Ein brennendes 1. August-Feuer auf einem Feld mit einer Stadt im Hintergrund. Im Vordergrund sieht man ein paar Menschen.
15.07.2026 Animal de l’année

Pour des feux de joie sans drame pour les hérissons

Si la tradition des feux de joie n’est plus garantie en raison des sécheresses, ils sont indissociables des festivités du 1er août en Suisse. Or ils représentent un danger pour les hérissons et toute la petite faune: au moment de s’embraser, les tas de bois peuvent se transformer en pièges mortels pour les animaux qui s’en servent comme abri temporaire. Des mesures simples permettent d’éviter que ce moment convivial de la fête nationale ne vire à la tragédie.

Des tas de bois sont traditionnellement empilés à l’occasion du 1er août pour être enflammés, que ce soit par les particuliers ou par les collectivités. Le hérisson, Animal de l’année 2026, mais aussi des rongeurs, des reptiles, des amphibiens et de nombreux insectes se réfugient volontiers dans ces structures. Ils ont besoin de ce type de cachettes pour se reposer, se reproduire et se protéger des prédateurs. Or elles font défaut en Suisse.

Pas d’échappatoire 

Au moment où le brasier est allumé, les animaux à l’intérieur du tas de bois se retrouvent pris au piège. En cas de danger, comme celui représenté par les flammes, certaines espèces ont tendance à se réfugier plus profondément dans leur abri plutôt que de s’enfuir. Ce comportement est renforcé lorsque des personnes se trouvent autour.

Solutions toutes simples

Heureusement, des solutions faciles existent. Le tas de bois ne devrait être préparé qu’au dernier moment, si possible le jour de la fête. Si le bois est en place depuis davantage de temps, il faut le remuer avec précaution avant d’y mettre le feu, voire réarranger les bûches et les branches pour faire fuir la faune. Pour les très grands tas de bois, qu’il peut être difficile d’ériger le jour-même ou de remuer, une alternative consiste à poser tout autour une clôture à mailles fines au ras du sol. Il est particulièrement important de ne pas installer les tas de bois trop tôt, car les hérissons mettent bas durant l’été. Les femelles cherchent des tas de bois ou de feuilles pour construire leur nid et les petits y restent pendant 3 à 4 semaines.

Un danger supplémentaire pour l’Animal de l’année 2026

 «Les feux de joie du 1er août s’ajoutent à d’autres menaces posées aux hérissons par les activités humaines», explique Tania Araman, rédactrice du Magazine Pro Natura. Le petit mammifère souffre de la disparition et de la fragmentation des milieux naturels liées à l’urbanisation et au trafic routier, de l’entretien intensif des parcelles de verdure et de la culture du propre en ordre, mais aussi de la disparition des insectes dont il dépend en grande partie pour son alimentation. Afin d’aider l’Animal de l’année et d’autres espèces à trouver suffisamment de nourriture, d’abris et de sites de nidification en milieu bâti, Pro Natura a lancé ce printemps le projet national BONJOUR NATURE (voir l’encadré). 

À noter que cette année, de nombreux cantons ont restreint ou interdit les feux en plein air en raison des risques d’incendie, avec des exceptions pour le 1er août. Rien n’empêche d’aménager un tas de bois et de le laisser en place plutôt que de le brûler: ce sont les hérissons qui seront à la fête.

Des conseils gratuits pour aider le hérisson chez soi 
Pro Natura a lancé ce printemps BONJOUR NATURE pour venir en aide au hérisson et aux autres animaux en milieu bâti. Dans le cadre de ce projet national, les particuliers disposant d’un jardin peuvent solliciter des conseils gratuits sur la manière de l’entretenir et de l’aménager pour favoriser la biodiversité. Les spécialistes se déplacent jusque dans les jardins. Pour s’épanouir dans nos villes et nos villages, le petit mammifère et le reste de la faune ont besoin de milieux naturels variés, riches en insectes, comprenant des plantes indigènes et des points d’eau, mais aussi exempts de pesticides, de pollution lumineuse, de pièges et de barrières. Les inscriptions à BONJOUR NATURE pour 2026 sont ouvertes jusqu’à la fin du mois d’août.

Informations complémentaires:

Contacts:

  • Tania Araman, rédactrice du Magazine Pro Natura, tél. 078 835 28 58, @email
  • Benjamin Keller, chef de projet communication et campagnes, tél. 079 278 54 86, @email