Progetti

Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Même la nuit, il ne fait pas nuit à Berne. Les lampadaires, les projecteurs et les lampes d'appartement s'en assurent.
09.05.2019 Insectes

Eteignons la lumière pour la faune nocturne

La faune nocturne subit de plein fouet les impacts négatifs de la pollution lumineuse. Les problèmes sont nombreux mais la solution, elle, est simple à mettre en œuvre. Il suffirait d’éteindre la lumière.

Les mulots s’agitent à la recherche de nourriture, les hiboux hululent, les chauves-souris fendent l’air tandis que d’innombrables insectes et autres invertébrés s’activent et font bruisser les nuits de sons tantôt familiers, tantôt énigmatiques: les nuits noires regorgent de vie. Mais celles-ci sont difficiles à trouver sur le Plateau et dans le Jura. La faune nocturne lucifuge (se dit d’un animal qui évite la lumière) se trouve toujours plus sous pression.

Au cours de millions d’années d’évolution, les espèces animales ont développé une horloge interne contrôlée par le rythme circadien. Nombre d’entre elles sont actives la nuit. Par exemple, 95% des 3668 espèces de papillons connus en Suisse sont nocturnes.

Ils s’orientent grâce à leurs antennes très sensibles aux odeurs, ils peuvent par exemple détecter une femelle à plusieurs kilomètres. Les chauves-souris chassent uniquement la nuit grâce à leur sonar. Les oiseaux migrateurs volent quant à eux lorsqu’ils peuvent s’orienter grâce aux étoiles. C’est aussi la nuit que les larves d’insectes comme les éphémères ou les phryganes émergent de l’eau.

Des pièges mortels pour de nombreuses espèces

Une nuit obscure offre aux animaux une protection, même si elle est parfois relative, puisque de nombreux prédateurs se sont également adaptés à la vie nocturne. Sans irradiation solaire directe, les petits invertébrés et les chenilles de papillons sont moins exposés à la déshydratation durant les nuits fraîches. Les papillons nocturnes n’entrent pas en concurrence avec les abeilles et les autres pollinisateurs diurnes pour l’accès au nectar des plantes.

Les papillons de nuit ont une vue 1000 fois plus performante que les papillons de jour et voient surtout les fleurs jaunes et blanches. Et c’est justement dans ces gammes de couleur que rayonne la lumière artificielle qui les attire sur des distances allant jusqu’à 250 mètres, surtout les mâles plus mobiles que les femelles. La lumière artificielle modifie également la couleur des fleurs: les papillons ne les voient plus et ne peuvent donc pas les polliniser. Les insectes s’épuisent en tournant autour des lampadaires.

En été, 150 insectes sont tués par nuit et par lampadaire au lieu d’aller chercher de la nourriture, de polliniser les plantes ou de pondre. Ils deviennent ainsi des proies faciles pour les chauves-souris, les chats et les oiseaux à l’aube. Dans un environnement éclairé, les femelles du ver luisant émettent leur signal sexuel lumineux en vain: les mâles n’arrivent plus à les repérer pour s’accoupler. Les lampes installées le long des petits cours d’eau attirent et tuent par épuisement une foule d’insectes émergeant de l’eau, privant poissons, oiseaux et chauves-souris d’une source de nourriture.

La pollution lumineuse a doublé en 30 ans

La lumière artificielle bouleverse les équilibres des écosystèmes nocturnes et perturbe le comportement des animaux et des plantes. Les espèces lucifuges perdent leurs repères dans leur espace vital modifié au détriment des espèces tolérantes à la lumière. La chaîne alimentaire est altérée, tout comme l’efficacité de la pollinisation des plantes par les insectes nocturnes.

Une étude de l’Université de Berne montre que des cirses maraîchers (plante de la famille des astéracées, ressemblant au chardon) éclairés artificiellement produisent 13% de fruits en moins et reçoivent aussi 62% de visites d’insectes nocturnes en moins que les plantes restées dans l’obscurité.

Cette perturbation lumineuse nocturne s’ajoute à la longue liste des problématiques créées par l’homme, mettant ainsi la biodiversité sous pression. Sachant qu’au cours des 30 dernières années la pollution lumineuse a plus que doublé en Suisse, il est à craindre que son impact sur la faune et flore va aller croissant. Pourtant, un simple geste suffirait à inverser la tendance : éteindre la lumière.

RENE AMSTUTZ est chef de projet Promotion des espèces chez Pro Natura.

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Cet article a été publié dans le Pro Natura Magazine.



Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe des projets sur le terrain de l’association et vous présente des personnalités captivantes. Des belles images et des offres exclusives complètent le plaisir de la lecture. Tous les membres Pro Natura le reçoivent en exclusivité cinq fois par année le magazine sur la protection de la nature en Suisse. Sur 44 pages, le Magazine Pro Natura porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques, présente des recherches et explique la nature. Il informe où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature.

Insectes

La disparition des insectes menace nos conditions d’existence

Nous voulons assurer leur survie

Abeille sur Knautie des champs
La disparition des insectes est un signe alarmant de la régression généralisée de la biodiversité et menace nos conditions d’existence. Nous voulons assurer leur survie, car sans eux nos vies seront également mises en péril.

Au moins 163 espèces d’insectes sont considérées comme éteintes en Suisse, dont le clyte du nerprun, le criquet des torrents et le gomphe à crochets. Tel le fourmilion sur l’image ci-dessus, les insectes se raccrochent actuellement à tout ce qui peut leur permettre de survivre, même si ce n’est qu’à une paille:

  • En seulement trois décennies, l’être humain a décimé jusqu’à 75% des effectifs des populations d’insectes dans diverses régions.
  • De même, le nombre d’espèces diminue dramatiquement. Les deux tiers de toutes les espèces de papillons et de coléoptères aquatiques sont menacés.
  • 40% des espèces d’insectes étudiées jusqu’à présent en Suisse sont menacés. 

Causes de la disparition des insectes

Plusieurs facteurs avec un impact différencié selon l’habitat et les espèces expliquent le déclin massif des insectes. Les principales causes de la disparition des insectes sont l’agriculture intensive, l’utilisation massive des pesticides ainsi que la destruction des habitats. La pollution lumineuse et le changement climatique y participent également de manière significative.

Agriculture intensive

L’agriculture intensive impacte très négativement la nature et l’environnement. Elle est la principale responsable de la forte pollution par les pesticides. Ces poisons ont également des incidences sur les «organismes non cibles» telles que les abeilles sauvages et les abeilles mellifères. Les effets s’observent soit immédiatement soit à plus long terme. Dans les deux cas, les insectes meurent de l’ingestion de pesticides.

Bauer fährt mit Traktor durch blühendes Feld und verspritzt Pestizide Robert Crum
Les pesticides tuent non seulement les insectes nuisibles à l’agriculture, mais tous les autres aussi.

Perte d’habitats

Avec un secteur de la construction très actif et une agriculture intensive, ainsi qu’avec le drainage des zones humides, l’être humain détruit ou fragmente les habitats naturels des insectes. Le déclin des prairies sèches et des pairies de montagne riches en espèces entraîne la perte de précieux milieux naturels. En outre, la faible mobilité de nombreux insectes les empêchent de surmonter certains obstacles qui nous semblent insignifiants, comme des bordures de route, et ils sont ainsi dans l’impossibilité de rejoindre d’autres milieux naturels.

Baustelle mit Kranen direkt vor Wald Matthias Sorg
Avec toute nouvelle construction, l’habitat des insectes se réduit d’autant.

Pollution lumineuse

La moitié des espèces d’insectes est nocturne. Elles dépendent de l’obscurité et de la lumière naturelle de la lune et des étoiles. Des rues illuminées 24h/24, des enseignes très lumineuses, des éclairages de jardin, etc. perturbent leurs comportements naturels – avec un impact négatif sur leurs chances de survie. Les insectes volants sont attirés par les sources de lumière artificielle, ils meurent d’épuisement ou deviennent une proie facile pour les oiseaux et les chauves-souris.

Schmetterlinge im Dunkeln fliegen zu einer Lichtquelle Sutlafk
La pollution lumineuse fragilise les insectes.

Petits animaux, grandes performances

Les insectes représentent la classe la plus riche en espèces du règne animal. Environ 60% de toutes les espèces animales dans le monde sont des insectes. Leur disparition a donc un impact énorme sur la survie d’autres espèces et constitue un signe alarmant de la régression généralisée de la biodiversité: elle menace donc nos conditions d’existence. L’écosystème est comparable à un filet de sécurité: si trop de fils sont cassés, le filet ne tient plus.

Pollinisation des fleurs

Les insectes pollinisent les fleurs de presque toutes les plantes sauvages et cultivées. Les fraises, le colza ou le café: environ un tiers de la production alimentaire mondiale dépend des insectes. Sans eux, de nombreuses plantes sauvages ou de culture ne peuvent ni se propager ni produire de fruits. En l’absence d’insectes pollinisateurs, les récoltes sont plus faibles. Les abeilles sauvages jouent un rôle beaucoup plus central qu’on ne le pensait auparavant: la pollinisation par les abeilles «domestiquées» est loin d’être suffisante pour garantir les rendements agricoles.

Abeille rampant sur une fleur.
En tant que pollinisateurs, les insectes jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes.

Source de nourriture

Les insectes constituent une source de nourriture primaire pour de nombreux autres animaux. Ils forment donc un maillon important de la chaîne alimentaire. Si les insectes disparaissent, les oiseaux, les poissons, les chauves-souris et d’autres insectivores n’auront plus de quoi se nourrir et s’éteindront également. Témoin en est, le déclin massif de l’alouette des champs en Suisse.

Feldlerche David Iliff
De nombreux animaux se nourrissent d’insectes - leur disparition les met sous pression pour survivre.

Écosystème

Les insectes sont indispensables au bon fonctionnement d’un écosystème. Ces animaux à six pattes transforment les matières organiques mortes telles que les carcasses, le bois mort ou les matières fécales en matière première recyclable. Sans insectes, la nature s’étoufferait sous ses propres «déchets».

Gelbe Dungfliege Luc Viatour
Les insectes sont les héros du recyclage: par exemple, le scatophage du fumier. C’est l’une des espèces qui transforme la bouse de vache en précieux humus.

Sylviculture et agriculture

En foresterie et en agriculture, les insectes sont d’importants auxiliaires. En agriculture biologique, où les pesticides sont très largement abandonnés, la promotion des organismes utiles est un élément fondamental de la production. Ils contiennent la propagation des insectes indésirables.

Gemüsebeet biodynamischer Hof Iffwil Matthias Sorg
Même en tant que parasites dans le potager, les insectes fournissent des services importants.

Tout le monde doit agir – ensemble contre la disparition des insectes!

Les gros titres qui prédisent l’extinction des insectes dans un siècle sont absurdes. Mais la perte massive scientifiquement prouvée est dramatique et devrait tous nous alarmer. Afin d’empêcher la disparition des insectes, des mesures à grande et petite échelle s’avèrent nécessaires. Ce n’est que lorsque les consommateurs, les agriculteurs, les autorités et les associations assumeront une responsabilité commune que nous pourrons stopper la disparition des insectes.

Moschusbock
Ressources pédagogiques pour vous

Pro Natura

Au niveau politique, Pro Natura s’engage en faveur d’une agriculture respectueuse de la nature et exige une réduction de l’utilisation massive et inutile de pesticides et d’engrais de synthèse. Avec nos deux initiatives populaires Initiative biodiversité et Initiative paysage, nous nous engageons à protéger concrètement les habitats des insectes. Pro Natura promeut et protège activement les espèces d’insectes et leurs habitats grâce à ses propres projets novateurs et ses actions.

Informations sur l'Initiative biodiversité et l'Initiative paysage

Votre contribution

Les consommatrices et consommateurs contribuent de manière significative à la protection des insectes en achetant des aliments issus de l’agriculture biologique. Si vous cultivez votre propre jardin, il est très important de ne pas utiliser de produits chimiques, de planter des fleurs et des arbustes adaptés aux insectes et d’acheter des plantes à fleurs indigènes ou des plantes utiles aux insectes. Les plantes exotiques n’offrent aux insectes ni nourriture ni habitat.

Autorités communales

L’éclairage artificiel nocturne représente une menace considérable pour les insectes. Avec un éclairage sélectif et intelligent, les communes peuvent contribuer de façon conséquente à la protection des insectes. Des communes innovantes comme le Val de Ruz (NE) ou Fläsch (GR) le démontrent: la protection des insectes va de pair avec une réduction des coûts énergétiques liés à l’éclairage. Les communes peuvent également s’abstenir d’utiliser des pesticides sur les espaces verts.

Agriculture

Les agriculteurs qui travaillent selon les critères de l’agriculture biologique savent que les insectes sont irremplaçables sur leurs terres: les abeilles sauvages pollinisent les cerisiers et les chrysopes mangent les pucerons, contribuant ainsi à assurer la production. Il est nécessaire de repenser la manière de faire dans l’agriculture conventionnelle: davantage de zones de compensation en faveur de la biodiversité, plus de terres en jachère et moins de pesticides. Cela épargne non seulement la nature, mais également le portefeuille des paysannes et des paysans. L’agriculture biologique fait également ses preuves sur le marché: les ventes d’aliments issus de l’agriculture biologique augmentent régulièrement depuis des années.

Nos projets pour les insectes

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Heckenpflanzung Stelliwald-Oberwald

Heck­en­verbindun­gen

Die Larven der Blauflügeligen Ödlandschrecke.
20.04.2023 Tier des Jahres

Die neue Generation Blauflügeliger Ödlandschrecken entdecken

Seit letztem Sommer liegen sie in der Erde: Die Eier des Pro Natura Tier des Jahres, der Blauflügeligen Ödlandschrecke. Während die Elterntiere mit dem Frost sterben, überdauert die nächste Generation im Eistadium den Winter. Zwischen April und Juni ist es so weit: Sie schlüpfen und können mittels geeigneter Forscherutensilien auch beobachtet und bestimmt werden.

Rund 120 Eier legt das Weibchen der Blauflügeligen Ödlandschrecke Ende Sommer in den Boden. Miterleben, wie ihre Jungtiere das Licht der Welt erblicken, wird sie nicht. Denn während die nächste Generation im Eistadium den Winter überdauert, sterben die Elterntiere mit dem ersten Frost im Herbst. Zwischen April und Mai schlüpfen dann die nur wenige Millimeter grossen Nymphen. Sie sehen zwar schon aus wie Miniaturversionen ihrer Eltern, die namensgebenden blauen Flügel fehlen jedoch noch. Um diese zu entwickeln, häuten sich die Weibchen vier und die Männchen fünfmal und passen dabei ihre Grundfärbung der Umgebung an.

Die bedrohte Welt der Insekten

«Neben der Blauflügeligen Ödlandschrecke erwachen auch viele andere Insekten im Frühling zum Leben. Der ideale Zeitpunkt, diese genauer zu studieren», sagt Elisabeth Karrer, Projektleiterin Umweltbildung bei Pro Natura. Schliesslich machen Insekten 60 Prozent aller Tierarten weltweit aus und 60 Prozent der Schweizer Insekten sind gefährdet. Dabei sind sie zentral für natürliche Kreisläufe wie die Bestäubung oder die Umwandlung von totem Material. Wo Insekten bedroht sind, sind deshalb auch unsere Lebensgrundlagen bedroht. 

Beobachten, bestimmen, fördern

Ob mit der Schulklasse, der Familie oder auch allein; Insekten lassen sich in der Natur wunderbar entdecken. Unser Tier des Jahres zum Beispiel findet man auf sonnig, kargem Gelände, wie Kiesbänken oder verwilderten Bahn- und Gewerbearealen, bevorzugt im Wallis, Tessin und entlang des Jurasüdhangs.
Um auch die vielen anderen Insekten besser zu verstehen, hat Pro Natura einen Bestimmungsfächer sowie ein Naturtagebuch entwickelt. «Letzteres liefert auch Tipps, wie Balkon, Garten oder Schulhof insektenfreundlicher gestaltet werden können, damit im nächsten Frühjahr wieder eine neue Insektengeneration zum Leben erwacht», ergänzt Elisabeth Karrer.

Weitere Informationen: 

Kontakt: 

  • Elisabeth Karrer, Projektleiterin Umweltbildung, Tel. 061 317 91 65, @email
  • Nathalie Rutz, Medienverantwortliche, 079 826 69 47, @email

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Headerfoto: © Christian Roesti

Les larves de l’œdipode turquoise sortent bientôt des œufs.
20.04.2023 Animal de l’année

Les œdipodes turquoise vont éclore

Les œufs de l’œdipode turquoise, Animal de l’année de Pro Natura, dorment dans la terre depuis l’été dernier. C’est sous cette forme que la nouvelle génération a survécu à l’hiver, quand les insectes adultes ont succombé au gel. L’éclosion a lieu entre avril et juin. C’est le moment d’observer et de déterminer l’espèce à l’aide d’un nouveau journal de terrain adapté.

À la fin de l’été, la femelle de l’œdipode turquoise dépose environ 120 œufs dans le sol. Elle ne verra pas naître sa progéniture. Alors que la génération à venir passe l’hiver au stade de l’œuf, les parents meurent dès les premières gelées d’automne. Les nymphes éclosent entre avril et mai de l’année suivante. Mesurant à peine quelques millimètres, ce sont des versions miniatures des insectes adultes, moins les ailes azurées qui donnent son nom à l’espèce. Avant leur apparition, les femelles connaîtront quatre mues et les mâles cinq, la couleur de base de leur livrée s’adaptant à celle de leur environnement.

Le monde menacé des insectes

«Comme l’œdipode turquoise, beaucoup d’insectes reprennent vie au printemps. C’est le moment idéal pour les observer», explique Delphine Seydoux, responsable Ecole Suisse romande. Rappelons que 60 % des espèces animales de la planète sont des insectes – et que 60 % des insectes suisses sont menacés. Ils jouent un rôle capital dans les cycles naturels comme la pollinisation ou la transformation des matériaux morts. Quand les insectes sont en danger, les conditions essentielles à notre vie sur Terre le sont aussi. 

Observer, déterminer, promouvoir

Dans le cadre d’une sortie scolaire, en famille ou en solo, il est passionnant d’observer les insectes dans leurs habitats naturels. Notre Animal de l’année se rencontre sur des sols arides et ensoleillés comme les bancs de graviers et les terrains en friche, en bordure des voies ferrées et des zones industrielles, de préférence en Valais, au Tessin et le long du versant sud du Jura.

Pour mieux comprendre le monde des insectes qui nous entourent, Pro Natura a édité des guides de poche et des informations permettant d’identifier les espèces, ainsi qu’un journal de terrain. «Ce dernier montre aussi comment aménager balcons, jardins et préaux pour que les insectes s’y sentent mieux, ajoute Delphine Seydoux, afin que la prochaine génération puisse éclore au printemps prochain.» 

Informations complémentaires: 

Contacts: 

  • Delphine Seydoux, responsable Ecole Suisse romande, tél. 079 357 27 99, @email 
  • Leo Richard, chargé de communication Pro Natura, tél. 079 378 37 11, @email  

 

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Une hermine profite d’un abri aménagé avant de partir en chasse aux mulots dans le pâturage.

Pro Natu­ra Vaud s’en­gage pour la bio­di­ver­sité en milieu agricole

2
Mag
2026
-
3
Mag
2026
Martkstand Pro Natura Aargau

Stand – Kommen Sie vorbei!

Pro Specie Rara Markt Wildegg

Luogo
Schloss Wildegg
Costo
Gratuito
Dal
02.05.2026
Al
03.05.2026
Der Pro Specie Rara Markt in Wildegg lockt jedes Jahr viele Besuchende auf Schloss Wildegg. Pro Natura Aargau ist seit vielen Jahren mit einem Stand vertreten.

Informieren sie sich an unserem Stand über unsere Arbeit, Naturschutz oder die Förderung der Natur bei Ihnen zu Hause und kaufen Produkte aus unserem Shop.

Wir freuen uns, über Ihren Besuch!

 

Öffnungszeiten:

Sa, 02.05.2026, 09:00 - 17:00

So, 03.05.2026, 09:00 - 16:00

 

Weitere Informationen zum Setzlingsmarkt: https://www.prospecierara.ch/erleben/veranstaltungen/veranstaltungen-de…

Ulteriori informazioni

Dettagli dell'evento

Data

DAL
Sabato, 2.05.2026
A
Domenica, 3.05.2026
INIZIO
09:00
FINE
16:00

Luogo

Schloss Wildegg

Dettagli

Stagione

Costo

gratis

Pressefoto gemulchte Alpenfläche
02.05.2023 Alpen

Mulchregelung bedroht Biodiversität im Alpenraum

In ihrer Vernehmlassungsantwort zum Landwirtschaftspaket 2023 kritisiert Pro Natura die vorgeschlagene Mulchregelung im Sömmerungsgebiet. Die Entbuschungs- und Weidepflegetechnik mit brachialen Maschinen hinterlässt massive Spuren in der Landschaft und bedroht die bereits gefährdete Insektenwelt. Um die Herausforderungen im Alpenraum zu bewältigen, braucht es regionale Alpkonzepte anstatt schweren Maschineneinsatz mit hohem administrativem Aufwand.

Mit einem Grossteil der Anpassungen im neuen Landwirtschaftspaket 2023 zeigt sich Pro Natura einverstanden. Aber: «Die vorgeschlagene Regelung für das Mulchen im Sömmerungsgebiet ist ein Rückschritt für die akut bedrohte Biodiversität und muss zurückgewiesen werden», betont Marcel Liner, Experte für Agrarpolitik bei Pro Natura.

Fehlende wissenschaftliche Grundlagen

Moderne Mulchgeräte sehen aus wie überdimensionierte Rasenmäher oder sind an Traktoren befestigt. In den sensiblen und bisher wenig beeinflussten Naturgebieten der Alpen hinterlassen sie entsprechende Verwüstung. Fotos von gemulchten Flächen im Alpenraum zeigen, welche drastischen Folgen ein grossflächiger und unsachgemässer Einsatz haben kann: aufgerissener Boden und verhäckselte Zwergsträucher auf den sonst naturnahen Alpflächen. «Das ist nicht nur unschön anzusehen und negativ für den Tourismus, sondern schädigt auch Biodiversität und Boden», kritisiert Liner. Wissenschaftliche Untersuchungen zu den Auswirkungen beispielsweise auf die stark bedrohte Insektenwelt im Alpenraum fehlten im Vorschlag des Bundesamts für Landwirtschaft (BLW). 

Mehr administrativer Aufwand

«Mit dem unausgereiften Vorschlag zum Mulchen im Sömmerungsgebiet hat das BLW dem Druck einiger weniger Kantone nachgegeben», bedauert Liner. Dabei ist die Unterscheidung zwischen Weidepflege und Entbuschung, wie sie die Vorlage vorsieht, in der Praxis kaum umsetzbar und wird den administrativen Aufwand für die Kantone weiter erhöhen.
Auch Pro Natura ist der Ansicht, dass Weiden vor Verbuschung und Vergandung geschützt werden müssen. «Das sieht die bestehende Direktzahlungsverordnung schon jetzt so vor. Doch der Trend hin zu immer weniger und immer grösseren Landwirtschaftsbetrieben führt zu laufend weniger Arbeitskräften, weniger Biodiversität und zu einem Rückgang von Ziegen und alptauglichen Rindern», so der Experte. 

Es braucht regionale Alpkonzepte

Die übergeordneten Herausforderungen der Alpwirtschaft werden allein mit mehr Maschineneinsatz nicht gelöst. Dafür sind regionale Alpkonzepte notwendig, die aufzeigen welche Alpen in den kommenden Jahrzehnten überhaupt weiterhin bestossen werden können, wo genügend Tiere vorhanden sind und wo eine Bewirtschaftung besser aufgegeben werden muss. Darum weist Pro Natura die neue Mulchregelung des BLW zurück. Agrarexperte Liner bekräftigt: «Zuerst braucht es eine grundsätzliche Diskussion über eine Alpwirtschaft mit Zukunft.»

Weitere Informationen:

Kontakt:

  • Marcel Liner, Leiter Landwirtschaftspolitik, @email, 061 317 92 40
  • Nathalie Rutz, Medienverantwortliche, @email, 079 826 69 47
     

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Info

Medienmitteilung zur Vernehmlassungsantwort zum Landwirtschaftspaket 2023

Documenti scaricabili

Pressefoto gemulchte Alpenfläche
26
Set
2026
Un cerf bramant dans la forêt d'Aletsch

Exkursion

Excursion le brame des cerfs I

Luogo
Centre Pro Natura d'Aletsch
Costo
Da CHF 15.00
Giorno
Sabato
Data
26.09.2026
Data e ora
06:45 - 09:00
Iscrizione entro
Quelle impressionnante rencontre que celle d'un cerf qui brame! Venez vous promener avec nous dans la forêt d'Aletsch et faites-en l'expérience de près.

Le brame des cerfs résonne à travers la forêt d'Aletsch. À l'aube, nous partons à l'affût à la recherche des rois de la forêt d'Aletsch et avec un peu de chance nous pourrons les observer en train de bramer.

Coûts

  • Adultes: CHF 15.-
  • Enfants (7 à 16 ans): CHF 7.50

Guide

Nathan Rudin, ingénieur en sciences de l'environnement

Point de rendez-vous

Rassemblez-vous à l'heure indiquée devant la Villa Cassel et restez silencieux.

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Info

Participant·e·s: Minimum 6, maximum 15 personnes; enfants à partir de 7 ans. 

Une inscription est obligatoire.

Dettagli dell'evento

Data

Sabato, 26.09.2026
Data e ora
06:45 - 09:00

Luogo

Centre Pro Natura d'Aletsch

Dettagli

Tipo di evento
Stagione

Preparazione

Indirizzo
Villa Cassel, 3987 Riederalp

Costo

Adultes: CHF 15.-, enfants (7 à 16 ans): CHF 7.50

Biberdamm bei Buchrain

Der Biber — Land­schafts­gestal­ter und Klimahelfer

BLN Greina – Piz Medel GR, Copyright Jan Guerke
26.01.2023 Energie

Ausbau der Erneuerbaren: UREK-N sagt Ja zum Biotopschutz - doch der Kompromiss braucht noch Verbesserungen

Die Umweltallianz begrüsst, dass die UREK-N den Schutz bestehender Biotope von nationaler Bedeutung aufrechterhält und den Ausbau der Solarenergie auf Infrastrukturen vorantreibt. Sie zeigt sich jedoch besorgt über den geplanten Freipass für Windkraftanlagen in Waldgebieten und erinnert daran, dass die Bewilligung von Wasserkraftprojekten nicht von den bestehenden Verfahren ausgenommen werden darf.

Die UREK-N stellt sich hinter die wertvollsten Naturgebiete in der Schweiz, was die Umweltallianz begrüsst. Die Biotope von nationaler Bedeutung umfassen Moore, Auen, Trockenwiesen und Amphibienlaichgebiete und machen nur gerade 2 Prozent unserer Landesfläche aus, beherbergen aber ein Drittel aller bedrohten Tier- und Pflanzenarten. So speichern sie beispielsweise auch CO2 und schützen uns vor Dürren und Überschwemmungen. Dieses Herz der Natur ist im Kampf gegen die Klima- und Biodiversitätskrise besonders wichtig.

Zugleich relativiert die Kommission aber den Schutz für Gletschervorfelder und alpine Schwemmebenen, die mit dem Rückzug der Gletscher nationale Bedeutung erreichen könnten. Dies ist aus wissenschaftlicher Sicht unnötig und bedauerlich, denn viele dieser Pionierstandorte sind sehr selten und somit für den Erhalt der Biodiversität der Alpen zentral. Für eine sichere Winterstromversorgung ist es nicht notwendig, diese Gebiete zu nutzen. 

Für die Winterstromversorgung will die UREK-N auf die 15 Projekte des Runden Tisches Wasserkraft setzen. Die Umweltverbände betonen, dass die geltenden Verfahren dazu eingehalten und die am Runden Tisch zugesagten Schutz- und Ausgleichsmassnahmen ebenfalls angewendet werden müssen.

Die erweiterte Pflicht für Solarenergie auf Neubauten und Infrastrukturbauten geht in die richtige Richtung. Der Solarausbau sollte prioritär auf bestehender Infrastruktur stattfinden. Sehr kritisch sehen die Umweltorganisationen die Standortgebundenheit der Windanlagen im Wald, da die Biodiversität im Wald wesentlich höher ist als im Kulturland.

Aktion «Retten wir das Herz der Schweizer Natur»

Diverse Verbände appellieren gemeinsam an die Politik, am Schutz der Biotope von nationaler Bedeutung festzuhalten. Ohne Biotopschutz könnten unersetzbare Lebensräume verbaut und für immer zerstört werden. Dazu gehören z.B. die wilde Natur in der Greina, im Val Roseg, in Zinal oder im Maderanertal. 

Weitere Informationen:

Kontakt:

  • Pro Natura: Michael Casanova, Projektleiter Energie-, Gewässerschutz- und Klimapolitik, 061 317 92 29, @email
  • WWF Schweiz: Christoph Kinsperger, Kommunikationsberater, 078 749 88 14, @email
  • Bird Life Schweiz: Raffael Ayé, Geschäftsführer, 076 308 66 84, @email
  • Greenpeace Schweiz: Georg Klingler, Energie- und Klimaexperte, 079 785 07 38, @email

Ulteriori informazioni

Info

Gemeinsame Medienmitteilung von WWF Schweiz, BirdLife Schweiz, Greenpeace Schweiz und Pro Natura

BLN Greina – Piz Medel GR © Jan Gürke

Mehrere Teilnehmer:innen im Gras
Education à l'environnement

Petites bêtes & cie

Ils volent, sautent et bourdonnent autour de nous: ce sont nos voisins les plus précieux et pourtant, ils sont menacés. Et si vous emmeniez vos élèves dans ce monde fascinant et multicolore qu’est celui des insectes?

Notre formation continue «Petites bêtes & cie» aborde l’univers des insectes à travers leurs particularités biologiques, leurs rôles écologiques, leurs modes de vie fascinants et leur impact émotionnel sur les enfants. A travers des activités ludiques, scientifiques et exploratrices, notre formation vise à fournir aux enseignant·e·s des ressources pédagogiques pratiques sur le thème des insectes et des moments d’échanges pour développer ses propres idées d’activités sur la thématique et s’émerveiller devant la diversité des insectes.

Principaux liens avec le PER: MSN 18-28, L1 11-21-22, A 11-21-13-23 ACM, CM 11-21-14-24, FG 16-17-26-27, CT Collaboration, Communication, Pensée créatrice, Démarche réflexive, Stratégies d’apprentissage

A la fin de la formation, les participant·e·s:
  • Reconnaissent quelques insectes et les principaux ordres auxquels ils appartiennent.
  • Identifient les critères d’identification des principaux ordres d’insectes.
  • Nomment les différents rôles écologiques des insectes et reconnaissent les interdépendances qui en découlent.
  • Acquièrent des gestes didactiques et des méthodes d’apprentissage en plein air pour enseigner à l’extérieur avec des élèves des cycles 1&2 HarmoS.
  • Expérimentent divers jeux, méthodes d’observation et activités interdisciplinaires sur les insectes à reproduire avec leur classe.
  • Identifient les menaces et les mesures de protection pour les insectes en Suisse.

Informations générales sur la formation continue:

Déroulement

Nous organisons cette formation continue idéalement entre début avril et fin septembre. Elle a lieu à proximité de votre école/dans la cour de récréation et dure une demi-journée ou une journée entière, selon vos souhaits.

La formation continue peut être organisée avec un établissement entier ou avec un plus petit groupe d'enseignant·e·s. A partir de 13 personnes, un·e deuxième responsable de cours est nécessaire.

Nous organisons la formation continue par tous les temps. Veuillez porter des vêtements adaptés aux conditions météorologiques.

Prix

600.- / demi-journée (env. 4h). Ce prix comprend la préparation et l’animation de la formation continue ainsi que le matériel de cours remis aux participant·e·s. La formation peut se dérouler sur une ou deux demi(s)-journée(s).

Organisation du cours et inscription

Veuillez envoyer votre demande de réservation à Delphine Seydoux ou Michèle Ecuyer, responsables de projets Pro Natura Éducation à l'environnement. Elles organiseront la formation continue avec vous. Leurs adresses e-mail sont les suivantes : @email et @email 

Attestation de participation

A la fin de la formation, vous obtiendrez par mail une attestation de participation.

Impressions des formations continues précédentes :

Contact:


Envoyez votre demande à l’une de nos responsables de projets pour l'éducation à l'environnement pour les écoles

Delphine Seydoux
Téléphone : 024 423 35 78
 [email protected]   
  
 

 

Delphine Seydoux Arthur Lehmann

Michèle Ecuyer
Téléphone : 024 510 37 87
[email protected]  

Dès réception de votre demande, nous vous contacterons pour discuter du contenu de la formation et planifier ensemble les détails. 

Michèle Ecuyer Arthur Lehmann

Profitez de cette occasion pour enrichir votre pratique pédagogique et sensibiliser vos élèves à l'importance de la biodiversité et de la protection des insectes.

 
Champignons sur bois mort
12.03.2025 Sol

Un univers bien caché

Nous foulons le sol tous les jours, sans prêter attention au fait qu’il existe sous terre un monde à part pour le moins singulier.

Les chiffres ont de quoi impressionner: deux tiers des espèces connues vivent dans le sol. Un gramme de terre rassemble entre 2’000 et 18’000 espèces, des micro-organismes unicellulaires, comme les bactéries ou les amibes, aux organismes un peu plus grands comme les nématodes ou les mille-pattes, et jusqu’aux animaux plus grands et bien connus de tous comme les vers de terre ou les escargots. Laissez-vous embarquer pour un voyage vers un autre monde.

Les bactéries et les archées: petites, mais costaudes

Le nombre de micro-organismes vivant dans le sol est considérable, les deux principaux groupes étant les bactéries et les archées.

Un gramme de terre peut abriter plus de 100 millions de bactéries. Elles jouent un rôle essentiel dans le cycle des éléments nutritifs présents dans le sol. En décomposant la matière organique, elles libèrent des nutriments indispensables aux plantes tels que l’azote, le phosphore et le soufre.

Les archées ressemblent aux bactéries tout en présentant des caractéristiques d’organismes plus complexes et des propriétés tout à fait uniques. Voilà pourquoi elles peuvent prospérer dans des milieux extrêmes – jusque dans les geysers. Elles participent notamment à la transformation de l’ammonium en nitrate.

Mikroskopische Aufnahme von Pyrococcus furiosus archaea Keystone
Pyrococcus furiosus archaea

Les amibes: une cellule pour une multitude de formes

Les organismes unicellulaires sont les plus petits organismes vivant dans le sol. On les trouve surtout dans la couche d’humus humide, à l’image des amibes. Elles mesurent entre 0,005 et 0,5 mm, sont de forme changeante et se nourrissent de bactéries, de champignons, d’algues et de matière organique. Elles jouent un rôle important dans le sol en tant que milieu naturel puisqu’elles libèrent l’azote présent dans leurs proies, qui sert alors de fertilisant pour les plantes, et qu’elles régulent la quantité d’organismes dans le sol. En outre, leurs déjections servent de nourriture à d’autres organismes.

Les thécamibiens, ou amibes à thèque, se construisent une coquille individuelle à partir de particules minérales, siliceuses ou d’autres matériaux comme des restes de diatomées, afin de se protéger des prédateurs ou d’autres agressions extérieures. Elles sont dotées d’une ouverture, par laquelle passent des sortes de pattes pour attraper la nourriture.

Voici trois variétés d’amibes parmi la centaine qui vivent dans les tourbières:

Les acariens: à l’attaque des feuilles

Les acariens ont huit pattes et font partie des arachnides. Ils mesurent entre 0,1 et 0,7 mm et se présentent sous différentes formes. Plus ils vivent en profondeur, plus ils sont petits et plats.

Il existe des milliers d’espèces d’acariens, notamment les mésostigmates et les oribatides. Ces derniers (photo) sont plus petits et se nourrissent de feuilles mortes, de charognes, de champignons ou d’algues, et jouent ainsi un rôle important dans la transformation de la matière organique en humus. Leurs excréments permettent en outre de répartir les nutriments dans le sol. Les oribatides sont particulièrement importants en forêt, car ils sont redoutables dans la décomposition de feuilles mortes.

Les mésostigmates, dont le corps est recouvert d’une carapace molle, mangent des nématodes, des collemboles et d’autres acariens. Puisqu’ils ne vivent que dans les sols où ils trouvent suffisamment de nourriture, ils sont un bon indicateur du fonctionnement du sol. Ils sont nettement moins présents dans les sols compactés ou pollués par des pesticides.

Les oribatides Hakan Soderholm

Les nématodes: des prédateurs sous nos pieds

Les nématodes sont des vers ronds de couleur blanchâtre, avec un corps effilé d’environ 50 μm de diamètre et mesurant entre 1 et 50 mm. On les trouve en abondance dans le sol: jusqu’à 1000 individus dans 1 gramme. Certains se nourrissent de plantes et d’algues, d’autres de bactéries et de champignons, d’autres encore préfèrent les protozoaires, voire leurs congénères nématodes. Ceux qui plébiscitent les bactéries et les champignons jouent un rôle central dans le cycle des nutriments, car ils libèrent de l’azote.

En horticulture et en agriculture, des nématodes d'élevage, qui parasitent exclusivement les insectes ou les escargots, sont utilisés de manière ciblée dans la protection biologique des plantes.

Photo d'un nématode Andy Murray

Les champignons et les arbres: une biocénose sous nos pieds

En règle générale, nous ne voyons des champignons que le corps fructifère, c’est-à-dire la partie développée à la surface du sol. Mais la plus grosse partie se situe souvent sous terre: il s’agit du mycélium, un énorme réseau de filaments par lequel certains champignons entrent en contact avec des plantes. Ces champignons dits mycorhiziens entrent en symbiose avec des racines d’arbres. Cette relation est bénéfique aux deux parties : l’arbre donne de la nourriture au champignon – sous forme de sucre –, tandis que le mycélium fournit de l’eau riche en sels minéraux aux racines. 

Les vers de terre: d’infatigables tunneliers

Sans vers de terre, rien ne va plus dans les sols. Dans un sol normalement colonisé, 1 million de vers produisent jusqu’à 100 tonnes de déjections par hectare et par an. Cet humus contient jusqu’à cinq fois plus d’azote, sept fois plus de phosphore et onze fois plus de potassium que la terre environnante. Les vers de terre jouent un rôle crucial dans l’apport de nutriments aux plantes. Infatigables tunneliers, ils aèrent les sols, augmentent sa capacité d’absorption et facilitent la croissance des racines

Les mille-pattes: des aérateurs hors pair

Les diplopodes et les centipèdes sont deux groupes de myriapodes, plus communément appelés les mille-pattes. Les diplopodes se cachent sous les feuilles mortes ou dans le sol, où ils jouent un rôle important : en effet, ils mangent les feuilles mortes, qui se transforment en humus dans leur appareil digestif. Leurs déjections permettent d’améliorer la structure du sol et nourrissent d’autres organismes qui y vivent.

Les centipèdes (ou chilopodes) sont des prédateurs qui s’attaquent aux collemboles, aux vers de terre et à d’autres petits animaux. Leur façon de creuser des galeries, similaire à celle des vers de terre, participe à la bonne aération et au drainage des sols.

BETTINA EPPER, corédactrice en cheffe du Magazine Pro Natura

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Info

Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

15
Ago
2026
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Groupes Jeunes+Nature

Lumière sur les papillons nocturnes

Luogo
Les Grangettes (Villeneuve)
Costo
Gratuito
Giorno
Sabato
Data
15.08.2026
Data e ora
20:00 - 23:00
Iscrizione entro
Sortie parents-enfants à la découverte des papillons de nuit

La nuit, tous les papillons sont gris. C’est presque une réalité, mais leur diversité est souvent méconnue.

Cette soirée se fera en compagnie du gestionnaire de la réserve des Grangettes qui est aussi spécialiste des papillons de nuit. Nous attendrons la nuit pour découvrir ces fascinants insectes ailés nocturnes grâce à un dispositif pour attirer.

Sortie en soirée accompagnée des parents.

Une date de réserve est prévue en cas de météo non adaptée: samedi 29 août 2026.

Pour qui?

Tout enfant entre 6 et 12 ans, membre ou non de Pro Natura, en compagnie d'un adulte. Frères et sœurs plus âgés bienvenus.

Avec qui?

Des monitrices et moniteurs bénévoles super motivé-e-s qui ont pleins d'idées trop top et qui adorent la nature, bien sûr!

Comment?

En t'inscrivant jusqu'à 3 jours avant la sortie.
Si la sortie est déjà complète, tu peux demander à figurer sur la liste d'attente.
Les détails de la sortie te seront communiqués par e-mail, une semaine avant le jour J.

Ulteriori informazioni

Info

Pro Natura Vaud
Av. du Théâtre 2-4
1005 Lausanne
Tél: 021 963 19 55
[email protected]

Contatto

Nathalie Mauri
Responsable du groupe J+N
@email
+41 21 566 82 50

Documenti scaricabili

Conditions de participation

Dettagli dell'evento

Data

Sabato, 15.08.2026
Data e ora
20:00 - 23:00

Luogo

Les Grangettes (Villeneuve)

Dettagli

Tipo di evento
Stagione
Grado di difficoltà

Preparazione

Indirizzo
Réserve naturelle des Grangettes ou gare de Villeneuve
Osservazioni
Sortie parents-enfants en soirée

Costo

CHF 0.-

Un papillon dans une prairie fleurie
Agir

Invitez des papillons chez vous!

Aimeriez-vous créer un refuge pour ces voltigeurs multicolores? Un jardin favorable aux papillons leur offre gîte et couvert. Nous vous montrons comment accueillir dans les meilleures conditions ces invités hauts en couleur.

Pour commencer, une bonne nouvelle: celui qui aime tout ce qui vole et grouille dans son jardin n’aura qu’une devise: «vivre et laisser vivre»! Ce qui ne demandera pas un travail trop astreignant. Plantez avant tout des buissons et des fleurs sauvages indigènes. Les papillons ne s’invitent que lorsque la table est bien mise. Des plantes telles que les carottes sauvages, les centaurées, les œillets des chartreux, ainsi que les haies de saules, de viorne obier ou lantane transforment chaque jardin en un paradis pour papillons.

Par contre, le laurier-cerise ou les haies de thuyas, tout comme les gazons uniformes, sont stériles et inutiles pour les papillons. Les plantes ornementales exotiques sont sans valeur pour les chenilles indigènes, parfois même toxiques. Évitez aussi l’«arbre à papillons» ou buddleia (Buddleja sp.). Il est considéré comme une espèce envahissante qui supplante les plantes indigènes.

Jardiner bio

Entretenez votre jardin selon les principes biologiques. Ce sera tout bénéfice pour les papillons, mais aussi pour de nombreuses autres espèces animales. Renoncez aux insecticides de synthèse, qui nuisent surtout aux chenilles, mais aussi aux papillons. Les engrais de synthèse et les produits contenant de la tourbe ne sont pas non plus les bienvenus dans les jardins à papillons. Préférez-leur le compost et le paillis.

Cinq conseils pour davantage de diversité

Les papillons ont besoin de diversité. Les différentes phases de leur vie dépendent souvent de plantes et de lieux différents. 

  • Offrez une prairie fleurie. Ne fauchez que rarement et jamais entièrement. Les papillons trouvent ainsi des plantes nectarifères et suffisamment d’espace pour la ponte des œufs. Les herbes des prairies sont une nourriture bienvenue pour les chenilles.
  • Gardez un coin sauvage avec des orties et des chardons. Ces plantes sont une source de nourriture pour de nombreux papillons et chenilles.
  • Plantez des haies d’arbustes indigènes. Elles offrent nourriture et refuge aux papillons et chrysalides.
  • Avez-vous dans votre jardin des baies, des légumes et des fines herbes en fleurs? Tant mieux, c’est une nourriture précieuse pour de nombreuses chenilles et espèces de papillons. Votre générosité sera également sollicitée lorsque la chenille du machaon s’installera sur les fanes des carottes. 
  • Soyez paresseux – mais de façon intelligente – quand viendra le moment de nettoyer votre jardin. De vieux arbres offrent des abris appréciés pour l’hiver, il en va de même pour des amas de branches, des sous-arbrisseaux secs, des herbes sèches et des plantes grimpantes.

Invitez les papillons sur votre balcon

Un balcon peut également être aménagé pour accueillir des papillons. Remplacez les géraniums par des espèces indigènes, riches en nectar. Les papillons affectionnent les plantes aromatiques aux fleurs odorantes. En revanche, vous ne trouverez pas de chenilles sur leurs feuilles, car leurs substances aromatiques constituent un répulsif naturel contre les chenilles.

Les plantes grimpantes conviennent bien à l’aménagement d’une tonnelle ou à la végétalisation d’une façade et créent une ambiance particulière. Les feuilles servent d’abri aux papillons et les fleurs leur fournissent du nectar à volonté. Votre balcon se métamorphose ainsi en une oasis de verdure.

Vous trouverez de plus amples informations sur l’aménagement d’un jardin à papillons dans la notice «Les papillons dans votre jardin» de Pro Natura. Cette brochure dresse le portrait des espèces de papillons les plus fréquentes avec des photos en couleurs de chenilles et de papillons, une sélection des plantes à nectar et nourricières les plus importantes, ainsi que des conseils pratiques pour l’aménagement d’un jardin ou d’un balcon. La brochure «Prairies fleuries, aménagement et entretien» vous indiquera comment agrémenter votre jardin d’une prairie fleurie multicolore.

Questions régulièrement posées sur le thème des papillons

Régulièrement, les gens posent des questions à Pro Natura à propos des papillons. Voilà un échantillonnage des questions les plus souvent posées. Avez-vous d’autres questions sur les papillons? Notre équipe-conseil vous renseignera volontiers (mais pas sur la détermination d’espèces de papillons, c’est souvent une tâche d’expert). Les frais d’imprimés et de port sont facturés.

Combien dénombre-t-on d’espèces de papillons en Suisse?

Près de 3600 différentes espèces! Il n’y a pas seulement les beaux papillons de jour qui font partie des papillons. Ils ne sont en fait qu’une minorité, seulement 196 espèces. Les mites sont également des papillons (notamment les mites de la laine ou les mites des aliments), les phalènes, le bombyx du mûrier et bien d’autres sont des papillons au sens strict du terme. On en a décrit dans le monde entier plus de 150’000 espèces.

Que signifie le terme de Lépidoptère?

C’est le terme général scientifique utilisé pour l’ordre des papillons et signifie «aile écailleuse». En effet, les ailes des papillons sont couvertes de minuscules écailles. Au touché, celles-ci se détachent relativement facilement et restent collées aux doigts, ce qui n’entrave en rien la capacité de vol du papillon.

Doit-on élever des papillons?

Élever des papillons revient au même que nourrir les oiseaux en hiver: pour la conservation de l’espèce, cela ne sert à rien. Prélever des chenilles de papillons dans la nature, les élever chez soi et les lâcher ensuite une fois la métamorphose achevée ne changent pas la qualité de leur habitat, actuellement mauvaise dans de nombreuses régions suisses. Certes, on verra plus de papillons à court terme, mais ils disparaîtront de nouveau à long terme car il n’y aura pas de place pour eux dans le paysage. Cette mesure peut même être nuisible. Lorsque les conditions d’élevage diffèrent de celles de l’habitat naturel, les chances de survie peuvent être influencées en mal (les papillons d’élevage s’échappent trop tôt de la chrysalide), et les chenilles prélevées manquer à la nature.

L’élevage a aussi des effets positifs. Élever une chenille de papillon, la voir effectuer sa métamorphose jusqu’à devenir papillon est une expérience fascinante et instructive. C’est une activité qui se justifie à condition d’élever des espèces qui ne sont pas menacées (la piéride de la rave et le paon de jour, par exemple), de prélever peu de chenilles dans la nature et, les chenilles une fois devenues papillons, de les relâcher au même endroit.

Peut-on réintroduire des papillons?

Une réintroduction de certaines espèces peut être envisagée lorsqu’un habitat de papillons a été restauré de telle sorte qu’une population pourrait y vivre à nouveau mais qu’elle est incapable d’y revenir d’elle-même. Pour de tels projets de réintroduction, il y a des conditions-cadres reconnues au plan international. Elles doivent être respectées. De telles mesures doivent toujours être limitées dans le temps.

Ai-je le droit de prélever des papillons pour chez moi?

Certaines espèces de papillons sont protégées en Suisse ou dans certains cantons. Il est donc interdit, à part sur autorisation officielle, de les capturer, de les garder et de les relâcher. L’Animal de l’année 2003, le Machaon, est protégé dans les cantons d’Argovie, de Berne, de Genève*, d’Obwald, de Schaffhouse et de Vaud*
(*Genève et Vaud ont une disposition spéciale pour toutes les espèces d’invertébrés).

Que puis-je faire pour les papillons dans mon jardin?

Qui veut plus de mouvements d’ailes et de couleur dans son jardin devrait modérer ses travaux de jardinage et planter avant tout des buissons et des herbes indigènes. Les chenilles ont besoin des plantes adéquates pour se nourrir et les papillons de suffisamment de nectar. Au jardin, les ennemis des papillons sont entre autres la haie de thuyas, les lauriers-cerises et les gazons stériles. Les fleurs sauvages comme les carottes sauvages et les centaurées, ainsi que les arbres et arbustes comme les saules, les épines noires ou les boules de neige (viorne obier) transforment un jardin en paradis pour papillons.

La bacchante dans l'arc jurassien

La bac­cha­nte dans l’arc jurassien

18.11.2019 Insectes

Glissez des écus d’or dans vos paquets-cadeaux

En achetant des écus d’or, vous contribuez à l’amélioration de l’état des insectes en Suisse. Vous apportez votre soutien à des projets tels que «Ensemble contre la disparition des insectes!» et favorisez la biodiversité au sein de la nature et de l’environnement.

Les insectes sont indispensables au bon fonctionnement de l’environnement: les abeilles, les bourdons, les syrphes et leurs congénères pollinisent la plupart des plantes à fleurs – ils contribuent ainsi au développement des fruits, des baies et des légumes. Or, les insectes de nos régions sont en danger: ils disparaissent en raison du manque d’habitats naturels. Les champs et les vergers sont arrosés de pesticides. Les insectes nocturnes souffrent de l’éclairage artificiel qui transforme la nuit en jour. Acheter un écu d’or en 2019, c’est contribuer à la protection des insectes en Suisse et soutenir les actions de Pro Natura et de Patrimoine suisse.

En achetant des écus d’or, vous apportez également votre soutien à d’autres projets de Pro Natura et de Patrimoine suisse pour la sauvegarde de notre patrimoine naturel et culturel.
 

Boîtes de 3 pièces à CHF 15.— (commande minimum 6 écus)

Boîtes de 20 pièces à CHF 100.—
Boîtes de 30 pièces à CHF 150.—

Il est possible de télécharger le communiqué de presse et une sélection de photos en couleur sur le site www.ecudor.ch.

Ulteriori informazioni

Contatto

Pour tout renseignement:
Loredana Ventre, directrice de l’Ecu d’or, @email, tél. 044 262 30 86

13.06.2019 Insectes

Prix Elisabeth et Oscar Beugger 2020

Les inscriptions au prix Elisabeth et Oscar Beugger 2020 pour la protection de la nature et du paysage sont ouvertes. Les projets soumis doivent contenir des mesures exem-plaires pour lutter contre la disparition des insectes et protéger le monde animal.

Le prix Elisabeth et Oscar Beugger récompense depuis 2008 une institution privée ou publique pour un projet remarquable dans le domaine de la protection de la nature et du paysage. Le prix est doté de 50'000 francs. Au nom de la Fondation Emanuel et Oscar Beugger, Pro Natura cherche des projets visant à lutter contre la disparition des insectes.

Dans certaines régions, l’être humain a anéanti jusqu’à 75 pour cent des populations d’insectes en seulement trois décennies. Le nombre d’espèces a lui aussi terriblement diminué. Les deux tiers des espèces de papillons et de coléoptères aquatiques sont menacés et 40 pour cent de toutes les espèces d’insectes étudiées jusqu’ici en Suisse sont «en danger». Au moins 163 espèces d’insectes sont considérées comme éteintes sur notre territoire, comme le clyte du nerprun, l’œdipode des torrents ou le gomphe à crochets.

La chute dramatique des populations d’insectes s’explique par différents facteurs selon les habitats et les espèces. L’agriculture intensive, l’utilisation massive de pesti-cide et la destruction des milieux naturels en sont les principaux responsables. La pollution lumineuse et le changement climatique jouent également un rôle majeur.

Pour le Prix Elisabeth et Oscar Beugger 2020, Pro Natura recherche des projets exemplaires visant à mettre en œuvre des mesures contre la disparition des insectes et n’ayant pas encore été réalisés au moment du dépôt de la candidature.

Le délai pour l’envoi des dossiers est fixé au 5 novembre 2019. Vous trouverez toutes les informations utiles sur www.pronatura.ch/fr/prix-beugger

Le délai d'inscription est echu. Des informations suivrons plus tard.

 

Pour en savoir plus:

Nicolas Wüthrich, responsable de l’information Pro Natura, tél. 079 212 52 54, @email

 

Lebensraum Wiese
laufende Projekte

Aktuell fördern wir mit über 250 Projekten die Natur und die Artenvielfalt in allen Regionen der Schweiz. Dies ist nur dank Spenden und Mitgliederbeiträgen möglich. Herzlichen Dank für Ihre Unterstützung.

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