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Uno dei quattro pilastri di Pro Natura è la protezione attiva dei biotopi e delle specie.
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Garten einwintern Laub
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Comment préparer mon jardin naturel pour la saison froide

Les feuilles changent de couleur, un parfum de marrons grillés flotte dans l’air et les pulls en laine font leur retour dans nos garde-robes. Pas de doute, l’automne est là. Il est temps de préparer son jardin naturel pour la saison froide. Pro Natura vous accompagne avec quelques conseils et astuces.

Alors que beaucoup d’entre nous passent davantage de temps à l’intérieur, nos jardins naturels, eux, restent plein de vie même en hiver. Plus ils sont diversifiés et proches de la nature, plus ils attirent d’animaux qui y font halte ou choisissent d’y élire domicile. 

Quels animaux viennent me rendre visite dans mon jardin naturel durant la saison froide?

Avec un peu de chance, vous apercevrez en automne un hérisson faire sa dernière sortie avant l’hibernation. Plus tard, un écureuil viendra s’approvisionner dans l’une de ses 2000 caches de noisettes. Vous pourrez peut-être observer un papillon citron hiverner dans votre tas de branches. Quant aux merles, aux mésanges et aux pics épeiches, ils se sentent chez eux dans votre jardin naturel tout au long de l’année. 

Amsel im Winter Hanna Schreiber

La grande question au jardin: faut-il intervenir… ou laisser faire?

Pour profiter pleinement de l’hiver et de toutes les belles observations qu’il réserve, il suffit d’apporter un peu de soin à son jardin à l’automne. Mais il est tout aussi important de ne pas intervenir dans certaines zones avant la saison froide. Laissez une part généreuse de votre jardin naturel à la nature elle-même: ne tondez pas, ne taillez pas, n’enlevez ni les feuilles mortes ni les tiges desséchées. Les chardonnerets élégants se régalent des capsules de graines, les aurores et les machaons passent l’hiver sous forme de chrysalides sur les tiges sèches tandis que les araignées trouvent refuge dans la litière, pour ne citer que quelques espèces. Ayez le courage de préserver ces recoins tels quels et découvrez au printemps la vie qui y renaît. 

Nous avons rassemblé pour vous les réponses essentielles afin de savoir comment entretenir votre jardin naturel à l’automne et le préparer au mieux pour l’hivernage. 

Quand dois-je faucher ma prairie en automne?

La dernière fauche intervient en octobre. Fauchez par temps sec et veillez à régler la hauteur de coupe à au moins 10 cm. Répartissez uniformément l’herbe coupée sur la surface pour la faire sécher, retournez-la régulièrement et enlevez-la le soir du troisième jour.

À savoir: ne fauchez jamais l’intégralité de la prairie. Laissez au moins 10% de bandes herbeuses intactes. Les insectes trouvent volontiers refuge dans ces tiges sèches pour passer l’hiver.

Veillez également à alterner les surfaces non fauchées. À noter: n’utilisez pas de tondeuses robotisées ni de tondeuses à fil. Elles ne s’arrêtent pas devant les animaux et sont mortelles pour les hérissons, les amphibiens et les insectes.

Que faire du foin ou des déchets de tonte? 
Les déchets de tonte peuvent être valorisés de différentes manières: 

  • Utilisez-les comme nourriture pour les petits animaux ou les chevaux
  • Construisez un tas d’herbe
  • Compostez-les dans votre jardin
  • Apportez-les à une installation de biogaz 
Que faire de toutes les feuilles mortes en automne?

Tout dépend de l’endroit où elles se trouvent: 

  • Chemins et places non imperméabilisés: retirez les feuilles mortes avant l’hiver. Si elles s’y décomposent, l’entretien de ces surfaces devient vite plus compliqué.
  • Sous les arbres: si l’espace situé au pied de l’arbre n’est pas utilisé comme passage ou n’accueille pas de coin assis en hiver, laissez les feuilles mortes sur place. Elles offrent un habitat à la microfaune et servent de protection et d’engrais pour l’arbre. 

Utilisez les feuilles mortes pour constituer un tas, couvrez-en les parterres de plantes vivaces ou compostez-les. 

Puis-je planter des arbres ou des arbustes en automne?

L’automne est la période idéale pour planter un arbre ou un arbuste.

Les arbustes peuvent être plantés fin avril ou en septembre. Plantez les arbustes en groupes, de préférence une seule espèce par mètre carré. Vous pouvez ensuite combler les espaces vides en avril avec un mélange de prairie. 

Quand et comment tailler un arbre fruitier? Et un érable?

Les arbres fruitiers se taillent en hiver. Tous les autres arbres se taillent en été. 

Arbres fruitiers jusqu’à 5 ans:

  • Taillez-les chaque année en hiver.
  • Protégez les jeunes arbres en hiver avec un protège-tronc: en effet, lorsqu’un côté du tronc est réchauffé par le soleil tandis que l’autre reste gelé, de fines fissures dues au gel peuvent apparaître. Ces fissures constituent une porte d’entrée pour les parasites et les champignons. Un protège-tronc peut consister en un sac de jute enroulé autour du tronc ou en une couche de chaux blanche. 

Arbres fruitiers de plus de 5 ans:

Les arbres fruitiers plus âgés ne doivent être taillés que tous les deux à trois ans, toujours en hiver. La taille correcte d’un arbre fruitier nécessite des connaissances spécialisées. Suivez un cours ou faites appel à un professionnel pour intervenir sur vos arbres. 

Quand et comment tailler les buissons et les haies sauvages en automne?
  • Quand: de novembre à début mars
  • Comment: prenez soin des haies sauvages relativement grandes et disposées sur plusieurs rangées en les entretenant par sections et de manière sélective. Ne taillez pas plus d’un quart de la haie à la fois. Les haies composées d’une seule rangée peuvent être éclaircies de manière sélective sur toute leur longueur tous les 3 à 5 ans.
  • Eclaircir: veillez à ce que les espèces à croissance basse aient suffisamment d’espace, taillez les espèces à croissance rapide et créez ainsi de meilleures conditions pour le développement des espèces plus lentes.
  • Conseil: procédez avec prudence lors de la taille. Taillez uniquement lorsque c’est réellement nécessaire, par exemple si la haie empiète sur le terrain du voisin ou déborde sur le trottoir. 

Le saviez-vous? De nombreux œufs d’insectes, chenilles et chrysalides passent l’hiver dans les branches des haies. 

À savoir: 

  • Laissez quelques arbustes morts dans la haie, ils peuvent servir de support naturel aux plantes grimpantes.
  • Ne broyez pas les déchets de taille. Utilisez-les pour édifier un tas de branches
  • Laissez les feuilles mortes au sol en hiver ou rassemblez-les en tas

À noter: de la mi-mars à la mi-août, il convient de renoncer à toute intervention (p. ex. la taille des haies). Durant cette période, la reproduction de tous les oiseaux est protégée par la loi et ne doit en aucun cas être perturbée. 

Que faire avec les plantes grimpantes et les arbres fruitiers en espalier en automne/hiver?
  • Les espèces annuelles et les plantes vivaces dont les parties aériennes meurent en hiver peuvent être coupées au ras du sol à la fin de l’hiver.
  • Les plantes grimpantes et les arbres fruitiers en espalier doivent être taillés et attachés en hiver, car ils ne peuvent pas s’accrocher seuls à leur support. 
    Remarque: la taille des arbres fruitiers en espalier demande beaucoup d’attention et de travail durant les premières années. Consultez un spécialiste des arbres fruitiers.
  • Pendant l’hiver, laissez autant que possible les feuilles au sol, sous les plantes.
  • Vous pouvez planter les plantes grimpantes aussi bien en automne qu’au printemps. 
Kletterpflanzen im Herbst

Rotkehlchen Winter Hanna Schreiber
Que faire des tas de feuilles mortes, de bois et de pierres pendant l’hiver?

Vous pouvez laisser les tas de feuilles mortes, de bois et de pierres en place de novembre à mars. Ils constituent un refuge naturel et un abri d’hibernation pour de nombreux animaux, comme les hérissons.

Que faire de tous les pots?

Avant toute chose, sachez qu’il n’est pas nécessaire de vider les pots chaque automne. 

  • Laissez les graines en place pendant l’hiver. Elles fourniront à la fois nourriture et abri aux oiseaux et aux insectes.
  • Si le pot n’est pas exposé à la pluie, arrosez-le une fois par mois en hiver, lors des journées sans gel.
  • Protégez les plantes vivaces sauvages d’une évaporation excessive en recouvrant la terre d’une couche de feuilles mortes de 2 à 3 cm d’épaisseur.
  • Lors des périodes de grands froids, vous pouvez envelopper les plantes fragiles (p. ex. les herbes aromatiques méditerranéennes) et les pots dans de la jute ou de vieux draps.
  • En octobre, placez les grands pots sur des lattes de bois de 3 cm d’épaisseur. Cela empêche le gel de la motte et prolonge la durée de vie des pots.
  • Rentrez à l’intérieur les plantes non résistantes, dans un endroit lumineux et frais (5-10 °C). 
Töpfe einwintern
Comment entretenir mon nichoir?

Les nichoirs que l’on trouve couramment chez nous servent d’abris pour la nidification des oiseaux cavernicoles.

La période idéale pour installer un nichoir est la fin de l’été ou l’automne. Veuillez tenir compte des points suivants: 

  • Installez le nichoir à l’ombre ou à la mi-ombre et à l’abri des prédateurs.
  • L’ouverture doit rester librement accessible et être idéalement orientée au sud-est.
  • Dans votre jardin, installez au maximum un nichoir tous les deux arbres, sinon des conflits territoriaux peuvent survenir. Pour les nichoirs destinés à une même espèce, respectez une distance d’environ 10 m.
  • Assurez-vous que le nichoir soit accessible à l’aide d’une échelle, car vous devrez généralement le nettoyer une fois par année.
  • Le nichoir doit être solidement fixé et ne pas se balancer sous l’effet du vent.
  • Lors de l’installation, veillez à ne pas abîmer l’arbre. 

Entretien: la période idéale pour l’entretien s’étend d’octobre à fin février. Mais attention, gardez-vous bien de nettoyer le nichoir si vous remarquez qu’un animal y a trouvé refuge pour l’hiver. 

  • Retirez l’ancien nid et brossez l’intérieur du nichoir. En cas de forte infestation de parasites, vous pouvez brûler le nichoir à l’aide d’un bec Bunsen ou d’un chalumeau.
  • N’effectuez aucun contrôle pendant la période de reproduction, de mi-mars à août, afin de ne pas déranger les oiseaux. 
Faut-il protéger son hôtel à insectes durant l’hiver?

Abris de nidification pour les abeilles sauvages: non. En automne et en hiver, les abeilles sauvages de la nouvelle génération se développent à l’intérieur des nids bien fermés. Évitez donc toute intervention à cette période.

Abris de nidification pour les bourdons: les bourdons meurent à la fin de l’automne et les jeunes reines passent l’hiver dans un lieu protégé à l’extérieur de l’abri. Vous pouvez donc remplacer le matériau de nidification des abris à bourdons durant l’hiver. Pour ce faire, suivez les mêmes instructions que lors de la construction initiale. 

À quoi faut-il veiller en hiver si l’on possède un étang?

Les interventions dans un étang ne doivent être effectuées qu’en automne. 

  • En cas de prolifération excessive d’algues, vous pouvez retirer les algues filamenteuses de l’étang à l’aide d’un filet ou d’un râteau.
  • Coupez une partie des plantes dans l’eau et sur la rive aussi près du sol que possible. Retirez les déchets de coupe de l’étang à l’aide d’un râteau. Saviez-vous que les parties de plantes en décomposition sous la glace peuvent produire des gaz de putréfaction dangereux pour les animaux vivant dans l’étang?
  • Vous pouvez laisser les plantes de roselière en place pendant l’hiver et ne les couper qu’au printemps. En hiver, elles assurent un échange gazeux minimal à travers la glace.
  • Enlevez régulièrement les feuilles mortes à la surface de l’eau. Si vous installez un filet, veillez à ce qu’il ne touche pas l’eau.
  • Videz complètement les petits étangs tous les 2 à 4 ans et les grands étangs tous les 4 à 10 ans (vidange de fond ou pompage). Enlevez la vase du fond et une grande partie des plantes, y compris leurs racines. Une couche de boue trop épaisse nuit à la qualité de l’eau en favorisant la formation de gaz de putréfaction. Conservez une partie des plantes afin de fournir un refuge aux animaux aquatiques et de permettre à la végétation de se régénérer. 

Prévenir la formation de glace: si votre étang ne contient pas de roselière, vous pouvez rassembler quelques tiges de roseaux ou enrouler une natte de roseaux et les placer dans l’eau. Les roseaux doivent dépasser d’au moins 20 cm hors de l’eau. 

Remarque: placez les végétaux pêchés ou coupés à côté de l’étang pendant quelques jours afin que les animaux capturés par inadvertance puissent retourner dans l’eau. 

Mini-étangs: les mini-étangs aménagés dans des pots en argile doivent être vidés à l’automne, car les pots ne résistent pas au gel. 

Neige et glace: que faire?

N’utilisez pas de sel de déneigement pour dégager les chemins et les surfaces non imperméabilisés. Le sel peut endommager les pierres naturelles et les arbres, tout en nuisant à la faune.

Ne déblayez pas complètement la neige sur les chemins et places non imperméabilisés. Cela risquerait de rayer et d’endommager la couche de surface. 

Naturgarten im Herbst
Notre service conseils

Vous avez d’autres questions? Consultez notre offre de service conseils. Nous répondons volontiers à vos questions par courriel. 

Naturgarten im Herbst
BONJOUR NATURE

Connaissez-vous notre projet BONJOUR NATURE? Pro Natura vous aide à créer votre jardin naturel grâce à des conseils gratuits ou à une super certification valorisant vos efforts. 

Verge d'or du Canada
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Stop aux espèces exotiques envahissantes grâce à votre aide

Longtemps sous-estimées, les espèces exotiques envahissantes représentent une des plus grandes menaces pour la biodiversité. Elles peuvent supplanter certaines espèces indigènes, causer des problèmes de santé à l’être humain et entraîner des dommages économiques.

Les animaux, les plantes et les champignons de notre pays sont en constante évolution. La répartition des espèces évolue et s’adapte aux nouvelles conditions. Avec la mondialisation du commerce et de la mobilité, l’être humain a introduit, volontairement ou non, des espèces au-delà de leur aire de répartition naturelle.

La majorité des espèces exotiques s’est bien intégrée dans notre environnement (p. ex. la matricaire odorante). Cependant, quelques-unes envahissent leur nouvelle patrie et supplantent la faune et la flore indigènes, raison pour laquelle elles sont qualifiées d’«envahissantes».

Les espèces exotiques envahissantes mettent en péril notre diversité biologique. Elles peuvent même engendrer des maladies, altérer notre santé (allergies) et causer des dommages aux infrastructures.

Les plantes exotiques envahissantes sont problématiques

Les néophytes sont des plantes que l’être humain a introduites volontairement ou non dans des régions étrangères à partir du XVIe siècle. L’arrivée des navigateurs européens sur le continent américain en 1492 marque en effet le début d’une époque lors de laquelle les êtres humains voyagent de plus en plus souvent d’un continent à l’autre. Ces nouveaux milieux naturels n’auraient pas pu être colonisés par ces plantes de manière naturelle. Parmi les 4000 espèces végétales sauvages en Suisse, environ 750 sont des néophytes, et 10% d’entre elles sont «envahissantes»: elles grandissent le plus souvent très rapidement et se propagent de manière extrêmement efficace.

Si leur propagation est si rapide, c’est notamment parce que leurs ennemis naturels et les maladies qui les frappent ne les ont pas suivies sous nos latitudes. Les néophytes supplantent ainsi les plantes indigènes, mettant en difficulté les espèces animales qui en dépendent, comme les chenilles de certains papillons.

La renouée du Japon, le solidage du Canada, le buddléia de David et le laurier-cerise sont des exemples de néophytes envahissantes.

Les animaux exotiques envahissants: une menace pour la biodiversité 

Sur les 430 espèces animales exotiques (néozoaires) en Suisse, 85 espèces sont considérées comme envahissantes (OFEV, 2022). Parmi elles, la coccinelle asiatique et la tortue de Floride.

Les différentes espèces d’écrevisses américaines sont également problématiques dans nos écosystèmes: la peste de l’écrevisse est arrivée en Europe avec l’introduction de trois espèces américaines. Les écrevisses indigènes meurent à cause du champignon responsable de cette maladie alors que les espèces exotiques envahissantes, pour la plupart immunisées, se répandent rapidement.

Die Samen des  Drüsigen Springkrauts werden mit dem Wasser weit verteilt Matthias Sorg
Impatiente glanduleuse au bord d’un ruisseau

Bases légales

En vertu de la loi sur la protection de l’environnement (LPE), quiconque utilise des espèces dans la nature doit veiller à ce que ces espèces ne constituent pas de menace pour la diversité biologique. En vertu de l’ordonnance sur la dissémination dans l’environnement (ODE), certaines espèces animales et végétales exotiques envahissantes sont interdites. Ces espèces sont listées dans l’annexe 2 de l’ordonnance. Pour 22 plantes et 3 animaux, listés dans l’annexe 2.1, toute utilisation (notamment la vente, la reproduction, la dissémination, le transport ou le stockage) est interdite, à l’exception des mesures de lutte. Les solidages américains en sont un exemple. Aussi belles soient leurs fleurs, il est interdit de les cueillir et d’en faire des bouquets. La tortue de Floride est elle aussi touchée par cette interdiction. Il est interdit de la vendre depuis 2008 déjà. Ce reptile peut vivre très longtemps. Toute personne ayant acquis une tortue de Floride avant l’interdiction doit l’inscrire dans un centre d’accueil.

31 autres espèces végétales sont listées dans l’annexe 2.2. Ces plantes sont touchées par une interdiction de mise en circulation, moins complète. Est interdite uniquement la remise à des tiers, soit notamment l’importation, la vente, le don ou la location. Le laurier-cerise en est un exemple. Il est donc toujours autorisé d’entretenir et de tailler les haies de lauriers-cerises.

Les annexes susmentionnées ne listent pas toutes les espèces végétales exotiques envahissantes. Le robinier, par exemple, n’y figure pas. Il est donc toujours autorisé de l’acheter et de le planter. Le devoir de diligence s’applique toutefois à toutes les espèces exotiques. Il convient d’éviter leur reproduction dans la nature. Cela est malheureusement très difficile à mettre en œuvre ou à contrôler. Il n’existe pas non plus d’obligation légale au niveau fédéral de lutter contre les plantes envahissantes.

Pro Natura recommande d’éliminer de son jardin toutes les plantes exotiques qui pourraient avoir des conséquences négatives sur la nature.

RS 814.911 - Ordonnance du 10 septembre 2008 sur... | Fedlex

Comment reconnaître et éliminer les néophytes envahissantes?

Identifier – arracher – éliminer – remplacer: l’essentiel en bref 

Identifier: Attention, seules quelques plantes sont des néophytes envahissantes. Travaillez avec un guide pratique pour éviter toute confusion et risquer d’arracher accidentellement de précieuses plantes sauvages indigènes.

Arracher: Renoncez s’il vous plaît à utiliser à titre privé des pesticides pour lutter contre les néophytes. Contactez plutôt notre équipe de conseillers.

Éliminer: La plupart des néophytes ne doivent pas être éliminées dans votre jardin ou dans votre compost. Tenez compte des possibilités d’élimination et de compostage offertes par votre commune.

Remplacer: Vous avez maintenant de la place pour les plantes indigènes: tenez compte de la qualité du sol et des conditions de lumière. Choisissez des plantes provenant de la région et renoncez aux cultivars (variétés horticoles). L’outil en ligne «Autochtone ou pas?» de Floretia vous aide à trouver des alternatives locales: base de données Autochtone ou pas? | Floretia

 

Quelques fiches utiles:
Manuel de gestion des néophytes envahissantes – Valais 
Manuel de gestion des néophytes envahissantes – Neuchatel

Néophytes et alternatives indigènes appropriées

Pro Natura réclame des mesures préventives 

 

Lorsque des espèces exotiques envahissantes se propagent en grand nombre, toute mesure corrective devient coûteuse et parfois même inefficace. Mieux vaut donc prévenir que guérir.

Par exemple:

  • Favoriser les plantes indigènes dans les parcs et jardins.
  • Ne pas relâcher d’animaux tels que des poissons rouges ou des tortues.
  • Ne pas importer d’espèces exotiques envahissantes. Vous pourriez introduire sans le savoir des espèces nuisibles, que ce soient des plantes, des graines, des légumes, des fruits et des animaux.

Site Internet thématisant le problème des plantes et des animaux importés: https://trop-risque.ch/

Les espèces exotiques envahissantes représentent un danger supplémentaire pour les espèces animales et végétales en voie de disparition.

Par conséquent, Pro Natura prend entre autres les mesures suivantes:

  • Nous éliminons les espèces exotiques envahissantes dans nos propres réserves naturelles (par exemple le solidage du Canada dans les bas-marais).
  • Nous indiquons comment limiter les atteintes à la biodiversité occasionnées par les espèces exotiques envahissantes.
  • Nous informons sur des alternatives aux espèces exotiques envahissantes dans les jardins.
  • Au niveau politique, nous réclamons la mise en œuvre rapide et conséquente de la stratégie de la Confédération relative aux espèces exotiques envahissantes.

Freiwilliger am jäten des Drüsigen Springkrauts
De nombreux bénévoles s’engagent auprès de Pro Natura pour combattre les plantes exotiques envahissantes (néophytes), une tâche manuelle pénible.

Les plantes sauvages indigènes: belles et précieuses

En choisissant des plantes indigènes, vous encouragez la diversité des espèces dans votre jardin. Chaque plante sauvage attire et nourrit des espèces animales bien spécifiques. Ainsi, plus la diversité végétale de votre jardin est importante, plus la diversité animale sera grande. 

La valeur écologique des plantes indigènes surpasse clairement celle des néophytes. En termes de couleurs et de formes également, il est impossible de comparer les nombreuses plantes indigènes aux néophytes. Nous vous souhaitons de beaux moments de délassement dans votre jardin multicolore!

Commandez le dépliant richement illustré «Plantes exotiques envahissantes de nos jardins» publié par Pro Natura. Si vous en faites la demande, nous vous enverrons même plusieurs exemplaires. Vous pouvez nous contacter à l’adresse courriel suivante : @email

Choix de plantes indigènes de substitution

Jardin naturel dans la Länggasse BE
23.05.2025 Espace urbain

Bienvenue dans le jardin naturel

Avec le projet BONJOUR NATURE, Pro Natura souhaite encourager un large public à laisser davantage de place à la nature dans les jardins.

Imaginez-vous allongé·e à l’ombre d’un arbre. Vos doigts effleurent les herbes souples, une légère brise fait frémir les feuilles, les rayons du soleil vous caressent le visage et un oiseau gazouille dans la verdure. Ces instants simples nous relient à la nature et ont un effet bénéfique sur notre bien-être. Dans un quotidien souvent frénétique, les moments passés dans la nature sont essentiels. Pourtant, un coup d’œil à nos villes suffit pour constater que la nature recule en milieu bâti. Ainsi, nous perdons non seulement une source précieuse pour notre équilibre, mais aussi des habitats vitaux pour les espèces animales et végétales indigènes.

Chaque mètre carré compte

Depuis 2017, les espaces verts dans les milieux urbains diminuent d’environ 1% par an, comme le montre le programme de monitoring «Observation du paysage suisse» (OPS) de la Confédération. Ce recul est principalement dû à l’activité de construction, qui fragmente les habitats, imperméabilise les sols et nuit à la biodiversité. Aujourd’hui, la densification du bâti se fait surtout en largeur plutôt qu’en hauteur, accentuant la pression sur les espaces verts. Non seulement les milieux naturels restants s’amenuisent mais ils s’isolent les uns des autres. Par ailleurs, la qualité de nombreux espaces libres se dégrade: des structures importantes comme les vieux arbres et les recoins dans les bâtiments anciens disparaissent, tandis que les nouveaux espaces sont souvent monotones et aménagés avec des espèces non indigènes.

Surface scellée dans les réserves naturelles Pro Natura de Chrutzelried ZH Nathalie Rutz

Pourtant, le potentiel d’action est immense. À l’échelle nationale, les jardins privés représentent l’équivalent de 97’300 courts de tennis. Chacun de ces jardins, s’il est aménagé de manière naturelle, peut contribuer à former une mosaïque vivante. Plus ces îlots de nature sont reliés entre eux, plus ils offrent un espace vital précieux pour les animaux et les plantes.

Du jardin au jardin naturel

Les attentes envers un jardin sont aussi différentes que les personnes qui les conçoivent: certains souhaitent un havre de paix caché dans la verdure, d’autres passent beaucoup de temps à entre tenir leurs massifs fleuris. L’esthétique varie également, allant de formes géométriques à des haies libres et sauvages. Toutes ces considérations peuvent être prises en compte dans la conception d’un jardin naturel. L’essentiel est de veiller à ce que les espèces animales et végétales y trouvent un habitat adapté.

Pour accueillir une grande diversité d’animaux et de plantes dans un jardin, il est important de disposer d’une large palette de conditions d’implantation. En effet, toutes les espèces n’ont pas les mêmes besoins: certaines aiment les sols maigres, d’autres les milieux humides, sablonneux ou ombragés. Plus un jardin offre de conditions différentes, plus il sera propice à une grande diversité de plantes sauvages. Adaptées au site, ces dernières sont particulièrement précieuses car elles fournissent la nourriture adéquate à la faune indigène. En outre, des tas de branches et de feuilles, des murs en pierres sèches ou des mares servent de refuge aux coléoptères, chenilles, libellules et autres petites bêtes. Ils y trouvent des cachettes, des zones ensoleillées, des lieux pour se reproduire et pour chasser. Pour protéger cette microfaune, il convient de réduire autant que possible la pollution lumineuse, de couvrir les pièges comme les puits de cave ouverts et d’utiliser des outils de jardinage respectueux des animaux. Les pesticides et la tourbe, quant à eux, n’ont pas leur place dans un jardin naturel.

Naturgarten in Bern
Conseils pour votre jardin naturel

Vous souhaitez vous lancer sans tarder? Notre newsletter sur les jardins naturels vous fournit régulièrement des conseils qui vous permettront de transformer votre jardin en une oasis fleurie pour l’être humain et la nature. Inscrivez-vous dès maintenant à la lettre des jardins.

La phase de test commence

Nous vous aidons à transformer votre jardin en une oasis de nature. La phase de test de BONJOUR NATURE a débuté en avril 2025. Dans certains cantons (voir ci-dessous), des conseils, des certifications et des manifestations sur le thème des jardins naturels sont proposés. Nos conseillers et conseillères spécialisé·e·s répondent à vos questions sur les mesures de promotion de la nature dans les jardins. Si nécessaire, ils se rendent également chez vous. Si vous ne savez pas vraiment ce qu’est un jardin naturel, vous pouvez découvrir des exemples inspirants dans nos Jardins à papillons. Ces jardins d’exposition ne sont pas seulement des lieux d’émerveillement, mais aussi des espaces d’échange et de découverte. Après une certification minutieuse, nous récompensons les jardins proches de la nature par la plaquette Pro Natura «Papillons», un signe visible de votre engagement en faveur de la nature dans les zones d’habitation.

Nota bene: la phase de test a lieu dans les cantons d’Argovie, Berne, Fribourg, Genève, Neuchâtel, Nidwald, Obwald, Schaffhouse, Schwyz, Soleure, Thurgovie et Zurich. Si vous habitez l’un de ces cantons, vous pouvez bénéficier dès cette année des offres en matière de jardins naturels. Vous trouverez tous les détails sur le site Internet de la section Pro Natura de votre canton.

A partir de 2026, l’offre devrait s’étendre à toute la Suisse.

NATHALIE LEUTENEGGER est responsable de la communication du projet BONJOUR NATURE chez Pro Natura.

Eine Wiese im Quartier Schönberg in Freiburg
07.01.2025 Espace urbain

Quand la nature reprend ses droits en ville

Au vu de l’énorme potentiel d’amélioration des espaces verts et non bâtis en matière de biodiversité, Pro Natura Fribourg a lancé le projet «Biodiversité en milieu bâti» il y a cinq ans. Un premier bilan réjouissant et une poursuite de projet déjà annoncée.

«Même petits, s’ils sont bien répartis et en grand nombre, les espaces de promotion de la biodiversité en ville peuvent avoir un effet très positif», se réjouit Stéphanie Chouleur, chargée d’affaires de Pro Natura Fribourg et responsable du projet.

Blumenwiese Pro Natura Freiburg
Le semis d’une prairie fleurie dans le quartier de Pérolles est une des mesures mises en place dans le cadre du projet.

Le développement des villes provoque la disparition des biotopes et avec elle l’extinction de multiples espèces. Des espaces de qualité permettent à la vie sauvage de s’épanouir tout en rendant des services inestimables: les espaces de nature en ville permettent par exemple l’absorption de l’eau de pluie, sa filtration et son stockage dans les aquifères. Ils épurent l’air, stockent le carbone atmosphérique et régulent la température. Pro Natura Fribourg a donc analysé qualitativement les espaces verts et non bâtis du quartier de Pérolles à Fribourg et proposé des mesures d’amélioration pour augmenter la biodiversité. «Le choix s’est fait sur un quartier récent avec un grand nombre d’espaces potentiellement valorisables. Le projet devrait servir d’exemple pour d’autres quartiers de la ville», poursuit Stéphanie Chouleur.

Quand la population participe

À partir de 2019, grâce à une collaboration entre la Ville de Fribourg, les associations Habiter Pérolles et Fribourg pour le Climat, l’école du Botzet et Pro Natura Fribourg, des mesures concrètes ont été réalisées: citons par exemple un semis de prairie fleurie, des plantations d’arbustes et une installation de troncs sur une terrasse du parc du Domino. Ce projet participatif a offert aux habitants du quartier la possibilité de contribuer à l’amélioration de leur espace de vie et leur retour est très positif.

Depuis 2021 et jusqu’à fin 2023, un appel aux propriétaires privés et publics intéressés par une valorisation de leur terrain en faveur de la biodiversité a été lancé dans l’agglomération fribourgeoise: 35 terrains privés (propriétaires individuels) ont été visités et ont reçu des conseils de la section, ainsi que deux communes (Givisiez et Corminboeuf), cinq PPE et une gérance. «Nous avons aussi élaboré et transmis 22 concepts de valorisation aux propriétaires intéressés et possédant des terrains à grand potentiel», explique Stéphanie Chouleur. Au niveau de la mise en place de mesures, 6 projets ont été concrétisés, les autres sont en cours de discussion pour une prochaine réalisation.

Einheimische Hecke in Freiburg
Une mesure simple, à la portée des propriétaires privés: la plantation d’une haie vive indigène favorable à la biodiversité.

Un projet qui se poursuit

Au vu du succès et de l’intérêt des propriétaires privés, la section a décidé de poursuivre le projet jusqu’en 2028. Le suivi des 13 concepts de valorisation encore en cours de discussion est prévu en 2024–2025 dans le but de les concrétiser rapidement. Les interlocuteurs privés permettent une flexibilité et une réactivité intéressantes pour la mise en œuvre de mesures concrètes, ce qui est le but du projet. «La multiplication des possibilités induite par la grande quantité de terrains privés permet également une mise en réseau des différents aménagements en faveur de la biodiversité, ce qui est très profitable.» Enfin, les propriétaires privés sont soutenus financièrement à hauteur de 50% des coûts de réalisation des mesures.

Les paysagistes au travail Les mesures d’amélioration de la biodiversité proposées aux propriétaires vont de la mise en place de prairies fleuries à l’installation de lentilles de sable pour les abeilles sauvages, de la plantation de haies vives constituées d’espèces indigènes à la création de plans d’eau (zones humides).

Pour réaliser ces mesures, il est prévu dès 2026 de collaborer avec des paysagistes. Le projet sera mis au concours et les professionnels intéressés pourront postuler pour devenir les «paysagistes de Pro Natura Fribourg». Leur dossier devra présenter un concept de réalisation pour une ou plusieurs des mesures proposées. Ces concepts seront ensuite évalués par un biologiste mandaté pour le suivi du projet afin qu’ils répondent aux critères définis par la section et aux besoins des espèces présentes. «La formation des paysagistes aux aménagements en faveur de la biodiversité représente un enjeu majeur de ce projet, et nous nous réjouissons de continuer dans cette direction», conclut Stéphanie Chouleur.

FLORENCE KUPFERSCHMID-ENDERLIN, responsable de l’édition française du Magazine Pro Natura.

Ulteriori informazioni

Info

Cet article a été publié dans le Magazine Pro Natura.

Le Magazine Pro Natura vous dévoile les petites merveilles de la nature, vous informe au sujet de gros projets et vous présente des personnalités captivantes. Il porte un éclairage sur les dessous des décisions politiques et révèle où, comment et pourquoi Pro Natura lutte pour la nature. Tous les membres Pro Natura le reçoivent cinq fois par an.

Schmetterlingsgarten
Espace urbain

Jardins à papillons ouverts

Laissez-vous inspirer par des jardins naturels certifiés et échangez avec d’autres jardinières et jardiniers passionnés de nature.

Qu’est-ce qu’un jardin à papillons ouvert?  

Pro Natura certifie les jardins particulièrement naturels qui remplissent les conditions requises pour être reconnus comme jardins à papillons. À ce jour, plus de 600 jardins ont déjà été certifiés «jardins à papillons» par Pro Natura dans toute la Suisse. Nous invitons les jardins qui obtiennent deux ou trois papillons lors de la certification à rejoindre le réseau des jardins à papillons ouverts. Ces jardins naturels ouvrent leurs portes au public lors d’événements spéciaux, notamment les Journées des jardins à papillons ouverts, des portes ouvertes organisées chaque année autour du 22 mai (date de la Journée internationale de la biodiversité). À cette occasion, les personnes intéressées sont invitées à les visiter. Des jardinières et jardiniers expérimentés partagent leurs connaissances tandis que les visiteuses et visiteurs trouvent de l’inspiration et des idées concrètes pour aménager leur propre jardin. Les jardins à papillons ouverts deviennent ainsi de véritables lieux d’échange et de mise en réseau. 

Comment mon jardin peut-il devenir un jardin à papillons ouvert?

Si votre jardin a obtenu deux ou trois papillons, nous vous enverrons par courriel, après la certification, un formulaire d’inscription vous permettant de vous enregistrer comme jardin à papillons ouvert.  

Vous pouvez également nous contacter à tout moment par courriel à @email et nous vous renverrons le lien vers le formulaire d’inscription. 

Aperçu de la soirée des jardins à papillons ouverts 2025

Gartenberatung
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Conseils

Nous vous fournissons gratuitement des recommandations personnalisées pour aménager votre jardin de façon naturelle.

Nos conseils vous aident à découvrir le potentiel de votre jardin et à trouver des solutions naturelles adaptées à votre quotidien. Vous recevrez des suggestions pratiques, des instructions concrètes et de nouvelles idées pour aménager un jardin qui vous procure du plaisir tout en promouvant la nature. 

À qui s’adressent nos conseils?

Nous conseillons les personnes qui souhaitent aménager leur jardin de manière plus naturelle. Peu importe que vous soyez débutant·e ou déjà familiarisé·e avec le sujet. L’essentiel est votre volonté d’offrir plus d’espace aux animaux et aux plantes dans votre jardin. 

Im Naturgarten
Comment se déroule un entretien de conseil?

Lors d’un premier entretien téléphonique, nous clarifions vos attentes, vos idées et vos questions. Si nécessaire, un conseil à domicile peut être organisé. Idéalement, toutes les personnes utilisant le jardin devraient être présentes lors de ce rendez-vous afin que les différents besoins puissent être pris en compte. Un rendez-vous de conseil dure une bonne heure. Vous recevrez ensuite, par courriel, un résumé écrit des points abordés. Le conseiller ou la conseillère vous recontactera à une date convenue pour recueillir vos retours d’expérience et clarifier les éventuels points en suspens.

Quelles prestations sont comprises dans nos conseils?

Votre jardin peut abriter une étonnante diversité de plantes et de petits animaux. Cependant, notre conseiller ou conseillère ne pourra pas entrer dans les moindres détails. Nos conseils constituent une première étape: ils visent à vous accompagner dans la création d’habitats naturels adaptés à votre jardin. Une planification complète du jardin avec des plans détaillés ne fait pas partie de cette prestation. 

Après un entretien de conseil, vous saurez quels éléments prendre en compte à long terme. Nous pouvons également vous recommander des entreprises spécialisées, par exemple pour des travaux de rénovation d’un bâtiment ou pour l’achat de plantes sauvages indigènes.  

Vous avez une question concernant une plante ou un animal observé dans votre jardin? Notre équipe de conseillères et conseillers se tient à votre disposition par e-mail, courrier postal ou téléphone. 

Réservez dès maintenant votre entretien de conseil

À l’heure actuelle, nous n’acceptons plus aucune demande de conseil. À partir de mars 2026, nous lancerons le projet dans toute la Suisse. Nous nous réjouissons de recevoir vos demandes.

Garten-Beratung Daniel Rihs
Lors du conseil sur place, nos spécialistes apportent des brochures informatives et divers matériel afin de discuter d’idées concrètes pour votre jardin.

Avant de commencer: quatre questions pour bien préparer votre jardin naturel 

  1. Comment vais-je utiliser mon jardin? Qu’est-ce qui est particulièrement important pour moi?
  2. Quelles zones et surfaces sont nécessaires à cet effet?
  3. Quelles surfaces ne vais-je pas utiliser et puis-je laisser à la nature?
  4. Quels sont les animaux et les plantes que je souhaite favoriser ou observer? 
Naturgarten
Tout savoir sur les jardins naturels

Vous souhaitez en savoir davantage sur ce que nous entendons par «jardin naturel»? Pourquoi le jardin naturel a-t-il des effets positifs sur notre bien-être? Comment entretenir un jardin naturel? Vous trouverez ici de nombreuses informations utiles:  

Foire aux questions

Combien coûte l’aménagement d’un jardin naturel?  

Les coûts varient en fonction de la taille du jardin, du choix des plantes, des matériaux utilisés et du travail que l’on est disposé à fournir. Vous pouvez aménager sans frais des éléments naturels tels que des microstructures et des coins sauvages. Vous pouvez réaliser de nombreux éléments de jardin naturel vous-même en suivant les instructions ad hoc. Vous n’aurez besoin que de votre habileté et d’un peu de matériel, par exemple du sable, des plantes sauvages, des semences régionales ou un bac à mortier. Rien ne vous oblige à tout faire en une seule fois! Vous pourrez intégrer davantage d’éléments au fil des ans.  

Pour des projets de grande envergure, nous vous recommandons d'établir à l’avance un budget pour votre jardin naturel. Vous pourrez ainsi consulter les fournisseurs locaux de plantes et de matériaux, et obtenir des devis. Commencez par imaginer le jardin de vos rêves et visitez-en d’autres pour trouver de l’inspiration. Pourquoi ne pas visiter un jardin à papillons certifié par Pro Natura? 

Comment entretenir un jardin naturel?

L’entretien d’un jardin naturel dépend des éléments naturels présents et de ses dimensions. Les structures traversent différentes phases au cours de leur vie. Prenons l’exemple d’une haie sauvage: au début de son développement, vous devrez l’arroser davantage au printemps et veiller à ce que les arbustes reçoivent suffisamment de lumière. Après quelques années, lorsque la haie sauvage sera bien établie, vous pourrez la tailler légèrement chaque année. Dans un jardin naturel, de nombreux travaux d’entretien sont saisonniers: la haie sauvage est taillée en hiver, la prairie fleurie est fauchée au début de l’été et en automne, l’ourlet herbeux est coupé au terme de l’hiver.  

N’hésitez pas à poser vos questions lors d’une consultation ou d’une certification. Vous pouvez également vous abonner à notre lettre des jardins. Vous y trouverez des conseils et astuces utiles sur le thème des jardins naturels. 

Où se procurer des matériaux appropriés pour un jardin naturel?

Vous trouverez des plantes et des matériaux appropriés dans les pépinières régionales de plantes sauvages, dans les gravières et sur les marchés de plantes sauvages. Le site internet bioterra.ch propose une carte affichant les entreprises spécialisées près de chez vous: carte des entreprises spécialisées 

Y a-t-il des bases légales à respecter?  

Vérifiez au préalable s’il existe des réglementations locales en matière de construction ou de protection de la nature, en particulier si vous souhaitez créer un étang, planter des arbres ou installer des structures. 

Nous vous recommandons de vous renseigner auprès des autorités communales compétentes afin de garantir la conformité de vos projets avec la législation en vigueur. Si vous louez votre jardin ou entretenez une parcelle de jardin familial, demandez au préalable au ou à la propriétaire s’il ou elle est d’accord avec les mesures prévues, et si celles-ci respectent les directives en vigueur.   

Zertifizierung
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Nous certifions votre jardin naturel

En certifiant votre jardin naturel, nous souhaitons valoriser votre engagement pour plus de biodiversité à votre porte. Une jolie plaquette à afficher fièrement attirera l’attention sur votre coin de paradis et sensibilisera le voisinage.

À qui s’adresse la certification?

La certification – gratuite – s’adresse aux personnes qui possèdent déjà un jardin naturel et qui contribuent ainsi activement à la promotion de la biodiversité. Pour vérifier si votre jardin répond déjà aux critères stricts de Pro Natura, nous vous invitons à consulter nos conditions de certification.

2 papillons Pro Natura
Comment se déroule une certification?

Notre certificateur·ice visite votre jardin avec vous et évalue ses éléments naturels à l’aide d’une liste de contrôle. Vous avez l’occasion de poser des questions. La visite de certification dure environ une heure. En fonction du nombre de points obtenus, votre jardin naturel se voit attribuer un à trois papillons. Vous recevez le résultat de l’évaluation ainsi que d’éventuels documents complémentaires par e-mail après la visite. En octobre, nous vous envoyons la plaquette à accrocher dans votre jardin à papillons.

Que vérifie-t-on exactement lors d’une certification?

Lors de la visite, un·e expert·e évalue la biodiversité des habitats naturels présents dans votre jardin. Des points supplémentaires sont attribués pour les éléments favorables à la nature, tels que les microstructures, la végétalisation des bâtiments, les aides à la nidification et les fleurs dans le potager. D’autres points sont attribués dans les domaines suivants: l’entretien, l’éclairage, la neutralisation des pièges pour la microfaune, la mise en réseau, l’utilisation de l’eau, l’imperméabilisation des sols, l’innovation et la sensibilisation.  

S’inscrire à une certification

À l’heure actuelle, nous n’acceptons plus aucune demande de certification. À partir de mars 2026, nous lancerons le projet dans toute la Suisse. Nous nous réjouissons de recevoir vos demandes.

Quelles sont les conditions requises pour obtenir une certification?   

Les critères de certification garantissent que tous les jardins certifiés sont de véritables jardins naturels au sens de Pro Natura. Pour vous inscrire à la certification, vous devez répondre aux conditions suivantes: 

Vous aménagez une surface aussi grande que possible de manière naturelle.

Au moins deux tiers de votre espace extérieur doivent être aménagés en jardin naturel, c’est-à-dire un espace dans lequel se développent des habitats proches de la nature. Nous considérons comme habitats naturels : les arbres indigènes, les haies sauvages, les ourlets herbeux, les prairies naturelles, les surfaces rudérales, les chemins et places non imperméabilisés, les éléments aquatiques tels que les mares et les parterres marécageux, les microstructures. Si vous ne savez pas exactement à quoi ressemblent ces habitats, vous trouverez ici de plus amples informations. Les pelouses ou les pelouses fleuries, les potagers et les massifs de fleurs ne font pas partie d’un jardin naturel.

Vous utilisez principalement des plantes sauvages indigènes.

Au moins les trois quarts des plantes présentes dans les habitats naturels doivent être des plantes sauvages indigènes. Vous trouverez ici un aperçu des arbres, arbustes et plantes vivaces indigènes. La faune et la flore ont évolué conjointement au fil des siècles et entretiennent d’étroites relations entre elles et leur environnement. Elles sont complémentaires. Si vous utilisez principalement des plantes sauvages indigènes dans votre jardin, vous y invitez par conséquent des animaux indigènes.

Vous renoncez aux néophytes envahissantes.

On appelle «néophytes» les plantes qui ont été introduites par l’être humain, de manière fortuite ou ciblée, depuis la découverte de l’Amérique en 1492 dans des régions dans lesquelles elles ne poussaient pas naturellement. Certaines de ces plantes exotiques se propagent si efficacement qu’elles évincent les espèces indigènes – elles sont «envahissantes». Parmi elles figurent des plantes très répandues comme le buddléia de David ou le laurier-cerise. Ces plantes non indigènes fleurissent dans de nombreux jardins et peuvent se disperser de manière incontrôlée dans le paysage. Les néophytes envahissantes n’ont pas leur place dans un jardin naturel. 

Vous n’utilisez ni pesticides ni engrais chimiques.

Les personnes qui jardinent le plus naturellement possible renoncent aux pesticides et engrais chimiques. Les pesticides (également contenus dans les granulés anti-limaces) désignent de nombreuses substances chimiques de synthèse différentes et des combinaisons de substances qui ont un effet toxique sur les organismes indésirables (animaux ou plantes). En choisissant des plantes saines et adaptées aux conditions locales, vous pouvez prévenir les maladies chez les plantes et éviter de polluer l’environnement. Dans un jardin naturel, il existe un équilibre écologique entre les espèces dites nuisibles et les auxiliaires. Les indésirables sont éliminés ou combattus par des moyens mécaniques ou naturels. 

Vous n’utilisez pas de produits contenant de la tourbe.

Les marais sont irrémédiablement détruits par l’extraction de la tourbe – aujourd’hui surtout à l’étranger. Les espèces animales et végétales des tourbières, rares et au bord de l’extinction, perdent leur habitat. Vous pouvez contribuer à la préservation des tourbières en utilisant des produits sans tourbe, et ainsi protéger efficacement la nature.

Aperçu de jardins naturels certifiés 

Foire aux questions

Quand les certifications ont-elles lieu?

Vous avez jusqu’à la fin mai pour vous inscrire pour une certification. Les rendez-vous seront fixés à partir de juin, une fois la période d’inscription terminée. Nous vous demandons donc un peu de patience. Les visites des jardins auront lieu entre juin et fin août.

Que signifie une certification par Pro Natura?

Une certification par Pro Natura atteste que la biodiversité est activement favorisée dans ce jardin. Il existe de nombreuses interprétations de ce qu’est un jardin naturel et toute démarche visant à laisser davantage de place à la nature dans les jardins est bienvenu. Les exigences de la certification Pro Natura sont toutefois volontairement élevées. Nous récompensons ainsi l’investissement, souvent de longue date, des propriétaires de jardins et montrons en même temps ce pour quoi s’engage Pro Natura. Nous aidons les propriétaires de jardins qui ne remplissent pas encore ces critères à rendre leur jardin plus naturel en leur proposant des conseils, des recommandations et des informations générales.   

Qu’est-ce qu’un jardin à papillons?

Nous appelons jardins à papillons les jardins naturels certifiés par Pro Natura. Le papillon symbolise la richesse et la diversité du vivant dans ces jardins. 

Un, deux ou trois papillons – qu’est-ce que cela signifie?

La plaquette pour les jardins à papillons comporte un, deux ou trois papillons, selon le résultat de la certification. Trois papillons distinguent les jardins particulièrement proches de la nature.   

Pourquoi faire certifier mon jardin naturel?

La certification vous permet d’obtenir une appréciation de votre travail et de recevoir des conseils personnalisés pour aller plus loin. La plaquette vous permet de rendre visible votre engagement en faveur de la nature. Votre jardin est déjà certifié? Si vous avez mis en place de nouvelles mesures en faveur de la nature depuis lors, vous pouvez également vous réinscrire. 

À partir de quand puis-je inscrire mon jardin naturel certifié comme jardin à papillons ouvert?

Si votre jardin a obtenu l’attribution de deux ou trois papillons, nous vous envoyons un formulaire d’inscription par e-mail, après la certification. Celui-ci vous permet d’enregistrer votre jardin comme jardin à papillons ouvert. Vous acceptez ainsi de le rendre accessible au public à certaines dates. Si vous souhaitez que nous vous renvoyions le lien d’inscription, vous pouvez nous contacter à l’adresse e-mail @email

Loche méridionnale sur la main d'une personne
Agir

Comment se débarrasser des limaces sans produits chimiques?

Il y a des limaces dans votre carré de salades? C’est ennuyant, mais n’oubliez pas que ces gastéropodes contribuent au bon fonctionnement de leur écosystème. Ils transforment les végétaux morts et le bois pourri en humus et servent de nourriture à de nombreux animaux. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils pratiques pour vous débarrasser de ces hôtes malvenus.

On dénombre environ 250 espèces de gastéropodes en Suisse. La plupart d’entre elles portent une coquille. Seules quelques-unes, les limaces, n’en ont pas. Quelques dizaines de gastéropodes vivent dans l’eau, mais la plupart sont terrestres.

Les gastéropodes contribuent à la bonne santé de la nature, car ils broient et digèrent les végétaux morts et le bois pourri. Ils participent ainsi à la formation de l’humus – dans le jardin aussi. Par ailleurs, ils représentent une importante source de nourriture pour de nombreux animaux tels que les lucioles, les orvets, les hérissons et diverses espèces d’oiseaux.

Mais qui dévore ma salade?

Parmi les nombreuses espèces de gastéropodes présentes chez nous, seules quelques-unes s’attaquent à nos fleurs et nos plantes utiles au jardin.

Près de 90% des dégâts causés dans nos lits de légumes et parterres de fleurs sont le fait de la loche méridionale (Arion vulgaris). Cette espèce a probablement été introduite en Suisse dans les années 1960. Elle n’a presque pas de prédateurs naturels chez nous. Les crapauds, les hérissons et les oiseaux, d’ordinaire friands de gastéropodes, l’évitent.

Il est difficile de distinguer la loche méridionale de la grande limace rouge (Arion rufus), une espèce indigène devenue rare.

Spanische Schnecke auf einem Salatblatt iStock / Andreas Häuslbetz
Loche méridionale sur une feuille de salade.

Comment protéger mes plantes?

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour protéger vos légumes contre la voracité des limaces, sans pour autant recourir à des granulés ou à d’autres produits nocifs.

  • Les clôtures anti-limaces autour de vos plantes constituent le moyen le plus efficace. Veillez à ce qu’aucune partie de la plante ne dépasse de la barrière, sans quoi les gastéropodes l’utiliseront comme pont. La clôture doit être enfoncée assez profondément dans le sol pour qu’il n’y ait pas de trous. Dès que vous aurez évacué de l’espace ainsi clôturé tous les escargots et limaces qui s’y trouvent enfermés (sans oublier les éventuels individus fraîchement éclos), vos légumes seront à l’abri.
  • Si vous aménagez votre jardin de manière naturelle et diversifiée, vous favorisez automatiquement les ennemis naturels des limaces tels que les hérissons, les musaraignes, les orvets et les lézards.
  • Sur une surface limitée, vous pouvez combattre les limaces avec des nématodes de l’espèce Phasmarhabditis hermaphrodita. Ces petits vers ronds vivent dans le sol et s’attaquent exclusivement aux gastéropodes. Au bout de quelques jours, les escargots et limaces attaqués cessent de se nourrir et se retirent dans le sol. Les nématodes se reproduisent à l’intérieur des gastéropodes morts, essaiment et cherchent d’autres proies à infester. Ils permettent de lutter contre les petites limaces agrestes blanches, beiges ou noires vivant dans le sol (mais pas contre les limaces de la famille des Arionidae). Les escargots ainsi que les limaces de la famille des Arionidae se trouvent le plus souvent à la surface du sol et ne sont donc pas attaqués par les nématodes. Étant donné que les nématodes ont une action extrêmement spécifique, ils ne mettent pas en danger les lombrics et autres habitants du sol, ni les hérissons, les canards ou les animaux domestiques.

Les règles de base ci-dessous concernant les travaux de jardinage vous aideront à garder sous contrôle «vos» populations d’escargots et de limaces.

  • Arrosez vos plantes le matin. En effet, les gastéropodes nocturnes trouvent dans un jardin arrosé le soir des conditions d’humidité idéales.
  • Ameublissez régulièrement le sol, les limaces auront plus de peine à y trouver refuge.

Ce qu’il faut éviter:

  • N’installez pas de pièges à bière. Vous ne ferez qu’attirer inutilement les limaces des environs.
  • L’épandage de sel ou de café est souvent mentionné sur les forums. Ni l’un ni l’autre ne se révèle utile, ni bon pour l’environnement.

La prochaine fois que vos salades auront été grignotées, gardez votre calme et rappelez-vous que les limaces sont les «vautours» du jardin et qu’elles font partie d’un écosystème équilibré. Elles éliminent les matières végétales en décomposition, les excréments ainsi que les cadavres, et maintiennent ainsi actif le processus de compostage.

Le monde merveilleux des escargots

Lebensraum Wiese
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