Progetti

Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Protection des espèces

Amphibiens: un nouveau royaume pour la rainette

Pour survivre, ils ont besoin de zones humides adaptées.

Rainette verte
La majorité des grenouilles, tritons, crapauds et autres salamandres sont menacés. Pour survivre, ils ont besoin de zones humides adaptées.

Le moteur diesel vrombit, la pelle mécanique creuse en profondeur dans le sol. Mares, étangs, rives des lacs, marais et autres zones humides ne se formant plus de manière naturelle, Pro Natura crée de nouveaux plans d’eau pour les rainettes, les crapauds accoucheurs et d’autres amphibiens à l’aide de machines de terrassement et de bénévoles.

Plus de grenouilles grâce aux zones humides

Les têtards se transforment en grenouilles uniquement dans l’eau. Pour ce faire, nous créons des zones humides dans lesquelles peuvent vivre différentes espèces. Le crapaud calamite vit dans les gravières humides peu profondes ou dans les traces de roues dans lesquelles l’eau se réchauffe rapidement. Le crapaud commun colonise les étangs forestiers hébergeant des massettes et des nénuphars. Les projets de Pro Natura bénéficient notamment aux espèces fortement menacées telles que la rainette, le sonneur à ventre jaune, le triton crêté, le crapaud calamite et le crapaud accoucheur. 

Grands pylônes pour petits sonneurs à ventre jaune

Le castor est d’ailleurs l’architecte naturel des rivières. Avec l’action «Castor & Cie!», Pro Natura l’aide à trouver toujours plus de «chantiers» dans le paysage.

Dans l’eau et sur terre

Les têtards et larves d’amphibiens vivent dans l’eau. Après leur métamorphose en grenouilles, crapauds ou tritons, ils quittent le milieu aquatique pour une vie principalement terrestre. Selon les espèces, ils migrent à plusieurs kilomètres du lieu qui les a vus naître. Si par une chaude nuit d’été vous apercevez un crapaud commun loin d’un plan d’eau, c’est parfaitement normal.

Grenouilles et réchauffement climatique

La migration des animaux vers les eaux de reproduction n’est pas seulement déterminée par la météo. Une «horloge interne» leur annonce la saison des amours. Ainsi les grenouilles rousses se cachent encore durant les nuits douces et pluvieuses de janvier. Un mois plus tard, elles se mettent en chemin par les mêmes conditions météorologiques. Si l’horloge interne est en avance, la progéniture ne survivra pas. Un épisode de pluie clémente peut être suivi de nuits glaciales, qui anéantiront les œufs de grenouille. Le réchauffement climatique n’exclut pas quelques gelées tardives. C’est pourquoi la saison de reproduction des grenouilles rousses et crapauds communs ne s’est pas déplacée jusqu’à présent. 

Le sonneur à ventre jaune a retrouvé davantage d’habitats grâce à Pro Natura et aux mares creusées sous des pylônes électriques. On voit bien les pupilles typiques en forme de cœur ainsi que les bords du ventre jaune de ce beau crapaud. Wolfgang Bischoff, naturschutzlösungen
Le sonneur à ventre jaune a retrouvé davantage d’habitats grâce à Pro Natura et aux mares creusées sous des pylônes électriques. On voit bien les pupilles typiques en forme de cœur ainsi que les bords du ventre jaune de ce beau crapaud.

La dangereuse migration des amphibiens

L’hiver est à peine terminé que les amphibiens quittent leurs cachettes et se mettent en route vers les cours d’eau où ils vont se reproduire. Les grenouilles rousses et les crapauds communs sont les premiers à migrer. Dès la fin février, dans les régions de basse altitude, ils se mettent en marche lors de nuits pluvieuses. Si leur migration passe par une route, ils sont souvent des centaines à la traverser. Pour éviter cette situation potentiellement dramatique, quelques tronçons de routes sont fermés au trafic ou des passages souterrains sont aménagés pour les animaux. Des barrières à amphibiens sont installées à certains endroits. Particuliers, écoliers et employés communaux transportent les animaux d’un côté à l’autre des routes.

 Matthias Sorg Matthias Sorg

Les amphibiens sont protégés

Toutes les espèces d’amphibiens indigènes sont protégées par la loi. Une autorisation est nécessaire pour pouvoir les capturer, les transporter, les vendre, voire les tuer. Ainsi, une personne agacée par les coassements sonores d’une grenouille dans la mare de son jardin ne peut la pêcher sans autorisation.

Erdkröte Raphael Mettler

Les pesticides affaiblissent voire tuent les amphibiens

Les amphibiens ont une peau perméable et absorbent à travers elle les substances de leur environnement – malheureusement aussi les pesticides. Ces derniers peuvent affaiblir voire tuer ces animaux. Par exemple, des études scientifiques ont démontré que le «Roundup», un produit contre les mauvaises herbes vendu en Suisse, peut s’avérer mortel pour les têtards et les jeunes amphibiens. Par conséquent, n’utilisez pas de pesticides dans votre jardin !

Grenouilles et tritons autour de sa maison

Y a-t-il un étang près de chez vous? Il est bien possible que des grenouilles, des tritons, des crapauds ou des salamandres vivent autour de votre maison. Contribuez à leur bien-être. Retrouvez les conseils de Pro Natura dans son dépliant «Des amphibiens autour de sa maison».

Un concert de grenouilles à l’écran

Nos projets pour les amphibiens

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Photo de presse zone d’estivage broyée
02.05.2023 Alpes

La réglementation en matière de broyage des végétaux menace la biodiversité dans les régions alpines

En réponse à la consultation sur le train d’ordonnances agricoles 2023, Pro Natura critique la réglementation proposée en matière de broyage des végétaux dans les zones d’estivage. Cette technique de débroussaillage et d’entretien des pâturages utilise des machines très puissantes qui défigurent les paysages et mettent en danger des populations d’insectes déjà menacées. Plutôt que de lourdes interventions qui entraînent une charge administrative supplémentaire, les Alpes ont besoin de concepts régionaux ciblés pour relever les défis qui se présentent à elles.

Pro Natura approuve une grande partie des modifications du nouveau train d’ordonnances agricoles 2023. Cependant, «à l’heure où la biodiversité est en crise, la réglementation proposée en matière de broyage des végétaux dans les zones d’estivage constitue un retour en arrière inacceptable et doit être rejetée», martèle Marcel Liner, expert en politique agricole chez Pro Natura.

Absence de base scientifique

Les machines à broyer modernes se présentent comme des tondeuses à gazon surdimensionnées ou sont traînées par des tracteurs. Leur passage ravage les sols fragiles des pâturages de montagne, jusqu’ici largement préservés. Les photos des terrains où la végétation a été broyée révèlent l’impact désastreux d’une utilisation inadaptée de ces machines sur de larges surfaces: des sols éventrés et des arbustes nains déchiquetés dans des alpages qui étaient proches de l’état naturel. «Au-delà de l’aspect inesthétique, qui nuit au tourisme, ce procédé est fortement dommageable pour la biodiversité et les sols», critique Marcel Liner. Il manque par exemple dans le projet de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) des études scientifiques sur les conséquences de ces pratiques pour les populations d’insectes, déjà grandement menacées dans l’arc alpin.

Charge administrative supplémentaire

«En présentant ce projet inabouti de broyage des végétaux dans les zones d’estivages, l’OFAG cède à la pression de quelques cantons», déplore Marcel Liner. La distinction prévue entre entretien des pâturages et débroussaillage n’est guère applicable dans la pratique. Elle ne fera que compliquer la tâche des administrations cantonales. Pour Pro Natura, il convient en premier lieu de protéger les pâturages alpins contre l’embroussaillement et l’enfrichement. «C’est ce que prévoit déjà l’ordonnance sur les paiements directs», rappelle l’expert. «La tendance à des exploitations toujours plus grandes et moins nombreuses entraîne un déficit de main-d’œuvre, moins de biodiversité et une diminution des cheptels de chèvres et de bovins adaptés à la montagne.»

Des concepts régionaux pour les Alpes

L’utilisation de machines ne peut être l’unique solution aux défis globaux que doit relever l’économie alpestre. Il faut élaborer des concepts régionaux pour identifier les alpages qui pourront continuer à être pâturés ces prochaines décennies, ceux où les animaux sont présents en suffisance et ceux dont il vaut mieux abandonner l’exploitation. Pro Natura s’oppose pour cette raison à la nouvelle réglementation de l’OFAG en matière de broyage des végétaux. L’expert agricole Liner souligne: «Nous avons d’abord besoin d’une discussion de fond sur l’avenir de l’économie alpestre.»

Informations complémentaires :

Contacts :

  • Marcel Liner, responsable des questions de politique agricole, @email, 061 317 92 40
  • Leo Richard, chargé communication médias, @email, 079 378 37 11

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Communiqué de presse sur la réponse à la consultation sur le train d’ordonnances agricoles 2023

Trockenes Flussbett im Val Cama
27.04.2023 Biodiversitätskrise

Die stärkste Verbündete im Kampf gegen die Klimaerhitzung: die Natur

Wasserknappheit im Frühling, Hitzewellen im Sommer und Schneemangel im Winter. Die Folgen der Klimaerhitzung bedrohen Mensch und Natur. Im Kampf gegen die Klimakrise ist die Natur aber nicht nur Opfer, sondern auch Verbündete. Intakte Naturräume speichern Wasser und CO2, sind Hochwasserschutz und Hitzepuffer. Effektiver Klimaschutz braucht Naturschutz und umgekehrt. Deshalb sagt Pro Natura JA zum Klimaschutzgesetz am 18. Juni.

Die Erde erwärmt sich rapide, Niederschläge verändern sich, Dürreperioden, Hitzewellen und Überschwemmungen nehmen auch hierzulande zu. Bereits im April wird dieses Jahr in mehreren Schweizer Kantonen der Wasserverbrauch eingeschränkt. Was bedeuten solche Veränderungen für die Natur? Was für uns Menschen? Und was hat das Ganze mit dem Klimaschutzgesetz zu tun?

«Wir müssen Lebensgemeinschaften stärken»

«Die Klimaerhitzung verändert die Entwicklung, Verbreitung und Zusammensetzung unserer Natur», erklärt Urs Tester Abteilungsleiter Biotope und Arten bei Pro Natura. Der Winter wird kürzer, Blumen blühen, bevor ihre Bestäuber aktiv sind und Zugvögel finden bei der Ankunft zu wenig Nahrung für ihren Nachwuchs. «So geraten natürliche Abläufe wie Bestäubung und Fortpflanzung durcheinander, von denen auch wir Menschen abhängig sind». 
Gleichzeitig finden kälteangepasste Tier- und Pflanzenarten immer weniger Lebensraum und flüchten – wenn sie können – in höhere oder nördlichere Gebiete, während wärmeangepasste Arten häufiger werden. Auch die Bedrohung durch invasive Pflanzen- und Tierarten, die meist klimaresistenter sind, steigt. «Die akute Biodiversitätskrise wird von der Klimakrise noch verschärft. Die Erhitzung schreitet schnell voran und unsere Verhaltensveränderung wirkt erst zeitlich verzögert», so Tester. «Unter diesen Bedingungen macht es keinen Sinn einzelne Arten zu konservieren. Wir müssen den Zustand von Lebensräumen wie beispielsweise Flusslandschaften verbessern und damit die Lebensgemeinschaften von Tieren und Pflanzen stärken. Davon profitiert auch das Klima.»  

Mit einem JA Klima- und Biodiversitätskrise gemeinsam angehen

«In der Bekämpfung von Klima- und Biodiversitätskrise gilt es ganzheitlich zu denken», betont auch Michael Casanova Energie- und Gewässerschutzexperte bei Pro Natura. «Beide haben denselben Ursprung: die massive Verschwendung von Ressourcen und Energie unserer Hyperkonsumgesellschaft». Mit dem klar definierten CO2-Absenkpfad, der Förderung von Effizienzmassnahmen, der nachhaltigeren Gestaltung der Finanzflüssen und Massnahmen zur Klimaanpassung legt das Klimaschutzgesetz den Grundstein zu deren Bekämpfung. «Wenn wir die Natur schützen, fördern und sparsam mit ihren Ressourcen umgehen, schützen wir auch das Klima», so Casanova. Intakte Wälder, Auen und Moore speichern CO2 und Wasser sind Hochwasserschutz und Hitzepuffer. Im Kampf gegen die Klimaerhitzung ist die Natur damit unsere stärkste Verbündete. «Ohne Naturschutz gibt es keinen Klimaschutz und ohne Klimaschutz keinen Naturschutz», unterstreicht der Experte. Ein JA zum Klimaschutzgesetz am 18. Juni ist daher auch ein JA zu unserer Natur.

Weitere Informationen:

Kontakt:

  • Urs Tester, Abteilungsleiter Biotope & Arten, 061 317 91 36, @email 
  • Michael Casanova, Projektleiter Gewässerschutz- und Energiepolitik, 061 317 92 29, @email 
  • Nathalie Rutz, Medienverantwortliche, 079 826 69 47, @email 

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Headerfoto © Matthias Sorg

Lit de ruisseau à sec dans le Val Cama
27.04.2023 Crise de la biodiversité

La nature est notre plus puissante alliée pour lutter contre le dérèglement climatique

Pénurie d’eau au printemps, canicules en été, absence de neige en hiver. Les conséquences du réchauffement climatique menacent l’être humain et la nature. Mais celle-ci n’est pas qu’une victime, c’est aussi notre alliée contre la crise du climat. Les écosystèmes intacts captent l’eau et le CO2, sont des remparts contre les inondations et ont une action régulatrice lors des vagues de chaleur. Pour protéger efficacement le climat, il faut protéger la nature, et vice-versa. Ainsi, Pro Natura dit résolument oui à la loi climat soumise au vote populaire le 18 juin.

Les températures augmentent en Suisse, les régimes de précipitations se modifient.  Sécheresses, canicules et inondations deviennent plus fréquentes partout sur la planète. Cette année, plusieurs cantons suisses ont limité la consommation d’eau dès le mois d’avril. Que signifient tous ces changements pour la nature? Et pour nous, êtres humains? Et quel est le lien avec la loi climat? 

«Nous devons renforcer les biocénoses»

«Le réchauffement du climat modifie le développement, la répartition et la composition des espèces qui constituent notre  nature», explique Urs Tester, responsable de la division Biotope et espèces chez Pro Natura. Les hivers raccourcissent, les plantes fleurissent avant l’apparition des pollinisateurs et les oiseaux migrateurs manquent de nourriture pour leur nichée lorsqu’ils arrivent chez nous. «Les cycles naturels comme la pollinisation et la reproduction sont perturbés. Or l’humanité en est elle aussi dépendante.» 

Dans le même temps, les espèces d’animaux et de plantes habituées au froid trouvent toujours moins d’habitats adaptés et doivent chercher refuge en altitude ou dans des régions plus septentrionales – quand elles le peuvent! Elles sont remplacées par des espèces qui supportent mieux la chaleur. Résistantes au dérèglement climatique, les espèces envahissantes gagnent du terrain. «La crise climatique aggrave la crise aiguë de la biodiversité. Le réchauffement progresse rapidement et les changements de comportement agissent avec un temps de retard», déplore Urs Tester. «Dans ces conditions, il est peu judicieux de protéger les espèces une à une, sans préserver leur milieu. Nous devons améliorer l’état de leurs habitats, par exemple les paysages alluviaux, et renforcer les biocénoses dans lesquelles s’inscrivent toutes les espèces d’animaux et de plantes. Cela bénéficie également au climat.»

Voter oui pour combattre la crise du climat ET de la biodiversité

«Lutter contre la crise du climat et celle de la biodiversité nous oblige à penser de façon globale», souligne Michael Casanova, expert de l’énergie et de la protection des eaux chez Pro Natura. «Ces deux crises ont une seule et même origine: le gaspillage massif des ressources naturelles et de l’énergie dans notre société de consommation effrénée». Avec une trajectoire de réduction du CO2, des mesures pour encourager l’efficacité énergétique et l’adaptation au changement climatique, ainsi qu’une réorientation des flux financiers non durables, la loi climat est un premier pas nécessaire. Michael Casanova rappelle encore «en protégeant et en promouvant la nature, en utilisant ses ressources de manière plus responsable, nous protégeons aussi le climat». Les forêts, zones humides et marécages intacts absorbent le CO2. Les cours d’eau sont des remparts contre les inondations et régulent les pics de chaleur. Dans la lutte contre le changement climatique, la nature est notre plus puissante alliée. «On ne peut pas protéger le climat sans protéger la nature, et cela est vrai dans les deux sens», martèle l’expert. Dire oui à la loi climat le 18 juin, c’est dire oui à notre nature. 

Informations complémentaires:

Contact:

  • Leo Richard, chargé de communication Pro Natura, tél. 079 378 37 11, @email

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Photo de presse © Matthias Sorg

Symbolbild Nationalratssaal
26.04.2023 Umweltpolitik

Landschaftsinitiative begrüsst die Verbesserungen im RPG2

Die Umweltkommission des Nationalrats (UREK-N) hat ihre Beratungen zur Revision des Raumplanungsgesetzes (RPG2) betreffend das Bauen ausserhalb der Bauzonen abgeschlossen. Die Initiantinnen und Initianten der Landschaftsinitiative begrüssen die Kommissionsbeschlüsse, soweit sie bekannt sind, insbesondere die Ziele zur Stabilisierung des Bauens im Nichtbaugebiet und deren Umsetzung. Die Landschaftsinitiative ist erfreut, dass die UREK-N die Vorlage im Vergleich zur Fassung des Ständerats in wichtigen Punkten verbessert hat.

Bekräftigung des Stabilisierungsziels

Die Kommission bekennt sich zu den Stabilisierungszielen bezüglich der Anzahl Gebäude und der versiegelten Fläche ausserhalb der Bauzonen. Diese Ziele und deren Umsetzung sind entscheidend für Landschaftsschutz, Baukultur und Biodiversität. Damit übernimmt die UREK-N wie der Ständerat das wichtigste Anliegen der Landschaftsinitiative, wenngleich in abgeschwächter Form. Die Landschaftsinitiative begrüsst auch, dass die Kommission neue und weitergehende Ausnahmebestimmungen ablehnt, etwa im Artikel 16a betreffend zonenfremde Bauten und Anlagen in der Landwirtschaftszone. 
Im Gegensatz zum Ständerat hat die UREK-N in ihrer März-Sitzung die weitgehende Umnutzung schlecht erschlossener Landwirtschaftsgebäude in (Ferien-)Wohnungen abgelehnt, indem sie Art. 8c 1bis strich. Die Landschaftsinitiative begrüsst weitere Beschränkungen des "Gebietsansatzes". Es ist auch erfreulich, dass die Kommission in Artikel 24bis anstrebt, dass die Standorte für Infrastrukturanlagen ausserhalb der Bauzonen gebündelt werden sollen.  
Enttäuschend ist hingegen, dass sich bei Artikel 24quater die Kommissionsmehrheit gegen föderalistische Möglichkeiten zum Landschafts- und Kulturlandschutz ausgesprochen hat.

Offene Fragen 

Dass die Kommission diese Fassung ohne Gegenstimme verabschiedet hat, ist ein gutes Zeichen. Einige Punkte bleiben aber nach Abschluss der Kommissionsarbeit noch offen und können aufgrund der Medienmitteilung nicht abschliessend beurteilt werden.  
Die Initiative appelliert an den Nationalrat, die knappen Kommissionsentscheide im Sinne von Natur, Landschaft und Kulturland umzusetzen. Kritische Fragen stellen sich z.B. noch zu Artikel 37a Abs. 2 zu weiteren Ausnahmen betreffend Abriss, Wiederaufbau und Erweiterung von Beherbergungsbetrieben ausserhalb der Bauzonen.  

Valabler Kompromiss

«Die Beschlüsse der UREK-N sind gegenüber der Fassung des Ständerats ein deutlicher Fortschritt. Wenn die Vorschläge der Kommissionsmehrheit bis zur Schlussabstimmung Bestand haben, bringt das revidierte Gesetz mit seinen Stabilisierungszielen inklusive deren griffiger Umsetzung Verbesserungen für die Landschaft, den Kulturlandschutz, die Baukultur und die Biodiversität», sagt Elena Strozzi, Geschäftsleiterin des Trägervereins Landschaftsinitiative.  
Die Einzelheiten der Kommissionsarbeit sind noch nicht bekannt. Die Initiantinnen und Initianten werden das RPG2 insgesamt beurteilen, sobald der Gesetzestext mit den Entscheiden der UREK-N vorliegt. Die Landschaftsinitiative wird die Debatte im Nationalrat und die entscheidende Differenzbereinigung genau mitverfolgen. Wenn der Nationalrat die bisher bekannten Vorschläge seiner Kommission ohne wesentliche Abstriche übernimmt, geht dieser Kompromiss zur Erreichung der Ziele der Landschaftsinitiative in die richtige Richtung.  

Kontakte

  • Pro Natura: Urs Leugger-Eggimann, Geschäftsleiter, Präsident Trägerverein, @email, Tel. 079 509 35 49 
  • BirdLife Schweiz: Jan Schudel, Projektleiter Politik, Tel. 076 479 98 78 
  • Stiftung Landschaftsschutz Schweiz:  Raimund Rodewald, Geschäftsleiter, Tel. 079 133 16 39 
  • Schweizer Heimatschutz:  Patrick Schoeck, Leiter Baukultur, Tel. 079 758 50 60 
  • Kampagnenverantwortliche Landschaftsinitiative:  Elena Strozzi, @email, Tel. 079 555 33 79  

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Medienmitteilung des Trägervereins «Ja zu mehr Natur, Landschaft und Baukultur»

Symbolbild Nationalratssaal
26.04.2023 Politique environnementale

L’Initiative paysage salue les améliorations à la LAT2

La Commission de l’environnement du Conseil national (CEATE-N) a désormais terminé les délibérations sur la deuxième révision de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT2) concernant la construction hors zones à bâtir. Les initiant·e·s de l’Initiative paysage sont satisfait·e·s des décisions prises par la commission, dans la mesure où elles sont connues jusqu’à présent, en particulier les décisions concernant les buts de stabilisation des constructions hors zones ainsi que leur mise en œuvre. L’Initiative paysage se réjouit de voir que la commission a apporté des améliorations sur d’importants points par rapport à la version du Conseil des Etats.

Ancrage des objectifs de stabilisation 

La commission soutient les objectifs de stabilisation du nombre de bâtiments et de la surface imperméabilisée hors zones à bâtir. Cet objectif et sa mise en œuvre sont décisifs pour la protection du paysage, du patrimoine bâti et de la biodiversité. Avec cela, la CEATE-N, comme le Conseil des Etats avant elle, reprend une des principales revendications de l’Initiative paysage, sous une forme atténuée. L’Initiative paysage salue aussi que la commission se soit positionnée contre de nouvelles dispositions dérogatoires supplémentaires, par exemple dans l’art. 16a, concernant les installations et constructions non conformes à l’affectation de la zone agricole. 

A l’inverse du Conseil des Etats, la CEATE-N a rejeté lors de séance du 29 mars la proposition qui prévoyait d’autoriser la rénovation sans limite de bâtiments agricoles en bâtiments de résidence (surtout secondaire), en biffant l’article 8c 1bis. L’Initiative paysage salue cette décision, tout comme les restrictions supplémentaires à “l’approche territoriale” décidées par la commission. 
Il est également réjouissant de constater qu’avec l’article 24bis, la commission cherche à ce que les installations infrastructurelles hors zones à bâtir soient regroupées autant que possible. 
Par contre, l’Initiative paysage déplore qu’à l’article 24quater, la majorité de la commission s’est prononcée contre des possibilités fédéralistes de protection des paysages et des terres cultivables.

Questions en suspens

Que la commission ait accepté cette version sans opposition est un bon signe. Des points importants restent toutefois en suspens à l’issue des travaux de la commission et il n’est pas possible de tirer des conclusions définitives sur la base seule du communiqué de presse de la CEATE-N.  
L’Initiative appelle le Conseil national à mettre en œuvre les décisions prises de justesse par la commission dans le sens de la protection de la nature, du paysage et des terres cultivables. Il y a encore des points critiques qu’il convient de régler, par exemple par rapport à l’article 37, al. 2, relatif à des exceptions supplémentaires concernant la démolition, la reconstruction et l’agrandissement d’établissements d’hébergement situés hors zones. 

Compromis valable 

« Les décisions de la CEATE-N représentent un net progrès par rapport à la version du Conseil des Etats. Si les propositions de la majorité de la commission sont maintenues jusqu’au vote final, la loi révisée et ses objectifs de stabilisation, y compris leur mise en œuvre efficace, apporteront des améliorations pour le paysage, la protection des terres cultivables, la culture du bâti et la biodiversité », déclare Elena Strozzi, responsable du secrétariat de l’Initiative paysage. 

Les détails du travail de la commission ne sont pas encore connus. Les initiant·e·s évalueront la LAT2 dans son ensemble lorsque le dépliant avec les propositions de la CEATE-N sera disponible. L’Initiative paysage sera très attentive aux débats au Conseil national et à l’étape décisive de l’élimination des divergences. Cependant, si le Conseil national reprend les propositions à ce jour connues de sa commission sans faire de concessions importantes, ce compromis pour atteindre les objectifs de l’Initiative paysage va dans la bonne direction. 

Contacts:

  • Pro Natura : Sarah Pearson Perret, secrétaire romande, @email, tél. 079 688 72 24 
  • BirdLife Suisse : Jan Schudel, chargé de projet politique, tél. 076 479 98 78 
  • Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage :  Raimund Rodewald, directeur, tél. 079 133 16 39 
  • Patrimoine suisse :  Patrick Schoeck, responsable culture du bâti, tél. 079 758 50 60 
  • Responsable de la campagne Initiative paysage :  Elena Strozzi, @email, tél. 079 555 33 79  

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Communiqué aux médias de l’association de soutien à l’Initiative paysage

Isabella und Laudo Albrecht auf der Hohfluh, am Rande des Aletschgletschers
22.05.2023 Biodiversitätskrise

Ein Gespräch über schmelzende Gletscher und die Klimakrise

Weltweit schmelzen die Gletscher in besorgniserregendem Ausmass. Gegen die Ursache, die Klimakrise, wird kaum etwas unternommen. Dies obwohl die Klimaextreme von Jahr zu Jahr weltweit zunehmen. Isabella und Laudo Albrecht leiteten 35 Jahre lang das Pro Natura Zentrum Aletsch am Rande des grössten Gletschers der Alpen. Sie erzählen während einer Wanderung von den Veränderungen, die sie in diesen Jahren beobachteten.

Gebirgsgletscher gelten weltweit als wichtige Indikatoren für Änderungen des Klimas. So auch in der Schweiz mit ihren heute noch 1400 Gletschern. Viele von ihnen werden in Folge der Klimakrise in den kommenden Jahrzehnten schrumpfen und verschwinden.

Seit Laudo Albrecht als junger Mann zum Aletschgletscher gewandert ist und in seinem Leben tausende Stunden an dessen Rand verbracht hat, schrumpft der Gletscher und dies in den vergangenen Jahren zunehmend schneller.

Die Geschwindigkeit der globalen Gletscherschmelze ist ohne Beispiel in der Erdgeschichte

Was auf den ersten Blick gar nicht so schlimm scheint, hat weitreichende Folgen für uns Menschen und die Biodiversität. Mit der Gletscherschmelze fliesst das in den Gletschern gebundene Wasser ins Meer und geht als Trinkwasserspeicher und für die Natur verloren. Folgen sind:

  • Trockene Flüsse
  • Sinkender Grundwasserspiegel
  • Wassermangel
  • Dürrekatastrophen

Der Öffentlichkeit wenig bekannt scheint, dass ein vollständiges Abtauen der Gletscher nicht mehr zu verhindern ist, wenn Gletscher zu viel ihrer Masse verloren haben. Dies ist bei einigen Gletschern in der Schweiz schon heute so weit. Sie sind schon verschwunden oder werden in den kommenden Jahren verschwinden.

Das Pro Natura Zentrum Aletsch forscht und misst

Seit 1992 misst das Pro Natura Zentrum Aletsch die Abschmelzung des Aletschgletschers. Dafür bohren die Mitarbeitenden drei Mal pro Sommer eine Messstange in den Gletscher. Jedes Mal, wenn sie auf einer Gletschertour bei der Messstelle vorbeiwandern, wird der neue Stand der Eisoberfläche mit einem Klebeband markiert und mit dem Datum versehen. Durchschnittlich schmelzen im Sommer 10 – 12 Zentimeter pro Tag ab.

Auf der Hohfluh beginnt unsere Wanderung, unser Gespräch mit Blick auf den Aletschgletscher und die umliegenden Berggipfel. An diesem sonnigen, freundlichen Tag weist hier oben auf den ersten Blick nichts auf die Klima- und Biodiversitätskrise hin. Im Gespräch mit Isabella und Laudo wird aber schnell klar, dass der schöne Schein trügerisch ist.

Rückgang des Aletschgletschers zwischen 2001 und 2022

Aletschgletscher im Jahr 2022 vom Aletschkopf aus fotografiert
Aletschgletscher im Jahr 2001 vom Aletschkopf aus fotografiert
© Laudo Albrecht

Die Folgen für die Natur, die Biodiversität bleiben nicht aus

Isabella Albrecht weist im Gespräch darauf hin, dass sich die Pflanzen der Alpen über sehr lange Zeit an die harschen Bedingungen ihres Lebensraums angepasst haben.

«Lange Winter, kurze Sommer, wenig Nährstoffe und viel Sonneneinstrahlung prägen den Lebensraum der artenreichsten Wiesen und Weiden der Schweiz. Durch die Klimaerwärmung wird sich die Zusammensetzung der Vegetation ändern. Wärmeliebende Pflanzen aus tieferen Höhenstufen, können auch in höheren Lagen gut wachsen, wenn das Klima in den Höhen wärmer wird. Sie werden dadurch alpine Arten nach oben verdrängen. Die von den Pflanzen abhängigen Tierarten werden mitwandern müssen. Auf den Bergspitzen ist jedoch weniger Platz vorhanden; die verbleibenden Lebensräume werden deshalb immer kleiner für unsere prächtige alpine Flora werden.»

Stängellose Leimkraut (Silene acaulis), eine typische Polsterpflanze alpiner Rasen Matthias Sorg
Stängellose Leimkraut (Silene acaulis), eine typische Polsterpflanze alpiner Rasen.

Ohne Tannenhäher keine Arven

Die Arve ist ein extrem frostharter, knorriger, langsam wachsender Baum. Steigen die Temperaturen wird sie durch konkurrenzstarke Baumarten wie die Fichte verdrängt. Diese wird heute schon durch die Klimakrise aus dem Mittelland verdrängt. Arven können sich nur sehr langsam in höhere Lagen ausbreiten. Denn ihre Samen werden nur durch den Tannenhäher verteilt. Sie ist zur Verbreitung auf diesen Alpenvogel angewiesen. Dieser scheint aber der bisherigen Baumgrenze treu zu bleiben und nur wenige Samen in höhere Lagen zu tragen. Möglicherweise kann die Arve somit nicht schnell genug nach oben wandern und ist der Konkurrenz durch Baumarten aus tieferen Lagen ausgeliefert.

Die Veränderungen der Pflanzengesellschaften auf den Berggipfeln aufgrund der Klimakrise werden weltweit mit dem internationalen Projekt «GLORIA» untersucht, an dem sich auch die Schweiz beteiligt.

Tannenhäher sitzt auf Arve im Aletschwald Matthias Sorg
Tannenhäher auf Arve im Aletschwald.

Drohende Wohnungsnot bei den Murmeltieren

Laudo Albrecht kennt alle Murmeltierkolonien im Gebiet Rieder- und Bettmeralp. Am Schluss unserer Wanderung führt er uns an einer kleinen Kolonie am Rande der Riederalp vorbei. Laudo erklärt: «Murmeltiere haben keine Schweissdrüsen und können nicht schwitzen. An heissen Tagen beschränken sie ihre Aktivitäten deshalb und verweilen in ihren kühlen Erdhöhlen. Dadurch bleibt ihnen aber weniger Zeit, um das benötigte Fettpolster für den Winter anzufressen.»

Ungenügende Fettreserven können im Winterschlaf aber tödlich sein. Auch die Murmeltiere werden daher in höhere Lagen ausweichen müssen, wo die Sommertage noch kühler sind. Nur werden sie dort mit zunehmender Höhe immer weniger brauchbaren Untergrund für ihre Erdhöhlen finden. Der Fels wird ihren Höhlenbau verunmöglichen.

Murmeltier liegt ausserhalb seines Baus an der Sonne Matthias Sorg
Murmeltier liegt im Frühjahr an der Sonne.
Aletschgletscher im Sommer 2020
«Der Gletscher verabschiedet sich von uns langsam aber sicher wie ein schwer kranker Mensch.»
- Laudo Albrecht

Unser Gespräch zeigt: Es braucht eine Wende

Die Klimakrise verändert unsere Umwelt: Am Schwinden der Gletscher weltweit, sieht man dies ganz deutlich. Mit was für Herausforderungen künftige Generationen kämpfen müssen, ist schwer abzuschätzen. Denn die Wechselwirkungen zwischen Klima und Ökosystemen sind komplex und vielfältig. Wie lange können wir noch damit zuwarten wirksame Massnahmen zu ergreifen? Der Klimakrise entgegenwirken und das Schmelzen der Gletscher verlangsamen können wir heute schon, indem wir:

  • Fossile Energien durch erneuerbare ersetzen
  • Den Energieverbrauch gesamthaft stark reduzieren
  • Lebensräume, die CO2 aufnehmen und binden (z.B. Wälder, Flachmoore), pflegen und schützen
  • Uns politisch für Klima- und Naturschutz engagieren.

Hintergrundinformationen

1. Warum wird es immer wärmer?

Werden fossile Brennstoffe verbrannt, entsteht Kohlendioxid CO2. Durch dieses CO2, sowie durch die Freisetzung weiterer Treibhausgase wie Methan, Lachgas oder synthetische Gase, wird der Treibhauseffekt verstärkt und die Temperaturen steigen. Die Emissionen sind vor allem vom Menschen verursacht. Sie haben in den letzten Jahrzehnten derart zugenommen, dass wir heute von einer massiven Klimaerwärmung in kurzer Zeit sprechen. Der grösste Teil der Treibhausgasemissionen in der Schweiz stammt übrigens aus dem Verkehr (31% durch den Verkehr, ohne internationalen Flug- und Schiffsverkehr. Quelle: BAFU).

Der Treibhauseffekt

Ein Teil der kurzwelligen Sonnenstrahlung durchdringt die Atmosphäre, wird von der Erdoberfläche aufgenommen und dann als langwellige Strahlung wieder abgegeben. Treibhausgase verhindern, dass die langwellige Strahlung die Atmosphäre erneut zu durchdringen vermag. Dadurch werden die unteren Schichten der Atmosphäre und die Erdoberfläche erwärmt. Grundsätzlich ist der Treibhauseffekt also etwas Natürliches; ohne ihn wäre es deutlich kühler und ein Leben auf der Erdoberfläche nicht möglich.

2. Prognose für die Schweiz

Die bereits beobachtbaren Veränderungen zeigen: Wir sind mittendrin im Klimawandel. Die Schweiz muss sich auf trockenere Sommer, heftigere Niederschläge, mehr Hitzetage und schneeärmere Winter gefasst machen. In den Alpen erwarten die Forschenden einen besonders starken Anstieg der Temperatur: Über Landmassen ist die Erwärmung stärker als im globalen Mittel. Je mehr nun die Gletscher schmelzen, desto mehr Landmassen werden freigegeben. Entsprechend nimmt die Erwärmung zu.

Weitere Informationen zu den Schweizer Klimaszenarien CH2018 finden auf der Website des «National Centre for Climate Services NCCS».

MeteoSchweiz zeigt auf der nachfolgenden Grafik für jedes Jahr von 1864 bis 2018 eine kleine Schweizer Karte, auf der die Temperaturabweichung vom Mittel der Jahre 1961-1990 zu sehen ist. © MeteoSchweiz

Grafik des Bundesamts für Meteorologie und Klimatologie auf der die Temperaturabweichung vom Mittel der Jahre 1961-1990 zu sehen ist
3. Die Zukunftsszenarien

Niemand weiss, wie sich das Klima in Zukunft entwickeln wird. Deshalb arbeiten die Wissenschaftler mit verschiedenen Szenarien und fragen sich zum Beispiel: Wie sieht der Gletscher gegen Ende des Jahrhunderts aus? Die Eismassen werden deutlich länger erhalten bleiben, wenn konsequenter Klimaschutz betrieben wird und die Emissionen stark reduziert werden. Damit lässt sich die Erwärmung wahrscheinlich auf 2 Grad begrenzen, wie es im Pariser Abkommen als Ziel formuliert ist.

Weitere Informationen zu den Schweizer Klimaszenarien CH2018 finden auf der Website des «National Centre for Climate Services NCCS».

4. Die Gletscherschmelze: immer schneller und schneller

Der Grosse Aletschgletscher ist ein eindrücklicher Gradmesser für die Änderungen des Klimas: Im Laufe der Zeit reagierte er auf Warm- und Kaltzeiten durch Rückzüge beziehungsweise Vorstösse. Seit den 1980er Jahren schmelzen aber die Gletscher schneller als davor. So auch der Grosse Aletschgletscher. Dies ist eine direkte Auswirkung der aktuellen Klimaerwärmung.

Während die Änderungen in der Länge des Gletschers von Jahr zu Jahr sehr unterschiedlich sein können, ergibt sich ein klarer Trend, wenn der Schwund der einzelnen Jahre aufsummiert wird: Der Rückgang nimmt stetig zu.

5. Fakten und Zahlen zum Aletschgletscher

Mit fast 80 km2 Fläche ist der Grosse Aletschgletscher der grösste Gletscher der Alpen. Im ihm sind rund 20% des Eisvolumens der Schweiz gespeichert. Nun könnten wir annehmen, dass der Aletschgletscher aufgrund seiner Grösse der Klimakrise am besten trotzt. Dies ist aber nicht der Fall. Der Gletscher ist viel zu gross für das heutige Klima und wird sich auch im Fall eines starken Klimaschutzes massiv zurückziehen. Bis im Jahr 2100 wird er über die Hälfte seines Volumens verlieren. Bis 2050 geschieht dies nahezu unabhängig von der weiteren Klimaentwicklung. Ab etwa 2040 dürfte ein erster von vielen Seen im tief eingeschnittenen Tal unter dem Aletschgletscher zum Vorschein kommen. Die neuen Seen werden von da an die Landschaft prägen. Wenn wir die Klimakrise in den Griff bekommen, kann sich das Gletscherende bis ins Jahr 2100 stabilisieren, allerdings erst rund 10 km talaufwärts von der heutigen Position. Ohne griffigen Klimaschutz hingegen könnte sich um etwa 2080 am Konkordiaplatz ein riesiger Gletschersee bilden. In diesem Extremszenario bleibt sogar am Jungfraujoch kein Eis mehr übrig.

Visualisierung des Tagesanzeigers

Isabella et Laudo Albrecht à Hohfluh, au bord du glacier d’Aletsch
22.05.2023 Crise de la biodiversité

Un entretien sur la fonte des glaciers et la crise climatique

Dans le monde entier, les glaciers fondent dans des proportions inquiétantes. Cependant, rien ou presque n’est entrepris pour lutter contre la crise climatique, qui en est la cause. Et ce, bien que les extrêmes climatiques augmentent d’année en année à l’échelle mondiale. Isabella et Laudo Albrecht ont dirigé pendant 35 ans le Centre Pro Natura d’Aletsch, à proximité du plus grand glacier des Alpes. Lors d’une randonnée, ils s’expriment sur les changements observés au cours de ces années.

Les glaciers de montagne sont considérés dans le monde entier comme des indicateurs importants des changements climatiques. C’est également le cas en Suisse, qui compte aujourd’hui encore 1400 glaciers. Nombre d’entre eux vont reculer et disparaître dans les décennies à venir en raison de la crise climatique. 

Laudo Albrecht se rend au glacier d’Aletsch depuis qu’il est jeune homme. Il a passé des milliers d’heures dans cette région au cours de sa vie et a pu voir le glacier se retirer, à un rythme toujours plus rapide ces dernières années. 

Une vitesse de la fonte sans précédent

Ce phénomène qui ne semble pas si grave à première vue a pourtant des conséquences importantes pour nous et pour la biodiversité. Avec la fonte des glaciers, l’eau retenue dans les glaciers gagne la mer. On perd ainsi un important réservoir d’eau potable pour nous et pour la nature. Les conséquences sont les suivantes:

  • assèchement des rivières
  • baisse du niveau des nappes phréatiques
  • pénurie d’eau
  • sécheresses dramatiques

Le grand public ignore souvent que la fonte complète des glaciers ne peut plus être évitée lorsqu’ils ont perdu une trop grande partie de leur masse. C’est déjà le cas pour certains glaciers de Suisse. Ils ont déjà disparu ou vont disparaître dans les années à venir. 

Mesures du Centre Pro Natura d’Aletsch 

Le Centre Pro Natura d’Aletsch mesure la fonte du glacier d’Aletsch depuis 1992. Pour ce faire, ses collaboratrices et collaborateurs insèrent trois fois dans l’été une barre de mesure dans le glacier. Chaque fois qu’ils passent devant le point de mesure lors d’une randonnée sur le glacier, ils marquent le nouveau niveau de la surface de la glace avec un ruban adhésif et indiquent la date. En moyenne, 10 à 12 centimètres de glace fondent chaque jour en été. 

C’est à Hohfluh que commence notre randonnée et notre entretien avec vue sur le glacier d’Aletsch et les sommets environnants. En cette journée ensoleillée et conviviale, rien n’indique à première vue la crise du climat et de la biodiversité. Mais en discutant avec Isabella et Laudo, on se rend vite compte que les apparences sont trompeuses. 

Recul du glacier d’Aletsch entre 2001 et 2022 

Aletschgletscher im Jahr 2022 vom Aletschkopf aus fotografiert
Aletschgletscher im Jahr 2001 vom Aletschkopf aus fotografiert
© Laudo Albrecht

Des conséquences pour la nature et la biodiversité

Isabella Albrecht souligne au cours de notre entretien que les plantes alpines se sont adaptées pendant très longtemps aux conditions difficiles de leur habitat. 

«De longs hivers, des étés courts, peu de nutriments et beaucoup de rayonnement solaire caractérisent le milieu naturel que sont les prairies et pâturages les plus riches en espèces de Suisse. Le réchauffement climatique va modifier la composition de la végétation. Les plantes thermophiles des étages inférieurs peuvent aussi bien pousser à des altitudes plus élevées si le climat se réchauffe en altitude. Elles vont alors repousser les espèces alpines vers le haut. Les espèces animales qui dépendent de ces plantes devront migrer avec elles. Or, il y a moins de place au sommet des montagnes; les milieux naturels restants pour notre magnifique flore alpine seront donc toujours plus modestes.» 

Stängellose Leimkraut (Silene acaulis), eine typische Polsterpflanze alpiner Rasen Matthias Sorg
Silène acaule (Silene acaulis), une plante tapissante typique des pelouses alpines.

Sans cassenoix mouchetés, pas d’arolles 

L’arolle est un arbre à croissance lente, noueux et extrêmement résistant au gel. Si les températures augmentent, il sera évincé par des essences concurrentes comme l’épicéa, lui-même déjà repoussé du Plateau par la crise climatique. Les arolles ne peuvent se propager que très lentement vers des altitudes plus élevées. En effet, leurs graines ne sont dispersées que par le cassenoix moucheté. L’arolle dépend donc entièrement de cet oiseau alpin. Mais celui-ci semble rester fidèle à la limite actuelle des arbres et ne transporte que peu de graines vers des altitudes plus élevées. Il est donc possible que l’arolle ne puisse pas migrer assez rapidement en altitude et soit livré à la concurrence d’arbres de basse altitude. 

Les modifications des associations végétales sur les sommets de montagne en raison de la crise climatique sont étudiées dans le monde entier par le projet international «GLORIA» auquel la Suisse participe également.

Tannenhäher sitzt auf Arve im Aletschwald Matthias Sorg
Cassenoix moucheté sur un arolle dans la forêt d’Aletsch.

Risque de pénurie de logements chez les marmottes

Laudo Albrecht connaît toutes les colonies de marmottes de la région de Riederalp et Bettmeralp. À la fin de notre randonnée, il nous fait passer devant une petite colonie en bordure de Riederalp et nous explique la chose suivante: «Les marmottes n’ont pas de glandes sudoripares et ne peuvent pas transpirer. Lorsqu’il fait chaud, elles limitent donc leurs activités et restent dans leurs terriers bien frais. Mais cela leur laisse moins de temps pour accumuler les réserves de graisse nécessaires pour l’hiver.»

Or, des réserves de graisse insuffisantes peuvent être fatales au cours de l’hibernation. Les marmottes devront donc elles aussi se déplacer plus haut en altitude afin de trouver des journées d’été encore relativement fraîches. Cependant, le sol rocheux y est bien moins favorable à la construction de leurs terriers. 

Murmeltier liegt ausserhalb seines Baus an der Sonne Matthias Sorg
Marmotte se prélassant au soleil au printemps.
Aletschgletscher im Sommer 2020
«Le glacier nous dit adieu lentement mais sûrement, comme un grand malade.»

- Laudo Albrecht

Notre entretien le démontre: il faut opérer un tournant

La crise climatique modifie notre environnement: le recul des glaciers dans le monde le démontre clairement. Il est difficile d’évaluer les défis auxquels les générations futures devront faire face. Car les interactions entre le climat et les écosystèmes sont complexes et multiples. Combien de temps pouvons-nous encore attendre avant de prendre des mesures efficaces? Il est possible dès aujourd’hui de lutter contre la crise climatique et de ralentir la fonte des glaciers en: 

  • remplaçant les énergies fossiles par des énergies renouvelables
  • réduisant fortement notre consommation d’énergie dans son ensemble
  • entretenant et protégeant les milieux naturels qui absorbent et fixent le CO2 (p. ex. les forêts et les bas-marais)
  • nous engageant politiquement pour la protection du climat et de la nature

Informations de fond

1. Pourquoi le climat se réchauffe-t-il de plus en plus?

La combustion d’énergies fossiles produit du CO2, ou dioxyde de carbone. Ce CO2, ainsi que d’autres gaz à effet de serre comme le méthane, le protoxyde d’azote ou les gaz synthétiques, renforcent l’effet de serre et font monter les températures. Ces émissions sont principalement dues à l’activité humaine. Elles ont tellement augmenté au cours des dernières décennies que nous parlons aujourd’hui d’un réchauffement climatique massif sur une courte période. En Suisse, la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre provient des transports (soit 31%, sans compter les transports aériens et maritimes internationaux. Source: BAFU)

L’effet de serre 

Une partie du rayonnement solaire à ondes courtes traverse l’atmosphère, est absorbée par la surface de la Terre, puis réémise sous forme de rayonnement à ondes longues. Les gaz à effet de serre empêchent le rayonnement à ondes longues de traverser à nouveau l’atmosphère, entraînant un réchauffement des couches inférieures de l’atmosphère et donc de la surface de la Terre. Sur le principe, l’effet de serre est donc un phénomène naturel; sans lui, il ferait bien plus froid et la vie serait impossible à la surface de la Terre. 

2. Prévisions pour la Suisse

Les changements déjà observables le démontrent: nous sommes au cœur du changement climatique. La Suisse doit se préparer à des étés plus secs, à des précipitations plus violentes, à davantage de jours de canicule et à des hivers moins enneigés. Dans les Alpes, les équipes de recherche s’attendent à une augmentation particulièrement forte de la température: sur les masses terrestres, le réchauffement est plus important que la moyenne mondiale. Plus les glaciers fondent, plus il se libère de masses terrestres, ce qui aggrave encore le réchauffement. 

Vous trouverez de plus amples informations sur les scénarios climatiques suisses CH2018 sur le site internet du «National Centre for Climate Services NCCS».

MétéoSuisse présente sur le graphique ci-dessous, pour chaque année de 1864 à 2018, une petite carte de la Suisse sur laquelle on peut voir l’écart de température par rapport à la moyenne des années 1961-1990. © MétéoSuisse

Grafik des Bundesamts für Meteorologie und Klimatologie auf der die Temperaturabweichung vom Mittel der Jahre 1961-1990 zu sehen ist
3. Les scénarios d’avenir

Personne ne sait comment le climat va évoluer dans les années à venir. C’est pourquoi les scientifiques travaillent avec différents scénarios et se demandent par exemple à quoi ressembleront les glaciers à la fin du siècle. Les masses de glace se maintiendront bien plus longtemps si l’on protège systématiquement le climat et si l’on réduit fortement les émissions. Cela permettra probablement de limiter le réchauffement à 2 degrés, comme le prévoit l’objectif de l’Accord de Paris. 

Vous trouverez de plus amples informations sur les scénarios climatiques suisses CH2018 sur le site internet du «National Centre for Climate Services NCCS».

4. La fonte des glaciers, toujours plus rapide

Le grand glacier d’Aletsch est un indicateur frappant des changements climatiques: au fil du temps, il a réagi aux périodes chaudes et froides en se retirant ou en avançant. Mais depuis les années 1980, les glaciers fondent plus rapidement qu’avant. C’est le cas du grand glacier d’Aletsch. Il s’agit d’une conséquence directe du réchauffement climatique actuel. 

Même si les variations de la longueur du glacier peuvent être très différentes d’une année à l’autre, une tendance claire se dégage si l’on additionne l’amenuisement des différentes années: le recul est en constante augmentation. 

5. Faits et chiffres concernant le glacier d’Aletsch

Avec une superficie de près de 80 km2, le grand glacier d’Aletsch est le plus grand glacier des Alpes. Il contient environ 20% du volume de glace de la Suisse. On pourrait croire qu’en raison de sa taille, le glacier d’Aletsch est celui qui résiste le mieux à la crise climatique. Mais ce n’est pas le cas. Le glacier est bien trop grand pour le climat actuel et il va diminuer considérablement même si l’on met en œuvre une importante protection du climat. D’ici à 2100, il perdra plus de la moitié de son volume. Jusqu’en 2050, cette diminution sera quasiment indépendante de l’évolution future du climat. À partir de 2040 environ, le premier de nombreux lacs devrait apparaître dans la vallée profondément encaissée située sous le glacier d’Aletsch. Le paysage sera marqué par de nouveaux lacs à partir de ce moment-là. Si nous parvenons à juguler la crise climatique, l’extrémité du glacier pourra se stabiliser d’ici à 2100, mais seulement à une dizaine de kilomètres en amont de sa position actuelle. En revanche, si aucune protection climatique efficace n’est mise en place, un immense lac glaciaire pourrait se former autour de 2080 à la place Concordia. Dans ce scénario extrême, il ne resterait même plus de glace au Jungfraujoch. 

Visualisation du Tagesanzeiger (en allemand) 

Christian Marti beim Flötenspielen
19.05.2023 Biodiversitätskrise

Vogelstimmen in der Musik

Das Leben komponiert seine eigenen Weisen – davon kann der Biologe und Hobbymusiker Christian Marti ein Lied singen. Ihn haben viele Zufälle zu einem Fachmann für Vogelstimmen in der Musik gemacht.

Bei Christian Marti piepts. Es zwitschert aber auch, trillert und pfeift, wenn der ­Biologe und Hobbymusiker seinen Vortrag «Vogelstimmen und Musik» orchestriert. Mit Bratsche, Blockflöte, Gitarre, singend, pfeifend und mit den Singstimmen seines Publikums lässt er Vögel in der klassischen Musik erklingen. Ein Hobby, das ihm, wie so vieles, zugeflogen ist. Denn eigentlich faszinierten ihn als Kind ganz andere ­Tiere. «Von Vögeln hatte ich keine Ahnung.»

«Wir wollen zusammen hinschauen wo in der Musik Vogelstimmen vorkommen. Oder genau genommen hinhören.» (Zitat aus «Vogelstimmen in der Musik»)

Zur Musik fand Marti früh. Wie viele ­andere Erstklässler blas er die Blockflöte, bevor er zum Bogen griff und fortan ­Geigensaiten strich. «Am Gymer ging ich mit meiner Geige stolz ins Schulorchester, doch der Dirigent drückte mir eine ­Bratsche in die Hand: ‹Die spielst du jetzt.›» Christian Marti lacht. «Die vielen Witze über langsame und dumme ­Bratschisten spare ich mir.» Mit 20 kaufte er sich eine Gitarre. «Es war die Zeit von Mani Matter und wer damals in Bern ­lebte, hatte eine Gitarre und sang.» 

Vogelstimmen in der Musik

Ulteriori informazioni

Info

Dieser Artikel wurde im Pro Natura Magazin publiziert.

Das Pro Natura Magazin nimmt Sie mit in die Natur. Es berichtet über kleine Wunder, grosse Projekte und spannende Persönlichkeiten. Es blickt hinter die Kulissen politischer Entscheide und schildert, wo, wie und warum Pro Natura für die Natur kämpft. Als Mitglied erhalten Sie das Magazin fünf mal im Jahr direkt in Ihren Briefkasten.

Auch die Natur faszinierte ­Marti schon seit je. «Ich liebe Insekten und habe Aquarien gepflegt. Mit Wasserläufern und Wasserkrebsen. Und ich habe Schmetterlinge ­gezüchtet und bei Schweizer Jugend forscht mitgemacht. Natürlich wollte ich mich auch im Biologiestudium mit diesen Tieren beschäftigen.» Doch wie aus der Geige im Schul­orchester eine Bratsche wurde, wurden aus Insekten und Schmetterlingen an der Uni Vögel. «Leider starb der Professor für Entomo­logie. Für meine Diplomarbeit bin ich dann bei den Vögeln gelandet. Genauer: bei Hühnern. Ich kannte mich mit Vögeln ja nicht gut aus, aber ein schwarzes Birkhuhn von ­einem weissen Schneehuhn unterscheiden, das kann auch der Marti, hat sich mein Professor wohl gedacht.» In der Vogelwarte Sempach landete Marti ebenfalls eher zufällig. Sein Traum war es, zu unterrichten und er hatte auch eine mehrjährige Stellvertretung. Aus ­einer Festanstellung wurde aber nichts. «Ein paar Jahre arbeitete ich in verschiedenen Jobs und war eines Tages in der Vogelwarte, um etwas in der Bibliothek nachzuschlagen, als ich den dama­ligen Leiter traf.» Dieser hatte eine auf ein Jahr befristete Stelle zu vergeben. Marti nahm an, übersiedelte mit seiner Familie nach Sempach – und blieb der Vogel­warte 31 Jahre bis zur Pensionierung treu. 

Rotkelchen
« Di di di di diediedüedüededeideidada gibt den Gesang des Fitis nicht wirklich naturgetreu wieder.» «Es ist amüsant und spannend, Vogelstimmen in der Musik nachzugehen. Aber noch viel interessanter ist es, den Vögeln in der Natur zuzuhören.» (Zitate aus «Vogelstimmen in der Musik»)

Und, wie könnte es anders sein, führte ein weiterer Zufall dazu, dass er vor rund 25 Jahren Musik und Vögel miteinander verband. «Für ein Konzert wurde ein ­Ornithologe gesucht, der eine Einführung über Vogelstimmen in der Musik halten sollte – seither hat mich das Thema nicht mehr losgelassen.» Er begann, Vorträge zu halten, spielte Vogelstimmen und Musikstücke von Tonbändern ab. «Das hat aber oft nicht funktioniert. Dann hatte ich die Idee, zu pfeifen, Flöte, Bratsche und Gitarre zu spielen und mit dem Publikum zu singen.» Marti versuchte das in einem Rotaryclub. «Ich war unsicher, ob diese Herren in ihren schicken Anzügen mit­singen würden – doch sie taten es. Aus vollem Hals. Da merkte ich, dass der ­Vortrag so viel interessanter ist.» Und das ist er noch immer, unterdessen stand ­Marti damit über 100-mal auf der Bühne.

In der Nähe erklingt ein Vogelruf. «Die Kohlmeise. Ich höre Vögel wohl anders als andere, ich muss sie immer bestimmen. Die Kohlmeise…», er pfeift «…ist nicht so schwierig, sie kann aber auch zwei- oder dreisilbig singen», er pfeift auch das vor. «Sie kommt in der Musik relativ häufig vor.» Marti stimmt das Lied «Zyt isch do» an. «Das ist ein Kohlmeisenmotiv. Aber auch andere Vögel wie den Kuckuck findet man häufig und der Paradevogel ist die Nachtigall. Wobei es gar nicht so ­viele Vogelarten gibt, die in der Musik vor­kommen…» Und da ist Marti schon ­mitten drin in ­seinem Vortrag…

BETTINA EPPER, Redaktionsleiterin des Pro Natura Magazins.

Christian Marti avec une flûte
19.05.2023 Crise de la biodiversité

Les chants d’oiseaux

Le hasard fait bien les choses. Christian Marti, biologiste et musicien amateur, en sait quelque chose. Par des heureux concours de circonstances, il est devenu spécialiste des chants d’oiseaux dans la musique.

Quand Christian Marti donne sa conférence «Cris et chants d’oiseaux dans la musique» – d’où sont extraites les citations présentes ici –, ça piaille, ça gazouille, ça pépie et ça siffle. Avec un alto, une flûte à bec ou encore une guitare, il fait découvrir la présence des oiseaux dans la musique classique en mettant à contribution son public. Un hobby auquel il est arrivé par hasard. Car en tant qu’enfant, il était fasciné par d’autres animaux. «En oiseaux, je n’y connaissais rien.»

«Essayons de voir - ou devrais-je dire d’entendre? - dans quels morceaux nous reconnaissons des cris et des chants d’oiseaux.» 

A l’instar de nombreux enfants lorsqu’ils commencent à fréquenter les bancs d’école, il s’est tout d’abord essayé à la flûte à bec avant de jeter son dévolu sur le violon. «Au gymnase, j’ai intégré les pupitres des violons dans l’orchestre de l’école, assez fier, mais le chef d’orchestre a décrété: «A partir de maintenant, tu joueras de l’alto». A 20 ans, il s’achète une guitare. «C’était l’époque de Mani Matter, quiconque habitait à Berne en avait une et chantait.»

Les chants d'oiseaux dans la musique (en allemand)

Ulteriori informazioni

Info

Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Christian Marti a toujours été fasciné par la nature. «J’adore les insectes et j’ai eu plusieurs aquariums avec des gerridés et des crevettes. J’ai aussi fait de l’élevage de papillons et ai été actif au sein de la fondation Science et jeunesse. Et bien évidemment, je voulais consacrer mes études de biologie à ces animaux.» Mais de la même manière qu’il a troqué son violon pour un alto en intégrant l’orchestre, il a remplacé les insectes et les papillons par les oiseaux lorsqu’il était à l’université. «Le professeur d’entomologie est malheureusement décédé. Pour mon mémoire, je me suis donc rabattu sur les oiseaux, plus précisément sur les poules. Je n’y connaissais pas grand-chose, mais mon professeur s’est sûrement dit que même moi, je serais capable de différencier un tétras-lyre d’une perdrix.»

C’est aussi un peu par hasard que Christian Marti a atterri à la Station ornithologique suisse de Sempach. Il rêvait d’enseigner et a occupé un poste de remplaçant pendant plusieurs années. «J’ai eu différents emplois pendant quelque temps. Un jour, alors que j’étais à la Station ornithologique pour chercher des informations à la bibliothèque, j’ai rencontré le responsable de l’époque.» Un poste d’un an était à pourvoir. Christian Marti l’accepta, déménagea à Sempach avec toute sa famille et resta à la station pendant trente et un ans, jusqu’à sa retraite.

Rotkelchen
«Certains compositeurs reproduisent fidèlement des cris d’oiseaux dans leurs morceaux, comme une voix à part entière. Mais la plupart s’y réfèrent sans les imiter, en essayant plutôt de créer une ambiance.» «C’est amusant et passionnant de chercher les cris d’oiseaux dans la musique, mais c’est encore plus intéressant de les écouter chanter en pleine nature.» (Citations tirées de «Les chants d'oiseaux dans la musique»)

Mais comment en est-il arrivé à associer musique et chants d’oiseaux, voilà près de vingt-cinq ans? Par hasard, bien sûr ! «A l’occasion d’un concert, nous cherchions un ornithologue pour venir parler des différents cris d’oiseaux dans la musique. Cette passion ne m’a plus quitté.» Il a commencé par donner des conférences en jouant des morceaux et des chants à partir de bandes magnétiques. «Mais ça ne fonctionnait souvent pas bien. Il m’est alors venu l’idée de siffler, de jouer de la flûte, de l’alto et de la guitare, et de chanter avec le public.» Christian Marti tente l’expérience au Rota­ry Club. «Je n’étais pas sûr que ces hommes en costume cravate accepteraient de chanter, et pourtant! Ils l’ont fait, même à pleins poumons! C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que la conférence était bien plus intéressante comme ça.» Depuis, il l’a donnée plus d’une centaine de fois – preuve qu’elle l’est toujours autant. 

Dans un arbre tout proche, le cri d’un oiseau retentit : «Une mésange charbonnière», explique Christian Marti. «Je n’entends pas le chant des oiseaux comme tout le monde, j’ai besoin de les identifier. La mésange charbonnière est facile à reconnaître…» – il siffle – «…mais son chant peut être composé de deux ou trois syllabes.» Il siffle à nouveau. «En musique, elle revient assez souvent, tout comme le coucou. Et l’oiseau le plus fréquent pour les parades est le rossignol. Cela étant, on ne rencontre pas tant d’espèces que ça dans la musique.» Et le voilà reparti, emporté par sa passion.

BETTINA EPPER est rédactrice alémanique du Magazine Pro Natura.

Protection des espèces

Histoire du retour de l’ours en Suisse

Un ours brun parmi les linaigrettes
Comment l’ours a-t-il fait son retour en Suisse? Récit chronologique.

État: novembre 2021

Avril 2020

Une mère et ses deux enfants observent et filment un jeune ours lors d’une randonnée dans le Val-Poschiavo. Aucune autre observation d’ours n’est toutefois effectuée en Suisse au cours de l’année. 

  • Lieux de séjour des ours en 2020: canton GR
  • Dommages: aucun
     

Août 2021

Après une longue période étonnamment calme concernant l’ours en Suisse, un individu provenant du Trentin fait à nouveau son apparition en Basse-Engadine. Le garde-faune confirme une observation par des particuliers dans le Val d’Uina. Dans la nuit du 17 août, l’ours tue cinq moutons, un autre doit être abattu en urgence. D’autres animaux sont portés disparus. 

  • Lieux de séjour des ours en 2021: canton GR
  • Dommages: au moins 6 moutons
2019

Mai 2019

Dans le canton d’Obwald, des traces d’ours sont retrouvées dans la neige à Melchsee-Frutt. M29 a-t-il passé l’hiver dans la région?

Des traces d’ours sont à nouveau retrouvées dans le Gental, près d’Innertkirchen.
 

Juin 2019

Un ours est filmé par des randonneurs en train de marcher dans de la neige de printemps dans la région d’Aletsch (Riederalp). 

Environ une semaine plus tard, dans le Binntal (VS), un ours est filmé de nuit par un automobiliste, alors que l’animal court devant sa voiture avant de disparaître dans la forêt. En outre, rien n’indique que les observations d’ours faites ces dernières années et ces derniers mois en Suisse centrale et en Valais concernent un autre ours que M29, qui a hiverné pour la troisième fois sur le sol suisse et qui est maintenant un ours pleinement adulte âgé de six ans.

Plus tard dans l’année, M29 est génétiquement identifié dans la région de Domodossola, au nord de l’Italie. Il a apparemment quitté la Suisse et semble être sur le chemin du retour vers le Trentin. 

  • Lieux de séjour des ours en 2019 : cantons BE, OW, VS
  • Dommages : aucun 
2018

Avril 2018

Un ours brun est observé par des employés des chemins de fer de montagne au-dessus d’Engelberg (SZ). Il s’agit selon toute vraisemblance de M29 qui s’est réveillé de son hibernation et qui s’est remis en route.
 

Mai 2018

À Beatenberg, sur la rive droite du lac de Thoune, un ours provoque des dégâts sur une ruche. Plusieurs personnes affirment avoir aperçu un ours près de Beatenbucht. Une nuit, l’ours est filmé depuis une voiture, marchant le long de la route et empruntant un tunnel routier, avant de quitter la route pour la forêt. C’est la première fois que M29 est observé à proximité d’infrastructures humaines.
 

Juin 2018

Des traces d’ours auraient été observées à plusieurs reprises mais ne peuvent être vérifiées. Ces annonces suggèrent la présence d’un ours dans la région située au-dessus d’Escholzmatt (LU).
 

Juillet 2018

Présence d’ours dans les Grisons: un ours est photographié à la frontière entre le Tyrol et la Basse-Engadine, et la présence d’un ours est à nouveau attestée dans le val Poschiavo. 

À la Lenk, dans la région de Siebenbrunnen, un ours est filmé en train de manger un veau. Le garde-faune estime que le veau n’a été tué ni par l’ours ni par un autre animal sauvage. 

Quelques jours plus tard, des traces d’ours sont documentées sur le Sanetsch, c’est-à-dire pour la première fois dans le canton du Valais. Aucune observation directe n’a pu être faite. Le garde-faune suppose qu’il s'agit également de l’ours M29, qui parcourt de grandes distances. 
 

Août 2018

Deux moutons sont attaqués par un prédateur sur un alpage non protégé de la région du Gothard. Il est difficile d’établir un lien clair avec un ours mais, deux nuits plus tard, une caméra installée près du troupeau filme effectivement un ours à proximité des moutons morts.

  • Lieux de séjour des ours en 2018: cantons de Berne, Uri, éventuellement Lucerne ainsi que les Grisons (Basse-Engadine et val Poschiavo)
  • Dommages: 1 ruche, évent. 2 moutons (sans protection)
2017

Avril 2017

En avril 2017, un ours cause des dégâts à un rucher sur le territoire de la commune de Silenen, dans le canton d'Uri. Il s’agit très probablement de l’individu qui a déjà fait son apparition à l’été 2016 dans le canton.

En Basse-Engadine, un nouvel ours (probablement un  autre individu) se fait immortaliser par un piège photographique.
 

Mai 2017

Le 26 mai, un ours est observé et photographié dans la commune d’Eriz, dans le canton de Berne. Article «Berner Zeitung»
 

Juillet 2017

Dans le hameau de Scarl en Basse-Engadine, un ours présumé dévore deux moutons dans un troupeau protégé par des chiens.
 

Août 2017

Dans le Trentin, les autorités abattent une ourse munie d’un émetteur (KJ2) qui avait attaqué et blessé deux personnes au cours des deux années précédentes.
 

Novembre 2017

L’ours qui vit dans le canton de Berne et en Suisse centrale est maintenant génétiquement identifié. Il s’agit du mâle M29, né à la fin de l’hiver 2013 dans le Trentin. À l’âge de quatre ans, l’animal est maintenant adulte et cherche probablement une partenaire. Au cours de son périple, il a laissé des empreintes génétiques dans la région de Chiavenna (avril 2016), puis son itinéraire devient incertain. Diverses observations d’ours suggèrent qu’il est passé au col du Splügen, dans le val Curciusa à Thusis, à Trun, près des gorges de Schöllenen, dans la région de la Surselva / Oberalp, puis dans le Hoch-Ybrig, parcourant probablement jusqu’à 40 km certains jours. Des empreintes génétiques plus récentes ont été trouvées dans le Gental, sur le territoire de la commune d’Innertkirchen, où il a également été observé. M29 semble être très farouche et n’occasionner que peu de dommages.

  • Lieux de séjour des ours en 2017: Basse-Engadine (Parc national); M29 dans les cantons d’Uri et de Berne
  • Dommages: 2 moutons tués en Basse-Engadine et 1 ruche détruite (UR)
2016

Février 2016

Dans la nuit du 25 au 26 février, un ours sorti précocement de son hibernation (peut-être M32) occasionne des dégâts à une ruche de Santa Maria, dans le Val Müstair.
 

Mars 2016

Les 14 et 21 mars, le même individu endommage une autre ruche dans la région de Müstair.
 

Avril 2016

M32 meurt dans la nuit du 8 au 9 avril, lors d’une collision avec un train entre Zernez et S-chanf.

Le 24 avril, une trace d’ours est observée près de S-chanf. D’autres traces sont repérées au col de la Bernina le 29 avril et un ours est photographié le jour suivant au moyen d’un piège photographique.

Des traces d’ours sont découvertes au sud de Nufenen, dans le Val Curciusa.
 

Mai 2016

Le 5 mai, des empreintes d’ours sont trouvées sur l’alpage de Promischur, à l’ouest d’Andeer.

Les jours qui suivent, l’animal non identifié laisse des traces dans la vallée de Schams, près de la ligne ferroviaire de Beverin à l’ouest de Thusis, puis au nord de la commune de Lohn. Le 11 mai, une photo prise à l'aide d’un piège atteste de sa présence à proximité du village de Trun, dans la Surselva. Les semaines suivantes, l’animal aurait été aperçu dans le Hoch-Ybrig (et donc pour la première fois dans le canton de Schwyz). Il se comporte discrètement et semble très farouche.
 

Juin 2016

Des traces d’ours sont observées dans la région de Riedling/Plangg, près de Bürglen dans le canton d’Uri.

Aucun indice de la présence d’un ours n’est trouvé jusqu’à la fin de l'année, mais la probabilité que l’animal ait hiverné quelque part en Suisse centrale est forte.

  • Lieux de séjour des ours en 2016: Basse-Engadine (M32), vallée de Poschiavo (non identifié), centre des Grisons, Suisse centrale (non identifié)
2015

Février 2015

L’ours M25, qui avait déjà fait parler de lui l’année précédente, sort de son hivernation à proximité de Sondalo dans la Haute-Valteline et fait, durant les semaines suivantes, des apparitions régulières dans la région de Tirano, en Italie. Depuis fin mars, M25 ne transmet plus de données et n’a plus jamais été observé.
 

Mai 2015

Un automobiliste en route vers l’Engadine aperçoit un ours à 8h50, en-dessous de La Rösa. Ce même jour, d’autres observations sont réalisées à distance. Les photographies montrent un animal au pelage très clair. C’est la seule fois que cet ours sera aperçu en Suisse.
 

Été 2015

Plusieurs observations d’ours sont signalées en juin à divers endroits de Basse-Engadine et de la région de la Silvretta. Aucun matériel ADN ne peut cependant être prélevé afin de déterminer de quel animal il s’agit. D’autres observations sont réalisées dans le Val Mesolcina et le Val Müstair.
 

Automne 2015

Un ours détruit à plusieurs reprises des ruchers dans le Val Müstair. Il s’agit vraisemblablement de M32, qui a de toute évidence développé une prédilection pour le miel et parvient à abaisser avec ses griffes les barrières de protection pour atteindre l’objet de ses désirs.

Article en allemand

  • Lieux de séjour des ours en 2015: Val Müstair (M32), Basse-Engadine et Val Müstair (non identifié); Val Mesolcina (non identifié)
2010 - 2014

Été 2010

En juin, un ours tue un mouton au Piz Minschuns, près de la frontière suisse.

Le 17 juin, un policier observe un ours sur la route de l’Umbrail près de Santa Maria. Diverses observations sont faites jusqu’au 24 juin. Il s’agit de M2, né en 2008 dans le Trentin, où l’on dénombre désormais une trentaine d’individus.

  • Lieux de séjour des ours en 2010: Val Müstair, Basse-Engadine (M2)
  • Cinq animaux domestiques tués ont fait l’objet d’indemnisations.
     

Été 2011

À proximité de Susch en Engadine, un chasseur observe durant le mois de juin un ours qui s’en prend à quelques moutons. En septembre, un ours est encore aperçu dans le Val Poschiavo. Aucun autre indice n’a pu être relevé.

  • Lieux de séjour des ours en 2011: Basse-Engadine (non identifié), vallée de Poschiavo (M7)
     

Mars 2012

M13, un jeune ours de deux ans, explore pour la première fois la Suisse. Il séjourne entre Scuol et Scarl (Die Südostschweiz, 22.11.2012). Le 30 avril, une locomotive des Chemins de fer rhétiques le percute et M13 perd son émetteur. Les gardes-faune grisons réussissent à le capturer une fois de plus et à le munir d’un nouvel appareil. Ils en profitent pour l’examiner, mais M13 n’a visiblement pas souffert de l’accident.
 

Été 2012

M13 s’approche à plusieurs reprises de sites habités. Il se déplace entre l’Italie et la Suisse, traverse plusieurs fois le Val Müstair sans être remarqué et apparaît début juin pour la première fois dans la vallée de Poschiavo, où la population n’est pas préparée à sa visite.

Pro Natura rencontre le président de la commune de Poschiavo et lui offre son soutien pour prendre des mesures et les financer.
 

Novembre 2012

M13 est déclaré «ours problématique» après avoir pillé une ruche non protégée dans une cour d’école et la réserve à provisions d’une maison de vacances. Pro Natura écrit une lettre ouverte au conseiller d’État Mario Cavigelli, exigeant que les régions où des ours sont susceptibles de séjourner se préparent mieux à la visite de l’animal. Dans la foulée, l’organisation réitère son offre d’aide.
 

Début décembre 2012

M13 entame son hivernation. Pro Natura s’accorde avec le canton des Grisons pour qu’un expert mette en œuvre des mesures de prévention et d’entente avec la commune de Poschiavo et ses habitants. Pro Natura prend à sa charge 50 % des coûts.

  • Lieux de séjour des ours en 2012: Basse-Engadine (M12), Haute-Engadine et vallée de Poschiavo (M13)
  • En 2012, des dédommagements ont été accordés aux propriétaires de 23 moutons, 2 chèvres et 1 âne dévorés par des ours. Toutes les attaques ont eu lieu dans le canton des Grisons.
     

Début février 2013

M13 sort de manière prématurée de son hivernation et recherche systématiquement les sites sur lesquels il avait trouvé de la nourriture en automne.

Le 16 février, il croise le chemin de deux promeneurs à proximité de Miralago. L’ours ne se montre nullement effarouché et, peu après, une jeune fille le rencontre à l’intérieur du village. Elle prend peur et est en état de choc.

Le 19 février, un garde-faune grison abat M13. Pro Natura regrette ce tir et exige un meilleur engagement du canton des Grisons, afin que les régions soient préparées à d’autres visites d’ours.
 

Été 2013

Pro Natura et le canton des Grisons chargent Toni Theus de fournir des conseils en matière de mesures préventives au Val Poschiavo et à d’autres régions susceptibles d’accueillir des ours. Le canton des Grisons améliore le flux des informations grâce à son site www.baer.gr.ch.
 

Été 2014

Pro Natura Grisons présente l’exposition temporaire «L’ours revient» à la Torre Belvedere à Maloja. Pro Natura soutient la commune de Poschiavo dans l’acquisition de containers à déchets résistants aux ours.

En mai, le mâle M25 se rend à Zernez, en Suisse, en passant par le Val Müstair. L’animal avait été muni d’un émetteur en Haute-Adige. Il dévore un âne dans la vallée de Poschiavo.

  • Lieux de séjour des ours en 2014: Val Müstair, Engadine, vallée de Poschiavo (M25), Val Scarl (non identifié)
  • En 2014, 21 moutons et 4 ânes ont fait l’objet de dédommagements pour avoir été tués par un ours. Toutes les attaques ont eu lieu dans le canton des Grisons.
2005 - 2009

L’histoire du retour de l’ours en Suisse débute en été 2005

25 juillet 2005

Franz Häfliger, Gabriela Häfliger et Erwin Tscholl observent un ours brun à l’Ofenpass, près de Buffalora. Le 28 juillet, Maik Rehnus parvient à photographier l’animal près de Stabelchod, dans le Parc national. L’annonce du retour de l’ours déclenche une avalanche médiatique. Pourtant, son retour ne constitue pas une surprise. Afin de renforcer la dernière population alpine d’ours, 9 spécimens en provenance de Slovénie ont été lâchés entre 1999 et 2002 dans le Trentin italien. Ils ont rapidement assuré leur descendance. Dès lors, ça n’était plus qu’une question de temps pour que les ours prennent le chemin de la Suisse et dès le 17 juillet 2005, on a pu observer un ours près de la frontière suisse.
 

25 juillet au 16 août 2005 – Ours 1 (JJ2 ou Lumpaz)

Il s’agit d’un rejeton de l’ourse Jurka, lâchée en 2001 dans le Trentin, surnommé JJ2. En Suisse, on lui donne alors le nom de Lumpaz. Entre le 25 juillet et le 16 août, il est aperçu à plusieurs reprises dans la région de l’Ofenpass, dans le Münstertal. Le 30 juillet, il tue un veau et le dévore entièrement en quatre jours. Quatre soirs de suite à la même heure, il se rend près de la route de l’Ofenpass, permettant à une foule de 250 personnes de l’observer, voire de le suivre. Le 4 août, il se baigne dans le bassin d’accumulation des eaux appartenant aux installations d’enneigement de Minschuns, dont il ne s’extrait qu’avec peine. Les gardes-faune le voient pour la dernière fois le 16 août dans le val Müstair.
 

24 août 2005

Après un détour en Italie voisine, l’ours revient en Suisse le 24 août. Il est aperçu en dessous de la commune de Ramosch.
 

13 au 29 septembre 2005

L’ours séjourne brièvement en Autriche et revient dévorer un mouton près de Tschlin, le 13 septembre. Le 19 du mois, il attaque un troupeau dans la région de Ramosch, tuant 23 moutons. Les dernières traces de l’ours sont relevées le 29 septembre près de Strada. Depuis lors, plus aucun signe de JJ2.

  • Lieux de séjour des ours en 2005: Basse-Engadine, Val Müstair (JJ2)
  • En 2005, 1 veau et 24 moutons ont été tués par un ours. Toutes les attaques ont eu lieu dans le canton des Grisons.
     

19 juillet 2006

Alois Plangger aperçoit un ours sur l’Alp Champatsch, près de Lü (GR). Les gardes-faune ne peuvent relever de traces par la suite. Cette observation restera unique en Suisse pour 2006, alors qu’en Bavière et en Autriche, le frère de l’ours suisse, JJ1 ou Bruno, fait la une de la presse.
 

3 juin 2007 – Ours 2 (MJ4)

Plusieurs personnes observent un ours sur la commune de Zernez, aux abords du Parc national suisse. Le garde-faune, Guolf Denoth, découvre les traces fraîches d’un ours adulte. Au même moment, un autre ours séjourne dans la région limitrophe de la Suisse.
 

6 juin 2007

L’ours a quitté la région de Zernez pour celle de Davos. Dans le Dischmatal et le Sertigtal, les gardes-faune découvrent des traces récentes d’ours.
 

14 juin 2007 – Ours 3 (JJ3)

Un deuxième ours montre le bout de son museau en Suisse: un apiculteur du Val Müstair déclare des ruches endommagées. Les dégâts ont été causés par un jeune animal. Ce dernier est identifié grâce à une analyse ADN: il s’agit de JJ3, un jeune frère de Lumpaz (JJ2), né en 2006.
 

Fin juin 2007

Un ours tue 10 moutons dans le Val S-carl, situé à proximité du Parc national. Presque en même temps, un autre ours (probablement JJ3) attaque d’autres moutons au col de la Flüela.
 

13 août 2007

Après s’être approché à plusieurs reprises des habitations et des enclos de moutons dans la vallée de l’Albula, JJ3 est capturé le 13 août dans le Val Spadlatscha, entre les cols du Julier et de l’Albula, et muni d’un émetteur. Le second ours, MJ4, également un mâle, est observé régulièrement dans les environs du Parc national.
 

23 septembre 2007

JJ3 pousse jusqu’à Lenzerheide où, trois semaines durant, il visite de nuit les poubelles à la recherche de nourriture. Après avoir essuyé les tirs à balles de caoutchouc des gardes-faune, il se retire le 12 octobre dans la Vallée de l’Albula. Quant à MJ4, il se manifeste encore en octobre dans les environs du Parc national. Il se révèle nettement plus farouche que JJ3 et se tient à l’écart des habitations.
 

11 décembre 2007

Les deux ours se sont retirés pour hiverner. JJ3 passe l’hiver dans la vallée de l’Albula, MJ4 probablement dans le Parc national, à proximité de Zernez. Le directeur du Service grison des constructions et des forêts, Stefan Engler, annonce que la marge de manœuvre concernant JJ3 est ténue après que 10 à 12 tentatives de tirs d’effarouchement à la grenaille n’ont pas eu l’effet escompté.

  • Lieux de séjour des ours en 2007: Val Müstair, Basse-Engadine (MJ4); centre des Grisons (JJ3)
  • En 2007, 1 ruche a été détruite et une vingtaine de moutons tués par des ours.
     

2 mars 2008

JJ3 sort de son hibernation et parcourt les environs de son abri hivernal. Comme le froid revient dans les jours qui suivent, il retourne hiverner.
 

13 mars 2008

JJ3 tue un cerf. Les jours suivants, il visite plusieurs zones d’habitation, mais retourne toujours vers le cadavre de l’animal.
 

Mi-mars 2008

JJ3 entreprend de grands déplacements dans la région de l’Albula, de Lenzerheide et de Savognin. Il s’approche plusieurs fois de zones d’habitation, à la recherche de nourriture dans les bennes à compost et les poubelles. Il visite des ruches, vide des nichoirs et dévalise des réserves de provisions. À l’aide de balles en caoutchouc, de pétards et de tirs de semonce, les gardes-faune tentent de le dissuader de rechercher de la nourriture dans les zones d’agglomération.
 

31 mars 2008

JJ3 fait son apparition dans l’Oberhalbstein. Là également, on tente de l’effaroucher, mais il ne semble pas pour autant se préoccuper de la présence humaine. Dès le début du mois d’avril, il se laisse de moins en moins intimider.
 

14 avril 2008

Après avoir été reconnu comme «ours problématique», JJ3 est désigné «ours à risque» et son sort est scellé. Il sera abattu à proximité de Thusis. Pro Natura et d’autres organisations de protection de la nature ont pris position contre le tir. JJ3 est aujourd’hui exposé au Musée d’histoire naturelle de Coire.
 

Printemps 2008

7-8 oursons ont vu le jour dans le Trentin italien. La population compte maintenant une trentaine d’individus. Par contre, aucun ours depuis JJ3 n’est revenu en Suisse. Les sites de MJ4 et JJ5 restent inconnus.

  • Lieux de séjour des ours en 2007: Val Müstair, Basse-Engadine (MJ4); centre des Grisons (JJ3)
     

Été 2009

La présence d’un ours est constatée à proximité immédiate de la frontière à Bergell (GR) par l’Office de la chasse de la province de Sondrio (IT), mais il n’existe aucune preuve de sa venue en Suisse.

1904 - 2004

1er septembre 1904

Jon Sarott Bischoff et Padruot Fried abattent dans le Val Scarl, en dessous du Pic Pisoc (GR), le dernier ours de Suisse, une femelle adulte. L’animal naturalisé est maintenant exposé au Musée Schmelzra à Scarl.
 

1923

Dernières observations d’ours en Suisse au Val Laviruns (GR).
 

25 août 1997

Un paysan de montagne aperçoit un ours au Val Curciusa (GR), mais cette observation ne peut être étayée par d’autres témoignages ou indices.

Ulteriori informazioni

Info

Ours attestés en Suisse entre 2005 et 2021

Total: min. 15 animaux différents
dont identifiés génétiquement: 8 (JJ2, JJ3, MJ4, M7, M13, M25, M29, M32)
non identifiés: 6-7

morts: 3 (JJ3 et M13 sur autorisation de tir; M32 écrasé par un train)
disparus /sortis du territoire: JJ2, MJ4, M25, M29

Un papillon dans une prairie fleurie
Agir

Invitez des papillons chez vous!

Aimeriez-vous créer un refuge pour ces voltigeurs multicolores? Un jardin favorable aux papillons leur offre gîte et couvert. Nous vous montrons comment accueillir dans les meilleures conditions ces invités hauts en couleur.

Pour commencer, une bonne nouvelle: celui qui aime tout ce qui vole et grouille dans son jardin n’aura qu’une devise: «vivre et laisser vivre»! Ce qui ne demandera pas un travail trop astreignant. Plantez avant tout des buissons et des fleurs sauvages indigènes. Les papillons ne s’invitent que lorsque la table est bien mise. Des plantes telles que les carottes sauvages, les centaurées, les œillets des chartreux, ainsi que les haies de saules, de viorne obier ou lantane transforment chaque jardin en un paradis pour papillons.

Par contre, le laurier-cerise ou les haies de thuyas, tout comme les gazons uniformes, sont stériles et inutiles pour les papillons. Les plantes ornementales exotiques sont sans valeur pour les chenilles indigènes, parfois même toxiques. Évitez aussi l’«arbre à papillons» ou buddleia (Buddleja sp.). Il est considéré comme une espèce envahissante qui supplante les plantes indigènes.

Jardiner bio

Entretenez votre jardin selon les principes biologiques. Ce sera tout bénéfice pour les papillons, mais aussi pour de nombreuses autres espèces animales. Renoncez aux insecticides de synthèse, qui nuisent surtout aux chenilles, mais aussi aux papillons. Les engrais de synthèse et les produits contenant de la tourbe ne sont pas non plus les bienvenus dans les jardins à papillons. Préférez-leur le compost et le paillis.

Cinq conseils pour davantage de diversité

Les papillons ont besoin de diversité. Les différentes phases de leur vie dépendent souvent de plantes et de lieux différents. 

  • Offrez une prairie fleurie. Ne fauchez que rarement et jamais entièrement. Les papillons trouvent ainsi des plantes nectarifères et suffisamment d’espace pour la ponte des œufs. Les herbes des prairies sont une nourriture bienvenue pour les chenilles.
  • Gardez un coin sauvage avec des orties et des chardons. Ces plantes sont une source de nourriture pour de nombreux papillons et chenilles.
  • Plantez des haies d’arbustes indigènes. Elles offrent nourriture et refuge aux papillons et chrysalides.
  • Avez-vous dans votre jardin des baies, des légumes et des fines herbes en fleurs? Tant mieux, c’est une nourriture précieuse pour de nombreuses chenilles et espèces de papillons. Votre générosité sera également sollicitée lorsque la chenille du machaon s’installera sur les fanes des carottes. 
  • Soyez paresseux – mais de façon intelligente – quand viendra le moment de nettoyer votre jardin. De vieux arbres offrent des abris appréciés pour l’hiver, il en va de même pour des amas de branches, des sous-arbrisseaux secs, des herbes sèches et des plantes grimpantes.

Invitez les papillons sur votre balcon

Un balcon peut également être aménagé pour accueillir des papillons. Remplacez les géraniums par des espèces indigènes, riches en nectar. Les papillons affectionnent les plantes aromatiques aux fleurs odorantes. En revanche, vous ne trouverez pas de chenilles sur leurs feuilles, car leurs substances aromatiques constituent un répulsif naturel contre les chenilles.

Les plantes grimpantes conviennent bien à l’aménagement d’une tonnelle ou à la végétalisation d’une façade et créent une ambiance particulière. Les feuilles servent d’abri aux papillons et les fleurs leur fournissent du nectar à volonté. Votre balcon se métamorphose ainsi en une oasis de verdure.

Vous trouverez de plus amples informations sur l’aménagement d’un jardin à papillons dans la notice «Les papillons dans votre jardin» de Pro Natura. Cette brochure dresse le portrait des espèces de papillons les plus fréquentes avec des photos en couleurs de chenilles et de papillons, une sélection des plantes à nectar et nourricières les plus importantes, ainsi que des conseils pratiques pour l’aménagement d’un jardin ou d’un balcon. La brochure «Prairies fleuries, aménagement et entretien» vous indiquera comment agrémenter votre jardin d’une prairie fleurie multicolore.

Questions régulièrement posées sur le thème des papillons

Régulièrement, les gens posent des questions à Pro Natura à propos des papillons. Voilà un échantillonnage des questions les plus souvent posées. Avez-vous d’autres questions sur les papillons? Notre équipe-conseil vous renseignera volontiers (mais pas sur la détermination d’espèces de papillons, c’est souvent une tâche d’expert). Les frais d’imprimés et de port sont facturés.

Combien dénombre-t-on d’espèces de papillons en Suisse?

Près de 3600 différentes espèces! Il n’y a pas seulement les beaux papillons de jour qui font partie des papillons. Ils ne sont en fait qu’une minorité, seulement 196 espèces. Les mites sont également des papillons (notamment les mites de la laine ou les mites des aliments), les phalènes, le bombyx du mûrier et bien d’autres sont des papillons au sens strict du terme. On en a décrit dans le monde entier plus de 150’000 espèces.

Que signifie le terme de Lépidoptère?

C’est le terme général scientifique utilisé pour l’ordre des papillons et signifie «aile écailleuse». En effet, les ailes des papillons sont couvertes de minuscules écailles. Au touché, celles-ci se détachent relativement facilement et restent collées aux doigts, ce qui n’entrave en rien la capacité de vol du papillon.

Doit-on élever des papillons?

Élever des papillons revient au même que nourrir les oiseaux en hiver: pour la conservation de l’espèce, cela ne sert à rien. Prélever des chenilles de papillons dans la nature, les élever chez soi et les lâcher ensuite une fois la métamorphose achevée ne changent pas la qualité de leur habitat, actuellement mauvaise dans de nombreuses régions suisses. Certes, on verra plus de papillons à court terme, mais ils disparaîtront de nouveau à long terme car il n’y aura pas de place pour eux dans le paysage. Cette mesure peut même être nuisible. Lorsque les conditions d’élevage diffèrent de celles de l’habitat naturel, les chances de survie peuvent être influencées en mal (les papillons d’élevage s’échappent trop tôt de la chrysalide), et les chenilles prélevées manquer à la nature.

L’élevage a aussi des effets positifs. Élever une chenille de papillon, la voir effectuer sa métamorphose jusqu’à devenir papillon est une expérience fascinante et instructive. C’est une activité qui se justifie à condition d’élever des espèces qui ne sont pas menacées (la piéride de la rave et le paon de jour, par exemple), de prélever peu de chenilles dans la nature et, les chenilles une fois devenues papillons, de les relâcher au même endroit.

Peut-on réintroduire des papillons?

Une réintroduction de certaines espèces peut être envisagée lorsqu’un habitat de papillons a été restauré de telle sorte qu’une population pourrait y vivre à nouveau mais qu’elle est incapable d’y revenir d’elle-même. Pour de tels projets de réintroduction, il y a des conditions-cadres reconnues au plan international. Elles doivent être respectées. De telles mesures doivent toujours être limitées dans le temps.

Ai-je le droit de prélever des papillons pour chez moi?

Certaines espèces de papillons sont protégées en Suisse ou dans certains cantons. Il est donc interdit, à part sur autorisation officielle, de les capturer, de les garder et de les relâcher. L’Animal de l’année 2003, le Machaon, est protégé dans les cantons d’Argovie, de Berne, de Genève*, d’Obwald, de Schaffhouse et de Vaud*
(*Genève et Vaud ont une disposition spéciale pour toutes les espèces d’invertébrés).

Que puis-je faire pour les papillons dans mon jardin?

Qui veut plus de mouvements d’ailes et de couleur dans son jardin devrait modérer ses travaux de jardinage et planter avant tout des buissons et des herbes indigènes. Les chenilles ont besoin des plantes adéquates pour se nourrir et les papillons de suffisamment de nectar. Au jardin, les ennemis des papillons sont entre autres la haie de thuyas, les lauriers-cerises et les gazons stériles. Les fleurs sauvages comme les carottes sauvages et les centaurées, ainsi que les arbres et arbustes comme les saules, les épines noires ou les boules de neige (viorne obier) transforment un jardin en paradis pour papillons.

Loche méridionnale sur la main d'une personne
Agir

Comment se débarrasser des limaces sans produits chimiques?

Il y a des limaces dans votre carré de salades? C’est ennuyant, mais n’oubliez pas que ces gastéropodes contribuent au bon fonctionnement de leur écosystème. Ils transforment les végétaux morts et le bois pourri en humus et servent de nourriture à de nombreux animaux. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils pratiques pour vous débarrasser de ces hôtes malvenus.

On dénombre environ 250 espèces de gastéropodes en Suisse. La plupart d’entre elles portent une coquille. Seules quelques-unes, les limaces, n’en ont pas. Quelques dizaines de gastéropodes vivent dans l’eau, mais la plupart sont terrestres.

Les gastéropodes contribuent à la bonne santé de la nature, car ils broient et digèrent les végétaux morts et le bois pourri. Ils participent ainsi à la formation de l’humus – dans le jardin aussi. Par ailleurs, ils représentent une importante source de nourriture pour de nombreux animaux tels que les lucioles, les orvets, les hérissons et diverses espèces d’oiseaux.

Mais qui dévore ma salade?

Parmi les nombreuses espèces de gastéropodes présentes chez nous, seules quelques-unes s’attaquent à nos fleurs et nos plantes utiles au jardin.

Près de 90% des dégâts causés dans nos lits de légumes et parterres de fleurs sont le fait de la loche méridionale (Arion vulgaris). Cette espèce a probablement été introduite en Suisse dans les années 1960. Elle n’a presque pas de prédateurs naturels chez nous. Les crapauds, les hérissons et les oiseaux, d’ordinaire friands de gastéropodes, l’évitent.

Il est difficile de distinguer la loche méridionale de la grande limace rouge (Arion rufus), une espèce indigène devenue rare.

Spanische Schnecke auf einem Salatblatt iStock / Andreas Häuslbetz
Loche méridionale sur une feuille de salade.

Comment protéger mes plantes?

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour protéger vos légumes contre la voracité des limaces, sans pour autant recourir à des granulés ou à d’autres produits nocifs.

  • Les clôtures anti-limaces autour de vos plantes constituent le moyen le plus efficace. Veillez à ce qu’aucune partie de la plante ne dépasse de la barrière, sans quoi les gastéropodes l’utiliseront comme pont. La clôture doit être enfoncée assez profondément dans le sol pour qu’il n’y ait pas de trous. Dès que vous aurez évacué de l’espace ainsi clôturé tous les escargots et limaces qui s’y trouvent enfermés (sans oublier les éventuels individus fraîchement éclos), vos légumes seront à l’abri.
  • Si vous aménagez votre jardin de manière naturelle et diversifiée, vous favorisez automatiquement les ennemis naturels des limaces tels que les hérissons, les musaraignes, les orvets et les lézards.
  • Sur une surface limitée, vous pouvez combattre les limaces avec des nématodes de l’espèce Phasmarhabditis hermaphrodita. Ces petits vers ronds vivent dans le sol et s’attaquent exclusivement aux gastéropodes. Au bout de quelques jours, les escargots et limaces attaqués cessent de se nourrir et se retirent dans le sol. Les nématodes se reproduisent à l’intérieur des gastéropodes morts, essaiment et cherchent d’autres proies à infester. Ils permettent de lutter contre les petites limaces agrestes blanches, beiges ou noires vivant dans le sol (mais pas contre les limaces de la famille des Arionidae). Les escargots ainsi que les limaces de la famille des Arionidae se trouvent le plus souvent à la surface du sol et ne sont donc pas attaqués par les nématodes. Étant donné que les nématodes ont une action extrêmement spécifique, ils ne mettent pas en danger les lombrics et autres habitants du sol, ni les hérissons, les canards ou les animaux domestiques.

Les règles de base ci-dessous concernant les travaux de jardinage vous aideront à garder sous contrôle «vos» populations d’escargots et de limaces.

  • Arrosez vos plantes le matin. En effet, les gastéropodes nocturnes trouvent dans un jardin arrosé le soir des conditions d’humidité idéales.
  • Ameublissez régulièrement le sol, les limaces auront plus de peine à y trouver refuge.

Ce qu’il faut éviter:

  • N’installez pas de pièges à bière. Vous ne ferez qu’attirer inutilement les limaces des environs.
  • L’épandage de sel ou de café est souvent mentionné sur les forums. Ni l’un ni l’autre ne se révèle utile, ni bon pour l’environnement.

La prochaine fois que vos salades auront été grignotées, gardez votre calme et rappelez-vous que les limaces sont les «vautours» du jardin et qu’elles font partie d’un écosystème équilibré. Elles éliminent les matières végétales en décomposition, les excréments ainsi que les cadavres, et maintiennent ainsi actif le processus de compostage.

Le monde merveilleux des escargots

Hérisson dans l’herbe Vladimir Ya
Agir

Un jardin accueillant pour le hérisson

Vous aimeriez pouvoir observer cette charmante boule de piques dans votre jardin? Voici quelques trucs et astuces pour l’accueillir au mieux ainsi que des conseils sur comment agir lorsque vous rencontrez un hérisson en hiver.

Règle numéro une: plus il y a de nature et de biodiversité dans votre jardin, plus les hérissons s’y sentiront à l’aise. Vous trouverez de nombreux conseils à ce sujet sur notre site internet consacré aux jardins naturels.

Jardin naturel: un paradis pour les insectes et toute la faune

Que faire si l’on rencontre un hérisson en plein hiver?

Si vous rencontrez un hérisson en déplacement lors d’une période de gel persistant, vous devriez l’aider. Son comportement peut indiquer qu’il est blessé, malade ou amaigri et qu’il a besoin de soins.  

Afin de vous assurer de son état de santé, prenez contact sans tarder avec une station de soins aux hérissons, la protection des animaux ou un·e vétérinaire. L’association Pro Hérissons recense les stations les plus proches de chez vous. Le ou la spécialiste vous indiquera comment procéder. Les hérissons sont des animaux sauvages et sont protégés dans toute la Suisse.

Lien vers la page internet de Pro Hérissons 

Un hérisson dans la neige

1. Voie libre pour les hérissons: de jolies haies à la place des clôtures

Les hérissons sont de mauvais grimpeurs! Un mur de délimitation d’une propriété se révèle un obstacle insurmontable. À la place, vous pouvez planter une haie composée de divers arbustes indigènes, dans laquelle ces animaux nocturnes trouvent à se cacher et se nourrir.  

Un autre point important: s’il n’est pas possible d’éviter la construction d’une clôture, faites attention à l’installer de manière à ce qu’il y ait un espace libre d’au moins 10 cm, ou mieux 15 cm, entre le sol et le bord inférieur de celle-ci. Ou coupez-y quelques trous, d’environ 10x10 cm de diamètre, pour que les hérissons et les petits animaux puissent pénétrer facilement dans votre jardin. 

Les murs, les clôtures et les filets sont des barrières qui isolent les habitats des animaux. Les clôtures et filets constituent des pièges dangereux pour les hérissons, les oiseaux, les renards, les blaireaux et autres animaux. Lorsqu’ils s’y faufilent, les animaux peuvent se blesser ou s’accrocher, et mourir dans d’atroces souffrances. Les murs lisses, même bas, sont des obstacles infranchissables. Jan Gürke
Les murs, les clôtures et les filets sont des barrières qui isolent les habitats des animaux. Les clôtures et filets constituent des pièges dangereux pour les hérissons, les oiseaux, les renards, les blaireaux et autres animaux. Lorsqu’ils s’y faufilent,

2. Une assiette sans pesticides pour le hérisson

Les hérissons sont insectivores: ils fouillent le jardin la nuit à la recherche de larves d’insectes, de coléoptères, de vers de terre et d’escargots ou de limaces. Renoncez à utiliser du poison au jardin, sous la forme d’anti-limaces par exemple. Car les substances chimiques contenues dans ces poisons s’accumulent rapidement dans l’organisme des hérissons lorsqu’ils mangent ces petites bêtes.

  • Évitez les substances toxiques telles que les pesticides et les granulés anti-limaces.
  • Utilisez du compost et des purins d’herbes au lieu d’engrais chimiques.
  • En choisissant des plantes sauvages indigènes, vous favorisez la biodiversité dans votre jardin. Cela attirera de nombreux insectes tels que des papillons, des coléoptères, des abeilles sauvages et autres petites bêtes et fournira au hérisson une alimentation variée.
  • Les hérissons aiment aussi se servir directement dans le compost, cette table riche en insectes. Que vous optiez pour un silo grillagé ou un cadre en planche, veillez à ce que le hérisson dispose d’un passage d’au moins 10x10 cm.

En période de sécheresse tout particulièrement, la présence de points d’eau est essentielle. Un étang de jardin aux bords faiblement inclinés est idéal. Mais les hérissons peuvent aussi se désaltérer avec de l’eau déposée dans une écuelle par exemple. Pensez à en changer l’eau régulièrement.

Pro Natura a choisi le hérisson (Erinaceus europaeus) comme Animal de l’année 2026. Il invite particuliers et communes à aménager jardins et espaces verts de manière à les rendre accueillants pour les hérissons et la nature en général. © Wolfgang Hock Wolfgang Hock

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3. Abris dans petites structures: tas de branches et de feuilles

Les hérissons ont besoin de cachettes telles que des haies, des creux de toutes sortes ainsi que des tas de branches et de feuilles pour leurs quartiers de jour ou d’hiver. Un tas de branches et de feuilles pour protéger les hérissons du gel est rapidement créé. Les insectes, les vers et les orvets aiment aussi s’y cacher.

  1. Choisissez un emplacement ombragé et protégé des intempéries d’environ 2 m2. Si le soleil brille en continu sur le tas, le hérisson risque de se réveiller trop tôt de son hibernation au printemps. Dès lors, il est idéal de placer le tas sous un arbre ou à l’ombre de la maison.
  2. Posez deux branches épaisses (environ 10 cm d’épaisseur, 1 m de long) parallèles l'une à l'autre. Puis superposez deux autres branches perpendiculaires, puis encore 2 branches, pour obtenir une petite tour, que vous recouvrez au sommet avec des branches plus fines en guise de toit: ce qui donne une cavité à l’abri du gel d’environ 30 cm2.
  3. Couvrez la cavité avec une grande quantité de feuilles, plus il y en a, mieux c’est. L’idéal: environ 10 sacs de 110 litres chacun. Fixez le feuillage avec des branches plus fines pour qu’il ne s’envole pas.
  4. Répétez cette étape deux semaines plus tard, afin d’ajouter une couche supplémentaire de feuillage. 

Ast- und Laubhaufen für Igel Friederike Brüssow
Coupe transversale de la tanière parfaite pour le hérisson: au minimum 2 m2 de surface, une cavité de 30 cm, feuilles et branches en quantité.

4. Protéger les hérissons des pièges mortels

Les bassins, étangs ou piscines ouvertes, les puits de lumière, de ventilation ou de drainage ou encore les entrées de caves peuvent se révéler des pièges mortels pour les hérissons.

Les murs verticaux, des marches d’escalier trop hautes, des rives trop abruptes: les hérissons ne peuvent pas sortir et soit se noient, soit meurent d’inanition. Avec un peu d’aide, les hérissons peuvent se sortir seuls de situations difficiles: 

  • Une simple planche peut servir de rampe de sortie.
  • Placez des pierres sur les marches élevées, afin de créer des étapes intermédiaires pour les petits animaux.
  • Dans la mesure du possible, couvrez les soupiraux de la cave avec un filet à mailles fines pour éviter que les animaux n'y tombent.

Jungigel auf Treppenstufe Monique Morin
Une salamandre tachetée sur une pierre
Agir

Annoncez vos observations de plantes et d’animaux!

La distribution ou la présence de nombreuses espèces animales et végétales restent mal connues, même en Suisse. Vos observations sont donc importantes et précieuses: transmettez-les!

Un signalement est rapidement effectué: si vous avez observé un animal et vous êtes sûr·e de l’espèce dont il s’agit, n’hésitez donc plus à consulter le site web correspondant. Vous pouvez également envoyer une photo de l’animal afin de compléter le rapport. Une inscription rapide sera nécessaire afin que le centre de données puisse vous contactez si besoin est. Certaines organisations offrent également la possibilité de signaler vos observations au moyen d’une application.

Pour les observations de tous les animaux mis-à-part les chauves-souris et les oiseaux:

L’application Webfauna est disponible gratuitement pour iOS et Android:

Pour les observations de chauves-souris (uniquement en allemand):

Pour les observations d’oiseaux:

Pour les observations de plantes à fleurs et de fougères:

L’application InflorApp est disponible gratuitement pour iOS et Android:

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