«Voie libre pour la faune sauvage!»

Les animaux sauvages se déplacent sur de longues distances. Mais de plus en plus de routes, de voies ferrées et de bâtiments se dressent sur leurs itinéraires, les fameux corridors faunistiques. Avec sa campagne «Voie libre pour la faune sauvage!», Pro Natura souhaite rendre à nouveau passants les corridors faunistiques. Lorsque nous construisons des infrastructures, nous devons impérativement prendre en compte les axes de déplacement des animaux sauvages.

 

Pour nous, les Hommes, il n’y a rien de plus naturel que nos déplacements quotidiens. Nous quittons la maison le matin pour partir au travail, allons manger à la cantine à midi, nous rendons l’après-midi à une séance, puis au sport le soir, avant de prendre un verre et de rentrer enfin à la maison.

La Communauté de Communes du Genevois présente les actions initiées sur le territoire avec le Conseil d'Etat de Genève dans le cadre du Contrat Corridors Champagne Genevois.

Les animaux sauvages ont besoin d’espace pour se déplacer

Ce que l’on sait moins, c’est que de nombreuses espèces sauvages ont également des besoins en mobilité. Ils se déplacent entre l’endroit où ils dorment, l’endroit où ils se nourrissent et où ils se réfugient, entre leurs habitats d’été et d’hiver ou vers leurs sites de reproduction. Certains partent à la conquête de nouveaux territoires. Toutes ces migrations sont cruciales pour la conservation des espèces.

 

Les gros mammifères tels que le cerf ne sont pas les seuls à avoir besoin de se déplacer librement. Le chevreuil, le lynx, le blaireau, le lièvre, la martre, le hérisson, la rainette et le lézard agile ont, comme presque tous les animaux, d'importants besoins en déplacement et empruntent des itinéraires de déplacement typiques, appelés corridors faunistiques ou axes de déplacement.

Pas de survie sans mobilité

Les constructions telles que les routes et voies ferrées sont les éléments les plus évidents qui coupent la route de la faune sauvage. Les corridors faunistiques et axes de déplacement sont souvent utilisés depuis plusieurs générations d’animaux. Lorsqu'une nouvelle route ou voie ferrée croise ces itinéraires, les animaux perdent une partie de leur habitat. Mais l’expansion urbaine, la canalisation des cours d’eau avec des rives abruptes et l’exploitation intensive des surfaces agricoles constituent également des obstacles infranchissables.

 

L’échange entre les différentes populations animales est crucial pour le brassage génétique et la conservation de structures démographiques appropriées dans les différents habitats. Le risque d’extinction est d’autant plus important que les populations sont petites et isolées. Sans mobilité, les animaux sauvages ne peuvent survivre à long terme.

 

Pro Natura se bat pour que les corridors faunistiques et axes de déplacement menacés ou interrompus puissent être rendus à nouveau accessibles. Lors de la planification et de la construction d’infrastructures, nous devons systématiquement prendre en compte les besoins en mobilité de la faune sauvage, afin d’empêcher un fractionnement supplémentaire de ses habitats.