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Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Garten
28.07.2023 Crise de la biodiversité

Des trésors naturels à sa porte

Les jardins revêtent un gros potentiel de promotion de la biodiversité. Quelques connaissances, l’envie d’expérimenter et le courage de faire la place à un certain désordre, et le tour est joué !

Lorsque l’on regarde une ville ou un village suisse depuis le ciel sur Google Maps, on est surpris par la quantité de petits espaces verts entre les bâtiments. On réalise alors l’énorme potentiel que revêtent les jardins et les espaces extérieurs privés pour la biodiversité. Plus ils sont nombreux à être proches de la nature en termes d’aménagement, plus le réseau d’habitats naturels est dense et plus il est facile pour les animaux et les plantes de se disperser. Laissez-vous inspirer par ces quatre exemples.

Complexe résidentiel «In den Bäumen», Egg (ZH)

Naturgarten Fabian Biasio
Simone Baumann: «Promouvoir la biodiversité dans les complexes d’habitation est un levier d’action très puissant.»
  • Propriétaire: Simone Baumann Immobilien AG 
     
  • Surface totale: env. 5000 m² 
     
  • Particularités: aménagement des espaces extérieurs selon les grands principes de la permaculture. Des haies sauvages, des surfaces rudérales, un « jardin-forêt », des petites structures et un système d’étangs a permis de créer des habitats très variés sur une petite surface.
     
  • Autres éléments: aides à la nidification des oiseaux et des abeilles sauvages, collines sablonneuses, prairies maigres sur les toits-terrasses, plantes grimpantes sur les façades (par exemple épinards et rosiers grimpants, vignes).  
     
  • Entretien: les habitantes et habitants du complexe (trois maisons pour neuf appartements) sont formés dans le cadre d’ateliers et participent régulièrement à l’aménagement et à l’entretien des espaces verts.
     
  • Espèces présentes: plus de 700 variétés de plantes, dont 190 comestibles, nombreuses plantes sauvages comestibles du «jardin-forêt».
Garten Fabian Biasio

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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Ancienne ferme transformée en deux appartements, Aarberg (BE)

Naturgarten Fabian Biasio
Martin Bader: «Avoir un jardin naturel, c’est être aux premières loges du passage des saisons, c’est participer à l’incroyable diversité du vivant et être en partie autosuffisants en légumes, herbes, fruits et ­champignons (...).»
  • Propriétaires: Martin et Katharina Bader, Helene et Reinhard Johner  
     
  • Surface du jardin: environ 1000 m² 
     
  • Type de jardin: jardin naturel utilisé collectivement avec des arbres fruitiers, centenaires pour certains.
     
  • Particularités: biodiversité exceptionnellement riche (jardin certifié par Pro Natura). Des arbustes sauvages, des prairies fleuries, des arbres fruitiers et autres souches offrent des habitats variés aux oiseaux et aux insectes. Des tas de bois mort et les éboulis rocheux installés au sol servent d’abri aux insectes et aux reptiles de toutes sortes. Des clôtures grillagées protègent le jardin des chats sans bloquer l’accès aux autres petits animaux comme les hérissons.
     
  • Espèces présentes: gobemouche gris, machaon, hirondelle rustique, martinet noir, hérisson, lézard des souches, orvet, six variétés d’orthoptères, etc.
Naturgarten Fabian Biasio

Immeuble de la coopérative d’habitation «Équilibre», Cressy (GE)

Naturgarten Fabian Biasio
Simone Kaspar de Pont: «J’aime notre jardin pour son côté sauvage et sa diversité. J’adore observer la nature prospérer et voir comment elle fonctionne quand on la laisse simplement être. C’est très riche en enseignements.»
  • Surface totale:  2100 m² 
     
  • Particularités: l’aménagement extérieur de l’immeuble (treize appartements en location) possède de nombreux coins sauvages où la nature se développe librement. Les prairies fleuries dans lesquelles ont été plantés des arbres fruitiers ne sont fauchées qu’une ou deux fois par an. Les arbustes sauvages indigènes, les surfaces rudérales, les tas de bois mort, les murs en pierres sèches et les espaces sablonneux naturels offrent aux oiseaux, aux insectes et aux reptiles tout ce dont ils ont besoin pour se nourrir, se cacher et nidifier. 
     
  • Entretien: l’entretien et les travaux de construction (murs en pierres sèches, espaces sablonneux, pergola, etc.) sont réalisés pour la plupart par les habitantes et les habitants de l’immeuble. Une commission de jardinage coordonne les interventions et aménage le jardin partagé selon les principes de la permaculture.
     
  • Espèces présentes: cétoine dorée, abeille charpentière, houx, amélanchier, Nigelle de Damas, consoude bulbeuse, bourrache, entre autres.
Naturgarten Fabian Biasio

Association «für die anderen», Root (LU)

Naturgarten Fabian Biasio
Renatus Birrer: «C’est fascinant de voir à quel point il est facile de ­maintenir une biodiversité riche dans un jardin, et la rapidité avec laquelle de ­nombreuses herbes médicinales et ­sauvages poussent si on ne désherbe pas tout.»
  • Propriétaire: Commune de Root, l’entretien et la maintenance sont effectués par l’association.
     
  • Surface du jardin: environ 600 m² 
     
  • Type de jardin: il s’agit d’un «jardin des délices», la population a le droit de cueillir gratuitement les pommes, les baies, les herbes, les noix ou encore la rhubarbe, elle est invitée à venir donner un coup de main pour le jardinage. Le projet est né à l’initiative d’un habitant de la commune, Renatus Birrer. 
     
  • Particularités: en plus d’être un potager, ce jardin favorise la biodiversité. Grâce aux arbustes sauvages indigènes et aux arbres fruitiers, les oiseaux et les insectes peuvent nidifier et se nourrir. Les insectes, les petits mammifères et les reptiles peuvent s’abriter dans les nombreux tas de branches et de pierres. Les enfants adorent se rendre au nichoir à chenilles ou observer les têtards dans le petit étang spécialement aménagé.
     
  • Espèces présentes: machaon, couleuvre à collier, lézard des murailles, hérisson, etc.
Naturgarten Fabian Biasio

Le jardin naturel: laissez-vous inspirer par ces exemples

Wildblumen
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Sonja Wipf au travail
06.10.2023 Crise de la biodiversité

«J’étais moins alarmiste il y a quelques années»

C’est dans les régions alpines que les effets du changement climatique se manifestent avec le plus d’acuité. Dans ce numéro, plusieurs spécialistes nous décrivent les conséquences sur la biodiversité et nous présentent des pistes pour y remédier. Parmi eux, la botaniste Sonja Wipf.

Une magnifique journée d’été s’annonce sur le Val Mingèr. La brume matinale enveloppe encore les sommets de la Basse-Engadine lorsque nous entamons notre ascension ponctuée de formations rocheuses étranges, de pins de montagne majestueux et de pierriers gigantesques. Après une heure de marche, nous arrivons sur l’alpage Mingèr, où Sonja Wipf a prévu de travailler aujourd’hui. Ici comme à d’autres endroits du Parc national suisse (PNS), la botaniste dresse un inventaire systématique de la flore, une entreprise scientifique initiée il y a plus d’un siècle. Le PNS compte parmi les institutions à la pointe de la recherche en ce qui concerne les effets du changement climatique. Il possède l’une des plus vastes bases de données sur la flore et la faune des Alpes.  

Parallèlement à ses travaux pour le PNS, Sonja Wipf a dirigé une étude européenne remarquée où elle a démontré l’impact du changement climatique sur la biodiversité alpine. Les scientifiques ont inventorié la flore de plus de 300 sommets d’Europe et comparé leurs données avec les relevés effectués au cours des cent dernières années. Au PNS, la botaniste dirige le secteur de la recherche et du monitorage, elle est aussi membre de la direction.

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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

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Sonja Wipf au travail Raphael Weber
Sonja Wipf recense d’un œil expert toutes les espèces présentes.

Entre-temps, au-dessus de l’alpage Mingèr, Sonja Wipf vient de délimiter un carré d’un mètre de côté sur une «surface d’observation» et y recense d’un œil expert toutes les espèces présentes. Elle en compte une quarantaine, ce qui est beaucoup. La semaine dernière, elle a dénombré jusqu’à cinquante-sept plantes différentes au mètre carré du côté de Margunet, un record.

Magazine Pro Natura : quels sont les effets du changement climatique sur la flore alpine? 

Sonja Wipf: beaucoup d’espèces migrent vers les hauteurs. Sur les sommets, on trouve aujourd’hui environ 45% d’espèces en plus qu’il y a quelques décennies. La hausse des températures est corrélée à une multiplication des espèces. La flore subalpine prend possession des étages supérieurs.

Et elle fait pression sur les espèces spécialisées?
C’est ce qu’on va voir. Les espèces alpines n’ont pas l’habitude de la concurrence. Elles peuplaient jusqu’ici des lieux que les autres plantes ne cherchaient pas à leur disputer. Elles ont développé de ce fait une stratégie de survie plutôt conservatrice. La plupart possèdent une grande résistance, ne fleurissent pas chaque année et ne produisent que quelques graines minuscules. Elles poussent au ras du sol et s’adaptent moins facilement aux changements que les nouvelles venues, rompues à la compétition qui règne dans les prairies subalpines. Ces espèces spécialisées gardent bien sûr une longueur d’avance grâce aux atouts développés pour la vie en altitude et leurs rivales plus généralistes ne s’installeront pas dans les lieux les plus inhospitaliers, par exemple les pierriers. Certaines plantes alpines n’en connaissent pas moins de grandes difficultés, et leurs effectifs diminuent.

Sonja Wipf

J’étais moins alarmiste il y a quelques années, mais j’observe que la colonisation par de nouvelles espèces s'est accélérée ces dernières années.

Résister et s’imposer est une stratégie, d’autres espèces menacées migrent-elles aussi plus haut?
Certainement, mais pour de nombreuses espèces acclimatées aux sommets, il n’y a plus que le ciel au-dessus. Elles se replient dans les niches qui leur conviennent, car les nouvelles espèces colonisent en priorité les emplacements chauds sur les flancs exposés au sud et à l’ouest, qui leur offrent ensoleillement maximal ou protection contre le vent.  

Cette concurrence de plus en plus féroce est manifestement un facteur de stress, y en a-t-il d’autres ?
La sécheresse augmente, un problème que je ne rencontrais guère autrefois à ces altitudes. Les précipitations sont à la fois plus rares en même temps plus intenses. En plein été, ces hauteurs sont parfois totalement desséchées, et la flore n’est pas seule à en souffrir. Les sols deviennent «hydrophobes», ils ne peuvent plus absorber l’eau. Si un violent orage éclate, son impact est décuplé et peut entraîner la formation de laves torrentielles, à plus forte raison dans cette région constituée de roche dolomitique friable. Ces phénomènes sont particulièrement intéressants à observer dans un espace très sauvage comme le Parc national. Car un paysage dynamique favorise une biodiversité élevée.

Mais pour la civilisation humaine, la nature devient plus dangereuse.
C’est vrai, les événements météorologiques extrêmes sont plus fréquents, la montagne se fait plus instable, il y a davantage d’éboulements et de glissements de terrain. Le régime hydrique est lui aussi bouleversé. Les réserves glaciaires disparaissent à toute vitesse, les névés rétrécissent à vue d’œil, les sources se tarissent. Cela va notamment compliquer l’exploitation de nombreux alpages. 

La fonte des glaciers et les glissements de terrain ne libèrent-ils pas de nouveaux habitats pour les plantes alpines?
Certes, mais cela ne compense que partiellement la concurrence accrue que subissent ces espèces. On le voit déjà rien qu’à la forme pyramidale de nos montagnes. La pression des étages inférieurs sur les étroites régions sommitales reste élevée. 

La limite des arbres se décale-t-elle aussi vers le haut? 
Des arbres isolés apparaissent sur les hauteurs du Parc national, mais on n’assiste pas encore à une migration généralisée, du fait de la forte population d’ongulés qui pâture à ces altitudes. Des changements intéressants pourraient advenir avec la présence de grands prédateurs.

Parc national suisse dans les Grisons Jan Gürke

Qu’en est-il de cette présence dans le Parc national?
Pendant plusieurs années, on n’y a observé qu’une seule louve. Nous savons depuis l’hiver dernier qu’un couple parcourt la région, mais nous n’avons à ce jour aucun indice de la formation d’une meute. Nous voulons profiter de la situation pour étudier le rôle des prédateurs dans l’écosystème. Nous récoltons depuis des années des données scientifiques à ce sujet.

Comment procédez-vous?
Des cerfs et des chamois ont été équipés de balises. Ce sont les proies principales du loup. Nous décryptons leurs schémas d’activités pour détecter des modifications. Les recensements périodiques ont déjà montré que les cerfs se déplacent en hardes moins nombreuses, probablement pour réagir plus rapidement à d’éventuelles attaques. Nous posons aussi des émetteurs sur les renards, analysons leur alimentation et installons des pièges photographiques. Les petits mammifères sont un autre terrain d’observation riche d’enseignements: se multiplient-ils parce que leur ennemi numéro un, le renard, est décimé par le loup, ou parce que le renard se nourrit davantage des charognes laissées par le loup? Dans l’ensemble, certaines espèces animales profiteront de cette dynamique, de même que certaines plantes alpines. 

Une forte dynamique naturelle rend-elle la flore et la faune des Alpes plus résistantes face au bouleversement du climat?
Oui, dans les habitats alpins qui n’ont pas été façonnés par les activités humaines, les processus naturels peuvent se déployer sans entrave. Ces cycles et ces perturbations donnent vie à une incroyable mosaïque d’espèces, comme on la rencontre ici à l’alpage Mingèr.

Sans les chutes de pierre, les éboulements, les tempêtes, les canicules, la sécheresse, le froid et bien d’autres facteurs, certaines espèces n’auraient jamais la chance de s’imposer, et je n’en compterais pas quarante au mètre carré. La grande diversité des sites et des espèces leur confère une certaine résilience contre les effets du changement climatique.

Sonja Wipf Raphael Weber

Le travail est terminé, il est l’heure de redescendre dans la vallée. Nous traversons le lit d’un torrent qui récemment encore déplaçait d’énormes masses de pierres et charriait des troncs entiers. Il est actuellement à sec. Plus tard, en attendant le car postal, Sonja Wipf inspecte avec soin la végétation en bordure de la route et y détecte des néophytes. Il y a plus de dix ans, on n’en voyait presque aucun le long de la route de l’Ofenpass, l’axe principal qui traverse le Parc national. Ils y sont aujourd’hui bien implantés. «Heureusement qu’il n’y a pas encore de plantes invasives», rassure la botaniste. 

Ces espèces arrivent dans le parc dans le sillage des véhicules et des activités humaines. Le changement climatique favorise leur dissémination en altitude. Une irruption qui place l’équipe du Parc national face à des questions sans réponse, car ici, la nature est reine et toute intervention humaine est interdite. «Devons-nous nous infliger nous-mêmes des amendes si nous arrachons des plantes invasives?», ironise Sonja Wipf. Ce dilem­me n’est pas résolu, mais une chose est sûre: la biodiversité alpine se trouve à l’aube de grands bouleversements.

RAPHAEL WEBER, rédacteur en chef du Magazine Pro Natura.

Luca Plozza
06.10.2023 Crise de la biodiversité

«Maintenant, ils supplantent tout…»

Il y a une vingtaine d’année, après la première grande canicule, nous avons compris que nos forêts allaient connaître des bouleversements majeurs. Mais jamais Luca Plozza n’aurait pensé que cela prendrait une telle ampleur.

«Ici, à l’entrée du val Mesolcina (TI), l’ailante glanduleux, un néophyte invasif, a colonisé toute la zone. Les spécialistes nous assuraient qu’il ne s’installerait que dans les clairières, mais il commence à proliférer également dans tous les emplacements ombragés, au détriment des essences indigènes.»

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Luca Plozza est ingénieur forestier pour l’Office grison de la forêt et des risques naturels. Il préside le Groupe suisse de sylviculture de montagne. Il est à l’origine de la création de l’immense réserve forestière de Val Cama, Leggia et Grono, et a joué un rôle moteur dans le rétablissement et la valorisation des selves de châtaigniers à Soazza.

 

Luca Plozza Raphael Weber

«Il y a dix ans, on ne voyait ici aucun ailante, et maintenant ils engloutissent des hectares entiers de forêt. Ces arbres exotiques originaires de Chine, habitués à la chaleur et à la sécheresse, ont trouvé dans notre région des conditions idéales pour prospérer. L’ailante possède un effet dit allélopathique, il inhibe la germination des autres plantes à proximité. Une véritable machine de guerre.

La faune d’ongulés trop abondante aggrave la situation. Les cerfs et les chevreuils dévorent les jeunes pousses des essences locales, mais dédaignent les ailantes «étrangers». Une meilleure régulation du gibier est plus que souhaitable, par l’être humain, le loup ou le lynx.

À certains endroits, nous combattons systématiquement la propagation de l’ailante glanduleux, mais ici, c’est déjà trop tard, et nous lutterions contre des moulins à vent. On peut bien sûr se demander pourquoi nous n’abandonnons pas tout simplement la forêt à l’ailante. Il suffirait alors que les ailantes soient victimes d’une épidémie et ce serait la catastrophe. Il faut dire aussi que cet arbre n’a pas une grande valeur pour la biodiversité, car il ne constitue une ressource vitale que pour un tout petit nombre d’espèces.»

Luca Plozza Raphael Weber

«Le châtaignier est depuis 2000 ans l’essence dominante dans la partie inférieure du val Mesolcina. Près de 80% de sa population a aujourd'hui disparu. Les arbres migrent plus en hauteur et laissent derrière eux des quantités de bois mort. Cela accroît la probabilité et surtout l’intensité des incendies. Le feu ne fait pas que traverser la forêt, il la consume en profondeur, accentuant l'érosion et le risque de chutes de pierres.

C’est problématique, car nous avons ici de nombreuses forêts de protection. Sur les pentes abruptes du val Mesolcina, ces forêts forment un rempart contre les éboulements, les avalanches et les glissements de terrain pour les villages et les routes en contrebas. Mais elles subissent également les assauts des scolytes. L’insecte s’attaque aux épicéas, l’essence dominante des forêts alpines et subalpines, déjà très affaiblis par le changement climatique. Aux basses altitudes, il faudra dire adieu à la plupart des peuplements d’épicéas, eux aussi chercheront refuge sur les hauteurs.

D’autres arbres sont candidats pour prendre leur place: plusieurs variétés de chêne et d’érable plane s’en sortent beaucoup mieux avec les nouvelles conditions climatiques. Pourtant, tant que les épicéas sont majoritaires dans les forêts protectrices, nous ne pouvons pas nous permettre de les laisser mourir à grande échelle, sous peine de mettre en danger les habitations et les routes.» 

Luca Plozza

«L’entretien des forêts protectrices passe par une attention à la diversité des espèces et à la richesse de la structure. Nous plantons intentionnellement des arbres à cet effet. Pour le choix des essences, nous nous appuyons sur des modèles climatiques et des applications scientifiques. Ce travail a évidemment un coût, mais reste beaucoup moins onéreux que l’érection d’ouvrages de protection.» 

«Là où la forêt n’a pas de fonction protectrice, nous pouvons laisser libre cours à la nature. Raison pour laquelle nous avons créé une immense réserve forestière avec Pro Natura. Une dynamique incroyable s’y est développée, certaines espèces deviennent moins compétitives, de nouvelles s’installent, d’autres se déplacent. À quoi ressemblera la forêt demain? Nous nous posons tous les jours cette question, mais impossible de prédire avec exactitude ce qui se passera.» 

Natürlicher Wald
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Crémines

Chèvres au ser­vice de la nature

Teaser Biodiversitätsinitiative Biodiversitätsinitiative
30.10.2023 Crise de la biodiversité

Une courte majorité de la Commission de l'environnement du Conseil des États refuse une solution rapide à la crise de la biodiversité

Une courte majorité de la Commission de l'environnement du Conseil des États refuse pour la deuxième fois d'entrer en matière sur le contre-projet indirect à l'Initiative biodiversité. L’association de soutien et le comité d'initiative expriment leurs consternations face au refus d'une poignée de parlementaires de trouver une solution rapide à la crise de la biodiversité, alors que le Conseil fédéral, le Conseil national, les cantons, l'Union des villes et des communes suisses, diverses associations, économiques et autres, ont soutenu un contre-projet indirect à l'Initiative biodiversité et donc à la protection des fondements de notre existence. La session d'hiver offrira au Conseil des États nouvellement constitué une toute dernière opportunité pour corriger le tir et donner à sa Commission le mandat d'élaborer une révision de la LPN sur la base du dernier rapport de l'OFEV.

Pour l’association de soutien et le comité d’initiative, il est incompréhensible que la Commission de l'environnement rejette un contre-projet simplifié sur la base de la proposition de l'OFEV et qui reprenait pourtant toutes les préoccupations exprimées lors des débats au Conseil des Etats cet été. L'agriculture, par exemple, a été entièrement exclue du contre-projet indirect. Même après la décision prise aujourd'hui par la faible majorité de sa Commission, le Conseil des États peut encore intervenir lors de la session d'hiver pour corriger le tir et rendre possible un compromis.

Tout au long du traitement parlementaire de l'Initiative biodiversité, l'association de soutien et le comité d’initiative ont tendu la main à un compromis. Ils ont ainsi décidé de retirer leur initiative populaire «Pour l'avenir de notre nature et de notre paysage» (Initiative biodiversité), à la condition qu'un contre-projet indirect sur la base minimale du dernier rapport de l'OFEV soit adopté par le Parlement sous la forme d'une révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage (LPN). Un contre-projet permet en effet de prendre des mesures rapides pour protéger le fondement de notre existence.

Citations:

Sarah Pearson Perret, directrice romande de Pro Natura: «La biodiversité nous procure de la nourriture et des substances actives pour fabriquer des médicaments. Elle joue un rôle central pour le climat et nous offre des espaces de détente. Nous appelons le Conseil des États nouvellement élu à entrer en matière et à rendre ainsi possible, lors de la session d'hiver, un contre-projet indirect sur la base du dernier rapport de l'OFEV. Des mesures rapides contre la crise de la biodiversité pourront ainsi être mises en œuvre.»

Raffael Ayé, directeur de BirdLife Suisse: «La Suisse est le pays industrialisé qui compte le plus grand nombre d'espèces menacées et le plus faible pourcentage de zones protégées. Pourtant, une courte majorité de la Commission de l'environnement du Conseil des États a refusé une révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage (LPN) très édulcorée et qui reprenait les critiques émises lors des débats du Conseil des États en juin. Il revient désormais au Conseil des États d'entrer au moins en matière sur ce contre-projet indirect édulcoré et d’apporter ainsi une contribution urgente et nécessaire à la préservation des fondements de notre existence pour les générations futures.»

L'Initiative biodiversité est soutenue par des organisations actives dans les domaines les plus divers, tels que la protection de la nature, la chasse, la pêche, l'agriculture, l’église, la protection des Alpes ou le climat.

Contact:

  • Pro Natura: Sarah Pearson Perret, directrice romande, tél. 079 688 72 24, @email
  • BirdLife Suisse: Raffael Ayé, directeur, tél. 076 308 66 84, @email
  • Patrimoine suisse: Stefan Kunz, directeur, tél. 079 631 34 67, @email
  • Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage: Franziska Grossenbacher, directrice adjointe, tél. 076 304 43 58, @email
  • Contact médias: Dagmar Wurzbacher, tél. 076 517 25 96, @email

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Contatto

Communiqué de l’association de soutien à l’Initiative biodiversité concernant la décision de la Commission de l'environnement du Conseil des États

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Proposition de l'OFEV
Drapeau de la campagne Oui à la biodiversité accroché au bord du chemin le 22 septembre
05.09.2024 Crise de la biodiversité

Le comité national appelle à voter OUI à l’Initiative biodiversité

Les ménages suisses ont désormais reçu leurs documents de vote. Le comité national de l’Initiative biodiversité appelle la population à voter OUI le 22 septembre prochain, afin de préserver à long terme notre source de vie. Ce comité réunit des personnes issues de différents horizons politiques, ainsi que des représentant·e·s des milieux scientifique, économique et culturel. L’Initiative biodiversité est soutenue par plus de 80 organisations nationales et plus de 400 organisations et partis cantonaux dans toute la Suisse.

«La biodiversité n’a rien à voir avec la gauche ou la droite, car protection et utilisation ne sont pas incompatibles», déclare le conseiller national PLR Matthias Samuel Jauslin. Christina Bachmann-Roth, présidente du Centre Femmes Suisse, souligne quant à elle l’importance de la biodiversité: «Nous devons prendre soin de notre source de vie sans perdre de vue les risques économiques.» Le Centre Femmes Suisse, le PS, les Verts, les Vert’libéraux, le Parti évangélique suisse, le Centre Chrétien-social Suisse ainsi que des représentant·e·s de leurs jeunesses de parti s’engagent en faveur du OUI.

La science tire la sonnette d’alarme: l’état de la biodiversité est préoccupant

Julien Perrot, biologiste et fondateur de la revue La Salamandre et Raphaël Arlettaz, professeur de biologie à l’Université de Berne, font également partie du comité. «L'état de la biodiversité en Suisse est alarmant. Ce défi nous concerne toutes et tous et il est décisif pour l’avenir de nos enfants», avertit Julien Perrot.

Le mauvais état de la biodiversité en Suisse fait l’objet d’un consensus scientifique. Fin août, des spécialistes ont publié une prise de position, dans laquelle ils demandent que des mesures urgentes soient prises pour protéger et promouvoir la biodiversité. À ce jour, plus de 350 scientifiques ont signé cette déclaration.

Les milieux entrepreneurial et culturel réclament également un OUI

Les professionnels de la culture ainsi que les entrepreneurs mettent vivement en garde contre les conséquences du déclin de la biodiversité si la tendance n’est pas inversée. Selon les estimations du Conseil fédéral, en Suisse, les coûts de l’inaction se situeront entre 14 et 16 milliards de francs par an dès 2050. L’entrepreneur et ancien conseiller aux États Thomas Minder souligne: «La diversité de la nature est la base de notre survie, tant sur le plan social qu’économique.» Tous les secteurs de l’économie suisse dépendent directement ou indirectement d’une biodiversité intacte, en particulier le tourisme, qui tire avantage des paysages et des villages caractéristiques de notre pays.

«La nature est un tissu complexe qui nous relie tous», déclare la musicienne Steff la Cheffe. «Réparons-en les mailles avant qu’il ne se désagrège.»

Contacts:

  • Céline Vara, conseillère aux Etats, Les VERT-E-S, @email
  • Prof. Dr. Raphaël Arlettaz, Université de Berne, chef du Département de Biologie de la conservation, tél. 079 637 51 76 @email
  • Christina Bachmann-Roth, présidente des Femmes du Centre, tél. 079 686 47 95, @email
  • Ursula Schneider Schüttel, ancienne conseillère nationale PS, présidente de Pro Natura, tél. 078 603 87 25, @email
  • Responsable médias: Manuel Herrmann, tél. 078 765 61 16, @email

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Fahne Biodiversitätsinitiative
11.09.2024 Crise de la biodiversité

Chaque OUI le 22 septembre est une voix pour la protection de la biodiversité

Les sondages commandés par Tamedia et la SSR le montrent: une majorité des personnes interrogées jugent graves les conséquences de la destruction de l’environnement, de l’utilisation trop intensive des sols et du mitage du territoire. De nombreuses personnes sont profondément préoccupées par l’état de la biodiversité et se prononcent en faveur de l’Initiative biodiversité. En Suisse, un tiers des espèces animales et végétales sont menacées ou ont déjà disparu. Malgré cette situation menaçante, le Conseil fédéral et le Parlement font même marche arrière. L’association de soutien de l’Initiative biodiversité appelle la population à se mobiliser pour un OUI le 22 septembre prochain, pour donner un signal clair en faveur de la préservation de notre source de vie.

Les scientifiques demandent des mesures urgentes

Dans une déclaration commune, plus de 380 scientifiques ont exprimé leur inquiétude quant à l’état et à l’avenir de la biodiversité en Suisse. Ils demandent des mesures rapides et efficaces pour assurer durablement la préservation et la promotion de la biodiversité.

Les coupes budgétaires menacent la biodiversité

Malgré la situation alarmante, le Conseil fédéral et le Parlement ne se contentent plus de faire du surplace, ils font même marche arrière. Mardi, le Conseil national a réduit de 276 millions de francs les moyens prévus pour la qualité de la biodiversité sur des surfaces existantes. Cette mesure bloque les efforts nécessaires pour amorcer un changement de tendance.

Un OUI le 22 septembre – le monde politique doit se réveiller

Les sondages montrent que de nombreuses personnes sont préoccupées par l’état de la biodiversité en Suisse. Elles veulent laisser à leurs enfants et petits-enfants une nature en bonne santé. Et nombre de ces citoyens n’ont pas encore voté. L’association de soutien de l’Initiative biodiversité profitera des jours restants pour mobiliser le plus grand nombre possible de personnes à voter OUI.

Le 22 septembre, les Suissesses et les Suisses ont la possibilité d’envoyer un signal clair au Conseil fédéral et au Parlement. Chaque voix en faveur de l’Initiative biodiversité est une voix pour la biodiversité et un appel pour que le Parlement agisse avec détermination afin de protéger notre source de vie, et surmonte enfin ses blocages.

Personnes de contact:

  • Pro Natura: Sarah Pearson Perret, directrice romande, @email, 079 688 72 24
  • BirdLife Suisse: Raffael Ayé, directeur, @email, 076 308 66 84
  • Patrimoine suisse: Peter Egli, responsable de la communication, @email, 044 254 57 06
  • Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage: Franziska Grossenbacher, directrice adjointe, @email, 076 304 43 58
  • Initiative biodiversité: Leo Richard, service médias [email protected], 079 378 37 11
Aktion Frauen für die Biodiversitätsinitiative
12.09.2024 Crise de la biodiversité

Le cri du cœur des femmes: OUI à l’Initiative biodiversité

Les femmes accepteraient l’initiative sur la biodiversité. C’est ce que montre le deuxième sondage de la SSR sur les votations du 22 septembre. Face à elles, une majorité d’hommes ne semble pas avoir pris conscience de l’urgence d’agir. L’indignation de nombreuses femmes est grande. Elles sont très préoccupées par l’état de la nature en Suisse. Lors d’une action commune devant le Palais fédéral, des femmes du Centre, du PEV, des Vert’libéraux, du PS et des Vert ont appelé à voter OUI à l’Initiative biodiversité, un OUI des femmes à la protection de notre source de vie.

Pour les participantes à l’action, principalement des femmes politiques, mais aussi des femmes issues du monde économique et social, il est clair que la biodiversité suisse va mal. Et un renversement de tendance n’est pas en vue. En Suisse, plus d’un tiers des espèces animales et végétales ainsi que la moitié des milieux naturels sont menacés. Il est indispensable d’agir de toute urgence. Les résultats du dernier sondage SSR sur l’Initiative biodiversité illustrent la grande préoccupation des femmes. La majorité des femmes ayant le droit de vote voteraient en faveur de l’Initiative biodiversité.

La crise de la biodiversité inquiète beaucoup de femmes en Suisse, notamment en ce qui concerne les générations futures. C’est pourquoi l'Initiative biodiversité est soutenue par des femmes issues de la politique, de l’économie et de la société (voir les prises de positions ci-dessous). Indépendamment de l’actualité du jour, elles appellent les femmes suisses qui soutiennent l’initiative pour la biodiversité à voter. Un OUI à l’Initiative biodiversité est aussi un OUI à une vie agréable et saine pour les générations futures.

Contact:

  • Sarah Pearson Perret, directrice romande de Pro Natura, @email, 079 688 72 24

Prises de position:

 

Aline Trede, conseillère nationale Les Vert·e·s

  • «La biodiversité est notre source de vie et elle est menacée. La disparition des insectes est la plus grande extinction d’espèces depuis les dinosaures. Nous ne pouvons l’accepter sans réagir. Nous disons donc OUI à l’Initiative biodiversité!»

Barbara Wittmer, membre du comité SIA-Suisse

  • «La promotion de la biodiversité me tient à cœur. Il faut exploiter les potentiels et mettre en réseau l’infrastructure écologique, en particulier dans les zones urbanisées.»

Brenda Tuosto, conseillère nationale PS

  • «La biodiversité fait partie de notre capital, de notre qualité de vie, et de notre responsabilité. Ramener de la nature dans l’espace bâti et connecter les espaces riches en biodiversité entre eux est essentiel.»

Christina Bachmann-Roth, présidente Le Centre Femmes Suisse, CEO Fromagerie Amstutz

  • «Avec cette initiative, la biodiversité sera ancrée dans la Constitution. Ce n’est pas excessif, bien au contraire, c’est nécessaire pour veiller à la préservation des bases de notre existence et pour maîtriser le risque économique.»

Claudine Esseiva, députée PLR, vice-présidente de Patrimoine bernois

  • «L’Initiative biodiversité ne remet pas en cause le développement des énergies renouvelables, qui s’impose de toute urgence. Elle ne change rien aux règles de la pesée des intérêts entre l’approvisionnement énergétique et la protection de la nature et du paysage.»

Céline Vara, conseillère aux Etats Les Vert·e·s

  • «La biodiversité préservée, c’est la condition de notre existence sur terre. Toutes les espèces remplissent des fonctions essentielles et leur disparition est extrêmement inquiétante. Agissons!»

Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale Les Vert·e·s

  • «Une biodiversité en bonne santé est notre meilleure assurance vie pour affronter le dérèglement climatique.»

Gabriela Suter, conseillère nationale PS

  • «La biodiversité est notre source de vie. Protégeons-la!»

Gardi Hutter, actrice

  • «L’homme et la nature ne sont pas en opposition. L’homme fait partie de la nature. Si nous remplaçons la diversité par l’uniformité, nous menaçons notre source de vie.»

Gertrud Häseli, agricultrice bio, députée Les Vert·e·s

  • «De l’air propre, de l’eau potable, de la nourriture saine et la prospérité, pour combien de temps encore?»

Greta Gysin, conseillère nationale Les Vert·e·s

  • «La biodiversité est notre source de vie. Elle renforce la résilience des écosystèmes. Nous devons en prendre soin et faire beaucoup plus pour la protéger. L'Initiative biodiversité est un pas important dans la bonne direction.»

Leona Eckert, co-présidente Jeunes PEV

  • «Protéger la biodiversité, c’est protéger le climat, la vie et la culture du bâti. Compte tenu de la crise actuelle de la biodiversité, il est d’autant plus important de voter OUI à l’Initiative biodiversité.»

Lilian Studer, présidente PEV Suisse

  • «Un tiers des espèces animales et végétales de Suisse sont menacées ou ont déjà disparu. La moitié des milieux naturels sont menacés. Ne rien faire n’est pas une option!»

Margot Chauderna, co-présidente des Jeunes Vert·e·x·s Suisse, élue en ville de Fribourg

  • «Sans biodiversité, pas de tartes aux fruits, pas de balades en forêt, ni même de vin pour l'apéritif.»

Martina Munz, conseillère nationale PS

  • «Des cours d’eau vivants sont une condition essentielle pour disposer d’une eau potable de qualité. Agissons dès maintenant pour les prochaines générations.»

Mathilde Crevoisier Crelier, conseillère aux États PS

  • «La biodiversité nous protège des effets du changement climatique. Dire OUI à l’initiative, c’est aussi assurer notre santé et notre sécurité alimentaire.»

Steffla Cheffe, musicienne

  • «La nature est un tissu complexe dans lequel nous sommes tous directement ou indirectement imbriqués. Réparons les mailles avant que le tissu ne tombe en lambeaux. Oui à la beauté et à la stabilité – oui à la biodiversité!»

Tiana Moser, conseillère aux États PVL

  • «L’Initiative biodiversité contraint la Confédération et les cantons à protéger notre source de vie. Voter OUI est pour moi une évidence.»

Ursula Schneider Schüttel, ancienne conseillère nationale, présidente de Pro Natura

  • «Plus de biodiversité est bon pour nous tout·e·s: pour sécuriser notre alimentation, pour survivre au changement climatique et enfin pour plus de joie de vivre. Sans biodiversité, il n’y a pas de vie!»

Milena Hartmann, co-directrice du centre de compétence et chargée de lenvironnement, & Vroni Peterhans, présidente, œco Églises pour l’environnement

  • «Nous votons OUI à l’initiative sur la biodiversité, car nous voulons que les générations futures puissent encore découvrir des milliers d’espèces animales et végétales. Prenons soin de la biodiversité – notre diversité sacrée!»

Irmi Seidl, économiste

  • «De nombreuses subventions nuisent à la biodiversité! Elles doivent être modifiées ou supprimées. Il faut en outre plus de surfaces protégées, des meilleurs instruments et davantage de moyens financiers. C’est précisément ce qu’exige l’initiative.»

Marlen Reusser, coureuse cycliste

  • «Dire oui le 22 septembre à l’Initiative biodiversité, c’est faire un pas vers un avenir dans lequel l’humain est un maillon important et fonctionnel de l’écosystème et ne se contente pas de simplement l’exploiter.»

Simone Niggli, biologiste, championne du monde de course dorientation

  • «Protéger ce dont nous avons besoin – pour nos enfants!»

Heidi Happy, musicienne

  • «Je m’engage pour la biodiversité parce que la diversité des espèces, l’air propre et l’eau potable me tiennent à cœur.»

Noémie Graff, vigneronne

  • «Les vignes sont trop souvent un jardin à la française, entretenu par des intrants chimiques. Remettons-y de la vie par des méthodes culturales favorisant la biodiversité et l’humain, pour que le vin reste le fruit de son terroir.»

Christina Meissner, députée Le Centre, biologiste, fondatrice SOS Hérissons

  • «La biodiversité, c’est le tissu vivant de notre planète, sans laquelle nous n’existerions pas. Nous sommes de et dans la nature. À l’heure de l’effondrement du vivant, sa protection devrait être une évidence et voter OUI aussi.»
Abstimmungsevent der Biodiversitätsinitiative Max Strässle
22.09.2024 Crise de la biodiversité

La responsabilité incombe désormais au Conseil fédéral et au Parlement

En Suisse, plus d’un tiers des espèces et plus de la moitié des milieux naturels sont menacés ou ont déjà disparu. Les mesures actuelles ne sont pas suffisantes pour garantir l’état de la biodiversité et les scientifiques confirment qu’il est urgent d’agir. Après les promesses faites pendant la campagne de votation, le Conseil fédéral et le Parlement ont désormais le devoir de préserver la biodiversité suisse sur la base des lois existantes et de la restaurer là où c’est nécessaire. Pour le Conseil fédéral, la prochaine étape consiste à mettre en œuvre un plan d’action efficace en faveur de la biodiversité.

La biodiversité en Suisse est fortement menacée. Les mesures prises jusqu’à présent sont insuffisantes pour préserver la diversité des espèces et des milieux naturels. Les services écosystémiques tels que l’eau potable, les sols fertiles, la pollinisation et la protection contre les inondations et les canicules sont mis à mal. Le fardeau ne cesse de s’alourdir pour les générations futures.

La population suisse inquiète pour la biodiversité

Ces derniers mois, l’état de la biodiversité a fait l’objet d’un large débat, et la conscience de l’urgence d’agir s’est renforcée. Sarah Pearson Perret, directrice romande de Pro Natura, le souligne: «Le débat sur l’Initiative biodiversité a fermement ancré la crise de la biodiversité dans l’agenda politique suisse. Cela provoque une forte émotion au sein de la population.»

Selon 71 % des Suisses, les conséquences de la destruction de notre milieu naturel sont graves pour la santé, l’économie et les générations futures. Ces inquiétudes sont justifiées. Les rapports de l’Office fédéral de l’environnement et les études scientifiques ne cessent de montrer qu’il est urgent d’agir (OFEV, État de la biodiversité en Suisse; Conseil fédéral, Rapport sur l’environnement 2022; Forum Biodiversité Suisse, Réponse de la science aux questions fréquentes sur la biodiversité).

Un consensus scientifique sans précédent

Dans une prise de position commune, plus de 400 scientifiques de premier plan appellent à des mesures rapides et efficaces pour garantir et renforcer la préservation et la promotion de la biodiversité – un consensus scientifique sans commune mesure jusqu’ici en Suisse.

«Nous continuerons à nous engager pour un débat factuel, respectueux et orienté vers la recherche de solutions», déclare Franziska Grossenbacher, directrice adjointe de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage. «La biodiversité est notre source de vie – les organisations environnementales poursuivront leur engagement en faveur de sa préservation».

La responsabilité incombe désormais au Conseil fédéral et au Parlement

Lors des débats sur la votation, tant le Conseil fédéral que les opposants à l’initiative ont souligné l’importance de la biodiversité. Ils n’ont eu de cesse de répéter que la législation actuelle garantissait la protection de nos bases vitales. Cet argument a convaincu la majorité des votants.

«Le Conseil fédéral et le Parlement ont désormais le devoir de tenir la promesse faite à la population suisse avant la campagne et d’entreprendre sans tarder la mise en œuvre de mesures efficaces», déclare François Turrian, directeur romand de BirdLife Suisse, «notamment avec un Plan d’action Biodiversité ambitieux et une plus grande qualité sur les surfaces existantes.»

Contact:

  • Pro Natura: Sarah Pearson Perret, directrice romande, @email, +41 79 688 72 24
  • BirdLife Suisse: François Turrian, directeur romand, @email, +41 79 318 77 75
  • Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage: Franziska Grossenbacher, directrice adjointe: @email, +41 76 304 43 58
  • Patrimoine suisse: Martin Killias, président, +41 79 621 36 56, @email
  • Initiative biodiversité: Leo Richard, responsable médias, @email, +41 79 378 37 11
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