Progetti
Photos pour les médias «Des dominos pour la biodiversité»
- dans le cadre d'un reportage sur Pro Natura
- avec mention correcte du copyright © Pro Natura
La crise de la biodiversité, un gigantesque effet domino dont les Suissesses et les Suisses n’ont pas conscience
Selon un sondage GFS de 2022, trois personnes sur cinq estiment qu’en Suisse, la biodiversité se porte plutôt bien. Pourtant, elle est en crise. Plus d’un tiers des espèces animales et végétales est menacé, 40 % des oiseaux nicheurs sont en danger, 60 % des insectes déclinent gravement. Les habitats des espèces indigènes s’amenuisent, tandis que leur qualité et leur interconnectivité se dégradent. Depuis 1900, la superficie des marais a diminué de 82 %, et 95 % des prairies et pâturages secs ont disparu. «Il existe un profond décalage, très problématique, entre l’image positive qu’a la population de la biodiversité suisse et son état réel», déplore Ursula Schneider Schüttel, Présidente de Pro Natura. «Tant que sa population n’aura pas connaissance de la crise de la biodiversité et de ses conséquences, il y a peu d’espoir de voir la Suisse mettre en œuvre les engagements pris à Montréal en décembre 2022 et se doter d’une infrastructure écologique fonctionnelle», alerte Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande de Pro Natura et Présidente du Comité suisse de l’UICN.
Une action sur la Place fédérale pour symboliser la disparition des espèces
Pour remédier à cette situation, Pro Natura lance un cri d’alarme sur la Place fédérale avec un jeu de dominos de grande taille, sur lesquels sont imprimées des images d’espèces animales et végétales présentes en Suisse et, pour certaines, menacées. En ce 22 mai, journée internationale de la biodiversité, la cascade des dominos symbolise le phénomène d’entrainement généré par la disparition des espèces, qui se termine par la bascule de la pièce qui représente l’être humain.
Sans réaction, la crise de la biodiversité aura des impacts directs sur la population suisse. La menace plane sur les capacités naturelles d’épuration de l’eau et de l’air, sur le caractère protecteur des forêts contre les avalanches et les glissements de terrain, ainsi que sur l’agriculture qui dépend des insectes pollinisateurs. En outre, le bien-être généré par les loisirs en plein air et les vertus du ressourcement dans la nature seront impactés par l’uniformisation des paysages et leur caractère stérile.
A l’occasion des élections fédérales, la biodiversité doit devenir un thème central
Comparée aux autres pays de l’OCDE, la Suisse compte le plus grand nombre d’espèces menacées. Par ailleurs, seuls 6,6 % de la surface du pays sont strictement protégés au niveau national. Dans ces domaines, nous sommes lanterne rouge. Pourtant, la biodiversité est la source de notre existence et de notre qualité de vie. Il est donc essentiel qu’elle devienne un thème central de la campagne des élections fédérales et dans les médias. «Il serait très intéressant que les médias demandent systématiquement à tous les candidats et candidates leurs propositions pour faire face à la crise de la biodiversité», propose Ursula Schneider Schüttel. Les Suissesses et les Suisses pourront ainsi voter en connaissance de cause.
Contacts:
- Ursula Schneider Schüttel, présidente, @email, 078 603 87 25
- Sarah Pearson Perret, Secrétaire romande, @email, 024 423 35 66
- Service média: Leo Richard, chargé de communication, @email, 079 378 37 11
Photos de presse:
Aussitôt après l’événement, nous vous fournirons des photos et des vidéos de l’action, accessibles via ce lien: www.pronatura.ch/fr/photos-dominosbiodiversite
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Effet domino de la crise de la biodiversité © Pro Natura
Oui à la loi sur le climat
«Protégeons ce qui compte», tel est le slogan des partisans du OUI à la loi fédérale sur les objectifs en matière de protection du climat, sur l’innovation et sur le renforcement de la sécurité énergétique – la loi climat. Il en va certes de nos glaciers, derniers vestiges du (soi-disant) château d’eau qu’est la Suisse, et des générations futures. Mais en fin de compte, il en va de quelque chose de plus fondamental encore. Si l’on voulait être plus précis, il faudrait reformuler le slogan ainsi: «Sauvons ce qui peut encore l’être». Car pour le dire simplement, il s’agit de protéger ce qui nous permet non seulement de vivre, mais aussi de survivre. Le climat n’est pas le seul à être en péril. Tous les processus naturels, la biodiversité et les biotopes qui contribuent à la fertilité et au régime hydrique des sols, sont menacés.
Le 18 juin, une chance à saisir
Seulement voilà: au lieu d’agir avec rapidité et détermination, nous avons négligé des années durant de poser les jalons nécessaires. En 2021, le peuple a rejeté de peu la loi sur le CO2, alors même que la Suisse – royaume de l’hyperconsommation et des flux financiers colossaux – est investie d’une responsabilité particulière et se doit de participer à la résolution de ce problème mondial. Le 18 juin prochain, nous avons une chance de mettre un terme à ces agissements irresponsables et de tenir enfin les engagements que nous avons pris en signant l’Accord de Paris. La loi climat jette des bases solides, en:
• fixant des objectifs clairs (zéro émission nette d’ici 2050),
• définissant une trajectoire de réduction des émissions,
• ne prévoyant pas d’interdictions ni de hausses d’impôts, mais en reposant sur des objectifs clairs, sur des investissements et sur l’encouragement de l’innovation,
• prévoyant des mesures de protection face aux effets des changements climatiques,
• rendant tous les flux financiers nationaux compatibles avec les objectifs climatiques.
Dire OUI à la loi climat, c’est permettre de mieux protéger le climat, d’améliorer la consommation énergétique et de réduire notre dépendance aux importations de mazout, de pétrole, de diesel et de gaz. La Suisse pourra rattraper son retard en matière d’innovation et de nouvelles technologies et ainsi renforcer sa sécurité énergétique – sans oublier la création de valeur qui en résultera. Un échec dans les urnes ne serait rien d’autre qu’une vision à très court terme, dangereuse et égoïste à l’égard des futures générations.
MICHAEL CASANOVA est responsable de la politique climatique et énergétique chez Pro Natura.
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Urs Flüeler
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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.
Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.
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Les inondations à Kemmeriboden dans l’Emmental
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- Si les températures augmentent, les inondations se multiplient également.
«La nature, comme les villes, souffre du réchauffement»
Si aucune mesure de protection du climat n’est prise, le Plateau suisse sera lui aussi confronté à l’intensification des vagues de sécheresse et à la multiplication des inondations. Dans ce contexte, un OUI à la loi climat le 18 juin prochain est indispensable.
Magazine Pro Natura: l’été 2022 a été globalement très sec en Suisse alors que le précédent nous avait apporté crues et inondations. S’agit-il de manifestations du dérèglement climatique?
Rolf Weingartner: oui, la multiplication de ces phénomènes météorologiques est sans équivoque. La température joue un rôle central dans de nombreux processus clés du cycle de l’eau. Si la température mondiale augmente, les glaciers fondent, il neige moins et l’isotherme zéro degré s’élève. Le réchauffement climatique, s’il n’est pas stoppé, accentuera encore plus ces phénomènes.
Comment expliquer que la hausse de la température moyenne mondiale conduit à davantage d’inondations?
L’air chaud absorbe plus d’humidité, environ 7% de plus par degré. Cela explique aussi l’intensification des épisodes de pluie. Si le sol est sec, il n’absorbe qu’une partie de ces précipitations. C’est exactement ce qui s’est passé en juillet dernier à Kemmeriboden, dans l’Emmental, qui a été submergé par une crue torrentielle.
Il semble que la population a progressivement pris conscience du rôle du dérèglement climatique dans la fonte rapide des glaciers alpins. Quelles répercussions la hausse de la température moyenne mondiale a-t-elle sur le Plateau suisse?
Tout d’abord, le réchauffement entraîne une augmentation de l’évaporation. Ensuite, les précipitations sont moins importantes en été. Le Plateau connaît donc lui aussi une sécheresse plus marquée. Dans le même temps, les besoins en eau croissent à cette saison, notamment dans le secteur agricole. À l’heure actuelle, les grands fleuves alpins fournissent d’importants volumes d’eau, car ils sont alimentés par la fonte des glaciers. Avec le recul de ces derniers, le débit des fleuves en été diminuera fortement dans toute la région alpine, surtout à partir de 2050.
Qui souffre le plus de cette sécheresse sur le Plateau suisse: la nature ou l’agriculture?
La nature, et en premier lieu les écosystèmes aquatiques: si la température des rivières augmente fortement, cela entraîne entre autres la mort des poissons. De plus, les eaux sont polluées par les pesticides et les nutriments utilisés dans l’agriculture. Or si les volumes d’eau diminuent, les produits se diluent moins bien. En outre, de nombreux petits ruisseaux du Plateau ont été enterrés par le passé. Les milieux humides sont donc bien moins nombreux et l’on trouve peu d’arbres dans les zones agricoles. Autant d’éléments qui conduisent à un réchauffement important de la nature. Et l’agriculture est impactée, car elle voit ses ressources réduites.
Avec les villes, l’ensemble du Plateau est aussi touché par la hausse des températures, juste?
Oui, tout à fait. Le réchauffement de la nature est un phénomène hélas sous-estimé.
Vous soutenez la loi climat qui sera soumise au vote du peuple le 18 juin prochain. Pourquoi?
Cette loi met l’accent sur des éléments décisifs du dérèglement climatique: réduction des émissions de gaz à effet de serre en Suisse, adaptation aux effets du réchauffement et encouragement des technologies. L’un des objectifs qu’elle poursuit – et non des moindres – est de prendre des mesures visant à réduire l’effet climatique des flux financiers. Or leur effet de levier est énorme. Selon certains calculs, les activités de la place financière suisse génèrent vingt fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que les émissions nationales.
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Raphael Weber
À quoi ressemblera la Suisse dans 70 ans si nous ne faisons rien et qu’aucune mesure de protection du climat n’est prise à l’échelle mondiale? Quel serait le scénario le plus pessimiste?
La température moyenne en Suisse a déjà augmenté de 2°C. Si aucune mesure n’est prise, les températures pourraient augmenter de 3°C à 5°C additionnels d’ici 2100. Les problèmes qui en découleraient seraient énormes. L’isotherme zéro degré remonterait à 1000 mètres d’altitude, ce qui veut dire qu’il n’y aurait presque plus de neige en dessous de 2500 mètres et que les glaciers auraient quasiment fondu. La sécheresse estivale du Plateau s’accentuerait massivement. Sans compter que si l’ensemble du système climatique est perturbé et que nous atteignons des points de bascule, certaines conséquences seront imprévisibles. Sans le rôle de régulateur de la météo de l’océan par exemple, l’augmentation de la température s’accélérera.
Pour l’UDC, cette loi est trop énergivore et la Suisse trop petite pour contribuer à la protection du climat à l’échelle mondiale.
Le dérèglement climatique est un problème global. Adopter une approche nationale ne nous mènera nulle part. Chaque personne sur Terre doit apporter sa pierre à l’édifice. Cela étant, il semble bon de rappeler que 20% de la population mondiale est à l’origine de 80% du problème. Les habitantes et habitants des pays les plus développés ont une plus grande responsabilité et doivent donc agir en conséquence, à leur niveau.
STEFAN BOSS est journaliste indépendant.
Souhaitez-vous agir concrètement pour la nature? Informez-vous au sujet des prochaines missions nature. Vous en trouverez peut-être une faite pour vous.
Notre puzzle coloré pour plus de biodiversité
Nous sommes le 15 février 2021. Dans une étude de notaire de Porrentruy, Jacques Villars et Marc Tourette signent un contrat de vente portant sur 33,6 hectares de forêt au bord du Doubs au nom de Pro Natura et de sa section jurassienne. Grâce à cette acquisition, la nature pourra se développer librement sur une vaste portion de forêt. Promouvoir la nature en concluant des contrats? Pour Pro Natura, cette démarche n’a rien d’inhabituel, elle y a recours quasiment chaque semaine, qu’il s’agisse d’une donation, d’un achat de terrain ou d’une convention de protection de longue durée. Mais il est rare qu’une transaction concerne plus de 30 hectares, et cela est donc particulièrement réjouissant. Ces parcelles s’ajoutent à celles que Pro Natura a déjà protégées par contrat au bord du Doubs, pour constituer morceau par morceau la réserve naturelle de Clairbief. Elle atteint aujourd’hui les 100 hectares et s’étend sur plus de 3,5 kilomètres le long de la rivière.
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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.
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Stratégies et heureux hasards
Dans certains cas, c’est par un coup de chance que Pro Natura se retrouve propriétaire de joyaux naturels. Sa section vaudoise a par exemple hérité en 2014 de la forêt et du pâturage de La
Cruchaude dans le Jura vaudois. Pour d’autres sites, il s’écoulera des années entre les premiers contacts et la signature du contrat. Parfois, le processus n’aboutit pas, parce que le propriétaire pose des conditions que Pro Natura ne peut pas s’engager à tenir ou qu’une interprétation restrictive du droit foncier rural fait échouer la transaction. La phase de réalisation peut, elle aussi, subir des retards, comme à Fischbach-Göslikon (AG), où Pro Natura a acheté un terrain en 2012, mais attend toujours l’autorisation de renaturer l’ancienne zone alluviale de la Reuss.
La valeur écologique effective est évidemment l’un des critères prépondérants pour l’achat, mais d’autres facteurs, souvent stratégiques, entrent aussi en ligne de compte. Lorsque l’occasion s’est présentée d’acquérir le site de notre magnifique Centre Pro Natura de Champ-Pittet au bord du lac de Neuchâtel, l’achat a aussi été motivé par le fait qu’en devenant propriétaire, Pro Natura pouvait influencer le projet de construction de l’autoroute A1 à travers la Grande Cariçaie. Quant à Pro Natura Argovie, elle a su reconnaître une bonne affaire quand des terres agricoles ont été mises en vente du côté de Zurzach. Ces surfaces d’échange ont ultérieurement permis la revitalisation du paysage alluvial du «Chly Rhy» à Ritheim.
Dans l’ADN de Pro Natura
Se procurer des surfaces pour les dédier entièrement à la nature est la raison d’être initiale de Pro Natura et pour ainsi dire son ADN. Comme chaque mètre carré de sol suisse appartient à un ou une propriétaire, qui en détermine l’usage, les instruments de Pro Natura pour promouvoir la nature sont depuis le début l’achat de terrains et les conventions de protection. La Ligue suisse pour la protection de la nature – aujourd’hui Pro Natura – fut fondée en 1909 pour financer la sauvegarde des sites qui allaient constituer le Parc national suisse en Basse-Engadine.
En 1910 déjà, Pro Natura achetait elle-même une première aire naturelle protégée de 4,4 hectares, la forêt de «Buhaul» au-dessus d’Ilanz. Cette première réserve existe toujours 113 ans plus tard. Au total, Pro Natura possède actuellement 6 946 hectares de terrain en Suisse, ce qui la classe parmi les plus grands propriétaires fonciers privés du pays. Proportionnellement, chacun et chacune de nos quelque 170 000 membres se trouve pour ainsi dire propriétaire d’environ 400 mètres carrés de biodiversité.
0,6 % du territoire national
Le réseau des réserves naturelles de Pro Natura est cependant bien plus vaste. Il englobe à ce jour:
Dans la plupart des cas, Pro Natura n’en est pas propriétaire, mais a pu les protéger par des contrats de longue durée. Ainsi, la fascinante forêt d’Aletsch: la convention conclue avec la commune de Ried-Mörel fête cette année ses 90 ans d’existence, et nous espérons bien que la protection de ce lieu unique sera reconduit pour les 90 prochaines années.
La sauvegarde des terrains par acquisition ou convention n’est souvent que la première étape du processus de renaturation. Nos sections définissent ensuite un objectif de protection et assurent le développement des valeurs naturelles du site par le biais de mesures appropriées. Avec des résultats parfois spectaculaires, comme à Eglisau (ZH), où des reinettes coassent à l’emplacement d’un ancien dépôt de carburant. La zone industrielle s’est muée en un paradis pour la flore où un petit ruisseau gazouille en direction du Rhin. C’est une pièce de plus à ce puzzle multicolore qui en comprend presque 800 – notre contribution très concrète pour davantage de biodiversité en Suisse.
URS TESTER dirige la division Biotopes et Espèces chez Pro Natura.
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«Il faut avoir un bon œil et de la patience»
Magazine Pro Natura: Madame Hoffer, pouvez-vous nous présenter ce projet en quelques mots?
Françoise Hoffer: il faut d’abord savoir que cette publication est un événement attendu depuis plus d’un siècle par les naturalistes amateurs et les botanistes professionnels. Tout est parti du Cercle vaudois de botanique il y a dix ans. Une première séance de terrain a eu lieu en 2014, puis un petit groupe de départ a choisi la méthodologie qui s’appuie sur le maillage des cartes nationales, c’est-à-dire des carrés de cinq kilomètres sur cinq. Et c’est parti, sur le terrain pour les inventaires!
Comment était-ce organisé?
Chaque participant·e s’est vu attribuer des carrés. J’en ai pris 16 (rires). C’est beaucoup, mais j’ai du temps. Je suis allée à la vallée de Joux, vers Chavornay, dans la région de Montreux, du Château de chillon aux Rochers-de-Naye, ça grimpe par-là! Pour les terrains plus difficiles, comme les zones marécageuses ou la montagne, nous avons organisé les inventaires avec des guides.
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Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.
Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.
Pour prendre part à ce projet, fallait-il être biologiste ou botaniste professionnel·le?
Non, ce n’est justement pas l’idée. C’est un projet de science participative. Il fallait donc avoir de bonnes connaissances de botanique et surtout aimer être dans la nature, avoir l’œil et la patience, aimer marcher aussi.
Mais vous, d’où tenez-vous toutes ces connaissances?
J’ai toujours aimé la nature, et je me suis plongée dans la botanique surtout à partir de 1994 en participant à l’inventaire de la flore de la ville de Lausanne. C’est une passion, j’y consacre beaucoup de temps. Pour ce projet, nous étions soutenus: une fois par mois, nous avions des réunions au Jardin botanique de Lausanne pour échanger et poser des questions. Nous pouvions aussi amener des plantes pour nous faire aider dans la détermination.
Les outils d’inventaire ont dû évoluer, non?
Oui, c’est clair. Avec l’application FlorApp d’InfoFlora, c’est génial! Quel gain de temps! Plus besoin de tout noter sur un petit carnet. Surtout, cet outil permet de voir ce que l’on doit chercher.
Vous avez des terrains de prédilection?
Oui, j’aime particulièrement les terrains vagues, les zones industrielles, les campings. Tous ces endroits méconnus qui offrent de jolies découvertes. J’aime aussi les terrains privés. C’est parfois délicat d’y pénétrer, mais cela permet d’échanger avec les propriétaires et c’est aussi agréable.
Avec le recul qui est le vôtre, quel bilan tirez-vous de vos inventaires?
C’est la catastrophe! Les disparitions de plantes s’accélèrent.
Affaiblissement de la protection de la nature et potentiel gaspillé dans le solaire et l’efficacité
Voici les commentaires des organisations de l’Alliance-Environnement sur les différentes décisions annoncées aujourd’hui :
- Débit résiduel : Le Conseil des États a certes renoncé à suspendre les dispositions relatives au débit résiduel. Mais en même temps, il veut, par une décision très discutable, permettre au Conseil fédéral d'abaisser temporairement les débits résiduels en dehors des situations d'urgence. Par exemple lorsque l'on importe trop d'électricité en hiver même s'il n'y a pas de risque de pénurie.
- La protection des biotopes est mise à mal : Malheureusement, le Conseil des États continue de s'attaquer à la protection des biotopes. Il veut couper l'eau aux zones alluviales les plus précieuses en autorisant de nouveaux tronçons à débit résiduel dans les biotopes d'importance nationale. Ceux-ci sont le cœur de la nature suisse. Ils doivent absolument être préservés pour les générations futures. Le Conseil national doit corriger cette décision.
- Standard solaire sur les bâtiments : La transition énergétique doit s'appuyer sur le solaire et l'efficacité en combinaison avec l'énergie hydraulique existante. Malheureusement, le Conseil des États a supprimé du projet le standard solaire pour les nouvelles constructions et les rénovations et l'a remplacé par une prescription inefficace pour les très grands bâtiments neufs. C’est regrettable, car un standard solaire efficace permet une forte augmentation de la production d'électricité. Il constitue une importante valeur ajoutée pour la mise en œuvre de la transition énergétique.
- Le solaire sur les parkings : Le Conseil des États renonce à développer le potentiel facilement réalisable du solaire sur les parkings, qui est couramment utilisé, notamment dans le Bade-Wurtemberg et en France. Et ce, alors que le secteur de la production d’électricité cherche désespérément des surfaces importantes et rapidement constructibles.
- Efficacité : Le Conseil des États échoue à exploiter pleinement le potentiel de l’efficacité énergétique, alors que cet objectif a été inscrit avec succès dans la loi l'automne dernier. Renoncer à exploiter, ne serait-ce que partiellement, les quelque 30% de potentiel d'économie que représente l’efficacité, implique de devoir produire ou importer beaucoup plus d'électricité en hiver. Une énergie qui est le plus souvent coûteuse et sale. Le Conseil national doit définir un modèle qui profite du potentiel gigantesque que représente l’efficacité énergétique.
- Zones appropriées pour l'énergie solaire et éolienne : La chambre haute veut introduire des "zones appropriées" spéciales pour l'énergie éolienne et les installations solaires au sol, dans lesquelles ces installations de production seraient considérées comme liées au site et seraient dispensées d’avoir à se soumettre à une véritable pesée d'intérêts. Définir une telle priorité est très problématique. C’est difficile à défendre du point de vue du droit constitutionnel et il n’est pas clair sur quelles bases l'intérêt de la protection de la biodiversité serait effectivement pris en compte lors de l'évaluation de telles zones.
Contact:
- Pro Natura : Stella Jegher, cheffe de la division Politique et affaires internationales, 079 411 35 49, [email protected]
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Commentaire aux médias commun de l'Alliance-Environnement
Photo Salle du Conseil des États © Services du Parlement Rob Lewis
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Site web de l'Alliance-EnvironnementLe Conseil des État met en jeu le fondement de notre existence
La biodiversité en Suisse est dans un état critique : les derniers rapports de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) (22.05.2023 – Biodiversité en Suisse, Listes rouges) soulignent que plus d’un tiers des espèces et près la moitié de tous les milieux sont menacés. Ils montrent aussi que les efforts réalisés à ce jour, en valent la peine. En effet, puisque l’efficacité des mesures de promotion et de conservation prises au niveau local est avérée. Cela reste toutefois encore largement insuffisant pour véritablement inverser la tendance. Si l’on veut conserver la biodiversité dans notre pays, il faut avant tout prendre des mesures pour accroître les surfaces, la qualité et la mise en réseau des milieux précieux sur le plan écologique. Et c’est précisément là qu’interviennent l’initiative et le contre-projet.
Même si ces éléments sont connus, le Conseil des États refuse d’agir et d’entrer en matière sur la révision de la LPN à titre de contre-projet à l’Initiative biodiversité. Une décision que critique le comité d’initiative, par la voix de Raffael Ayé, directeur de BirdLife : « Alors que le déclin de la biodiversité est scientifiquement prouvé, une majorité du Conseil des États a décidé de ne même pas entrer en matière sur la révision de la LPN. Ce faisant, il empêche de façon tout à fait irresponsable la recherche d’une solution politique urgemment nécessaire et alimente ainsi la crise de la biodiversité. »
« Il est temps que nous prenions tous conscience du fait que protéger la biodiversité, c’est investir dans notre avenir et qu’il est urgent d’agir. L’extinction dramatique des espèces a des conséquences considérables sur notre sécurité alimentaire et notre santé. Plus nous attendrons, plus il sera coûteux et douloureux de ne pas sauvegarder la nature. Nous devons éviter de faire les mêmes les erreurs que pour la crise climatique », déclare Sarah Pearson Perret, directrice romande de Pro Natura.
La population prend de plus en plus conscience de la crise de la biodiversité, comme en témoigne la remise, hier, de plus de 43 000 signatures en faveur de la biodiversité. La large alliance d’organisations de soutien à l’Initiative biodiversité plaide en faveur d’une action rapide et ciblée et continue donc à s’engager pour un contre-projet. Si aucun contre-projet ne devait voir le jour, l’association de soutien se dit prête à porter l’initiative devant les urnes.
Contact:
- Pro Natura : Sarah Pearson Perret, Directrice, @email, 079 688 72 24
- BirdLife Suisse : Raffael Ayé, Directeur, @email, 076 308 66 84
- Patrimoine suisse : Stefan Kunz, Secrétaire général, @email, 079 631 34 67
- Fondation suisse pour le paysage : Franziska Grossenbacher, Directrice adjointe, @email 076 304 43 58
- Service médias : Natalie Favre, @email, 076 491 25 26
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Communiqué de l’association de soutien de l’Initiative biodiversité
foto © Benoît Renevey
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Initiative biodiversitéLoi sur l’approvisionnement énergétique: des corrections sont nécessaires afin d’aboutir à un texte soutenu par une majorité
Une majorité de la commission de l’énergie du Conseil national soutient l’idée que même les zones naturelles protégées les plus précieuses de Suisse puissent être dégradées par des installations énergétiques. Une telle décision sape considérablement la protection des biotopes d’importance nationale. Elle ouvre la possibilité de détourner l’eau en amont des dernières zones alluviales intactes, ce qui priverait ces sites importants pour la biodiversité d’un apport indispensable à leur survie. Près de 90% des zones alluviales ont déjà disparu. Il faut absolument préserver celles qui restent! De telles atteintes dans des réserves naturelles de grande valeur sont irresponsables. Le bénéfice pour la production d’électricité est très réduit, et sans commune mesure avec l’impact sur la biodiversité, qui est déjà massivement sous pression, notamment dans les habitats aquatiques.
La commission veut en outre introduire des zones prioritaires pour les éoliennes et grandes installations photovoltaïques au sol, sans que les cantons soient réellement contraints de procéder à des études en amont. Or, il est urgent de procéder aux clarifications préalables sur la base des données appropriées. Cela permet d’identifier à temps les conflits et d’accepter la priorité d’intérêt « de principe » pour les installations de production, une notion délicate du point de vue du droit constitutionnel. Il est également dans l’intérêt des investisseurs que les conflits soient identifiés et évités à temps grâce à une planification rigoureuse.
Il ne faut pas perdre de vue que le projet de loi contient déjà de nombreuses concessions en matière de droit environnemental. Ces décisions mettent en péril le soutien à l’ensemble du projet et doivent donc être corrigées d’urgence par le Conseil national afin de s’assurer que la loi puisse obtenir une majorité.
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Commentaire commun de l'Alliance-Environnement
Image de couverture © Matthias Sorg
Pour que votre balcon soit une oasis de biodiversité
Bien qu’elle revête une grande importance, la nature en milieu urbain est soumise à une pression croissante. Les espèces indigènes souffrent de l’accroissement des surfaces imperméabilisées, du morcellement de leurs micro-habitats, de la monotonie des espaces verts et de la concurrence des néophytes envahissantes. Face à la perte quantitative d’espaces ouverts, il est crucial de revaloriser les espaces verts restants d’un point de vue écologique et de mieux les relier entre eux. Il existe un important potentiel dans ce domaine.
En agrémentant votre balcon d’une végétation riche en espèces, vous pouvez offrir de la nourriture à tout un petit monde ailé et créer un biotope-relais dans l’espace urbain. Aucune surface n’est trop petite pour offrir de la nourriture et un abri à la microfaune. Les oiseaux, les papillons, les coléoptères et les abeilles sauvages, en particulier, profitent d’un balcon végétalisé. Car la nature ne s’arrête pas aux limites des agglomérations.
Nous vous prodiguons des conseils pour le choix des plantes, la préparation et l’entretien de votre balcon-jardin. Vous trouverez également des instructions pour aménager un mini-étang et une mini-dune pour les abeilles sauvages.
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iStock, HeikeKampe
1. Que planter sur un balcon?
- Le plus grand nombre possible de plantes sauvages indigènes. De nombreuses espèces animales dépendent de la présence de certaines plantes sauvages indigènes. Les insectes, notamment, sont très spécialisés mais les oiseaux aussi sont tributaires de baies indigènes, par exemple. Procurez-vous des graines ou des plants indigènes appropriés, par exemple sur un marché de plantes sauvages ou dans une pépinière de plantes sauvages.
- Veillez à faire se succéder les périodes de floraison. Avec la bonne variété d’espèces végétales, votre balcon fleurira du printemps à la fin de l’automne. Vous prolongerez ainsi l’offre en nourriture. Pour tirer le meilleur profit de vos plantes, vous pouvez les tailler après la floraison, ce qui permet souvent d’obtenir une deuxième floraison.
- Les plantes grimpantes conviennent pour faire écran ou pour végétaliser les murs. Elles créent une ambiance particulière. Leur feuillage sert d’abri et leur floraison offre une nourriture abondante. La végétalisation des façades avec des plantes grimpantes agrandit la surface végétalisée et assure une connexion écologique entre le balcon et le toit et/ou le sol.
- Plantez le plus possible de végétaux. Plus il y a de verdure, mieux c’est. Les légumes, les fines herbes et les fleurs d’ornement ont aussi quelque chose à offrir aux insectes et aux oiseaux. Assurez la plus grande diversité possible d’espèces. Privilégiez les espèces à fleurs non doubles, sans quoi les insectes resteront sur leur faim. Mais votre plante préférée doit aussi avoir sa place!
- Renoncez aux pesticides, au terreau contenant de la tourbe ainsi qu’aux arbres en bacs, qui deviennent grands et lourds. Plus d'informations.
Un plaisir pour tout le monde: avec les capucines et les soucis, vous favorisez la biodiversité, mais pas seulement: leurs fleurs comestibles décoreront vos salades d’été. Le romarin et le thym sont également considérés comme des herbes de balcon favorables aux insectes, et constituent une source de nectar bienvenue si vous laissez fleurir les plantes.
2. Planifier son balcon naturel
Planification
- Espace disponible: quel est l’espace dont vous disposez pour les plantes, quelle surface vous faut-il pour le mobilier? Intégrez la verticalité, vous gagnerez en surface disponible (plantes suspendues et grimpantes). Les bacs à plantes peuvent être placés ou suspendus à différents niveaux – sur le sol, surélevés sur des caisses, sur les façades, sur les rebords de fenêtres et sur les balustrades.
- Charge admissible: si vous souhaitez installer de grands bacs à plantes, vous devez vous renseigner sur les charges admissibles pour le balcon ou la terrasse. Les grands pots lourds doivent être placés près du mur du bâtiment.
- Sécurité: les caisses, les pots et les plantes grimpantes qui sont fixés à l’extérieur du bâtiment doivent avoir de bons supports. Les pots placés sur les rebords de fenêtres et les balustrades doivent toujours être sécurisés.
- Accord: avant d’installer des fixations sur les façades ou les balustrades de balcon, vous devez obtenir l’accord du propriétaire.
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Nathalie Leutenegger
Choix des pots
Quelques critères à prendre en compte pour le choix des pots:
- Taille: choisissez les pots les plus grands possibles. Plus le pot est grand, plus il peut contenir d’eau. La plante s’asséchera moins vite.
- Évacuation de l’eau: utilisez uniquement des pots avec un trou d’évacuation pour l’eau.
- Soucoupes: utilisez des soucoupes pour tous les pots. Vous récupérerez ainsi le trop-plein d’eau d’arrosage et de pluie et protégerez le balcon ou la façade situés en dessous.
- Matériau: choisissez des pots résistants au gel. Les plantes sauvages peuvent rester dehors tout l’hiver.
- Bois: les récipients en bois offrent aux racines une bonne protection contre le froid et la chaleur. Les récipients en bois résistants sont en chêne, en mélèze ou en robinier.
- Pots en terre cuite non émaillés: la terre reste fraîche plus longtemps car l’eau s’évapore à travers les pores. Cependant, ils résistent rarement au gel et sont assez chers.
- Pots émaillés: ils durent plus longtemps. Cependant, les gros pots en terre cuite sont très lourds.
- Métal: on peut utiliser de vieilles marmites, des poêles, etc. Le métal chauffe beaucoup au soleil, c’est pourquoi les récipients en métal conviennent surtout aux endroits ombragés.
- Fibrociment (Eternit): le fibrociment est relativement léger, solide et résistant au gel. Ce matériau convient surtout aux grands récipients.
- Plastique: les récipients en plastique sont légers et généralement bon marché, mais ils ne sont pas très durables. Il y a un risque d’accumulation de chaleur au niveau des racines. Choisissez plutôt des récipients de couleur claire en plastique recyclé.
- Pierre et béton: les récipients en pierre et en béton sont très lourds et ne conviennent donc pas aux balcons.
Terreau
Vous construisez un écosystème artificiel sur votre balcon. Cela signifie que les plantes ne peuvent y développer un système racinaire en profondeur. Elles ne peuvent pas puiser de nutriments et d’eau dans les couches profondes du sol. Vous devez donc leur fournir un substrat riche en nutriments.
Il existe des terreaux spéciaux pour plantes en pot et pour balcons. Les plantes sauvages ont besoin d’un terreau moins riche en nutriments que les plantes d’ornement. Pour les plantes sauvages, vous pouvez donc mélanger la terre avec un peu de sable ou de gravier pour l’appauvrir.
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Nathalie Leutenegger
4. Parterre de plantes palustres/étang miniature
Sur votre balcon également, vous pouvez créer un milieu proche de la nature avec un petit parterre de plantes palustres ou un étang miniature. Une soucoupe recouverte de pierres et de mousse et remplie d’eau constitue déjà un réservoir apprécié par différents insectes.
- Choisir un bac étanche ou habiller un pot d’un film.
- Remplir le récipient de terre de jardin. Les plantes des marais ont besoin de 15 cm de substrat, les plantes aquatiques de 25 cm.
- Opter pour des plantes appropriées. Parterre de plantes palustres: iris des marais, cardamine amère, laîche à angles aigus, scutellaire à casque. Plantes aquatiques: lysimaque à fleurs en épis, trèfle d’eau, renoncule langue, sagittaire à feuilles en flèche.
- Recouvrir d’une couche de gravier.
- Verser de l’eau: 0 à 10 cm d’eau pour les plantes palustres, au moins 10 cm pour les plantes aquatiques.
Attention: un étang miniature sur le balcon ne constitue pas un habitat pour les amphibiens, mais un habitat pour les insectes aquatiques prédateurs. Les mini-étangs de balcon peuvent donc devenir des lieux de reproduction pour les moustiques. Dans les secteurs où des moustiques tigres ont été observés, il vaut mieux renoncer à un étang miniature.
6. Entretenir son jardin sur balcon
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Markus Spiske
Au printemps:
- Taillez les vieilles tiges des plantes, enlevez le feuillage.
- Donnez chaque année aux plantes grimpantes et aux plantes situées à l’ombre environ 3 cm de compost exempt de mauvaises herbes. Pour ce faire, retirez au préalable la couche supérieure de terre. Pour les plantes placées au soleil, il suffit d’ajouter environ 1 cm de compost chaque année ou tous les 2 ans au printemps.
- Si les racines remplissent tout le pot, rempotez la plante dans un récipient plus grand ou réduisez la motte en enlevant une couche de racines tout autour avec un couteau ou une bêche. Vous devez également tailler les parties aériennes. Vous pouvez aussi diviser la plante et la rempoter avec du nouveau terreau.
En été:
- Taillez les plantes fanées entre mi-juin et fin juin. Cela permet une deuxième floraison.
- Après la taille, fertilisez les plantes avec de l’engrais liquide comme du purin d’ortie.
- Arrosez régulièrement vos pots le matin ou le soir. N’aspergez pas les plantes avec de l’eau froide en plein soleil, cela peut les brûler.
- Attachez régulièrement les plantes hautes et grimpantes ou soutenez-les avec des tuteurs ou des supports supplémentaires.
- Éliminez régulièrement les néophytes venues par la voie des airs, comme la vergerette annuelle. Vous trouverez ici une aide pour l’identification des néophytes.
En automne:
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Placez les grands récipients sur des lattes de bois de 3 cm d’épaisseur. Cela évite que la motte de racines ne gèle et prolonge la durée de vie des récipients. Les plantes gélives passent l’hiver à l’intérieur, dans un endroit clair et frais (5-10 °C).
En hiver:
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Les plantes vivaces sauvages ne doivent pas être protégées du gel, mais d’une trop grande évaporation. Vous empêcherez le dessèchement de la terre en appliquant une couche de paillis de feuilles de 2 à 3 cm d’épaisseur. S’il fait très froid, vous pouvez envelopper les plantes délicates (p. ex. les herbes aromatiques méditerranéennes) et les pots avec de la toile de jute ou un vieux drap de lit. N’oubliez pas que les plantes à feuilles persistantes comme le romarin ont également besoin de lumière et d’un peu d’eau en hiver.