danger, les conditions essentielles à notre vie sur Terre le sont aussi.
Observer, déterminer, promouvoir
Dans le cadre d’une sortie scolaire, en famille ou en solo, il est passionnant d’observer les insectes dans leurs habitats naturels. Notre Animal de l’année se rencontre sur des sols arides et ensoleillés comme les bancs de graviers et les terrains en friche, en bordure des voies ferrées et des zones industrielles, de préférence en Valais, au Tessin et le long du versant sud du Jura.
Pour mieux comprendre le monde des insectes qui nous entourent, Pro Natura a édité des guides de poche et des informations permettant d’identifier les espèces, ainsi qu’un journal de terrain. «Ce dernier montre aussi comment aménager balcons, jardins et préaux pour que les insectes s’y sentent mieux, ajoute Delphine Seydoux, afin que la prochaine génération puisse éclore au printemps prochain.»
Informations complémentaires:
- Découvrir les insectes
- Dossier sur l’Animal de l’année 2023
- La disparition des insectes menace nos conditions d’existence
Contacts:
- Delphine Seydoux, responsable Ecole Suisse romande, tél. 079 357 27 99, @email
- Leo Richard, chargé de communication Pro Natura, tél. 079 378 37 11, @email
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Info
Photo: © Christian Roesti
Photos pour les médias «Écotopia»
Le putois est classé «vulnérable» sur la liste rouge des mammifères de Suisse. Il est certes encore relativement répandu dans les régions de basse altitude, mais sans doute pas fréquent. Car le putois est difficile à observer. Ce parent de la fouine aime la discrétion. Il préfèrera toujours faire un détour plutôt que de se déplacer à découvert. Si on a la chance de l’apercevoir, on le reconnaît aisément à son museau blanc et à l’ourlet de ses oreilles, blanc également.
Pourquoi Pro Natura a-t-elle choisi le putois comme Animal de l’année ?
Le putois ne peut sortir de la forêt et parcourir les paysages agricoles que s’ils lui offrent une grande diversité de structures et d’abris naturels. Il est vital pour ce petit mustélidé de pouvoir disposer d’une mosaïque de fossés, de haies, de hautes herbes vivaces, de tas de branches et de pierres, de ruisseaux naturels et de zones humides. De nombreuses autres espèces ont également besoin de ce type de structures, par exemple les grenouilles, les crapauds et d’autres petits animaux. Le putois dépend d’ailleurs d’eux pour sa survie. Or, les paysages agricoles riches en structures et les zones humides font partie des types de paysages les plus menacés de Suisse. En tant qu’Animal de l’année 2024, le putois rappelle le besoin de protéger ce qui reste de ces paysages et à redonner vie aux paysages peu diversifiés.
Ulteriori informazioni
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Stefan Huwiler
- Observer son environnement, bien caché en lieu sûr; un comportement typique du putois.
Un nomade solitaire
En dehors de la période de reproduction, les putois sont des animaux solitaires. Ils sont principalement actifs la nuit. Selon la disponibilité en nourriture et la qualité du milieu naturel, leur domaine vital s’étend d’un demi-kilomètre carré à plusieurs kilomètres carrés. Les femelles adoptent parfois un comportement territorial. Les putois en recherche de nourriture fouillent de façon systématique leur secteur à la recherche de grenouilles, de crapauds ou d’autres petits animaux. Une fois qu’ils ont épuisé une portion de leur domaine, ils changent de secteur. Ils ne reviendront dans la zone qu’au bout de plusieurs mois.
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Fabrice Cahez
- Vu de profil, ce putois montre sa bosse typique sur le dos.
Légèrement vêtu, très odorant
Le pelage du putois n’est pas épais. C’est pourquoi cet animal a besoin d’un abri protecteur en hiver, surtout en altitude. Il trouve souvent refuge dans une grange ou une étable. Avant que la première neige ne tombe, l’Animal de l’année 2024 absorbe de grandes quantités de nourriture. En automne, un tiers de son poids peut être constitué de graisse.
En hiver, le putois est peu actif et ne quitte que rarement ses quartiers pour faire ses besoins ou pour trouver quelque nourriture facile à se procurer. Il peut s’agir d’un œuf de poule, de nourriture pour chat ou encore d’une souris imprudente.La prudence est de mise à chaque sortie: le putois figure lui-même au menu des plus grands carnivores. Il n’est toutefois pas sans défense. S’il se sent menacé, il lâche de véritables bombes puantes: ses glandes anales répandent en effet une sécrétion très malodorante.
Cuisses de grenouille à volonté
Les putois sont des carnivores qui se nourrissent principalement de grenouilles et de crapauds. Au printemps, lorsque les grenouilles rousses et les crapauds communs migrent vers leurs plans d’eau de reproduction, le putois s’en donne à cœur joie. Les proies sont si nombreuses que le putois en constitue des réserves ou ne mange plus que les cuisses des grenouilles. Ces restes macabres trahissent sa présence. Mais l’abondance ne dure que peu de temps. Après le frai, les grenouilles et les crapauds regagnent leurs habitats d’été. Dès lors, le putois doit à nouveau rechercher sa nourriture en forêt, dans les prairies humides, les prairies d’arbustes ou d’autres habitats de grenouilles.
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Fabrice Cahez
- Une proie bien grasse: le putois est tributaire des populations de grenouilles et de crapauds.
La femelle putois, une mère célibataire
Les putois s’accouplent principalement d’avril à juin. Après six semaines, la femelle putois met bas trois à six petits, qu’elle élève seule. Ceux-ci ouvrent leurs yeux au bout d’un mois environ et mangent déjà de la viande. Deux mois plus tard, les jeunes femelles sont presque aussi grandes que leur mère, et les jeunes mâles déjà plus grands qu’elle. La famille se sépare alors. S’ils survivent à l’hiver, les jeunes seront sexuellement matures l’année suivante.
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Roman Willi
- Sortie en forêt pour une famille de putois.
Une carte de répartition lacunaire
Un rapide coup d’œil sur la carte de répartition du putois en Suisse pourrait faire croire qu’il est abondamment présent dans toutes les zones de plaines et de collines du pays. En y regardant de plus près, on constate son absence en vallée en Valais et au Tessin. De plus, le nombre de putois présents en Suisse est inconnu. Le recul des milieux naturels appropriés et la diminution dramatique des populations d’amphibiens rendent sans aucun doute la vie difficile à ce mustélidé.
Légende : Répartition actuelle du putois en Suisse. Les symboles orange indiquent des mentions antérieures à l’an 2000.
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Daten: info fauna | Karte: swisstopo
Plaidoyer pour un paysage accueillant pour la faune!
En Suisse, la forêt offre en de nombreux endroits un milieu naturel favorable au putois. Les grenouilles et les crapauds, très appréciés de ce petit mustélidé, y prennent souvent leurs quartiers d’été. Cependant, la situation est moins accueillante en dehors de la forêt. Les surfaces agricoles adaptées aux machines n’offrent souvent plus de cachettes ni de corridors de migration au putois. En outre, 90% des zones humides de Suisse ont été asséchées au cours des 150 dernières années.
Là où les grenouilles abondaient autrefois, il ne reste aujourd’hui que des populations résiduelles. Conclusion: notre pays a besoin de plus d’étangs, de mares, de haies, de fossés, de ruisseaux et de «coins de nature sauvage»!
Ce que fait Pro Natura pour le putois
Pro Natura assure la protection d'environ 800 réserves naturelles dans toutes les régions de Suisse. Plusieurs de ces sites comptent des putois.
Découvrir nos réserves naturelles
L’«Action Lièvre & Cie» comprend divers projets poursuivant un objectif commun : plus de diversité naturelle sur les surfaces agricoles.
En savoir plus
A l’échelon politique, Pro Natura milite pour une Suisse accueillante pour toutes les espèces indigènes. Notre travail dans les domaines suivants revêt actuellement une importance particulière:…
…pour un tournant énergétique respectueux de la nature
…pour une agriculture écologique
…pour la protection des milieux aquatiques
T-shirts et sacs, posters et savons – Découvrez notre nouvelle collection.
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Discret putois: trouverez-vous ses caches?
Le putois est l’Animal de l’année 2024
Le putois est un nomade sans territoire fixe. Dans l’obscurité de la nuit, le cousin de la fouine se déplace de la lisière des forêts et des jardins aux étangs et aux mares, toujours à la recherche de ses proies, principalement des grenouilles et crapauds. Comme de nombreux animaux sauvages, il évite les espaces ouverts et il dépend de la présence de haies, de plantes vivaces, de ruisseaux et d’autres microstructures pour se déplacer. Or, ces artères vitales pour la nature ont en grande partie disparu des paysages suisses actuels.
Un museau blanc sur la liste rouge
Les paysages agricoles riches en structures et les zones humides comptent aujourd’hui parmi les types de milieux naturels les plus menacés de Suisse. Durant le siècle dernier, les microstructures étaient très présentes dans le paysage rural traditionnel suisse. Mais comme ces structures rendent difficile l’utilisation de machines sur de grandes surfaces, voilà plusieurs décennies que les haies et les buissons sont éliminés, les ruisseaux mis sous terre et les étangs comblés. De ce fait, l’habitat du putois et de ses proies s’est réduit comme peau de chagrin. Le putois est classé «vulnérable» sur la liste rouge des espèces menacées de Suisse, mais il est encore plutôt répandu. Il n’est pourtant pas facile à apercevoir malgré son museau blanc.
Son arme secrète: une odeur de putois
Le biologiste Darius Weber est l’auteur d’une thèse de doctorat sur le putois en Suisse, rédigée en 1987. Il n’a pourtant jamais aperçu ce mustélidé dans son habitat naturel. «Je n’ai vu de putois vivants que lorsque nous les avons capturés pour les doter d’émetteurs. Une expérience particulière car ces petites bêtes sécrètent une substance désagréable lorsqu’elles se sentent en danger». Outre l’odeur, d’autres caractéristiques distinguent le putois de ses proches cousines, la martre et l’hermine: «son pelage est brun foncé, à l’exception du museau et des bordures des oreilles qui sont blancs, mais ce poil est si fin qu’il laisse voir le sous-poil de couleur jaunâtre », explique Darius Weber. Avec ce pelage clairsemé – qui l’a préservé d’une chasse intensive – le putois réduit fortement son activité en hiver et se retire volontiers dans de vieilles étables ou des granges.
Le putois a besoin de chemins naturels
Pour retrouver ses proies au printemps, le putois doit sans cesse quitter la sécurité de son abri et traverser des routes dans nos paysages très construits et aménagés. Un risque qu’il paie souvent de sa vie.
Pour que le putois et, avec lui, d’innombrables autres animaux sauvages puissent à nouveau parcourir notre paysage sans danger, Pro Natura appelle à la création d’une infrastructure écologique dans toute la Suisse. Avec l’«Action lièvre & Cie» et quelque 800 réserves naturelles Pro Natura montre la voie à suivre. Avec l’Initiative biodiversité, Pro Natura se bat aussi sur le terrain politique en 2024, pour une Suisse où la nature a sa place.
Informations complémentaires:
- Dossier sur le putois - l’Animal de l’année 2024
- Photos et vidéo pour les médias (veuillez consulter les indications sur les droits d’utilisation)
Contact:
- Leo Richard, chef de projet communication et campagnes, Pro Natura, tél. 079 378 37 11, @email
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Photo: Stefan Huwiler
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Repérer les caches du putois: une activité estivale pour petits et grands
Si j’étais un putois, attentif à ne jamais me faire voir de mes ennemis, toujours en quête de grenouilles et de crapauds à dévorer, où pourrais-je me cacher? Pendant combien de temps réussirais-je à me déplacer incognito? L’action «Caches du putois» embarque petits et grands dans un voyage aventureux le long des ruisseaux, des haies et des fossés pour repérer les possibles cachettes de notre animal de l’année.
Un protagoniste invisible
Le putois est passé maître dans l’art de se faire invisible. Il est donc presque impossible de l’observer. Notre chasse au trésor incite à percevoir le monde à travers les yeux du petit mustélidé. Une cinquantaine de boîtes ont été dissimulées un peu partout en Suisse. Le jeu consiste à les trouver en suivant la carte, puis à remplir la mission scientifique proposée. Un livret s’y trouve avec de nombreuses informations sur l’Animal de l’année 2024, ainsi qu’un concours. Une cachette peut même être localisée à 2000 mètres d’altitude, au Centre Pro Natura Aletsch!
Outre les Caches du putois, beaucoup de sections proposent des événements autour de notre animal de l’année: travaux bénévoles en faveur de la nature, excursions, conférences, expositions itinérantes, autant d’occasions diverses et variées d’en savoir plus sur le putois.
Informations complémentaires:
Contacts:
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Photo © Jan Gürke
La spirale de l’escargot – une activité Land Art pour les familles
Animal de l’année
L’hermine est l’Animal de l’année 2018
L’hermine est une des deux espèces indigènes de petits mustélidés (voir encadré). Elle habite les paysages les plus diversifiés possible. En effet, ce sympathique petit animal a besoin de chemins lui offrant un couvert suffisant pour éviter ses nombreux ennemis naturels, comme les renards, les oiseaux de proie, les cigognes ou les hérons. Il est donc très important que l’hermine trouve des haies, des ruisseaux, des tas de branches ou de pierres où s’abriter. En choisissant l’hermine comme Animal de l’année 2018, Pro Natura se bat contre la disparition de ces petites structures dans le paysage. L’association s’engage en faveur de corridors faunistiques intacts, dont dépendent l’hermine et beaucoup d’autres petits animaux sauvages. Les petites structures leur sont indispensables pour se protéger des prédateurs, s’abriter, se nourrir et élever leurs petits.
Une gracieuse demoiselle
Mince et délicate, pesant 300 grammes et de la taille d’une règle d’écolier, la morphologie de l’hermine lui permet de se glisser dans les trous de souris, les tas de branches ou les fourrés. Mais sa gracilité et sa vivacité ont leur prix. L’hermine dépense beaucoup d’énergie pour conserver sa chaleur et rester en pleine forme. Elle doit manger jusqu’à 40 pour cent de son poids chaque jour.
Précieuse auxiliaire de l’agriculture
En Suisse, l’hermine est spécialisée dans la chasse aux campagnols. Ces petits rongeurs dodus vivent dans le sous-sol des prés, sur lesquels ils forment de petits monticules de terre bien connus et peu appréciés des agriculteurs. L’hermine mangeant une souris par jour en moyenne, elle constitue une aide bienvenue pour les paysans. Lorsque son mets préféré se fait rare, l’Animal de l’année 2018 se contente d’autres espèces de souris. Elle chasse aussi des oiseaux et des insectes ou consomme des végétaux.
Des sentiers pour la faune
L’hermine dépend de corridors migratoires riches en couverts, et pas seulement pour ses expéditions de chasse. Ses populations varient fortement en fonction de l’offre en souris. Lorsque ces proies se font très rares, les hermines peuvent disparaître totalement de certains secteurs. Des itinéraires de migration efficaces, longeant des haies, des murs en pierres, des ruisseaux ou des ourlets herbeux, permettent aux hermines de changer de territoire.
Apparentée à la martre
L’hermine est, avec la belette, une des deux espèces indigènes de petits mustélidés. Toutes deux sont de proches parentes de la martre. Son corps mesure de 20 à 30 centimètres et sa queue de 10 à 13 centimètres. Les hermines comptent parmi les plus petits prédateurs au monde. Les mâles ne pèsent pas plus de 350 grammes et les femelles 235 grammes.
En Suisse, l’Animal de l’année 2018 est présent presque partout jusqu’à 3000 mètres d’altitude, sauf dans les forêts et les agglomérations. Les hermines sont solitaires, à l’exception des «familles mères» réunissant une femelle avec ses jeunes de l’année ou de l’année précédente. En Suisse, leur territoire peut couvrir jusqu’à 40 hectares. L’hermine le défend contre l’intrusion de congénères du même sexe.
En été, le pelage de l’hermine est brun sur le dos et blanc sous le ventre. Les pattes avant sont blanches et le bout de la queue noir. Une mue intervient en automne: de brun et blanc, le pelage devient blanc comme neige. Seule la pointe de la queue reste noire. Ce pinceau noir constitue le signe distinctif le plus sûr permettant de différencier l’hermine de la belette, dont toute la queue est brune.
L’hermine n’est pas considérée comme menacée en Suisse. Mais les spécialistes estiment que ses populations ont beaucoup régressé, surtout en plaine. Son habitat typique – le paysage agricole – est devenu toujours plus uniforme et «propre en ordre» durant les dernières décennies. Au contraire du nombre d’obstacles à sa migration, comme les routes, les lignes de chemin de fer et les agglomérations, qui ont augmenté. Ces deux éléments entraînent à terme la disparition locale de cette adorable chasseuse de souris.
Plus d’information sur l’animal de l’année 2018:
www.pronatura.ch/fr/animal-de-l-annee-2018-hermine
Informations complémentaires:
Sarah Pearson Perret, biologiste, secrétaire romande de Pro Natura, tél. 079 688 72 24, @email
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Info
Le castor avait ouvert la liste des animaux élus Animal de l’année Pro Natura. Le tout nouveau site internet de notre association présente une intéressante rétrospective de toutes ces espèces et de leurs situations. Un petit tour d’horizon vaut la peine. Sous pronatura.ch vous trouverez naturellement d’autres news, des possibilités de recherche sur des projets de protection de la nature, des idées d’excursion et les prises de position de Pro Natura sur les sujets politiques touchant à l’environnement.
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20e Animal de l’année - un petit tour d’horizonPotrebbe anche interessarti
Animal de l’année 2017: le cerf élaphe
Le cerf élaphe est un migrateur pouvant accomplir de longues distances. Il arrive que plusieurs dizaines de kilomètres séparent ses quartiers d’été et d’hiver. Les mâles couvrent aussi de longues distances pendant le rut, de même que les jeunes cerfs qui conquièrent leur indépendance.
Les cerfs n’ont pas la tâche aisée au cours de leurs migrations dans notre pays. Partout ils tombent sur des agglomérations et des axes de transport difficilement franchissables. Trop souvent, leur voyage se termine contre la clôture d’une autoroute.
Pourquoi Pro Natura a-t-elle choisi le cerf comme Animal de l’année?
En choisissant le cerf, Pro Natura souligne l’importance des réseaux biologiques dans nos paysages morcelés. Pro Natura s’engage pour l’aménagement de passages à faune permettant de supprimer les obstacles à la migration.
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- Les cerfs se déplacent fréquemment et sur de longues distances. Mais les constructions leur barrent souvent la route
Repartis de zéro, les cerfs sont aujourd’hui 35'000 en Suisse
Le cerf avait disparu de Suisse il y a 150 ans. Une chasse excessive et la surexploitation des forêts lui furent fatales.
Dès 1870, les premiers cerfs gagnèrent à nouveau le canton des Grisons depuis l’Autriche. Le contexte leur devint plus favorable: la Loi fédérale sur la chasse adoptée en 1875 limitait les périodes de chasse et protégeait les femelles. La forêt récupérait lentement et recommençait à s’étendre.
Le cerf reconquit successivement une grande partie des Alpes suisses et des Préalpes. Depuis les années 1990, il colonise aussi certaines parties du Jura depuis la France.
35’000 cerfs vivent actuellement en Suisse. Mais leur retour n’est pas encore terminé. Des régions relativement étendues et offrant des conditions tout à fait favorables sont encore largement dépourvues de cerfs, par ex. le Plateau, le centre et l’est du Jura, ainsi que les parties occidentales des Alpes.
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- Alors qu’ils avaient disparu il y a 150 ans, les cerfs sont aujourd’hui bien répandus
Caractéristiques principales du cerf élaphe
Un cerf mâle adulte pèse entre 170 et 220 kilos. Il est donc deux fois plus lourd qu’un bouquetin et huit fois plus lourd qu’un chevreuil. La biche est bien plus petite, mais elle pèse tout de même de 90 à 130 kilos.
Durant l’été, le pelage des cerfs est brun-rouge. Ils changent de livrée en automne pour devenir gris à gris-brun. Le pelage d’hiver est plus épais et plus hirsute que celui d’été. À la fin du printemps, les poils d’hiver tombent en gros flocons.
L’odorat est le plus développé de leurs sens et les cerfs peuvent se fier entièrement à leur flair. Ils se tiennent autant que possible face au vent pour surveiller les alentours. Les aires de repos sont choisies de façon que le vent souffle de là où pourraient venir des ennemis.
Les cerfs élaphes peuvent mouvoir leurs oreilles indépendamment l’une de l’autre. Cela les aide à localiser les sources de bruit avec précision. Leurs yeux perçoivent surtout le mouvement. Leurs pupilles ovales peuvent s’agrandir considérablement. Le cerf voit plutôt bien à l’aube et au crépuscule.
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- Les cerfs entendent très bien. Ils localisent immédiatement chaque bruit
Des goûts simples, mais de nombreuses heures consacrées à se nourrir
Le cerf est un herbivore peu exigeant. Il mange ce qui se présente. Des études ont montré que ces animaux ont consommé 90% des diverses espèces de plantes poussant dans la zone analysée. Les cerfs préfèrent les graminées et les plantes aromatiques. Mais ils ne dédaignent pas les feuilles et les rameaux de buissons, l’écorce des feuillus, le lichen, la mousse, les fruits des arbres comme les glands, les châtaignes et les faînes. Leur régime alimentaire s’adapte à l’offre saisonnière. Le repas n’est pas expédié à la va-vite. Brouter leur prend 7 à 10 heures par jour. Et ils ruminent encore 5 à 6 heures. Les cerfs se délectent d’amanites tue-mouche. On présume qu’ils en apprécient l’effet psychotrope. L’amanite tue-mouche est très toxique pour l’être humain.
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- Il n’est jamais trop tôt pour songer à se sustenter
Mâles et femelles vivent en hardes séparées
Le cerf est un animal sociable. Excepté durant le rut, les animaux vivent en hardes séparées selon leur sexe. Les hardes de femelles regroupent plusieurs «famille mère», c’est-à-dire une femelle avec ses petits de cette année ou de l’année précédente. Une biche plus âgée expérimentée conduit la harde et remplit les tâches suivantes:
- Elle connaît les zones de repli où la harde sera en sécurité et les chemins à emprunter
- Elle sent quand il est temps de changer de quartier
- Elle sait comment réagir face aux dérangements
L’expérience de la biche prenant la tête du troupeau est transmise au sein d’une famille mère. Des traditions se constituent ainsi et perdurent sur des générations. Les jeunes mâles quittent la famille mère à l’âge de 2 à 3 ans pour former leur propre harde de mâles. En dehors du rut, les cerfs sont extrêmement farouches et il est donc rare de pouvoir en apercevoir.
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- Presque une famille mère – seul manque le petit de l’année précédente
De nouveaux bois chaque année - le poids de la couronne
Les bois d’un grand cerf pèsent environ 8 kilos. Chaque année, ils repoussent en l’espace de quelques mois, un véritable tour de force sur le plan physiologique. Un cerf produit chaque jour jusqu’à 150 grammes de masse osseuse.
Une ou des ramifications supplémentaires apparaissent chaque année. Un cerf d’un an ne porte que deux dagues fines. Quatre à six andouillers se forment déjà durant sa deuxième année. La taille maximale des bois est atteinte entre la septième et la dixième année de l’animal. Les bois peuvent alors compter 20 andouillers.
Les bois sont opérationnels au début du rut, prêts à intimider le rival ou à le frapper. Après le rut, les bois ne sont plus qu’un fardeau et le roi de la forêt se débarrasse de sa couronne à la fin de l’hiver.
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- La formation des bois est un véritable tour de force: un cerf produit jusqu’à 150g de masse osseuse par jour
Le rut, une période éprouvante – mais le jeu en vaut la chandelle
En automne, les mâles se séparent de leur harde. Ces animaux habituellement calmes et discrets se donnent alors en spectacle en rivalisant par leur brame. Un mâle excité peut bramer de toutes ses forces jusqu’à 500 fois par heure. Il rejoint alors une harde de biches, les suit pas à pas et les retient sur la place de brame. Lorsqu’un rival apparaît, il défend sa position de mâle dominant. Les adversaires brament pour s’intimider mutuellement, ils paradent et se mesurent avec leurs bois abaissés et leurs pattes tendues. Lorsqu’aucun ne cède, les adversaires s’affrontent bois contre bois sur la place de brame et tentent de repousser leur rival. Le combat prend fin quand l’un des rivaux se rend compte de son infériorité et abandonne. Un cerf mâle ne mange pratiquement pas pendant le rut. Il perd alors jusqu’à un cinquième de son poids. Mais cela en vaut la peine pour le mâle dominant, qui sera le seul à saillir toutes les biches présentes.
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- Un râle profond retentit dans la forêt lorsque ces animaux craintifs rivalisent lors du brame
Économiser de l’énergie – au moyen d’une hibernation temporaire
La nourriture se fait rare en hiver alors même que les animaux ont besoin de plus d’énergie pour se réchauffer. Réduire leurs besoins à un minimum leur permet d’économiser de l’énergie.
En hiver, les cerfs évitent toute activité inutile. Le volume de leur panse se réduit. Leur rythme cardiaque baisse de 60% par rapport à son maximum de l’été. Il arrive que leur cœur ne batte plus que 30 fois par minute.
Si les réserves de graisse s’épuisent au cours de l’hiver, les animaux abaissent également leur consommation d’énergie durant les nuits froides. La circulation sanguine se réduit dans les pattes et les parties extérieures du tronc. La température du corps y descend ainsi jusqu’à 15 degrés Celsius. En temps normal, elle s’élève à 37 degrés Celsius.
Les cerfs montrent alors des réactions semblables à celles des animaux hibernant réellement. Cependant, chez eux l’engourdissement induit par le froid dure tout au plus 9 heures. Cette hibernation temporaire n’est possible que si les animaux se sentent absolument en sécurité. Toute fuite est synonyme pour eux de grosse dépense d’énergie. Il est d’autant plus important que les cerfs puissent bénéficier de quartiers d’hiver tout à fait tranquilles.
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- Ne pas déranger – le cerf connaît une hibernation temporaire
Que fait Pro Natura?
- Pro Natura demande le rétablissement des axes de déplacement et des corridors à faune. Il faut tenir compte des besoins en mobilité des animaux sauvages lors de la planification et de la construction d’infrastructures. Les animaux sauvages comme le cerf évoluent dans différents habitats. Ils se déplacent entre leurs aires de repos et de pâture, entre leur lieu de retraite et leur site de reproduction, etc. Nos paysages morcelés compliquent, voire empêchent, ces déplacements si importants.
- Pro Natura demande aux milieux politiques et aux autorités de faire en sorte que les infrastructures écologiques et la mise en réseau des espaces naturels soient notablement améliorées sur le plan national. La plupart du temps, les corridors à faune traversent plusieurs régions et les dispositions strictement cantonales ne sont donc pas suffisantes.
- En tant qu’avocate de la nature, Pro Natura observe les développements actuels sur le plan politique. Pro Natura influe sur la législation qui protège les corridors à faune et sur sa mise en œuvre.
- Pro Natura sensibilise la population. Pourquoi les animaux sauvages ont-ils besoin d’habitats interconnectés? Comment chacun d’entre nous peut-il éliminer ce qui constitue un piège pour les petits animaux et leur permettre ainsi de se déplacer librement?
- Pro Natura s’occupe de plus de 650 réserves naturelles dans toute la Suisse. De nombreuses espèces animales et végétales y trouvent un habitat précieux. La mise en réseau de ces habitats joue un rôle majeur à cet égard. Pro Natura favorise par exemple ce qu’on appelle les «biotopes-relais», afin que les animaux sauvages puissent se déplacer plus librement.