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Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Le lièvre brun – animal de l’année 2004
Animal de l’année

Animal de l’année: archives

Vous trouverez ici une brève description des «Animaux de l’année» que nous avons sélectionnés de 1998 à 2007.

L’ombre commun - Animal de l’année 2007

L’Animal de l’année 2007 est un porte-étendard. L’ombre commun se distingue en effet par sa nageoire dorsale particulièrement développée qui a valu son nom d’«étendard» à ce poisson. Mais au sens figuré aussi, l’ombre commun porte haut l’étendard des rivières libérées de leur corset de béton. Ce poisson d’eau douce de 30 à 50 centimètres se sent particulièrement bien dans les cours d’eau naturels. Le fait que l’ombre soit menacé en Suisse est un signe préoccupant de l’état de nos rivières et de nos fleuves.

Pro Natura ne laisse pas son animal de l’année 2007 dans cette situation difficile. «Libérez nos rivières!» tel est le mot d’ordre donné par la plus grande organisation suisse de protection de la nature, afin d’aider les cours d’eau à retrouver une dynamique plus naturelle. Dans toute la Suisse, de Genève au val Münster dans le canton des Grisons en passant par le «Limmatspitz» en Argovie, Pro Natura libère des cours d’eau de leur corset de béton. Des projets de renaturation qui, souvent, bénéficient directement à l’ombre. L’animal de l’année 2007 trouve un milieu propice là où le cours d’eau peut aménager directement son lit et où il se crée des forêts alluviales régulièrement inondées. Pro Natura s’investit aussi sur le plan politique.

L’association se fait l’avocate de la nature et s’engage pour des débits résiduels plus importants dans les rivières et pour une réglementation contraignante de l’exploitation par éclusées. En complément à l’engagement politique, notre association promeut l’exploitation écologique de l’énergie hydraulique au travers par exemple du label «naturmade star» qui distingue l’électricité produite dans le respect de l’environnement.

 M. Roggo/roggo.ch M. Roggo/roggo.ch

Le bouquetin - Animal de l’année 2006

L’Animal de l’année Pro Natura 2006 nous impressionne par ses cornes ressemblant à des sabres et ses sauts périlleux incomparables. Les cornes majestueuses du bouquetin – très prisées jusqu’au 18e siècle comme médicament sous forme de poudre– ainsi que sa délicieuse viande lui furent fatales. En 1809, le dernier bouquetin suisse fut abattu en Valais.

L’histoire du retour de cet animal majestueux, emblème de Pro Natura, ressemble fort à un roman policier. Sa réintroduction réussie, qui a débuté il y a 100 ans exactement, fait du bouquetin l’animal de l’année 2006.

Pro Natura s’est très tôt engagée au niveau politique pour les multiples réintroductions de bouquetins, après la lente stabilisation de leur effectif et leur mise sous pression par les activités humaines dans certaines régions. Ce sont ces réintroductions qui assurent aujourd’hui la présence du bouquetin sur l’ensemble des Alpes suisses, et non seulement en quelques régions bien délimitées. En effet, le bouquetin évite d’instinct les régions peu sûres pour lui, comme les fonds de vallées, interdisant ainsi le déplacement naturel d’une colonie de bouquetins d’une région à l’autre.

Steinbock am Augstmatthorn Matthias Sorg

Le lézard agile - Animal de l’année 2005

Le lézard agile, appelé aussi lézard des souches, est l’Animal de l’année 2005. Il s’agit d’un petit animal peu exigeant et discret. Une place au soleil, une bonne cachette, un domicile hivernal bien tranquille: voilà tout ce qu’il lui faut. Il trouve souvent tous ces éléments réunis là où la forêt se transforme progressivement en pâturage, aux endroits oubliés et abandonnés: fossés, remblais de chemin de fer et prairies sèches. Mais un pays où chaque centimètre carré est utilisé, où les lisières forestières sont tirées au cordeau et où le dernier lopin de pré est fauché, n’offre plus guère de place au lézard agile.

Le lézard agile colonise une grande diversité de milieux de vie: prairies sèches, remblais de chemin de fer, talus, fossés, haies, jardins naturels, mais aussi bas-marais, prairies humides et lisières forestières. Il a une préférence pour les versants sud. Dans son milieu de vie, il a besoin d’éléments qui dépassent de la végétation, afin de pouvoir se chauffer au soleil: tas de bois, de pierres ou de gravier, souches d’arbres ou troncs couchés à terre.

On peut favoriser la présence du lézard agile ou lézard des souches par différentes mesures:

  • Ne pas utiliser de produits chimiques sur les talus de routes et les remblais de chemins de fer, deux importants milieux de vie de remplacement. Limiter les interventions avec des machines.
  • Faucher à la fin de l’été ou durant la mauvaise saison par temps frais ou tard dans l’année; le mieux est de ne couper l’herbe qu’une fois par année sur les surfaces non-exploitées par l’agriculture. On peut aussi laisser les herbes sèches.
  • Aménager des lisières forestières étagées sur un tracé en arc de cercle, des ourlets ensoleillés et une strate herbacée diversifiée.
  • Aux endroits appropriés, empiler des tas de pierres ou de bois exposés au soleil et veiller à ce qu’ils ne soient pas envahis par la végétation.
  • Même dans un jardin privé, on peut offrir un abri aux lézards des souches avec des mesures similaires. Dans les zones habitées, il faut tenir les chats éloignés des lieux où pourraient vivre des lézards agiles; par endroits, ces prédateurs peuvent anéantir des populations entières de reptiles!
Le lézard des souches. Pro Natura

Le lièvre brun - Animal de l’année 2004

Le lièvre brun a été choisi pour être l’«Animal de l’année 2004». Sa raréfaction symbolise celle d’un grand nombre de plantes et d’animaux, qui vivent ou ont vécu en zone agricole. Le lièvre est une espèce parapluie constituant un indicateur particulièrement important de la qualité de nos paysages cultivés. La présence de nombreux lièvres indique que leur milieu de vie est intact. Cet habitat intact assure alors aussi la survie de nombreux autres êtres vivants. Avec le retour de l’écologie dans l’agriculture, on peut espérer à juste titre un come-back du lièvre.

En Suisse, les populations de lièvres se sont effondrées depuis 1950. Les statistiques de la chasse en témoignent de manière particulièrement frappante. En 1953, le nombre d’individus abattus était encore de 75’000. En 2002, il n’était plus que de 2300, dont 1200 dans le seul canton des Grisons.

Depuis 1997, la situation du lièvre s’améliore lentement dans plusieurs zones de recensement, avec une progression moyenne de l’ordre de 8% par année. Les chercheurs imputent ce progrès réjouissant à une meilleure qualité écologique de l’habitat, due aux subventions écologiques de la Confédération aux agriculteurs. Il faut poursuivre la surveillance des populations de lièvres pour être sûr de voir cette tendance se maintenir à la hausse.

Feldhase Soru Epotok /adobe.stock

Le machaon - Animal de l’année 2003

Pro Natura a déclaré le machaon «Animal de l’année 2003». Ce papillon particulièrement photogénique est l’un de nos plus grands et plus beaux papillons indigènes de jour. Il symbolise la destinée de tout un groupe animal, que Pro Natura soutiendra dans sa nouvelle campagne.

Der Schwalbenschwanz ist einer der größten und auffälligsten Tagfalter in der Schweiz Pro Natura

La fourmi des bois - Animal de l’année 2002

Grand honneur pour un petit animal: Pro Natura décrète la fourmi des bois ou fourmi rousse «Animal de l’année 2002». Ces insectes représentent un modèle intéressant à suivre pour la création d’un nouveau Parc National en Suisse. Unis, plus question de petite taille: ils disposent d’un grand pouvoir.

Waldameisen bauen auffällige Hügelnester Pro Natura

L’aigle royal - Animal de l’année 2001

Pratiquement exterminé de notre pays il y a une cinquantaine d’années, celui que d’aucuns appellent le «roi des airs» se porte fort bien aujourd’hui. Le message qu’il véhiculera tout au long du présent millésime, durant lequel il sera beaucoup question de nouveau parc national, est dès lors clair: il est possible, en Suisse, de protéger la nature avec succès et de façon durable.

Steinadler im Schweizer Nationalpark kamera_dstock.adobe

Le Lynx - Animal de l’année 2000

Voilà trente ans que le lynx, super-prédateur de classe, se rencontre de nouveau en Suisse. Pourtant, il est toujours menacé et manque d'espace. Afin de l’aider à franchir sans encombre le millénaire et les barrières qui l’empêchent de découvrir de nouveaux horizons, Pro Natura le déclare «Animal de l’année».

Der Luchs ist in der Schweiz noch nicht ausser Gefahr Susanna Meyer / Pro Natura

La Rainette - Animal de l’année 1999

La survie de cette sympathique petite grenouille verte est gravement menacée en Suisse, seules de nouvelles zones alluviales pourront la sauver. Même lors des grosses chaleurs, on la trouve en hauteur: la Rainette est la seule à pouvoir escalader arbres et arbustes, à la recherche de nourriture. Elle a été déclarée «Animal de l’année 1999» par Pro Natura. De manière générale, il ne subsiste en Suisse qu’une douzaine d’espèces de grenouilles et crapauds.

Auf das der Laubfrosch wieder häufiger wird Urs Tester / Pro Natura

Le Castor - Animal de l’année 1998

Exterminé de Suisse il y près de deux cents ans, ce n’est qu’en 1958 que le castor y fut réintroduit avec succès. L’Association Genevoise pour la Protection de la Nature (AGPN), aujourd’hui Pro Natura Genève, était à l’origine de ce projet et put le réaliser suite à d’importants préparatifs et une autorisation de réintroduction en bonne et due forme. D’autres réintroductions suivirent. Malgré cela, les différentes populations de castors demeurent réduites et isolées les unes des autres.

Der Biber soll wieder heimisch werden in der Schweiz Beat Hauenstein / Pro Natura
Probablement dérangée dans son ancien abri, une mère hérisson transporte son petit vers une nouvelle cachette. © Biosphoto / Ronald Stiefelhagen Biosphoto / Ronald Stiefelhagen
Animal de l’année

Pho­tos et vidéos pour les médias «Animal de l’année 2026»

Les photos et les vidéos mises à disposition ne peuvent être utilisées qu’avec le sujet Animal de l’année 2026 de Pro Natura, durant l’année 2026 et en mentionnant l’auteur (copyright).

Matériel vidéo

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Hérisson dans l’herbe Vladimir Ya
05.01.2026 Animal de l’année

Le hérisson est l’Animal de l’année 2026

Le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) compte parmi les animaux sauvages les plus appréciés de Suisse. Il dispose pourtant de moins en moins d’habitats adaptés. En le mettant sur le devant de la scène, Pro Natura encourage les particuliers et les responsables politiques à préserver davantage de nature en milieu bâti.

Menacé, il se met en boule en espérant que sa carapace de piquants suffira à le protéger. Cette stratégie, efficace contre le renard, n’aide guère le hérisson lorsque que les feuilles mortes qui lui auraient servi de refuge hivernal sont retirées, quand une voiture croise sa route de nuit, avec des conséquences fatales, ou lorsque les proies dont il dépend viennent à manquer. La bonne nouvelle est que tout un chacun peut aider les hérissons dans leurs défis quotidiens. 

Un autochtone à la recherche d’un gîte 

Le hérisson est présent sur le territoire suisse depuis environ 20’000 ans. Pendant des millénaires, il a trouvé sur les terres agricoles ce dont il avait besoin pour vivre: des milieux naturels étroitement connectés, des plantes de hauteur moyenne et suffisamment d’insectes et de vers. Cependant, son habitat d’origine a profondément changé au cours du siècle dernier. Les haies, les tas de feuilles et de branches ont disparu, les ruisseaux ont été canalisés sous terre et la production agricole est devenue de plus en plus intensive. Le paisible hérisson a ainsi perdu la majeure partie de ses habitats en zone agricole. 

Un carrousel bruyant 

Le hérisson a trouvé un milieu naturel de substitution dans les jardins et les parcs des villages et des villes. Lorsqu’ils sont entretenus dans le respect du vivant, on peut y entendre le « carrousel des hérissons » lors des douces soirées de printemps. Au cours de ce rituel d’accouplement, marqué par des bruits caractéristiques de ronflement et de scie, le mâle tourne autour de la femelle jusqu’à ce qu’elle s’arrête, abaisse ses piquants et permette ainsi l’accouplement. Après environ cinq semaines de gestation, la femelle, qui élève seule sa progéniture, donne naissance à quatre ou cinq petits en moyenne. À la naissance, leurs piquants sont mous et enfoncés dans la peau. Au bout de six semaines environ, ils doivent déjà se débrouiller seuls. Leur priorité est alors de manger, manger et encore manger, afin de survivre à l’hiver. 

Plus d’insectes = plus de hérissons 

Bien qu’il goûte presque tout ce qui lui passe sous le museau, le hérisson ne peut digérer que de la nourriture d’origine animale. Il est spécialisé dans les insectes. Leur absence en hiver l’oblige à entrer en hibernation prolongée. Mais la nourriture se fait aussi de plus en plus rare pendant le reste de l’année. La disparition des insectes touche également les jardins et les parcs. De plus, à proximité des humains, les voitures, les tondeuses ou un sens excessif de l’ordre sont souvent fatals aux hérissons.  

Pourtant, le hérisson bénéficie d’un capital sympathie exceptionnel. Peu d’animaux sauvages ont autant de fans que lui. De nombreuses organisations et personnes s’engagent en sa faveur. Le fait qu’il soit néanmoins classé comme « potentiellement menacé » en Suisse depuis 2022 et dans l’UE depuis 2024 montre à quel point la mobilisation de tout un chacun est importante pour inverser la tendance en matière d’extinction des espèces. Avec son nouveau projet BONJOUR NATURE, Pro Natura soutiendra, dès mars 2026, les personnes qui souhaitent aménager leur jardin de manière naturelle en Suisse. Parallèlement, notre organisation de protection de la nature s’engage sur le terrain, ainsi que dans la sphère politique, contre la disparition des insectes et pour davantage de nature en milieu bâti. 

Informations complémentaires: 

Contact: 

  • Tania Araman, rédactrice du Magazine de Pro Natura, 078 835 28 58, @email  

 

Des jardins accueillants pour les hérissons avec BONJOUR NATURE : conseils gratuits, certifications et événements 
En mars 2026, Pro Natura lance dans toute la Suisse le projet BONJOUR NATURE pour plus de biodiversité dans les villes et villages. L’offre comprend des conseils gratuits pour l’aménagement de jardins naturels et leur certification, avec la remise d’une plaquette Pro Natura. Des événements sont organisés dans les jardins à papillons (certifiés). Vous vous occupez d’un jardin et souhaitez le transformer en havre de vie et/ou le faire certifier par Pro Natura? Inscrivez-vous dès aujourd’hui sur la liste d’attente afin d’être informé·e par courriel dès que les enregistrements seront ouverts. S’inscrire ici  

30
Mag
2026
Hérissons

Groupes Jeunes+Nature

Animal de l’année 2026

Luogo
à définir
Costo
Gratuito
Giorno
Sabato
Data
30.05.2026
Data e ora
09:00 - 17:00
Iscrizione entro
Petite boule de piquants

Le hérisson d’Europe est notre animal de l'année 2026! C'est l’un des représentants les plus sympathiques de notre faune sauvage, mais il est aujourd'hui considéré comme «potentiellement menacé» en Suisse. Mettons-nous à sa place pour découvrir son territoire, ses habitudes alimentaires, les dangers qui le guettent, et que faire pour le favoriser autour de chez nous.

Pour qui?

Tout enfant entre 6 et 12 ans, membre ou non de Pro Natura. A partir de 13 ans possibilité d'être aide-moniteur-trice.

Avec qui?

Des monitrices et moniteurs bénévoles super motivé-e-s qui ont pleins d'idées trop top et qui adorent la nature, bien sûr!

Comment?

En t'inscrivant jusqu'à 3 jours avant la sortie.
Si la sortie est déjà complète, tu peux demander à figurer sur la liste d'attente.
Les détails de la sortie te seront communiqués par e-mail, une semaine avant le jour J.

Ulteriori informazioni

Info

Pro Natura Vaud
Av. du Théâtre 2-4
1005 Lausanne
Tél: 021 963 19 55
[email protected]

Contatto

Nathalie Mauri
Responsable du groupe J+N
@email
+41 21 566 82 50

Documenti scaricabili

Conditions de participation

Dettagli dell'evento

Data

Sabato, 30.05.2026
Data e ora
09:00 - 17:00

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Preparazione

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Gare de Lausanne
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Billets de transport, pique-nique et collations

Costo

CHF 0.-

Réalisation aménagements favorables à l'hermine dans la région du Gros-de-Vaud
05.03.2018 Protection des espèces

«Au chevet de l'hermine»

Dans le Gros-de-Vaud (VD), où l'agriculture est particulièrement intensive, les petites structures se font rares. Pour que la situation s'améliore, Pro Natura mène dans cette région un projet de promotion des microstructures favorables à l'hermine, entre autres.

En 2015, un jeune herpétologue approche Pro Natura pour signaler que la situation du lézard agile se détériore dans la région dite du Gros-de-Vaud (la zone située entre Yverdon-les-Bains, le Jorat et Moudon). Pro Natura est convaincue que le recul de cette espèce protégée en Suisse est la conséquence de deux phénomènes: d'abord le manque cruel de petites structures dans le paysage, comme les tas de pierres et de branches, les haies et bosquets, les lisières étagées, les jachères, les ourlets extensifs ou encore les bandes herbeuses non fauchées. Ensuite, l'isolement de ces habitats favorables aux espèces qui en dépendent. Pro Natura décide alors de démarrer un projet de promotion de l'espèce dans cette région.

Un projet synergique

Les petites structures sont aussi favorables aux petits mustélidés, d'excellents auxiliaires pour l'agriculture friands de campagnols et autres rongeurs. Afin de tenir compte des spécificités biologiques et écologiques aussi bien du lézard agile que de la belette, une espèce prioritaire pour la Confédération, et de l'hermine, une espèce qui figure dans les objectifs environnementaux pour l'agriculture, Pro Natura intègre dans le projet plusieurs acteurs: le karch (Centre de coordination pour les amphibiens et les reptiles de Suisse) et le REHM (Fondation pour la promotion des petits carnivores).

Sur la base des données info fauna, les experts ont ainsi analysé les photos aériennes et les cartes pour définir les secteurs à potentiel pour promouvoir ces trois espèces. Cinq secteurs ont été définis. Durant l'année 2017, avec le soutien de Pro Natura Vaud et des services cantonaux, un biologiste a parcouru trois de ces secteurs pour analyser la qualité des habitats et répertorier les habitats existants favorables, les habitats existants mais qui méritent une amélioration et ceux inexistants mais intéressants à aménager. L'analyse a pour objectif de définir des sites pour la reproduction et des sites de mise en réseau des habitats. En recoupant son analyse avec celles des experts et les données des réseaux écologiques agricoles, une carte regroupe dorénavant les sites qui méritent d'être améliorés prioritairement pour les espèces cibles définies.

Convaincre et non contraindre

Les discussions sont en cours avec les ingénieurs forestiers et les biologistes en charge des réseaux écologiques agricoles pour présenter le projet et définir la meilleure démarche pour convaincre les propriétaires fonciers et les exploitants de réaliser des petites structures. Grands prédateurs de campagnols, les hermines atténuent par exemple les pics démographiques des campagnols terrestres. De plus, les petites structures sont favorables à de multiples autres organismes comme les insectes et les araignées qui sont autant d'auxiliaires utiles pour l'agriculture, pour la pollinisation ou la prédation de ravageurs.

Objectif: 25 aménagements d'ici 2019

Dès ce printemps, Pro Natura espère voir se concrétiser les premiers aménagements. Les chances sont bonnes: dans le cadre de journées de formation pour les collaborateurs de Pro Natura réalisées en 2017, deux agriculteurs de la région ont déjà mis en place avec beaucoup d'enthousiasme des tas de pierres avec une chambre de nurserie. Les deux agriculteurs sont prêts à en réaliser d'autres. Fait réjouissant, indépendamment de ce projet, d'autres acteurs se lancent dans la promotion des petits mustélidés en Suisse romande, en particulier certains parcs naturels régionaux, par exemple ceux du Doubs et de Chasseral.

D'ici fin 2019, Pro Natura souhaite réaliser dans la région du Gros-de-Vaud au moins 25 aménagements favorables à l'hermine, en milieux agricole et forestier, le long de talus routiers ou ferroviaires. Dans ce cadre, Pro Natura offre du conseil, de l'expertise, des formations spécifiques, du suivi de réalisations et du financement.

René Amstutz, chef de projet en promotion des espèces chez Pro Natura.

Ulteriori informazioni

Info

Cet article a été publié dans le Pro Natura Magazine.

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L'hermine Mark Zerkuis / Saxifraga
Animal de l’année

Animal de l’année 2018: l’hermine

Très vive, l’hermine (Mustela erminea) est une remarquable chasseuse de campagnols. Mais cette chasseuse n’en a pas moins de prédateurs. Un paysage riche en cachettes est donc indispensable à sa survie.

L’hermine vit dans des paysages variés et ouverts. Elle évite la forêt. Carnivore, elle est spécialisée en Suisse dans la capture des campagnols. Les hermines sont solitaires mais les femelles sont souvent accompagnées par leurs petits. Elles sont fidèles à leur territoire.

L’habitat idéal de l’hermine se caractérise par une bonne connectivité spatiale. Il offre une multitude de cachettes, de territoires de chasse et d’axes de migration. L’hermine chasse dans les prés. Les petits viennent au monde dans un nid aménagé sous des branches ou des pierres. Au printemps, la présence de haies riches en couverts, d’ourlets herbeux ou de rives de ruisseaux facilite la recherche d’une femelle par le mâle. Une quête souvent dangereuse où l’animal est amené à parcourir de longues distances.   

Les hermines se font toujours plus rares dans certaines régions, faute de petites structures et de corridors de migration appropriés. Avec l’hermine disparaissent aussi d’autres espèces dépendant de paysages riches en structures.

Pourquoi Pro Natura a-t-elle choisi l’hermine comme Animal de l’année?

Avec le choix de l’hermine, Pro Natura lance un appel pour que nos paysages culturels redeviennent un réseau d’habitats riche en structures. Cela serait profitable non seulement à l’hermine, mais aussi à de nombreuses autres espèces animales et végétales.

Pro Natura mène à bien des projets de mise en réseau et recrée un habitat pour l’hermine dans ses propres réserves naturelles. Dans le cadre de la campagne «Voie libre pour la faune sauvage!», Pro Natura s’engage pour la protection et le rétablissement de corridors de migration pour la faune sauvage.

Vers la campagne «Voie libre pour la faune sauvage!»

Une hermine dans un abri sûr Adolf Durrer
Les hermines ont besoin de petites structures comme ce tas de pierres

Petits mustélidés

En Europe, il existe deux espèces indigènes de petits mustélidés: l’hermine (Mustela erminea) et la belette (Mustela nivalis). Ces deux espèces sont indigènes en Suisse et elles sont apparentées à la fouine et à la martre, au putois, à la loutre et au blaireau.

Les hermines se déplacent généralement par sauts en courbant fortement le dos Shutterstock / Smiler
Le dos brun, le ventre blanc, le bout de la queue noir: une hermine avec son pelage d’été file, plus rapide que l’éclair

Portrait: une gracieuse et vive demoiselle avec deux livrées

Mince et délicate, un poids de 300 grammes en moyenne et la taille d’une règle d’écolier: cette morphologie permet à l’hermine de se glisser facilement dans les trous de souris, les tas de branches ou les fourrés. Lorsqu’elle ne se repose pas, l’hermine est toujours en mouvement. Elle se livre occasionnellement à de véritables cabrioles. Les scientifiques n’ont pas encore d’explication concluante à ces acrobaties. Des oreilles rapprochées, de courtes pattes et un museau piqueté de vibrisses complètent le portrait de ce gracieux mustélidé. La taille et le poids des hermines varient fortement selon leur habitat. Les individus de l’espace alpin sont plus petits que leurs congénères du Plateau. Les mâles sont plus grands que les femelles (dans le même milieu de vie). En été, le pelage de l’hermine est brun sur le dos et blanc-jaunâtre sous le ventre. En hiver, il devient blanc comme neige. Une seule petite partie de sa fourrure reste noire toute l’année: la houppe fournie ornant le bout de sa queue. Ce pinceau constitue le signe distinctif le plus sûr permettant de différencier l’hermine de sa parente très ressemblante, la belette. L’Animal de l’année 2018 est protégé par la loi. Les populations d’hermine en Suisse ne sont pas connues. Bien qu’elle ne soit pas considérée comme menacée, les spécialistes estiment que ses populations sont en recul. En Suisse, les hermines sont présentes des régions de plaine jusqu’à 3000 mètres d’altitude.

Im Winter trägt das Hermelin ein weisses Fell iStock / Vershinin
En hiver, l’hermine porte une fourrure blanche. La mue est déclenchée par la longueur des jours et par l’hérédité de chaque individu

La terreur des campagnols

L’agilité et la vivacité de l’hermine ont leur prix. L’hermine, longue et fine, a besoin de beaucoup d’énergie pour conserver sa chaleur et se maintenir en forme. Elle doit manger jusqu’à 40 % de son poids chaque jour. En Suisse, l’hermine est spécialisée dans la chasse aux campagnols, sa préférence allant aux campagnols terrestres (Arvicola terrestris). Ces petits rongeurs dodus vivent dans le sous-sol et forment de petits monticules de terre. L’hermine est donc une chasseuse de souris très appréciée des agriculteurs. Elle mange une à deux souris par jour en moyenne. Durant la période d’élevage des petits, au printemps, ses besoins sont encore plus importants. En montagne, l’hermine se rabat sur le campagnol des neiges (Chionomys nivalis).

La recherche d’une proie peut faire parcourir plusieurs kilomètres à une hermine. Lorsque son mets préféré se fait rare, l’Animal de l’année 2018 peut se contenter d’autres espèces de souris, chasser aussi des oiseaux et des insectes ou même manger végétarien.

Une hermine ramène sa proie dans un endroit sûr Shutterstock / Romuald Cisakowski
L’hermine tue rapidement sa proie en la mordant à la nuque

Reproduction: des femelles très précoces

La femelle donne naissance à ses petits entre mars et mai, bien à l’abri dans un nid. Entre-temps, les mâles vagabondent sans répit à travers prés et champs à la recherche de femelles prêtes à s’accoupler. Les femelles sont déjà prêtes à l’accouplement même si elles allaitent encore. Plus étonnant encore: les jeunes femelles sont déjà fécondables à l’âge de trois semaines; elles ont alors les yeux ouverts et ont mangé de la viande pour la première fois. Les mâles, en revanche, ne seront fertiles qu’à l’âge d’un an. Le croisement d’animaux apparentés est donc largement exclu. À la fin de l’été, lorsque les jeunes individus doivent se mettre à la recherche de leur propre territoire, toutes les femelles sont à nouveau portantes. Mais la gestation va opérer une pause. L’embryon entre dans une période de dormance à l’intérieur de l’utérus. Son développement ne reprendra qu’au début du printemps de l’année suivante. À leur naissance, les petits prédateurs sont légers comme des plumes, recouverts d’un fin duvet blanc et aveugles.

Im Alter von rund 2 Wochen schmückt vorübergehend eine «Löwenmähne» die Hermelin-Säuglinge Beate Ludwig
Le nid où la femelle donne naissance à ses petits doit rester sec et à l’abri des intempéries

Ennemis sur deux et quatre pattes

L’Animal de l'année 2018 a de nombreux ennemis naturels. Il constitue un morceau de choix pour les renards, les oiseaux de proie, les chouettes, les cigognes ou les hérons cendrés. L’hermine redoute également les chats domestiques et les chiens. Mais son ennemi numéro 1 est l’homme. Il est certes révolu, le temps où l’hermine était chassée en Suisse pour sa fourrure ou parce qu’on estimait qu’il s’agissait d’un animal «nuisible». Mais la disparition des petites structures dans le paysage et la fragmentation de celui-ci sont plus néfastes à l’hermine que tous les pièges.

Une hermine traverse une route après une partie de chasse réussie Jean Malevez
Cours, petite hermine, cours! Le dense réseau des routes en Suisse fait un nombre inconnu de victimes parmi la population d’hermines

Jamais à découvert

L’hermine évite, dans la mesure du possible, de se déplacer à découvert, elle redoute donc les zones trop «propres en ordre». Un tas de pierres ici, une bande de pré non fauchée là, avec un ruisseau ou une haie entre les deux: l’hermine a besoin de petites structures bien connectées entre elles. L’Animal de l’année 2018 dépend donc d’une agriculture respectueuse de la nature. Il n’a pas non plus d’exigences démesurées. Ce petit prédateur peut même vivre dans des régions intensément exploitées, pour autant qu’il y trouve un minimum de petites structures et de prés. Plus il y a aura d’agriculteurs et d’agricultrices prêts à aménager et entretenir ce type de petites structures, plus l’hermine pourra remplir son office de chasseuse de souris. Des petites structures diversifiées offrent aussi un habitat naturel précieux à de nombreuses autres espèces animales. Il est également urgent d’aménager davantage de passerelles et de tunnels permettant à l’hermine de franchir sans danger les voies de communication très fréquentées.

Paysage culturel varié dans la vallée de la Brecca FR – un gain pour l’homme et la nature Pro Natura / Matthias Sorg
Un réseau le plus dense possible de cachettes, d’abris et de corridors migratoires est indispensable à la survie de l’hermine – et de nombreuses autres espèces animales

La population d’hermines: des hauts et des bas

Il survient de temps en temps des «années à souris», durant lesquelles les campagnols se reproduisent en grand nombre. L’hermine réagit à cette abondance de nourriture en se reproduisant davantage. Durant les années normales, la femelle donne naissance à 4-6 petits. Durant une année à souris, elle peut concevoir jusqu’à 14 petits. La population d’hermines augmente, les territoires vacants peuvent être recolonisés. Cela a pour effet de lisser les pics de la prolifération de souris. Mais cette forte augmentation du nombre d’hermines est de courte durée. La moitié au moins des petits meurt durant le premier hiver. L’âge moyen d’une population d’hermines est de 1 à 2 ans seulement. En captivité, ces animaux peuvent atteindre l’âge de 8 ans.

Eine Hermelin-Mutter mit Jungtieren Iain H. Leach
Rencontrer une femelle avec ses petits par un beau jour d’été est un véritable coup de chance, mais leur apparition est souvent fugace
Les hermines de Haut-Jura

Ce que fait Pro Natura

Pro Natura demande que les axes de déplacement et les corridors faunistiques soient à nouveau accessibles sans restrictions à la faune. Les besoins en mobilité de la faune sauvage doivent être pris en compte lors de l’étude et de la construction d’infrastructures. Les animaux sauvages comme l’hermine ont besoin de différents habitats naturels. Ils évoluent entre leur aire de repos et leur territoire de chasse, entre le lieu où ils se réfugient en toute sécurité et le nid où ils donnent naissance à leurs petits, quand ils ne sont pas encore en quête d’un territoire. Nos paysages très fragmentés compliquent voire empêchent ces déplacements importants, même à petite échelle.
 
Pro Natura réclame aux milieux politiques et aux autorités, sur le plan national mais aussi local et régional, des améliorations notables de l’infrastructure écologique et des espaces naturels interconnectés. 

Campagne «Voie libre pour la faune sauvage!»

Pro Natura milite pour une agriculture respectueuse de la faune sauvage. Nous soutenons les agricultrices et les agriculteurs qui offrent un habitat et un refuge à l’hermine et à de nombreuses autres espèces animales. Ces prestations de l’agriculture doivent être encouragées de manière appropriée et indemnisées. Pro Natura s’engage sur le plan politique pour que la future politique agricole 22+ soit aussi favorable à l’hermine.

Biodiversité dans les terres cultivées

Pro Natura s’investit aussi activement sur le terrain en faveur de l’hermine. Nous gérons environ 700 réserves naturelles dans toute la Suisse, constituant de précieux milieux naturels pour toutes sortes d’animaux et de plantes. Pour autant qu’elles ne se trouvent pas en forêt, un grand nombre de ces réserves naturelles offrent aussi un milieu de vie et un refuge à l’hermine. Nous réalisons aussi des projets de protection de certaines espèces en dehors de nos réserves naturelles, contribuant notamment à la sauvegarde de l’hermine. Des projets de cet ordre sont actuellement en cours dans le Saanenland BE et dans le Gros-de-Vaud VD.

En savoir plus sur nos quelque 700 réserves naturelles

Projets menés par Pro Natura en collaboration avec les sections cantonales

Trois hermines joueuses
femelle ver luisant Hans Niederhauser
Animal de l’année

Animal de l’année 2019: le ver luisant

En 2019, le ver luisant (Lampyris noctiluca) attirera l’attention sur la situation des insectes dans notre pays. Cet animal mystérieux est encore très répandu dans notre pays. Mais le rétrécissement de son espace de vie et la pollution lumineuse le poussent à déserter nos parcs et nos bois.

Son nom est trompeur: le ver luisant n’est pas un ver, mais un scarabée qui émet une lumière froide. Le nom précis de l’Animal de l’année 2019 est «grand lampyre». Il s’agit de la plus commune des quatre espèces de vers luisants présentes en Suisse.

Pourquoi Pro Natura a-t-elle choisi le ver luisant comme animal de l’année?

Notre faune est peuplée d’insectes. Sur les quelque 36’000 espèces animales connues en Suisse, 30’000 sont des insectes. Là où les insectes vont bien, la nature se porte bien. Mais le monde merveilleux des insectes se dégrade à une vitesse effrayante. La destruction des habitats, les pesticides, la pollution lumineuse et d’autres facteurs encore l’affectent considérablement, avec de graves conséquences pour la nature et pour nous, les êtres humains. De plus en plus de personnes en sont désormais conscientes et s’inquiètent des découvertes alarmantes de la science. En 2019, le ver luisant attirera l’attention sur cette situation problématique, mais aussi sur les solutions concrètes possibles.

 

Liebeslicht im Dunkel: Ein Glühwürmchen-Weibchen auf Partnersuche. Biosphoto / Stephane Vitzthum
Un signal mystérieux: une femelle ver luisant recherche un partenaire.

Terreur des escargots

C’est seulement à la fin de sa vie que le ver luisant apparait dans nos nuits d’été. Auparavant, il aura passé près de deux ans sous forme de larve. Ces dernières sont de grands prédateurs d’escargots et de limaces. Leurs méthodes de chasse brutales ne cadrent pas avec l’image charmante de la luciole des contes de fées.

Telles de mini-crocodiles brun-noir, les larves traquent leurs proies, souvent bien plus grosses qu’elles. Elles tuent l’escargot ou la limace capturée en lui injectant un venin et il ne leur faut qu’un jour pour consommer entièrement leur victime. Un organe spécial situé à l’extrémité de son abdomen permet à la larve de se nettoyer à fond après avoir ingéré ce repas visqueux.

Les larves disposent de poisons défensifs. Elles ne sont pas comestibles pour d’éventuels prédateurs et des points luminescents sur leur abdomen les dissuadent de s’y risquer. Cette lumière n’est pas aussi forte que le signal d’accouplement des individus adultes, mais elle est bien visible à une distance d’un à deux mètres. En hiver, lorsqu’il n’y a plus ni limaces ni escargots à manger, les larves entrent en hibernation.

larve à la chasse
À la chasse: une larve de ver luisant attaque un jeune escargot.
Une larve de ver luisant consomme un escargot

Un final lumineux

Après deux ou trois hivers, les larves se mettent en cocon. Les vers luisants adultes éclosent au bout d’une semaine environ. Les individus adultes sont aussi frugaux que les larves sont voraces, puisqu’ils peuvent tout à fait rester sans manger.

Très vite, les femelles se postent à un endroit bien en évidence pour allumer leur signal destiné aux mâles en quête d’amour. La lumière émise par les organes lumineux situés à l’extrémité de leur corps est produite par une réaction chimique. Cette capacité des animaux et des plantes à produire de la lumière est appelée bioluminescence.

bandes lumineuses
Les bandes lumineuses des sixième et septième segments du corps sont bien visibles. Le huitième segment a un point lumineux à gauche et à droite.

Le mâle en vol de recherche

Les mâles des vers luisants n’émettent pas de lumière. Ils survolent leur habitat et guettent de leurs grands yeux le signal d’amour tant désiré. Dès qu’un mâle atterrit près d’une femelle, la lueur s’éteint et l’accouplement a lieu. La femelle pond ses œufs à même le sol, sous des herbes, des pierres ou des morceaux de bois. Après, elle meurt.

Le mâle vit environ deux semaines. Le couple laisse 60 à 80 œufs qui peuvent être faiblement luminescents. Après un mois, les larves éclosent. Ces minuscules créatures, de quelques millimètres seulement, partent à la chasse aux limaces et escargots. Le cycle recommence.

ver luisant mâle
Aux aguets avec ses grands yeux, un ver luisant mâle.
L’accouplement

Des limaces et des escargots, de la diversité et...

Le ver luisant est répandu dans toute la Suisse et se rencontre jusqu’à 2000 mètres d’altitude. Ils vivent aussi bien à l’orée de la forêt que dans les parcs de nos villes. Trois conditions doivent être remplies pour qu’ils se sentent chez eux.

Premièrement, il leur faut des limaces et des escargots. Deuxièmement, une mosaïque diversifiée de petits biotopes est nécessaire et ceux-ci doivent être dépourvus de pesticides. Des espaces ouverts, des coins ombragés, des cachettes humides: le genre de structures qu’offrent, par exemple, un paysage rural traditionnel, un jardin naturel, un cimetière ou un parc entretenu sans pesticides.

nature en ville
Les vers luisants aiment les structures diversifiées, y compris dans les zones habitées.

...de l’obscurité!

Mais le ver luisant a besoin de quelque chose devenu malheureusement rare: l’obscurité. À l’heure actuelle, une nuit sombre ne va plus de soi. Les rues illuminées 24 heures sur 24, les enseignes lumineuses et les petites lumières installées dans les jardins sont néfastes aux vers luisants. Ce problème a un nom: pollution lumineuse.

En effet, quand la nuit devient claire à cause de la lumière artificielle, la femelle ver luisant éclaire en vain. Les mâles ne retrouvent plus leurs partenaires. Il est important de laisser son obscurité à la nuit. Pas seulement pour le ver luisant: les chauves-souris, les papillons de nuit, mais aussi les humains au repos ont besoin de nuits sombres.

 

pollution lumineuse
Pollution lumineuse au-dessus de Thoune BE

Trois autres espèces de vers luisants

En dehors du grand lampyre, on peut observer trois autres espèces de vers luisants en Suisse:

C’est au cimetière Waldfriedhof de Schaffhouse que vit l’une des rares populations suisses du nord des Alpes de petit lampyre (Lamprohiza splendidula). Les femelles émettent une lumière en position «assise». Lorsque les mâles se mettent à voler en scintillant entre les arbres et les tombes, émettant par intermittences une lumière verte, le spectacle est proprement féérique. Ce ballet lumineux attire chaque année de nombreux curieux.

La luciole à ailes courtes (Phosphaenus hemipterus) ne fait pas vraiment honneur à son nom, car elle ne brille que très faiblement et ne vole pas non plus. Cette espèce est répandue dans toute la Suisse. Elle est peut-être même plus commune que le grand lampyre, mais elle passe souvent inaperçue. Contrairement aux autres espèces de vers luisants, la larve de la luciole à ailes courtes ne se nourrit pas d’escargots ni de limaces, mais de vers de terre.

La Luciola italica a son aire de répartition principale – comme son nom le laisse supposer – au Tessin et dans les vallées du sud des Grisons. Les deux sexes luisent et émettent une lumière blanche. Il existe des populations locales au nord des Alpes, à Lausanne et à Zurich. L’origine de cette espèce à Zurich est mystérieuse. Quant aux Luciola italica établies dans le parc Bourget à Lausanne, elles ont été introduites depuis le Tessin dans les années 1940, tout simplement pour le plaisir du public.

Une autre espèce non indigène, Luciola lusitanica, a également été découverte sporadiquement en Suisse. Elle est étroitement apparentée à la Luciola italica, c’est pourquoi sa classification biologique (systématique) n’a pas encore pu être clarifiée.

luciole à ailes courtes
Une luciole à ailes courtes (mâle).

Que fait Pro Natura pour le ver luisant?

De nombreuses réserves naturelles Pro Natura abritent des vers luisants. C’est parce que ces endroits offrent tout ce dont ces insectes ont besoin: des habitats diversifiés, des gastéropodes et des nuits sombres. Qui sait, peut-être vous laisserez-vous tenter par une promenade dans une réserve naturelle Pro Natura par un beau soir d’été…

En savoir plus sur les 700 réserves naturelles Pro Natura

La protection de la nature ne doit pas se limiter aux réserves naturelles. Fidèle à sa devise «Davantage de nature, partout», Pro Natura s’engage pour la nature sur les rives, en forêt, dans l’arc alpin.

En savoir plus sur les différents biotopes

Des paysages ruraux diversifiés offrent au ver luisant un habitat idéal. Il est important que l’agriculture suisse devienne plus écologique. Pro Natura s’engage dans ce but. 2019 marque le début d’une phase extrêmement importante pour la politique agricole, avec le développement de la «Politique agricole 22+».

Pro Natura et la politique agricole

Éloge de la lenteur: les escargots des haies, hermaphrodites, se livrent à de longs préludes amoureux avant d’échanger leurs spermatophores. Sylvain_Montagner
03.01.2025 Animal de l’année

L’escargot des haies est l’Animal de l’année 2025

Pro Natura a choisi l’escargot des haies (Cepaea nemoralis) comme Animal de l’année 2025. Aux côtés d’innombrables autres organismes, ce «faiseur de sol» discret joue un rôle fondamental dans la formation et la santé des sols, un pilier essentiel du vivant. Pourtant la qualité des sols s’amenuise... Il est urgent d’agir pour protéger la biodiversité sous nos pieds.

Deux tiers des espèces connues dans le monde vivent dans le sol. Ces organismes préservent la terre, ce dont nous bénéficions directement: qu’il s’agisse de production agricole, de filtration de l’eau ou de stockage du CO2. L’Animal de l’année 2025, l’escargot des haies, incarne cette biodiversité méconnue. Tout au long de son «année de mandat», il attirera l’attention sur l’urgence de protéger les sols, un patrimoine vital et menacé.  

Une petite maison aux multiples facettes... 

L’escargot des haies est présent dans toute la Suisse, dans les forêts claires et les bosquets, les parcs, les haies et les jardins. Avec un diamètre de 2,5 centimètres et une palette de couleurs allant du blanc crème au rouge pastel, sa coquille figure parmi les plus grandes et les plus variées des escargots indigènes. Mollusque hermaphrodite, chaque escargot peut produire aussi bien des spermatozoïdes que des ovules. Au terme d’intenses préliminaires, les individus échangent de petits sacs de spermatozoïdes. Ils pondent ensuite plusieurs dizaines d’œufs dans des trous qu’ils creusent dans le sol. Environ trois semaines plus tard, de minuscules bébés escargots voient le jour, déjà équipés de leur petite coquille.  

Les jardiniers n’ont pas à redouter ces petits escargots. Bien au contraire. Comme la plupart des 254 espèces d’escargots indigènes, l’escargot des haies se nourrit essentiellement de végétaux morts et fanés ou même de restes de petits animaux. Il fait ainsi partie de l’une des chaînes de production les plus importantes du monde: la production du sol. Sans cette activité, la surface de la Terre serait recouverte de plusieurs mètres de bois mort, de charogne et d’excréments.  

Les sols sont en danger 

Chaque année, les escargots des haies et les autres organismes du sol produisent en moyenne 0,1 millimètre de sol. Cependant, lors d’événements extrêmes comme de fortes pluies ou de périodes de sécheresse accompagnées de vents violents, jusqu’à 5 millimètres de sol peuvent être perdus en une année. De plus, l’exploitation agricole inadaptée entraîne une perte de sol sur au moins 10% des terres arables suisses. Chaque seconde, plus d’un demi-mètre carré de sol fertile est imperméabilisé par des constructions en Suisse. 

Dans sa «Stratégie Sol Suisse», le Conseil fédéral constate que la Suisse ne gère pas ses sols de manière soutenable. Une carte nationale des sols ainsi qu’une évaluation de l’état de menace des organismes vivant dans le sol font toujours défaut. Ce que l’on sait en revanche, c’est que près de 40% des espèces d’escargots suisses sont menacées. Peu mobiles, les gastéropodes sont particulièrement vulnérables à la pollution, à la destruction des milieux naturels et au changement climatique. 

Protéger les sols, c’est protéger notre avenir! 

Afin d’assurer l’avenir des organismes vivant dans le sol comme l’escargot des haies, Pro Natura milite depuis longtemps pour réduire l’utilisation du sol par les constructions et lance des interventions parlementaires en ce sens dans le domaine de l’aménagement du territoire. Avec l’«Action lièvre & cie», Pro Natura s’engage pour des pratiques agricoles respectueuses du sol et soutient la création d’espaces verts riches en biodiversité dans les zones d’habitation. Enfin, une grande partie des plus de 800 aires protégées de Pro Natura servent de refuge – entre autres – à l’escargot des haies. 

Pour en savoir plus:

Contact: 

  • Leo Richard, chef de projet communication et campagnes, tél. 079 378 37 11, @email 
L’escargot des haies est l’Animal de l’année 2025 Stéphane Vitzthum
Animal de l’année

L’escargot des haies est l’Animal de l’année 2025

L’escargot des haies (Cepaea nemoralis) est l’une des innombrables espèces qui contribuent à maintenir la fertilité et la vitalité de nos sols. En 2025, ce petit «faiseur de sol» met en lumière l’importance de préserver la biodiversité sous nos pieds.

Très répandu, mais peu considéré: l’escargot des haies est présent dans toute la Suisse. Il colonise différents milieux naturels, des forêts claires aux jardins en passant par les terres agricoles diversifiées, mais on le retrouve rarement au-delà de 900 mètres d’altitude. L’espèce n’est actuellement pas menacée.

Pourquoi choisir l’escargot des haies comme Animal de l’année?

Avec sa «langue» râpeuse, la radula, l’escargot des haies se nourrit de végétaux morts ou fanés, de champignons, de mousses et parfois même de restes de petits animaux. Il fait partie de cette foisonnante diversité d’êtres vivants qui décomposent la matière organique et enrichissent le sol. Il constitue en cela un véritable «faiseur de sol».

La biodiversité du sol assure la base sur laquelle repose littéralement toute vie terrestre. Là où le sol est détérioré par l’imperméabilisation, les machines lourdes ou les pesticides, des espèces comme l’escargot des haies en subissent directement les conséquences. Pro Natura a donc choisi de sensibiliser le public à la fragilité de la vie du sol en désignant cet escargot Animal de l’année 2025.

Les yeux de l’escargot des haies sont situés à l’extrémité de la paire d’antennes supérieure. Ils ne lui offrent qu’une vision limitée. Stéphane Vitzthum
Les yeux de l’escargot des haies sont situés sur la paire d’antennes supérieure. La vision de l’escargot est limitée. En revanche, son toucher et son odorat sont très développés.

Une variété de tons pour une coquille bien utile

Avec une coquille d’environ 2,5 cm de diamètre, l’escargot des haies est l’un des plus grands escargots de Suisse. Sa coquille, qui tourne vers la droite, présente jusqu’à cinq bandes sombres et sa couleur varie du blanc crème au rouge ferrugineux. Chez l’escargot des haies, le péristome et l’ombilic sont toujours de couleur sombre, ce qui permet de le distinguer de l’escargot des jardins. La coquille calcaire constitue certes un abri en cas de sécheresse ou de froid mais elle contient aussi les organes vitaux de l’escargot tels que le cœur, le foie, les poumons, l’estomac et les reins.

La plupart des escargots ont une coquille qui tourne à droite. Mais saviez-vous que certains spécimens, dits senestres, ont une coquille enroulée vers la gauche, avec une disposition inversée de leurs organes internes?

Les coquilles des escargots des haies présentent une grande variété de couleurs Matthias Sorg
Qui trouvera le plus de coquilles d’escargots vides?

Amore, amore…

Au printemps ou en automne, la saison des amours des escargots des haies offre un spectacle étonnant. Ces animaux hermaphrodites peuvent s’accoupler durant plusieurs heures avant d’échanger de petits sacs de spermatozoïdes. L’utilisation d’un «dard d’amour» en calcaire peut fortement favoriser l’issue du rapport. Une fois fécondés, les gastéropodes pondent quelques dizaines d’œufs dans une cavité creusée par leurs soins. De minuscules escargots voient le jour après trois semaines. L’escargot des haies atteint sa maturité sexuelle vers trois ans et peut vivre jusqu’à six ans dans la nature.

Éloge de la lenteur: les escargots des haies, hermaphrodites, se livrent à de longs préludes amoureux avant d’échanger leurs spermatophores. Sylvain_Montagner
Éloge de la lenteur: les escargots des haies, hermaphrodites, se livrent à de longs préludes amoureux avant d’échanger leurs spermatophores.

Saviez-vous que l’escargot des haies entre en hibernation pendant l’hiver pour se protéger des basses températures?

Les escargots des haies pondent quelques dizaines d’œufs dans une cavité du sol. A l’éclosion, les minuscules bébés escargots possèdent déjà une petite coquille. Alice Wassmer
Les minuscules bébés escargots sont déjà équipés de leur coquille lorsqu’ils sortent de l’œuf.

Le mucus, un allié polyvalent

L’escargot des haies se déplace sur son pied ventral, très musclé, glissant sur un tapis de mucus qu’il sécrète lui-même. Capable de ramper sans dommage sur des lames de couteau, il parcourt environ 3,5 mètres en une heure. Les escargots peuvent produire du mucus aux propriétés variées selon leurs besoins: afin de faciliter la locomotion, lors de l’accouplement, comme moyen de défense ou en cas de blessure.

Photo: Cet escargot des haies a fermé sa coquille avec un film de mucus séché pour se protéger de la sécheresse.

Lors de sécheresses ou de grands froids, l’escargot des haies scelle l’entrée de sa coquille avec un film de mucus séché. Stephane Vitzthum

Diversité dans le monde des gastéropodes

254 espèces de gastéropodes ont été identifiées à ce jour en Suisse. Elles colonisent pratiquement tous les milieux naturels de Suisse, des eaux souterraines aux lacs et rivières, des forêts aux prairies, jusqu’en haute montagne. La semi-limace Eucobresia glacialis vit même dans les glaces éternelles! Cependant, près de 40% des espèces de gastéropodes de Suisse sont menacées. La Liste rouge des mollusques de Suisse (gastéropodes et bivalves) est en cours de révision et les résultats attendus pour 2026 nous en diront plus sur l’état de cette faune discrète mais essentielle.

La plupart des gastéropodes sont très petits. Sur la photo, la Perlée de Studer, fortement menacée, ne vit que dans quelques régions du Tessin. Luca Pagano
La plupart des gastéropodes sont très petits. Sur la photo, la perlée de Studer, fortement menacée, ne vit que dans quelques régions du Tessin.
Aperçu du monde de l’escargot des haies

Trois chiffres

milliards d’êtres vivants vivent dans une simple poignée de terre.
centimètres par heure. C’est la vitesse de l’escargot des haies.
espèces de gastéropodes ont été répertoriées en Suisse.

Miracle de la vie dans le sol

Impensable et pourtant: environ dix milliards d’êtres vivants grouillent dans une simple poignée de terre. Deux tiers de toutes les espèces connues dans le monde vivent dans le sol – ou en partie. Des espèces comme l’escargot des haies contribuent à la formation d’un sol fertile en recyclant la matière organique. Dans sa «Stratégie Sol Suisse», le Conseil fédéral constate que l’utilisation actuelle des sols n’est pas soutenable: ils sont détruits par les activités de construction ou dégradés par l’érosion, le compactage et les substances nocives.

Champ de maïs devant un lotissement à Köniz/BE. Matthias Sorg
La fertilité des sols ne va pas de soi. L’impact de nos activités sur les sols doit être réduit et l’utilisation du sol doit être plus respectueuse.

À louer: coquille d’escargot

Les escargots jouent un rôle important dans le cycle de la nature, souvent du «mauvais côté» de la chaîne alimentaire. Les oiseaux, les hérissons, les crapauds et de nombreuses autres espèces se nourrissent d’escargots. L’humain consomme aussi les escargots, de préférence au beurre d’ail et fines herbes. Mais connaissez-vous l’osmie bicolore? Cette abeille maçonne nidifie dans des coquilles d’escargots abandonnées. D’autres espèces comme les cloportes ou les araignées utilisent également ces coquilles comme abris ou quartiers d’hiver.

Photo: Une osmie bicolore a choisi la coquille d’un escargot de Bourgogne pour y pondre ses œufs. Maintenant, elle referme le nid avec du mortier végétal.

Une abeille maçonne de coquille d'escargot a choisi la coquille abandonnée d'un escargot de vigne pour pondre ses œufs. ETH Zürich / Albert Krebs

«Et mes salades?»

Les jardiniers redoutent souvent l’appétit vorace des gastéropodes. Pourtant, la plupart des espèces ne touchent ni aux salades ni aux fleurs. Certaines, au contraire, sont des alliées du jardin car elles se nourrissent des œufs d’autres gastéropodes nuisibles.

Les granulés anti-limaces sont donc à proscrire dans un jardin naturel car ils tuent également des espèces comme l’escargot des haies. Pour savoir comment protéger efficacement vos salades contre les limaces, consultez cet article.

Photo: Les ramasser et s’en débarrasser: la méthode la plus respectueuse de la nature pour lutter contre la limace espagnole.

Loche méridionale sur gant iStock / beekeepx

Favoriser la diversité et les microstructures

L’escargot des haies n’a pas d’exigences strictes pour son habitat, mais il a besoin d’abris, de zones ombragées et de végétaux fanés. Lorsque les espaces verts et les jardins publics sont aménagés de manière variée et proche de la nature, la courses aux escargots peut commencer dès le printemps: qui découvrira le joli Animal de l’année 2025 dans son quartier ou son jardin? Les escargots aiment l’humidité, ils sont donc plus faciles à repérer tôt le matin ou en fin de journée, ou lors des jours de pluie.

Les jardins naturels sont une oasis pour toutes sortes d'animaux Matthias Sorg
Les jardins respectueux de la nature constituent également un habitat adapté à l’escargot des haies.

Ce que fait Pro Natura pour l’escargot des haies

Pro Natura protège plus de 800 réserves naturelles dans toutes les régions de Suisse. L’Animal de l’année 2025 trouve aussi refuge dans nombre de ces sites. Découvrir la diversité de la nature dans nos réserves naturelles.

Si le sol disparaît sous le goudron et le béton, il est détruit pour longtemps. Tous les petits «faiseurs de sol» comme l’escargot des haies ne peuvent alors plus jouer leur rôle. C’est pourquoi Pro Natura s’engage en faveur d’une utilisation raisonnée du sol dans l’aménagement du territoire.

Les terres agricoles peuvent également abriter l’escargot des haies, à condition de préserver la biodiversité et de privilégier une exploitation respectueuse du sol. Pro Natura y travaille par exemple avec l’«Action lièvre & cie».

L’escargot des haies et de nombreuses autres espèces animales et végétales vivent également dans nos villes et villages. C’est pourquoi Pro Natura multiplie les projets pour protéger la nature à notre porte.

 

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